IMG-20180222-WA0003.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni22 février 20181min0

Au sortir de son audience avec le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aubin Minaku ce 22 février 2018, l’ambassadeur du Canada en RDC, Simard Nicholas a exprimé à la presse les souhaits de son pays quant au processus électoral Congolais entamé il y a plusieurs mois.

L’ancien fonctionnaire de l’organisation internationale de la francophonie (OIF) a appelé les autorités congolaises à plus d’ouverture pour ces échéances à venir.

« Le Canada soutient le processus électoral en RDC et nous souhaitons que ce soit un processus le plus transparent, le plus inclusif et le plus participatif possible, que les élections se déroulent à la date prévue du 23 décembre 2018 », a indiqué le diplomate canadien, souhaitant la participation de toutes les forces politiques dans ce processus.

Simard Nicholas a notamment lancé un appel au gouvernement congolais en vue d’ouvrir le dialogue pour que l’espace politique soit davantage ouvert, donnant aux différentes tendances la capacité de se réunir et d’exprimer leurs idées.


REPRESSION-CLC-WEB.jpeg

Aimé ZonveniAimé Zonveni20 janvier 20182min1

Le Vice-Gouverneur de la Ville de Kinshasa Clément Bafiba Zomba a interdit la marche planifiée par le Comité Laïc de Coordination (CLC) le 21 janvier. Il l’a fait en réponse à la correspondance lui adressée hier par le CLC.  Ce que le CLC rejette dans un communiqué émis ce soir où les organisateurs de la marche confirme la marche malgré l’interdiction.

L’autorité provinciale justifie cette interdiction par le fait que « l’enquête ouverte après les événements du 31 décembre 2017 n’a pas encore abouti et ses résultats risquent d’être faussés à la suite de l’organisation de votre seconde marche… ». 

Pour s’assurer du respect de l’interdiction, le Vice-gouverneur a enjoint la police nationale et les bourgmestres de la ville d’appliquer l »interdiction.

Réagissant à la mesure d’interdiction, la direction du CLC rappelle qu’elle avait saisi les autorités provinciales le 18 janvier pour les informer de la tenue de la deuxième marche et non pour obtenir d’elles l’ autorisation de marcher. Ce qui, d’après le CLC, permettra aux autorités de « prendre des dispositions utiles pour l’encadrement de la marche… ».   

Le CLC souligne dans son communiqué que « …la marche du 21 janvier 2018 est bel et bien maintenue. Toute information contraire ne doit pas être prise en considération ». 

Notons que plusieurs organisations non-gouvernementales, mouvements confessionnels,  ainsi que les partis politiques de l’opposition ont marqué leur adhésion l’appel du CLC.

Tout comme l’interdiction de la première marche du CLC avait été ignorée,  la marche du 21 janvier suivra sans doute le même cours, avec risque de répression.

A titre préventif,   la Mission onusienne a dans un communiqué publié ce soir annoncé le déploiement de ses troupes à Kinshasa en observation pendant la marche.


BOULEVARD-VILLE-MORTE-WEB1.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni30 novembre 20175min0

Le Rassemblement des forces acquises au changement, la plus grande plateforme de l’opposition en RDC, a annoncé une mobilisation tous azimuts ce 30 novembre 2017, pour signifier au président Kabila haut et fort qu’il devait rendre le tablier. La marche annoncée s’est finalement transformée en journée ville morte. Erreur de stratégie en utilisant une formule qui a atteint ses limites? Étouffement dans l’œuf par les forces de l’ordre et de sécurité que contrôle le régime? Ou simplement faible capacité d’adhésion de la part d’un peuple fatigué?

Depuis la mort de l’opposant historique Etienne Tshisekedi en début de l’année 2016 et son remplacement à la tête du Rassemblement par son fils Felix Tshisekedi, l’opposition de Limité semble avoir perdu sa capacité mobilisatrice. Une succession d’appel à manifester dans les rues s’est soldée plutôt par des réponses timides ou simplement par une abstention générale. Plusieurs facteurs peuvent être proposés en explication.

