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Aimé ZonveniAimé Zonveni19 août 20172min0

La Banque Centrale du Congo (BCC) limite à 5% la marge entre taux vendeur des devises et le taux indicatif de la BCC. C’est ce qui ressort d’une correspondance du Gouverneur de la BCC adressée à l’Association Congolaise des Banques et dont une copie est parvenue à la rédaction de KINSHASATIMES.CD.

Le Gouverneur de la BCC a invité les banques commerciales à observer cette limitation comme mesure temporaire pour le suivi du taux de change en RDC.

« …Je vous informe que désormais les banques ne peuvent, dans le cadre de leurs transactions de vente de devises, appliquer un taux vendeur excédant 5% du taux indicatif publié par la Banque Centrale du Congo à la clôture de la veille », ordonne le Gouverneur.

Selon l’argentier de la république, la mesure vise à « conforter les efforts de stabilisation du marché de change » et doit être immédiatement mise en application.

« …la Banque Centrale du Congo vous invite à sensibiliser les membres de votre corporation à la stricte application de cette disposition qui prend effet à la date de sa signature », peut-on lire dans la correspondance.

Bien que temporaire, la mesure constitue une forme de dirigisme économique qui pèche contre le libéralisme économique qui régit l’économie congolaise. La vente des devises par les banques commerciales doit s’effectuer selon la loi de l’offre et de la demande, suivant un taux dynamique.

Le Franc Congolais a perdu 30% de sa valeur alors que l’inflation est estimée à 50%. Le taux de croissance économique est tombé à moins de 2% du PIB dans un contexte international de baisse de cours des matières premières. La crise politique qui sévit au pays depuis plusieurs mois crée un climat d’incertitude qui vient empirer un contexte économique précaire.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni18 août 20171min0

Contrairement à ce que KINSHASATIMES.CD annonçait dans notre article du le 15 août 2017, le gouvernement congolais maintient l’exemption de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dont bénéficiaient les opérateurs miniers étrangers.  L’exécutif avait en effet oublié de reconduire le décret portant moratoire sur cette taxe.

Contacté par Jeune Afrique,  le porte-parole de la Chambre des Mines a indiqué que le gouvernement congolais avait oublié de demander à la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) de maintenir l’exemption. Le gouvernement s’est rattrapé en demandant aux principaux organes taxateurs de ne pas prélever cette taxe.

Rappelons que l’exonération de la TVA dont bénéficiaient les miniers avait été décrété en juillet 2016 comme mécanisme compensatoire permettant au gouvernement congolais de rembourser aux contribuables du secteur des mines le trop-perçu de la TVA qui se chiffrerait à plus de 700 millions de dollars américains.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni17 août 20172min0

La scission récemment créée au sein de l’Union pour le Développement du Congo (UDCO) a amené le président de ce parti, Jean Claude Masangu, à démissionner de son poste. Il l’a fait par la voie d’un communiqué parvenu à la rédaction de KINSHASATIMES.CD.

Masangu a indiqué qu’il  été appelé à prendre les rênes de l’UDCO suite à la demande du directoire de ce parti après le décès de son fondateur Banza Mukalay Nsungu.

« Suite au décès de Banza Mukalay Nsungu survenu le 14 mai 2016, Autorité Morale et Président du parti politique l’Union pour le Développement du Congo (UDCO), et suite à la demande insistante des membres fondateurs et autres hautes instances dirigeantes du parti, j’avais accepté d’honorer la mémoire de l’illustre disparu en
acceptant la présidence de l’UDCO » indique le communiqué.

L’ancien argentier de la république note cependant que sa rigueur et son plan de restructurer l’UDECO n’ont pas plu à certains hauts cadres du parti. Par conséquent, pour préserver l’unité de la formation politique, Masangu a préféré rendre le tablier.

« Ainsi, afin de mettre définitivement fin aux divisions ainsi qu’aux déchirements internes entre Camarades et de faciliter une réconciliation sincère et durable entre les différentes factions mais aussi et surtout de sauvegarder l’unité du Parti, j’ai décidé pour des raisons d’honneur et de dignité de vous présenter ma démission à dater de ce jour et de retrouver ma liberté » ajoute le communiqué.

Rappelons que le bureau politique de l’UDCO et six parlementaires de ce parti ont tenu un congrès extraordinaire le 13 août 2017 à Kinshasa et élu Mbayo Kifutwe au poste de président du parti en désavouant Masangu.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni15 août 20172min0

Le Ministère des Finances de la RDC n’a pas reconduit l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) des sociétés minières opérant en RDC. La Chambre des Mines a récemment confirmé l’information.

L’exonération de la TVA dont bénéficiaient les miniers avait été décrété en juillet 2016 comme mécanisme compensatoire permettant au gouvernement congolais de rembourser aux contribuables du secteur des mines le trop-perçu de la TVA qui se chiffrerait à plus de 700 millions de dollars américains.

