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Jeannot ShejiJeannot Sheji25 septembre 20183min00

Le Debout congolais a retenti ce mardi 25 septembre à Rotana Hôtel de Kinshasa, à l’occasion de la présentation des résultats de l’étude menée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec le ministère congolais de la santé public, l’USAID et la Fondation Bill and Melinda Gates sur « le rôle du secteur privé dans l’amélioration de la performance du système de santé en République démocratique du Congo ».

Cette étude de 135 pages remise au gouvernement conclut que « le secteur privé de la santé est un acteur important dans le système de santé de la RDC, mais l’étendue de sa contribution reste très peu connue ». Cependant, « la coopération public-privé pour la santé n’en est encore qu’à ses débuts, à l’exception notable des organisations confessionnelles. Les efforts fournis au niveau central pour améliorer cette coopération sont encore très lents étant donné que, parallèlement, le gouvernement s’efforce de décentraliser le système de santé au niveau des provinces et au niveau local ».

Dans son intervention, le ministre de la santé publique Oly Ilunga a indiqué que « le besoin de santé en RDC s’élève à 50 dollars américains par habitant. C’est 4 à 5 milliards de dollars américains par an. Il est impossible de répondre à ce besoin en s’appuyant que sur le seul secteur public. Aucun pays au monde n’a pu le faire jusqu’ici. Il faudrait donc créer un nouveau partenariat pour que tous les acteurs du secteur de la santé se mettent autour d’une même table ».

En effet, « le nouveau partenariat en santé proposé par le ministre de la santé aujourd’hui a pour principal mérite de définir le cadre dans lequel nous collaborerons tous pour atteindre notre objectif commun qui est celui d’offrir la couverture sanitaire à notre population, a renchéri le représentant du premier ministre, le vice-premier, ministre de transport et voies de communication José Makila. Chers partenaires, nous vous invitons à vous investir dans ce secteur », a-t-il exhorté.

A cette occasion le Gouvernement de la RDC a pris l’engagement de créer un cadre clair et propice à l’exercice et au développement des activités des partenaires privés, nationaux ou expatriés, à but lucratif ou non, dans le secteur de la santé.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji18 septembre 20184min00

7 heures durant, les journalistes des médias en ligne ont reçu ce mardi 18 septembre à Kinshasa, un réarmement éthique, déontologique et stratégique, afin de réserver à l’information électorale un traitement dépouillé de la manipulation, la désinformation ou la mésinformation. un traitement qui respecte les lois de la RDC et qui contribue à la réussite de processus électoral dans lequel la RDC est engagée.

« La presse numérique en RDC : Défis, rôles et perspectives », ce thème central des échanges a été abordé sous plusieurs aspects. Par cet événement, les organisateurs ont pris l’engagement de renforcer les capacités déontologiques des journalistes, une façon pour eux de les outiller à résister à l’instrumentalisation au cours et de cette période électorale en cours et de la campagne électorale à venir, a expliqué le président national de l’UNPC Kasongo Tshilunde.

Et, c’est à juste titre que la MONUSCO, l’UNESCO, le PNUD, l’UNPC, l’association des Médias en ligne en RDC, MILRDC, ont organisé ces assises, car « aujourd’hui, les médias en ligne sont une chance pour notre profession (de journaliste) en RDC. Dans notre travail de régulateur, nous n’avons pas encore enregistré des dérapages majeurs. C’est la preuve que ces médias sont bien encadrés « , a déclaré le Vice-président du Conseil supérieur de l’audiovisuel Alain Nkoy dans son mot de circonstance. Par sa bouche, le CSAC a recommandé aux journalistes web de rester lucide en période électorale et de continuer à informer la nation congolaise et le monde entier selon les règles établies.

En cette période électorale, le journaliste fait, et fera une « course au scoop » avec les non-professionnels des médias qui communiquent à travers les réseaux sociaux. Certes,  » Les réseaux sociaux menacent la profession du journaliste. Mais le journaliste a la capacité de se démarquer des utilisateurs des réseaux sociaux en faisant recours à l’analyse. Le journalisme prend ses racines dans l’analyse qui lui permet d’éclairer les zones d’ombre d’un fait », selon le professeur Dieudonné Tebangasa, l’un des intervenants du jour.

Quoi qu’il arrive, le journaliste professionnel est défendu de faire comme les abonnés de Facebook, Twitter ou Watsapp en cette période électorale« Le jour du vote est le plus sensible en période électorale. Le journaliste ne doit pas publier des résultats de sondage en ce même jour et ne doit pas non plus publier les résultats du vote non encore rendus public par la CENI au risque de s’exposer aux sanctions prévues par la loi », a prévenu le Directeur de l’éducation civique de sensibilisation de la CENI Désiré Molekela.