Premièrement, le pouvoir mobilisateur d’un opposant ne se transmet pas forcément de père en fils. Pour s’en convaincre, Etienne Tshisekedi, affaibli par le poids de l’âge n’a pas du tout perdu sa capacité à téléguider les marches de sa résidence de Limite. Il lui suffisait d’en donner le mot d’ordre et s’en suivait une bataille rangée entre forces de l’ordre d’un côté et manifestants intrépides de l’autre.

Félix Tshisekedi a beau hérité de son père patronyme, allure, parti voire poste de chef de file de l’opposition. Mais la sphinxitude du Sphinx de Limite ne semble lui avoir été transmise.

Deuxièmement, la mort de son père semble avoir conduit à deux effets immédiats. D’une part, cette disparition a conduit à la perte du ciment qui tenait fermement le regroupement hétéroclite d’opposants, les réels tout comme les opportunistes. L’opposition peine encore à s’en remettre. Pour preuve, non seulement de son sein sont sortis des dissidents mais mais plusieurs poids lourds n’ont pas accepté l’adoubement de Félix à la tête de l’UDPS et du Rassemblement.

D’autre part, le régime a été requinqué par l’élimination naturelle, par la mort de Tshisekedi, du seul contrepoids réel qui équilibrait le rapport de force politique en RDC. Le frelatage de l’accord de la Saint Sylvestre, seulement quelques mois après la disparition de l’opposant historique, et les marches qui sont régulièrement étouffées dans l’œuf donnent la pleine mesure du basculement de la balance en faveur du pouvoir.

Troisièmement, une forme de lassitude semble avoir émoussé l’ardeur des marcheurs et manifestants dans les grands centres urbains du pays. Chaque appel à manifester dans les rues lancé par l’opposition rencontre une réponse mitigée. Les ténors des partis de l’opposition et certains de leurs caciques adeptes obéissent au mot ordre. Une autre catégorie de la population, par crainte de la répression ou simple envie d’une journée fériée et payée, reste à la maison en simples observateurs. Et une troisième catégorie de la population, composée de fonctionnaires et agents de l’état ainsi que les fidèles des partis au pouvoir, s’évertue à prouver que l’appel à marcher a été un échec.

La question que chaque analyste se pose est celle de savoir ce que vaut réellement un appel à marcher, en tant que stratégie politique, dans le contexte politique d’un peuple visiblement las de marcher et en face du pouvoir qui, pour citer Max Weber, « détient le monopole de la violence ». La question se pose tout autant en ce qui concerne les appels aux villes mortes.

Il est temps pour l’opposition de revoir ses stratégies.


NIKKI-Eastern-DRC_Web.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni30 octobre 20171min0

C’était jusque là deux heures d’échange à huis clos entre le président de la RDC Joseph Kabila et l’émission de Trump, Nikki Haley, pour un silence radio qui a plongé tout un peuple et les observateurs dans l’angoisse.

Le Mystère qui enveloppait cette rencontre vient de tomber avec ce tweet de Nikki Haley qui semble avoir administré la même dose à Joseph Kabila que celle injectée au président de la CENI, Corneille Nangaa :

« Ce n’est pas une démocratie à moins que la voix du peuple soit entendue. Nous n’allons plus tolérer que les élections soient retardées davantage. C’est ce que j’ai dit à Kabila, » a écrit la diplomate américaine sur compte Twitter.

L’administration Trump assez absente sur le continent africain depuis son installation donne d’ores et déjà des couleurs de la politique africaine du nouveau président américain avec la tournée de Nikki Haley. Après les déclarations de Nikki sur le Soudan du sud et la RDC, Donald Trump semble avoir opté pour la méthode forte.


JOKA-ZUMA-web.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni16 octobre 20172min0

Le président Joseph Kabila a reçu ce 15 octobre  au Palais de la Nation son homologue sud-africain et président en exercice de la Communauté de Développement des Etats de l’Afrique Australe (SADC) Jacob Zuma. C’était dans le cadre d’une visite de travail entre les deux Chefs de l’Etat.

