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Claudia MuleyaClaudia Muleya17 juillet 20182min00

Les nominations de Gabriel Amisi au poste de chef d’état major adjoint chargé des opérations et du renseignement et celle de John Numbi inspecteur général des forces armées n’ont pas encore fini de susciter des inquiétudes. L’ONG américaine des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW) soutient que ces promotions « accentuent les craintes de nouvelles vagues de répression et d’atteintes aux droits humains ».

Selon HRW, ces deux généraux sont liés à de « graves atteintes aux droits humains ». Les forces placées sous le commandement du général Amisi ont depuis longtemps été impliquées dans des graves atteintes aux droits humains à l’est de la RD Congo, dont des tueries à grande échelle, des exécutions sommaires, des viols, des pillages, ainsi que dans le trafic de minerais dénonce-t-elle.

En 2007 et 2008, renchéri HRW, la police a fait usage, sous le commandement de John Numbi, d’une force létale excessive et illégitime pour écraser le mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK) dans l’ancienne province du Bas-Congo. Il a également été impliqué dans le double assassinat de l’éminent défenseur des droits humains Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana.

Suite à ces atteintes aux droits humains, les Etats Unis et l’Union ont imposé des sanctions ciblées à l’encontre de John Numbi et Gabriel amisi. « Ces promotions sont un affront aux victimes des violations des droits humains en RD Congo et aux membres de leur famille. Elles sont le reflet d’un système dans lequel ceux qui violent les droits humains sont récompensés au lieu d’être tenus de rendre des comptes, ce qui alimente les cycles de violence et d’impunité qui ravagent le pays depuis bien trop longtemps », souligne HRW.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya17 juillet 20181min00

Le territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu a été de nouveau victime d’une attaque meurtrière. Ce lundi 16 juillet, le village Kabasewa où est situé une position des Forces Armées de la RDC a été attaquée par un groupe Maï-Maï. Au moins quatre morts dont trois militaires selon le bilan officiel.

Les assaillants s’en sont pris également aux villageois. Ils ont notamment pillé le centre de santé, des boutiques, incendié plusieurs maisons et emportés tous les médicaments et les vivres qu’ils ont pu trouver avant de se retirer, indique la RFI.

L’attaque serait une collusion des maï-maï avec les rebelles ougandais des ADF soupçonne le capitaine Mak Hazukay, porte-parole des FARDC à Beni. « A un moment donné, nous sommes tentés de penser que les Maï-Maï ont un peu servi de béquilles aux rebelles ADF parce qu’il arrive des fois où les ADF attaquent le matin et les Maï-Maï le soir. Nous sommes tentés de penser qu’ils travaillent ensemble », pense-t-il.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya16 juillet 20181min00

Les civils détenteurs d’armes à feu doivent dès ce lundi 16 juillet s’identifier au ministère de l’intérieure. Le secrétaire de la Commission nationale des armes légères et de petit calibre et de réduction de la violence armée, le colonel Jean-Pierre Kasongo intervenant sur la radio Okapi, a expliqué que cette opération d’identification et d’enregistrement des civils nationaux ou étrangers qui détiennent légalement des armes à feu est une contrainte légale.

« A l’issue de ce contrôle une identification nationale sera marquée sur l’arme et une carte biométrique contenant l’identité du porteur sera remise au détenteur », a précisé le Colonel Jean pierre Kasongo.

Les porteurs des armes ont cinq jours pour se présenter au ministère, soit du lundi 16 au 21 juillet, de 8 heures à 17 heures. Dépassé ce délai, tout détenteur d’une arme n’ayant pas fait l’objet d’enregistrement et d’un marquage sera considéré illicite et sera puni, conformément à la loi.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya16 juillet 20184min00

La présence du secrétaire permanent du PPRD, le parti présidentiel, Ramazany Shadary et celle du porte-parole de la Majorité présidentielle André Atundu au congrès du MLC a scandalisé plusieurs observateurs de la politique congolaise et la secrétaire générale du MLC Ève Bazaiba invitée du magazine  » Le débat «  de Top Congo n’a pas échappé à une question d’un auditeur à ce sujet ce lundi 16 juillet.