Aux yeux du président de MILRDC Israël Mutala, cet atelier n’a pas servi seulement de cadre de renforcement des capacités des journalistes évoluant dans le secteur des médias en ligne, mais il a été aussi une occasion de fédérer ces médias encore en processus de regroupement. Parmi une cinquantaine répertoriée, moins de 20 sites internet congolais sont membres effectifs de MILRDC selon les statistiques fournies par Israël Mutala. Le modérateur du jour, Alexandre Essome de la division de l’information politique de la MONUSCO, a annoncé la tenue d’un nouvel atelier avec les médias de tous les secteurs (traditionnels et nouveaux) dans les prochains jours.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji8 septembre 20183min00

Ce samedi 8 septembre, le ministre de la santé publique Oly Ilunga a tenu à faire une restitution de l’évolution de l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui sévit à l’Est de la République démocratique du Congo pour apaiser les inquiétudes des uns et des autres. A ce jour, la Direction de lutte contre cette épidémie a enregistré 89 décès et des nouveaux cas ont été signalés à Butembo. Mais cela ne signifie pas que la « situation est extrêmement critique ». La fièvre hémorragique Ebola reste contenue à Mabalako, Béni, Mandima et Oicha. Les enregistrés à Butembo sont des contacts connus venus de  dont un personnel de santé qui a refusé de recevoir des soins.

Le ministre a rappelé à la population congolaise en général,  » pas seulement ceux qui vivent à l’est » de faire usage de mesures de base d’hygiène pour se protéger contre l’épidémie. Notamment, se laver les mains, aller vers le centre de santé en cas de fièvre prolongée, éviter que les enfants soient prêts des adultes malades.

Aux professionnels de santé, Oly Ilunga a demandé de changer « leurs réflexes ».  » Lorsque les professionnels de santé auront en face d’eux quelqu’un qui a de la fièvre prolongée, ils doivent penser à la maladie à virus Ebola. Il n’y a pas le paludisme ou la fièvre typhoïde qui donne de la fièvre mais il y a aussi d’autres maladies. Ils doivent aussi se laver toujours les mains après avoir examiné un malade », a-t-il instruit.

Pour contenir et éradiquer cette dixième épidémie, la Direction de lutte contre Ebola a mis en place 3 centres de traitement dont 1 à Béni, 1 autre à Mangina et 1 autre à Goma. Elle prévoit aussi d’en ajouter 1 à Makeke dans la province d’Ituri et 1 à Butembo pour un total de 5 a informé Oly Ilunga. La sensibilisation, la vaccination ont été aussi mises en place comme mesure pour lutter contre cette dixième épidémie.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji8 septembre 20185min00

A l’approche de la date des élections, l’unité de l’opposition s’éloigne. Les écarts de langage se multiplient. A la bifurcation de participer ou pas au processus électoral dans son état actuel, les leaders de l’opposition congolaise n’empruntent plus la même direction. Entre Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito qui militent pour « un processus électoral inclusif », entendez par là, la présence de leurs noms sur la liste des candidats devant concourir à la présidentielle du 23 décembre 2018 ; et Félix Tshisekedi qui a déjà la tête tournée vers cette élection présidentielle, tout en demandant à ses paires de « me soutenir, me faire confiance, car quand je remporterai la présidentielle, je dirigerai le pays avec eux ». Les priorités ne sont plus les mêmes.

La probable rencontre des leaders de l’opposition dans les prochains jours en Europe souffrirai d’ores et déjà d’un problème d’ordre du jour. Sur quoi vont-ils discuter ? La stratégie de contourner « le tamis judicaire mis en place par Joseph Kabila » afin d’obtenir l’alignement de Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito ; ou choisir qui de Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Freddy Matungulu ou Noël Tshiani portera les couleurs de l’opposition. Tout est possible mais tout peut capoter à l’issue d’une telle rencontre.

L’opposition congolaise n’est pas loin de craquer une fois de plus face à un grand enjeu. La tension est bien en l’air, manifestée par les accrochages verbales dans les médias entre cadres de l’UDPS et du MLC ou encore d’Ensemble pour le changement qui par la voix de son coordonateur provincial Gabriel Kyungu Wa Kumwanza a promis de «ne pas  battre campagne dans le Katanga pour un candidat de l’UDPS », car il ne soutiendra que la candidature de Moïse Katumbi. Encore chimérique. Ils ne s’attaquent plus au camp présidentiel mais s’attaquent mutuellement. Le vieux démon de la division de l’opposition semble avoir repris du service une fois de plus.

Ce qui inquiète dans ce bouillonnement, c’est aussi le silence de Vital Kamerhe qui sans se faire trop d’illusion peut-être, pourra finalement décider de jouer ce rôle secondaire que luis réservent ses partenaires de l’opposition mais en sa manière comme en 2011. Ce n’est pas encore la division, mais c’est une incompréhension qui s’installe progressivement dans le chef de ceux qui apprennent à parler le même langage depuis quelques mois, face à un Joseph Kabila, stylo rouge en mains, pour valider et invalider selon ses humeurs.

Le « Raïs » semble encore bien parti pour voir en spectacle une opposition congolaise divisée  pas pour qu’il gagne les élections ou contourne l’application d’un accord, mais créer au milieu d’elle, un grand boulevard à son Dauphin Ramazani Shadary, qui pourra filer en vitesse vers le palais présidentielle.