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kabila et Zuma ont échangé sur la situation générale qui prévaut dans la sous-région de la SADC et dans les Grands Lacs. L’occasion pour eux de revenir sur le processus démocratique en RDC.

« Ils [Kabila et Zuma] ont échangé fraternellement sur le développement de la situation politique, sécuritaire et économique dans l’espace SADC ainsi que dans la Région des Grands Lacs. A cet effet, les deux Chefs de l’Etat réitèrent leur totale adhésion aux décisions politiques pertinentes du 37ième sommet de la SADC concernant l’évolution positive de la situation politique en RDC. » peut-on lire dans le communiqué conjoint émis par la Présidence.

Abordant les aspects diplomatiques entre Kinshasa et Pretoria, Kabila et Zuma ont renouvelé leur engagement à consolider les relations bilatérales excellentes qui existent entre les deux pays.

Connu pour son appui au régime de Kinshasa, Zuma n’a pas manqué de réaffirmer son soutien au processus électoral en RDC, un processus contesté par l’opposition radicale alors que la communauté internationale exige un calendrier électoral qui respecte l’esprit et la lettre de l’Accord de la Saint Sylvestre.

« En outre, le Président sud-africain a exprimé son soutien au processus électoral en cours en RDC. » précise le communiqué.


felix.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni12 octobre 20173min0

De retour de son séjour euro-américain, le président du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement (Rassop) Félix Antoine Tshisekedi s’est confié à la presse ce soir. L’occasion pour lui de réagir aux propos du président de la CENI reportant les élections à la fin de l’année 2019.

Dans sa communication à la presse, Félix Tshisekedi a qualifié de « déclaration de guerre » et de « énième forfaiture » le report de l’organisation des élections en RDC 2019 décrétée par la CENI le 11 octobre 2017. Corneille Naanga a en effet annoncé qu’il faudrait 504 jours additionnels à la CENI pour la tenue des scrutins. Ce qui prolonge de fait l’échéance du 31 décembre 2017 fixée dans l’accord de la Saint Sylvestre.

« Devant cette énième forfaiture, Joseph Kabila et son serviteur Corneille Naanga ont déclaré la guerre au peuple congolais et se sont de ce fait disqualifiés », a souligné Felix Tshisekedi.

Ce report viole le compromis politique du 31 décembre alors que, selon Félix Tshisekedi, le principal thème lors de ses différents échanges pendant son périple euro-américain était  le strict respect de l’accord de la Saint Sylvestre par ses signataires.

« De l’Union Européenne aux Nations Unies, la communauté internationale a exhorté la classe congolaise, le camp Kabila comme le rassemblement, à œuvrer de bonne foi pour la tenue des élections apaisées et crédibles au plus tard le 31 décembre 2017 dans le strict respect de la constitution et de l’accord politique de la Saint Sylvestre adoubé par la résolution 2348 du Conseil de Sécurité de l’ONU. » a rappelé le président du Rassop.

Par conséquent, le chef de file de l’opposition congolaise a noté avec regret la non-application de ce compromis politique, qu’il attribue à la mouvance présidentielle.

« Pourtant je suis affligé de voir que la voie de notre cheminement vers l’alternance démocratique demeure parsemée d’embûches et d’obstacles à cause de la boulimie du pouvoir d’un seul homme, Joseph Kabila, qui ne cesse de multiplier les subterfuges de toutes sortes pour s’éterniser à la tête de l’état en violation de la constitution, défiant ainsi tout un peuple. »


38173475_303-1024x576.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni9 octobre 20171min0

Un casque bleu de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) a été tué lundi à Beni, dans le Nord Kivu, lors d’une attaque ce matin d’une base de la MONUSCO par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). L’information a été confirmée par le porte-parole de la Mission onusienne.

Toujours au cours de la même attaque, douze casques bleus ont été blessés et transférés à l’hôpital de la MONUSCO à Goma, le chef-lieu de la province de Nord-Kivu.

Les rebelles ougandais de l’ADF repris leurs activités depuis quelques jours dans cette partie du pays avec l’attaque, le samedi dernier, d’une dizaine de taxis motos sur l’axe Kamango-Mbau.