Ce n’est pas la première fois que le Mouvement pour la libération du Congo invite le camp présidentiel à sont congrès a-t-on appris de la bouche d’Ève Bazaiba :  » D’ailleurs c’est la fille aînée de l’opposition (UDPS) qui en a donné le ton. Du vivant du président Étienne Tshisekedi rappelez-vous, à chaque fois qu’il y avait congrès, les autres forces politiques étaient invitées. Le secrétaire général du PPRD Vital Kamerhe a été accueilli sur tapis rouge à Limete. La dernière fois moi-même j’étais invité. Au MLC, nous avons lancé une invitation au premier et au deuxième congrès. Le camp présidentiel n’a pas répondu présent. Au troisième congrès, ils sont venus », a-t-il déclaré.

Mais le contexte où des rumeurs en circulation font état d’une probable alliance entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila pour déjouer la date du 23 décembre 2018 a renforcé les craintes des certains congolais lorsqu’ils ont vu Ramazany Shadary et Alain Atundu, côte-à-côte avec le président du parti de l’opposition l’UDPS Félix Tshisekedi, à l’ouverture de ce congrès le 12 juillet. Mais pas la peine. Car selon la secrétaire générale du MLC Ève Bazaiba, l’occasion n’était pas celle de renforcer une prétendue alliance entre les deux camps mais de dire en face la vérité aux représentants du pouvoir.

 » C’était l’occasion pour nous de dire aux gens les choses en face. Pour moi Ève Bazaiba, secrétaire général du MLC, je crois que tout ce que je dis dans les médias, les membres de la Majorité présidentielles n’entendent pas. Nous les avons invités, ils sont venus et j’étais contente de leur dire la vérité en face. Dans mon discours d’ouverture, j’ai parlé de la violation de la constitution, j’ai dit non à la machine à voter, j’ai dénoncé la mauvaise gestion qui a détruit le pays en commençant par Kinshasa la capitale », a-t-elle justifié.

Le troisième congrès du MLC tenu du 12 au 14 juillet 2018 à Kinshasa a investi le président national de ce parti Jean-Pierre Bemba, candidat président de la République à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya13 juillet 20182min00

La police nationale congolaise(PNC) a envoyé jeudi 12 juillet plusieurs centaines de policiers de la  brigade de la Légion nationale d’intervention (LENI) à Lubumbashi dans la province du Haut Katanga pour lutter contre la criminalité.

Selon le porte-parole de la PNC  dans le Haut Katanga, le Capitaine Charles Esperanto Bin Lwamba, suivi sur la radio Okapi, Avec l’arrivée des éléments de la Légion nationale d’intervention, tous, les malfrats ainsi tous les bandits qui sèment dans cette partie de la RDC seront mis en déroute. « Vous savez, la LENI est une unité d’élite au sein de la police nationale congolaise », a-t-il déclaré.

C’est depuis près de 2 ans que la criminalité a pris de l’envol à Lubumbashi avec des meurtres et de vols  suivis de viols. Pour faire face à ce phénomène,  le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité, Henri Mova Sakanyi a présidé le 28 mai dernier à Lubumbashi, le conseil urbain de sécurité. Il a ainsi demandé aux autorités de la ville de collaborer avec leurs administrés afin de développer un climat de confiance avec les services de l’ordre er de sécurité pour réussir à mettre aux arrêts les criminels.

 


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Claudia MuleyaClaudia Muleya12 juillet 20182min00

Dans la soirée du mercredi 11 juillet, les travaux de la réunion tripartite se sont poursuivis avec cette fois, la participation de la CENI et du Gouvernement absents mardi 10 juillet lors de l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016 faite par le CNSA.

 

Dans son évaluation, le CNSA a recommandé à ce que la CENI règle le problème de 16,6% des personnes inscrites sur les listes électorales sans empreintes digitales identifiées par l’OIF. Intervenant à ce propos, le président de la CENI, Corneille Nangaa, a estimé que la « polémique entretenue sur la question des 16,6% d’électeurs inscrits sans empreintes procède d’une récupération politique aux antipodes des termes mêmes du rapport final d’audit ».

 

Corneille Nangaa a par ailleurs précisé que ces électeurs ont été préalablement identifiés sur base des pièces d’identité probantes et des photographies consignées dans la base de données. De ce fait, ils ne peuvent faire l’objet d’aucune radiation dans le fichier électoral.

 

Cette disposition, a été selon le président de la centrale électorale, introduite dans les mesures d’application de la loi d’identification et d’enrôlement des électeurs, afin de permettre aux électeurs sans mains, avec doigts amputés ou blessés ou encore avec des empreintes illisibles de s’enrôler.