La mesure visait par ailleurs un allègement des charges en faveur de ces sociétés pendant la période de chute des cours de matières premières à l’Internationale qui a frappé le secteur de plein fouet en 2016.

Cependant, suite à la conjoncture économique que traverse la République démocratique du Congo, le gouvernement est en quête des ressources pouvant améliorer les réserves en devises étrangères. Ce qui permettrait à l’exécutif de contrer une inflation qui a effrité considérablement la valeur du franc congolais.  

Le président de la Fédération des Entreprises Congolaises, Albert Yuma a quant à lui estimé que rétablir la TVA ne fera qu’exacerber une situation économique déjà précaire.

“Les sociétés minières ont besoin de l’aide du gouvernement congolais pendant cette période des contraintes.” s’est plaint le chef du patronat congolais.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni9 août 20172min0

Dans un message diffusé sur son compte Twitter officiel en quatre séquences, le Ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information (PT-NTIC), Emery Okundji affirme que le gouvernement n’a pas ordonné la coupure d’Internet. 

« Aucune mesure de coupure d’Internet n’a été prise. Toutefois, en raison du fait que beaucoup d’images altérant la vérité circulent et incitent à la violence, le régulateur avait instruit les opérateurs de téléphonie mobile et fournisseurs d’Internet de réduire la transmission d’images et de vidéos », peut-on lire dans les deux premiers Tweets composant le message du Ministre.

Le patron des PT-NTIC justifie cette restriction d’accès par des raisons d’ordre sécuritaire et de maintien de l’ordre public, tout en promettant une levée incessante de la mesure.

« Cette mesure est dans le but de préserver l’ordre public. Elle a été prise provisoirement et est justifiée par les circonstances du moment. C’est une mesure qui sera incessamment levée. Les citoyens congolais et étrangers conservent toute leur voie de communiquer par les NTIC » souligne le Ministre.

La restriction d’accès aux réseaux sociaux a été décrétée par l’Autorité de Régulation de Poste et Télécommunications du  Congo (ARPTC) le 7 août 2017 et les internautes en ont constaté l’exécution depuis le 8 août à ce jour.

La mesure a été condamnée par l’Association des Médias en Ligne de la RDC (MILRDC) et par Amnesty International comme une atteinte aux libertés fondamentales des congolais.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni8 août 20172min0

Les activités ont été paralysées ce mardi matin à travers la ville de Kinshasa suite à la journée ville morte lancée par le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement.

Très tôt le matin, les avenues et les rues de Kinshasa pourtant très animées sont restées calmes. Dans les arrêts de bus, il  n’y avait pas de gens pour prendre le transport urbain afin de se rendre au Centre-ville.

Le trafic routier n’était pas aussi dense comme d’habitudes. Très peu de taxis, taxis-bus et bus  ont circulé dans les avenues  de Kinshasa.

La circulation a repris timidement à partir de 14 h 30.  Certains transporteurs voulaient d’abord s’assurer que Les boutiques, magasins,  échoppes sont resté fermés jusqu’aux environs de 15 heures locales. Au centre-ville de Kinshasa, certains magasins ont rouvert mais  par manque de clients, ils ont dû fermer tôt.

Pour l’opposition, cette manifestation a été une réussite. De son côté, la MP parle d’une «distraction.»

Le Rassemblement a appelé tous les Congolais à observer deux journées «ville morte», mardi 8 et mercredi 9 août, afin d’exiger l’organisation des élections avant décembre 2017.

«L’objectif est atteint», se félicite Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS, qui parle d’une réussite totale. Pour lui, le peuple a encore une fois montré qu’il n’est pas d’accord avec la famille politique du chef de l’Etat.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni7 août 20172min0

Le blocage des réseaux sociaux par une réduction de la capacité à transmettre les images via ces canaux vient d’être décrété par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) par une correspondance adressée par cette agence aux fournisseurs d’Internet et dont une copie est parvenue à la rédaction de KINSHASATIMES.CD.

La correspondance évoque une mesure préventive contre un usage qualifié d’abusif par l’ARPTC.

« En vue de prévenir les échanges abusifs des images via les réseaux sociaux entre les abonnés de votre réseau, je vous prie de prendre les dès réception de la présente, les mesures techniques préventives susceptibles de réduire au strict minimum la capacité de transmission des images. » peut-on lire dans la correspondance.

La mesure frappe la quasi totalité des réseaux usuellement utilisés pour le partage de contenu.

La mesure fait suite à la violence qui a secoué la ville de Kinshasa cet avant-midi et la province du Kongo Centrale.

En cas d’application, il s’agira de la troisième intervention du gouvernement demandant aux opérateurs du mobile et les fournisseurs d’accès Internet de couper la connexion ou perturber celle-ci.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni29 juillet 20172min0

La France est vivement préoccupée par la dégradation de la situation des droits de l’Homme en République démocratique du Congo, notamment dans la région des Kasaïs, comme en fait à nouveau état le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’Homme (BCNUDH).

