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Jeannot ShejiJeannot Sheji3 mars 20187min0

Thania Lingosa est une congolaise vivant en Belgique. Elle est à l’origine de l’initiative de collecte des fonds pour assister la famille de Rossy Mukendi, initiateur du mouvement citoyen « Collectif 2016 » tué à Kinshasa lors de la marche du Comité laïc de coordination du 25 février 2018. Approchez par KINSHASATIMES.CD, elle révèle les motivations à la base de cette initiative et annonce la création le 10 mars prochain, d’une structure qui viendra en aide aux victimes des marches pacifiques en RDC et à d’autres congolais en cas de nécessité. Sa démarche est apolitique explique-t-elle.

Madame Lingosa Thania, vous êtes l’initiatrice de l’action pour la levée des fonds sur internet en faveur de la veuve et des orphelins de Rossy Mukendi. Qu’en est la motivation ?

Personnellement je suis amoureuse de la liberté, de la démocratie, de l’humain au centre de tout. Ma motivation est partie de la vidéo dans laquelle nous voyons Rossy Mukendi tomber comme-ça par balle. Ensuite il y a cette vidéo de son épouse. Elle s’inquiète de son sort, celui de l’enfant pour qui il faut payer les frais scolaires et du sort de son bébé aussi qui n’a encore que deux mois d’existence.  Je me suis donc dit que nous pouvons essayer d’aider un tout petit peu, dans la mesure de notre possible.

Le 25 février, 2 manifestants sont tombés par balle en RDC dont Eric Boloko à Mbadaka. Pourquoi seulement Rossy Mukendi ?

Comme je vous l’ai expliqué, la décision a été prise suite aux images qui me sont parvenues. La levée des fonds en cours sur Internet est exclusivement réservée à la famille de Rossy : sa veuve et ses orphelins. Rossy avait un bon niveau intellectuel, nous espérons que ses enfants puissent rester dans sa lignée. Mais l’aide de la diaspora congolaise ou même des congolais vivant au pays devra s’étendre à toutes les victimes de la répression policière et militaire en cours en RDC. Le 10 mars, il se tiendra en Belgique une réunion pour créer une structure qui apportera de l’aide aux familles de tous les martyrs. Pas seulement à celle de Rossy. Cette structure accompagnera financièrement et par d’autres actions les familles des martyrs, des victimes de forces de l’ordre. Au cours de la réunion du 10 mars, nous fixerons les conditions d’aide aux familles des toutes les victimes. Ça ne sera plus moi seule mais il s’agira de plusieurs personnes qui allons nous mettre ensemble pour essayer d’apporter du soutien, tant soit peu.

Par cette initiative, n’êtes-vous pas en train de faire le lit à la mort d’autres manifestants au cours des prochaines marches que projette le Comité laïc de coordination ?

Nous ne voulons pas qu’il y ait des martyrs. Ce n’est pas nous qui tirons sur les gens armés des bibles et des rameaux. Ce sont les forces de l’ordre qui tirent sur les personnes armées des bibles et des rameaux. Rien que d’y penser excusez-moi, cela me révolte ! Nous voulons seulement aider ces victimes. Nous ne pouvons pas laisser la petite Rachel dont on voit le bout du sein arraché sans agir. C’est d’une indécence sans nom. Il y a un gouvernement qui a des moyens pour des voitures luxueuses mais qui n’a pas de moyens pour soigner cette petite gamine. Maintenant si cette aide pousse certaines personnes à aller mourir calmement dans les marches parce qu’il y a des gens qui vont prendre en charge leurs enfants et famille, ce n’est pas ce que nous demandons à la population.

Si la crise politique actuelle en RDC prend fin, quelle sera la finalité de votre structure avenir ?

La structure continuera à aider les personnes qui seront en train de passer des temps difficiles. Nous essayons simplement de palier à une absence. Là où le gouvernement ne fait rien, nous ne pouvons pas abandonner nos compatriotes.

Votre envie d’aider d’autres congolais ne peut-elle pas cacher d’autres envies politiques dans ce contexte préélectoral ?

La structure que nous allons créer, nous la voulons apolitique. C’est-à-dire tous les congolais peuvent participer, mettre un peu d’argents pour aider d’autres congolais. Parce que le gouvernement congolais est absent dans bien de domaines. Les victimes des balles, je ne parle même pas des orphelins, des hôpitaux et centres de santé défaillants. Nous essayons en tant que citoyens de palier le manque, l’absence du gouvernement. Il n’y a aucune idée de déstabiliser le gouvernement par rapport à ces actions que nous menons. Il y a zéro objectif dans ce sens là. Nous voulons bien le faire en tant que congolais mais nous ne cherchons pas à déstabiliser le gouvernement. Il se déstabilise tout seul.