 


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Claudia MuleyaClaudia Muleya11 juillet 20182min00

Malgré l’absence de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et du gouvernement aux assises de mardi 10 juillet, le Conseil national de suivis de l’accord (CNSA)  a présenté en plénière son évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016.

Certaines dispositions dudit accord indique  le rapport du CNSA ont été observées notamment celles interdisant la révision de la constitution et le recours au referendum. Cependant, « certains acteurs politiques évoquent une possibilité d’un troisième mandat pour le président de la République, Joseph Kabila, chose interdite par l’accord », note le CNSA.

Malgré ces quelques mesures que le CNSA a jugé respectées par les parties signataires de l’accord de la Saint-Sylvestre, le niveau d’application de l’accord de la Saint-Sylvestre a été jugé trop bas, parce que les mesures de décrispation par exemple ne sont toujours pas appliquées par le gouvernement. Mais aussi la question des dédoublements des partis politiques n’a pas toujours été traitée.

Presqu’au même moment, Corneille Nangaa tenait une réunion d’évaluation du dépôt des candidatures avec les mandataires des partis politiques au siège de la CENI et ne se fait pas représenter à cette séance. Le Ministre de l’intérieur Henri Mova Sakanyi n’a pas non plus représenté le gouvernement à ces assises. La clôture pourrait intervenir ce mercredi 11 juillet.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya6 juillet 20181min00

Avec Moïse Katumbi en exil, Jean-Claude Muyambo et Diomi Ndongala en prison, les mesures de décrispation n’ont pas été exécutées comme le veut l’accord du 31 décembre 2016 conclu sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale indépendante au Centre interdiocésain à Kinshasa.

En effet, seuls quatre des sept prisonniers et exilés politiques ont vu leurs cas trouvé une issue favorable en l’occurrence, Mbusa Nyamwisi qui quand bien-même autorisé à regagner Kinshasa reste dans son exil par méfiance ; Roger Lumbala, Floribert Anzuluni et Moïse Moni Della tous en libre circulation en RDC depuis plus d’une année.
C’est dans ce contexte que l’ONG des droits de l’homme, Association congolaise pour l’accès à la justice(ACAJ) estime que le processus électoral est toujours exclusif. ACAJ exige par ailleurs, la mise en œuvre immédiate de toutes les mesures de décrispation afin que le processus retrouve son inclusivité.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya5 juillet 20181min00

Lancée il y a 5 jours, la pétition initiée par le président du mouvement citoyen Les Congolais Débout, Sindika Dokolo pour exiger du parlement européens des sanctions contre le président Joseph Kabila compte déjà près de 5000 signatures.

Sur son compte twitter, Sindika Dookolo encore insatisfait de ces chiffres ne cesse de sensibiliser : « C’est beaucoup est très peu à la fois quand on pense aux millions de congolais morts et de déplacés depuis 2011 », écrit-il.

Cette pétition comporte les réclamations suivantes : Une position européenne forte pour mettre un terme à l’impunité et dissuader l’usage de la force violente dans la répression des manifestations pacifiques ; une mise en œuvre de nouvelles sanctions d’une sévérité exemplaire contre toute personne qui, par ses déclarations publiques, par ses initiatives politiques ou par ses actes violents, empêcherait la tenue d’élections libres, démocratiques et crédibles le 23 décembre 2018.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya3 juillet 20182min00

Le processus électoral en cours en République démocratique du Congo (RDC) attire encore l’attention des Etats Unis. Une loi spécifique sur la crise congolaise a été votée vendredi 28 juin dernier au Congrès Américain. La dite loi contient des exigences liées à la ténue impérative des élections présidentielles, législatives et provinciales prévues le 23 décembre prochain.

Selon le Congrès,  l’instabilité politique est la principale source de la crise multiforme qui frappe la RDC, laquelle est liée à la non tenue des élections, à la corruption, aux conflits armés, aux crises humanitaires. Le soucis des Etats Unis est, indique le congrès, voir émerger en RDC une gouvernance responsable au sommet de l’Etat.

Ce texte prévoit aussi  des sanctions judiciaires et financières contre des responsables politiques et militaires ainsi que des éléments de l’armée, de la police et des services spéciaux qui seraient cités comme commanditaires ou auteurs d’actes de nature à entraver le processus électoral et à porter atteinte aux droits de l’homme.

Avec l’adoption de cette nouvelle loi, les USA comptent  assurer un suivi particulier du processus électoral en RDC et sanctionner, au besoin, ceux qui seraient tentés de le torpiller.