La France réitère sa demande que toute la lumière soit faite sur les graves violations des droits de l’Homme qui ont été commises, afin que leurs responsables, quels qu’ils soient, en répondent devant la justice.

A cet égard, nous avons pris note de la nomination par le Haut-commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies de trois experts internationaux chargés d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme dans la région des Kasaïs, en coopération avec la RDC. Cette nomination, en application de la résolution adoptée en juin par le Conseil des droits de l’Homme, est une étape importante et nous appelons les autorités congolaises à coopérer pleinement avec ces experts internationaux.

La France salue l’adoption, le 26 juillet, de la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation en RDC. Cette déclaration réaffirme les attentes du Conseil pour la mise en œuvre urgente et dans son intégralité de l’accord politique du 31 décembre 2016, afin que soient organisées, comme convenu dans l’accord, au plus tard en décembre 2017, des élections crédibles et inclusives. Elle marque également les attentes du Conseil en matière de lutte contre l’impunité, notamment au regard des graves violations des droits de l’Homme commises dans les Kasaïs.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni22 juillet 20173min0

Réagissant à la désignation de Joseph Olenghankoy comme président du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) de la Saint Sylvestre intervenue aujourd’hui, l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), formation politique de Vital Kamerhe, considère que cette désignation vient aggraver la crise politique que traverse la RDC. C’est ce qu’indique un communiqué de l’UNC dont une copie est parvenue à la rédaction de KINSHASATIMES.CD.

Le communiqué relève ce que l’UNC qualifie de vice de procédure dans le mode de gestion du bureau du CNSA.

« Il vous souviendra que le Président de l’UNC avait décliné l’invitation…pour violation de l’Accord de la Saint Sylvestre qui veut que le Bureau du CNSA soit mis en place par consensus entre composantes ayant pris part au dialogue de la CENCO et non par les délégués des composantes au CNSA » note le communiqué.

Ce qui n’a pas été le cas avec la désignation de Joseph Olenghankoy, nomination effectuée par consensus entre les délégués des composantes. L’UNC considère par conséquent que le Compromis Global Inclusif du 31 janvier 2016 vient d’être violée une énième fois.

Pour y remédier Vital Kamerhe, à qui a été accordée l’une des trois vice-présidences du Bureau du CNSA, récuse la décision et promet une mobilisation générale de sa base pour l’application intégrale de l’Accord.

« Dès lors, l’UNC ne se sent pas concernée par cette décision de mise en place du Bureau du CNSA intervenue ce samedi 22 juillet 2017 sous la co-présidence des Honorables présidents des deux chambres législatives. L’UNC et ses membres restent mobilisés afin de faire respecter l’Accord de la CENCO, particulièrement la tenue des élections présidentielle, législatives et provinciales avant le 31 décembre 2017», conclut le communiqué.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni22 juillet 20173min0

Joseph Olenghankoy a été désigné par consensus président du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) de la Saint Sylvestre au terme des assises du Palais du Peuple co-présidées par Aubin Minaku, président de l’assemblée nationale, et Léon Kengo wa Dondo, président du sénat.

Il sera secondé par trois Vice-Présidents. Le premier, Adolphe Lumanu, est issu de la Majorité Présidentielle.  Le deuxième,  Vital Kamerhe, qui a boycotté la séance de nomination, émane de l’Opposition Signataire de l’Accord de la Cité de l’Union Africaine. Il a contesté la légitimité de Kengo et de Minaku à présider les assises ayant abouti à sa nomination. La troisième vice-président a été accordée au Front pour le Respect de la Constitution qui doit y pourvoir d’ici lundi.

S’adressant à la presse après sa nomination, Olenghankoy a exprimé sa joie d’avoir été unanimement choisi pour hériter de la place qui était réservée à Etienne Tshisekedi, figure de proue de l’opposition congolaise, décédé avant de prendre les commandes du CNSA.

« C’est un sentiment de joie de voir toutes ces grandes personnalités porter leur choix sur moi. Incroyable mais vrai qu’après la mort d’Étienne Tshisekedi cathédrale de la résistance,  unanimement le choix soit porté sur moi et je me demande qu’est-ce que je peux leur donner. Je crois que toute personne pourra me compléter là où j’aurai des faiblesses », a dit Olenghankoy.

Se gardant de toute démagogie, le tout nouveau président du CNSA a préféré se laisser juger à l’œuvre par la population congolaise.

« Il est difficile de venir faire des promesses je ne suis pas un démagogue. Toute la population me connaît comme un homme qui a la vérité sur les lèvres et dans sa conscience. Je crois qu’au moment venu, eux-même  vont juger. Nous devons conduire la république vers la démocratie et la paix. » a-t-il ajouté.

Rappelons que le CNSA fait partie des institutions prévues par l’Accord de la Saint Sylvestre avec pour rôle de veiller à l’application intégrale de ce compromis.

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