La sécurité, le bien-être social de la population est du ressort du gouvernement. Avez-vous des recommandations à faire à l’exécutif congolais ?

En tant qu’humain, dans ce que nous faisons nous devons penser au bien être des congolais. Je n’ai rien à dire à ces gens là. Je ne leur souhaite aucun bien, je ne leur souhaite aucun mal non plus. Je ne soutiens pas ce gouvernement là. Je lance seulement un appel à tous les congolais vivant en Europe de venir à cette réunion là pour aider d’autres congolais.

Madame Lingosa Thania, merci.

C’est moi qui vous remercie.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji3 mars 20181min0

Les conclusions de l’enquête de l’ONU ouverte en janvier 2018 pour examiner les circonstances entourant les attaques contre les casques bleus de la MONUSCO, d’évaluer la préparation de cette mission et sa réaction aux événements font état d’un certain nombre de lacunes qu’éprouve la MONUSCO dans l’accomplissement de ses tâches.

Ces lacunes concernent notamment la formation et la posture de la MONUSCO et de sa Brigade d’intervention rapide. Selon l’équipe d’enquêteurs, la MONUSCO manque de plan d’urgence pour renforcer et extraire ses casques bleus pendant l’attaque. Les problèmes de commandement, de leadership et le manque de moyens aériens, d’ingénieurs et de renseignements constituent d’obstacle majeurs à l’accomplissement des tâches de la MONUCSCO.

Ainsi ont-ils noté la nécessité de rendre la Brigade d’intervention rapide « plus robuste, plus souple et mieux adaptée aux opérations offensives, en particulier dans les zones reculées et difficiles ».


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Jeannot ShejiJeannot Sheji26 février 20188min0

Le 25 février, la police congolaise a tiré sur un manifestant, Rossy Mukendi, à la paroisse Saint Benoît de Lemba. Une balle dans l’abdomen, une autre dans les côtes droites ont suffi à l’étaler par terre. Petit effort pour se relever et enlever le t-shirt qui devenait de plus en plus encombrant pendant ce moment d’étouffement où l’hémorragie interne bouchée progressivement les voies respiratoires et le cœur en manque de sang perdait lentement mais sûrement sa puissance. Avec cet effort, si quelqu’un s’est fait l’illusion que « ça ira bien », il avait tord. Rossy Mukendi était agonisant.

Ses proches qui l’entourent à cet instant précis où Rossy lutte contre la mort, entendront longtemps sa voix qui leur demandait secours, raisonner dans leurs pensées sous forme d’un discours d’adieu. Mais ils n’entendront plus la même voix les commander à s’engager sur la voie de la lutte contre le « non-respect des normes constitutionnelles ». Pandanjila (leader en tshiluba) le Vaillant, comme il s’identifie sur facebook, a passé l’arme à gauche. La police a rependu le sang d’un militant. C’est dans ce sang que plus d’un congolais plonge sa plume pour inscrire en rouge le nom de Rossy Mukendi au rand de « héros ».

Son nom est sur les lèvres de tous ceux qui racontent la marche du 25 février 2018. Sa figure figure sur les profils facebook, twitter, watsapp de ceux qui s’identifient à son combat, le rendant un peu immortel alors qu’il se glace dans la morgue. La police nationale congolaise a créé un autre héro, symbole de la troisième du Comité laïc de coordination à l’instar de l’aspirante Kapanga lors de la deuxième marche des Laïcs.

Il était instruit

L’identité de ceux qui marchent en RDC est souvent assimilée aux « délinquants, terroriste… ». Le parcours de Rossy MUKENDI montre qu’il a axé son combat à la fois sur le patriotisme et l’intellect. C’est avant tout un internationaliste formé à l’Université Nationale pédagogique où il a obtenu une licence en relations internationales. Un titre plus que suffisant pour comprendre les dynamiques du monde et les phénomènes internationaux qui expliqueraient la situation politique congolaise telle quelle et telle qu’elle devrait-être.

Présenté par ses proches comme assistant de recherche dans le temps et assistant d’enseignement l’UPN à l’UPN avant sa mort, Rossy Mukendi s’est donné à analyser les relations entre la RDC et les organisations internationales telles que l’ONU et la CIRGL en griffonnant quelques articles scientifiques comme « l’ONU aujourd’hui : la perception des actions des agences du système des nations-unis en RDC ; De la CEPGL à la CIRGL : La souveraineté de la RDC à travers le prisme de la géopolitique institutionnelle dans la Région des grand-lacs africains » qu’il partage avec la communauté scientifique sur son blog rossymukendi.unblog.fr.