Rappelons que l’ADF, originaires de l’Ouganda voisin, est active dans cette partie de la RDC depuis 1995. Elle est accusée d’être auteur de la violence qui a coûté plus de 700 morts à Beni depuis octobre 2014 et de l’instabilité qui prévaut dans la région.


Tshibala.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni18 septembre 20172min0

L’accord de la Saint-Sylvestre souffre d’application. Certains considèrent même qu’il a d’ores et déjà succombé au principe d’obsolescence programmée, avant même sa date programmée le 31 décembre 2017. Ce n’est pas pourtant l’avis du premier ministre, Bruno Tshibala.

Cet accord est en plein application selon lui, à commencer par sa nomination, qu’accepteraient désormais les évêques de la CENCO.

« Aujourd’hui posez la question aux évêques de la CENCO, ils vous diront que c’était une erreur de penser ainsi (que sa nomination était est une entorse à l’accord), » a-t-il déclaré au micro de Christophe Boisbouvier.

Cette application a-t-il rassuré, va se poursuivre avec le traitement des cas emblématiques, notamment ceux du président de la Démocratie Chrétienne, Eugène Diomi Ndongala, un proche d’Etienne Tshisekedi, et de l’autorité morale du G7, Moïse Katumbi.

« Nous sommes en train de travailler là dessus pour que ces cas emblématiques (Eugène Diomi Ndonga et Moïse Katumbi) soient réglés et je pense qu’avec les évêques, avec le ministre de la justice on arrivera à trouver un compromis, » a-t-il promis.

C’est un autre discours qui est pourtant tenu à la Majorité présidentielle. Seule la justice congolaise peut trouver d’issue à ces dossiers répètent les ténors de la famille présidentielle.


1-MAKUTANO-PIX-WEB.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni15 septembre 20172min0

Dans son mot d’ouverture  de la troisième édition de la rencontre d’affaires Makutano, le président de la Fédération Congolaise des Entreprises (FEC) Albert Yuma a souligné l’importance de l’industrialisation pour le développement de la RDC.

« Œuvrer pour l’industrialisation de la RDC » est le thème retenu pour cette grande messe de entrepreneuriat congolais. Albert Yuma a indiqué que la RDC regorge des ressources naturelles pouvant permettre au pays de tenir le pari du développement. Pour y parvenir, l’industrialisation n’est pas un choix, mais un passage obligé.

« RDC doit suivre l’exemple des pays asiatiques qui ont connu un développement rapide en partant des petites unités de production qui sont aujourd’hui devenues des grandes industries. Les industries manufacturières sont le moteur de développement », a noté le patron des patrons congolais.

En connaisseur du secteur minier, Albert Yuma a averti que les mines à elles seules ne pourraient assurer le développement du pays. Ce secteur en effet n’absorbe qu’à peine 10% de la consultance locale. Par contre, le pays doit profiter des revenus générer par les mines pour impulser l’industrialisation de la RDC.

Le MAKUTANO se positionne aujourd’hui comme l’une des rencontres d’affaires déterminantes du pays, avec l’ambition de contribuer au narratif sur un Congo positif. Cette troisième édition a réuni environ 400 participants dont plusieurs venus de l’étranger.


1505387234087285930777-1024x768.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni14 septembre 20171min0

L’opposant Martin Fayulu a tenu une conférence de presse à Faden House et a procédé à l’état des lieux sur l’enrôlement des électeurs en RDC au 10 septembre 2017.

Il a relevé les différentes failles du processus selon une analyse réalisée par son parti politique Ecidé. Cette analyse révèle par exemple un enrôlement d’environ 90% de la population de Sankuru. Il s’agit, après l’opposant, d’un dépassement anormal des projections.

Par ailleurs, les villes qui sont le bastion de l’opposition, notamment Kinshasa, connaissent  des chiffres d’électeurs enrôlés dans les proportions normales, avec des taux en deçà de 50% en moyenne.

Or l’électorat détermine le poids pour la répartition des sièges au parlement et pour le choix du président.

L’opposant a conclu que la CENI n’est pas fiable dans les chiffres qu’elle fournit.