Rossy n’avait pas seulement des prédilections mentales pour son combat, mais il en avait aussi physique acquises par la formation et la pratiques aux arts martiaux dans la discipline de Ju-Jitstu. Ce qui peut expliquer parfois son discours martial à la veille de la marche du CLC du 21 janvier 2018 « Nous allons colorer le sol congolais rouge de notre sang, pourvu que nos enfants ne vivent pas esclaves demain… quand la mort viendra, je partirai fier d’avoir défendu un idéal ».

Ses relations avec les forces de l’ordre

Rossy Mukendi Tshimanga s’est révélé peu à peu aux yeux des congolais lorsqu’il affiché son engagement politique en créant le mouvement citoyen « Collectif 2016 » en 2016 alors que le second mandat du président Joseph Kabila expirait et l’organisation des élections pour sa succession restait incertaine.

Il tombe dans les filets des forces de l’ordre 10 avril 2017, lors de la marche pacifique organisée par le Rassemblement de l’opposition qui réclamait la publication du calendrier électoral. Il sera détenu au secret au cachot du camp militaire Kokolo pendant 3 jours. Selon l’Association congolaise pur l’accès à la justice, Rossy a « fait l’objet des menaces de mort, torture et mauvais traitements pour le contraindre à abandonner son engagement citoyen ».

Le 17 mai, Rossy Mukendi a été arrêté, avec 13 de ses collègues, par la police lors d’une marche pacifique qu’ils avaient organisée, dans la commune de Ngaba, pour réclamer la réhabilitation de l’avenue de l’Université et l’amélioration de fourniture d’eau et d’électricité. 48 heures après la police avait libéré ses 13 collègues ; et lui « fut remis au service de renseignement militaire ex DEMIAP où il sera détenu jusqu’au 16 juin 2017 sans droit de visite, d’assistance de conseil, ni d’être présenté devant un juge ».

Le 28 juillet, le porte parole de la police avait annoncé publiquement qu’ « un avis de recherche était lancé contre Rossy MUKENDI au motif fallacieux qu’il serait membre de la milice Kamwina Nsapu. Depuis lors, il était âprement recherché par les services de sécurité et sa vie était réellement en danger », fait remarquer l’ACAJ.

Selon cette même ONG des droits de l’homme, le 28 août, le Collectif 2016 avait publié un communiqué de presse s’inquiétant pour sa vie étant donné qu’il recevait régulièrement des appels téléphoniques l’invitant à se rendre soit au Commissariat provincial de la police de Kinshasa (IPKin), soit au Ministère de l’Intérieur pour « une communication le concernant ».

Dans son communiqué, la Police nationale congolaise a laissé entendre que Rossy Mukendi était un « fauteur des troubles » qu’un de ses éléments a neutralisé. Dans les médias, sur la toile, les sympathisants pleurent un « martyr de la démocratie », « un héros » qui a sacrifié sa vie pour « la justice et le bonheur de tous » comme il l’a écrit le 30 décembre 2017, à la veille de la première marche du Comité laïc de coordination.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji26 février 20182min0

C’est une des rares attaques d’un gouvernement d’un Etat africain contre un autre. Le Botswana fustige le report continuel des élections en RDC, « un cas d’école » des dirigeants qui « recourent au report des élections afin de prolonger effectivement le règne (au pouvoir) «  et exige à la « communauté internationale d’exercer davantage de pression sur le pouvoir en RDC pour l’alternance et de préparer la voie à l’émergence d’une nouvelle configuration politique ».

« En effet, nous sommes continuellement témoins de la détérioration de la situation humanitaire dans ce pays essentiellement parce que le président congolais a reporté de manière persistante la tenue des élections et a perdu le contrôle sur la sécurité de son pays », écrit le ministre botswanais des affaires internationales et de la coopération, un jour après la marche du CLC réprimée par-ci par-là en RDC.

Cette prise de position du Botswana, un État économiquement et politiquement influent au sein de la SADC qui abrite le siège même de l’organisation sous régionale, traduit un gain diplomatique en faveur de la lutte portée par le CLC.

Par ailleurs, le départ volontaire d’Eduardo dos Santos et son remplacement par Joao Lourenço en Angola; la destitution de Robert Mugabe par son propre parti, le ZANU-PF au Zimbabwe ; et la sortie par la petite porte de Jacob Zuma, allié fidèle de Kinshasa remplacé par Cyrl Ramaphosa en Afrique du Sud, constituent des mutations profondes au sein de la SADC qui tendent à mettre en mal les calculs du régime de Joseph Kabila.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji24 février 20182min0

Les deux partis de l’opposition hors institutions de l’accord de la Saint-Sylvestre qui ont expérimenté la machine à voter le 22 février au siège de la CENI ont tiré leur conclusion : « la machine à voter est illégale ». Une déclaration commune de ce samedi 24 février qui ne marque pas la naissance d’une nouvelle coalition de l’opposition mais affiche la détermination de l’UNC, du MLC du Front et alliés de faire front commun pour empêcher Corneille Nangaa à la fois, d’utiliser cette machine à voter et le pousser à organiser les élections le 23 décembre 2018.

« Illégale » parce que « l’article 237 de la loi électorale exclut explicitement le mode de vote électronique pour les élections en cours. Aussi, l’article 67, alinéa 3 de la loi électorale stipule qu’en cas de vote électrique, les procédures de transmission des résultats et de vérification garantissant la transparence soient préalablement portées à la connaissance des parties prenantes au scrutin par la CENI », argumentent les deux partis.

Mais aussi, le vote doit être secret sauf que  » l’usage de la machine à voter vide ce secret du droit de vote tel que prévu par l’article 5, alinéa 4 de la constitution dans la mesure où la grande majorité d’électeurs ne seront pas à même de l’utiliser et devront être assistés « , poursuivent-ils.

Le calendrier électoral ne prévoit nulle part l’usage de cette machine à voter et ses corolaires. En plus, son coût présenté par la CENI est 4 fois supérieur au coût normal. « Curieusement livrée à la CENI à 1500$ » alors qu’en réalité cette machine doit couter 400$ à l’achat. Autant de raison qui pousse le MLC et l’UNC de rejeter « cette machine à voter pour le processus électoral en cours, afin de préserver et de garantir la paix sociale avant, pendant et après les élections ».


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Jeannot ShejiJeannot Sheji24 février 20182min0

Les tendances autour de la machine à voter continuent à diverger. L’UDPS, le MLC ou encore l’UNC ont désapprouvé cette machine à voter la qualifiant même de « machine à tricher » qui ne servira à rien d’autre qu’à causer « des problèmes au pays » alors qu’il « est possible d’organiser les élections le 23 décembre 2018 en recourant aux bulletins de vote habituels ».

« Machine à tricher » au profit de qui? Au profit du camp présidentiel, sous entendu, du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie du président Joseph Kabila. Les partis de l’opposition accusent le PPRD qui a gagné les élections de 2006 et 2011 à tort selon le Président de sa Ligue des jeunes Patrick Nkanga. Le PPRD a battu ses adversaires au vote à bulletin et est prêt à le refaire en recourant à cette même méthode ou à la méthode électronique avec la machine à voter.

« Nous avons gagné les élections en 2006 et 2011. La machine à voter n’existait pas. Ce fut grâce à notre projet de société et à notre préparation. C’est à la CENI d’organiser les élections. Même si elle utilisait une encyclopédie comme bulletin de vote, nous sommes prêts », écrit @Patrick Nkanga Bekonda (PNB).

À 10 mois des élections, les acteurs politiques de l’opposition, l’Eglise Catholique, les États-Unis ou d’autres partenaires multilatéraux de la RDC font observer le risque que fait courir l’usage de la machine à voter à la crédibilité des élections. Une question qui ne relève que de la compétence de la CENI selon le camp présidentiel. Le calendrier et la loi électorales ont été définis, la CENI a dans ses prérogatives a opté pour la machine à voté, allons aux élections rétorquent les partis de la MP.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji24 février 20181min0

Une déclaration conjointe, Union européenne, États-Unis, Suisse et Canada publiée « à la veille de la marche organisée ce 25 février par le Comité laïc de coordination » rappelle « l’importance du respect des libertés de culte, comme prévu par la constitution et par l’Accord politique de la Saint-Sylvestre ».

Ces quatre signataires de cette déclaration lance  » un appel à tous les acteurs congolais à s’abstenir de toute violence, et à assurer un déroulement pacifique des manifestations ».

Jusqu’à présent les autorités urbaines n’ont pas encore pris acte de la marche de ce dimanche 25 février. Les laïcs catholiques sont décidés à marcher. La police va encore une fois de plus ériger des barrières sur les grandes artères de Kinshasa et recourir graduellement aux matraques, à l’eau chaude, aux gaz lacrymogènes et aux armés à feu pour disperser les manifestants selon le porte-parole de la police Pierrot Mwanamputu.

La dernière marche a fait 7 morts, plusieurs blessés et arrestations.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji23 février 20182min0

La plateforme politique Dynamique de l’opposition a fait une analyse sociopolitique ce 23 février 2018, à 48 heures de la marche du Comité laïc de coordination à laquelle elle invite du reste les congolais à se joindre pour faire partir Joseph Kabila du pouvoir et « instaurer transition sans lui afin de préparer les élections crédibles dans notre pays ».

Joseph Kabila doit partir du pouvoir selon ce regroupement politique, parce qu’il notamment « s’emploie à réunir tous les ingrédients pour provoquer la déstabilisation de la région (des Grands Lacs) par l’implosion de la RDC ».

C’est ce qui explique, lit-on dans la déclaration de cette plateforme,  » l’insécurité en Ituri sous forme de conflits ethniques. C’est ainsi que les hutus non-congolais se faisant passer pour des Lendus, attaquent les Hemas aux fins de pousser ceux-ci à se réfugier en dehors de leurs terres de manière à permettre l’implantation des communautés étrangères dans notre pays ».

Les communautés étrangères, croit savoir la Dynamique, c’est entre autre les « migrants africains de la Lybie et des africains sans papier vivant en Israël » qu’Israël veut transférer au Rwanda pour qu’ils finissent leur trajectoire au Congo conformément aux « accords qui seraient passées entre le Rwanda et Israël ».

Un conflit entre agriculteurs Lendus et éleveurs Hemas ravage la nouvelle province de l’Ituri depuis début févier 2018, se disputant la terre. La terre, c’est ce qui pause problème au Rwanda où Israël veut déférer les migrants africains, d’autant plus que la démographie par rapport à la superficie de ce pays présage un déficit d’espace vital dans le futur.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji23 février 20181min0

La police rwandaise a annoncé la mort d’au moins 5 refugiés congolais à Karongi, dans la partie ouest du pays de mille collines ce vendredi 23 février 2018.

Cet incident est intervenu alors que les réfugiés venus du camp de Kiziba protestaient «rudement » contre une réduction de 25% de la ration alimentaire leur fournie par le Haut commissariat de l’Onu pour les refugiés (HCR).

Les éléments des  forces de l’ordre ont tenté de les disperser à coup de gaz, indique une dépêche de Reuters.  20 refugiés ont été blessés durant cet accrochage. Du côté police le bilan est de sept  blessés.  Les autorités de la police rwandaise ont signalé l’arrestation de 15 refugiés.

Le HCR a  dans un communiqué déploré  l’usage de la force par les éléments de la police rwandaise qu’il appelle à la retenue dans l’avenir, et exige qu’une enquête sois menée pour élucider les circonstances de cet incident «tragique».


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Jeannot ShejiJeannot Sheji23 février 20182min0

La Commission électorale nationale indépendante attendait dans ses locaux les cadres de l’UDPS pour expérimenter la machine à voter ce 23 février. La rencontre n’a pas eu d’autant plus que l’Union pour la démocratie ne s’est pas présentée faute d’invitation.

« Pour répondre à une invitation, on doit au préalable recevoir l’invitation. Qu’est-ce qu’on peut faire si on a pas eu l’invitation ? C’est à la CENI de vous préciser si elle a adressé une invitation à l’UDPS », a répondu à kinshasatimes.cd le porte-parole de l’UDPS Augustin Kabuya qui s’est réservé de donner la position de son parti sur cette question d’autant plus que l’UDPS n’a pas encore expérimenté la machine à voter.

Sur Top Congo, Maître Peter Kazadi, ancien conseiller juridique d’Étienne Tshisekedi et cadre de l’UDPS a dénoncé la  » malice » de Corneille Nangaa qui veut imposer ses décisions aux opposants en les mettant devant un fait accompli. Logiquement l’UDPS ne pouvait se présenter à une telle rencontre parce qu’elle n’approuve pas cette machine à voter.

Le président de la CENI Corneille Nangaa a lancé depuis quelques semaines l’expérimentation de la machine à voter par les acteurs politiques, ceux de la société civile et les journalistes. Jeudi 22 avril, il a reçu tour à tour les délégations de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba qui ont tous rejeté l’usage de la machine à voter lors des élections du 23 décembre 2018.