Comme l’a affirmé un des ses proches, le président du Sénat Léon Kengo Wa Dondo, les procès de Moïse Katumbi sont politiques. Comme insiste Jean-Pierre Bemba, Joseph Kabila manipule les institutions pour se choisir des candidats présidents. L’actuel président de la République, par le biais de la CENI, ensuite de la justice, a donné de l’occupation à ses « adversaires » qui pour le moment sont tombés dedans.

Alors que l’opposition ouvre en son sein l’ère de guéguerres en chaines, le candidat de Joseph Kabila, Ramazani Shadary et son Front commun pour le Congo affutent leurs armes en silence, en attente du bon moment pour développer leur jeu et s’emparer de la présidence le 23 décembre 2018. Une victoire bien entendu qui va comme toujours, réunir l’opposition en voie de division pour la contester.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji5 septembre 20186min00

Jean-Pierre Bemba est né sur la scène politique congolaise comme un chef de guerre à la tête du Mouvement de libération du Congo grâce auquel il prendra activement part au dialogue inter-congolais. L’accord global et inclusif qui en découle, le désigne comme deuxième personnalité de la RDC après Joseph Kabila dans le gouvernement de 1+4. Ses miliciens sont convertis en militaires au sein de l’armée congolaise.

De 2003 à 2006, il est donc un civile qui n’a pas quitté sa « zone de confort militaire », exerçant de l’influence sur une bonne partie de l’armée congolaise et toujours protégé par sa garde rapprochée composée de quelques centaines de militaires.

Lorsqu’à l’issue du deuxième tour des élections présidentielles de 2006, Joseph Kabila consacré seul homme fort de la RDC par les urnes tente de retirer à l’ancien vice-président sa garde rapprochée, la tentative tourne en un bain de sang, jusqu’à ce que Jean-Pierre Bemba quitte la RDC pour s’exiler au Portugal avant de se retrouver plus tard à la Cour pénale internationale. Il est donc venu  à Kinshasa en 1998 et réparti en 2007 comme chef de guerre qui combat les pouvoirs  » illégitimes « . Le voir mener une carrière politique tout en étant dépouillé des pouvoirs politiques et militaire, suscitait bien la curiosité.

A l’annonce de son retour, plusieurs congolais ont cru accueillir un ancien chef de guerre qui allait s’opposer à Joseph Kabila par la force de la loi et la loi de la force. Dans l’un de nos articles, nous avons aussi mis en avant ce statut d’ancien chef de guerre qui aurait poussé l’ancien diplomate américain Herman Cohen de soutenir dans sa lettre adressée à la CPI que JP Bemba était le seul contrepoids valable à Joseph Kabila.

Dès son arrivée à Kinshasa, c’est sous silence qu’il a laissé passer certains crocs que les autorités congolaises ont mis entre ses jambes pour l’empêcher d’arriver au palais présidentiel.

Lui qui voulait bien atterrir en RDC par Gemena dans l’ancienne province de l’Equateur pour se rendre sur la tombe de son père biologique qu’il n’avait jamais vue, s’est vu refuser un tel « retour symbolique ». Il atterrira d’abord dans la capitale congolaise avant de s’envoler pour l’Equateur comme l’a voulu Kinshasa. Arrivé à Kinshasa, il est interdit de s’installer dans sa résidence de la commune de la Gombe, parce qu’étant un « périmètre présidentiel ». Le  » Mwana Congo «  refuse d’être logé dans l’hôtel lui proposé, sans « tonner » publiquement sur les autorités en place.

Quand il inhale des gaz lacrymogènes sur son chemin retour après avoir déposé sa candidature à la Commission électorale nationale indépendante, c’est en « victime » qu’il s’adresse à l’opinion congolaise et internationale.

Le 24 août, la CENI déclare irrecevable sa candidature tant attendue par une bonne partie des congolais. l’Inspecteur du MLC Jacques Ndjoli annonce sans le dire, le boycott des élections par le MLC suite à ce rejet. « Contre l’avis de la majorité du parti », Jean-Pierre Bemba décide de rester dans la course et d’épuiser toutes les voies légales à sa disposition.

Cependant, la Cour constitutionnelle déclarera recevable la requête du président national du MLC mais la juge non fondée. Il est définitivement écarté de la course à la présidentielle. Une poignée de militants de son parti se tient prête à déclencher des contestations. L’homme temporise une fois de plus et dit saisir cette fois-ci les instances régionales comme l’Union africaine. Quand son parti promet de lancer des actions citoyennes pour obtenir un processus électoral crédible, il entend le faire en concertation avec d’autres composantes de l’opposition. Une contestation non exclusive au MLC mais collective.

Comme leader politique et non militaire, Jean-Pierre Bemba fait ses premiers pas dans la lutte contre un pouvoir sans armes. Réputé d’être violent, c’est plutôt la douceur, la bataille juridique, politique qu’il préfère livrer dans son combat… pour le moment. L’homme a-t-il totalement changé après 10 ans passées à la CPI ou il épuise seulement les voies légales pour justifier le recours à la force plus tard?


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Jeannot ShejiJeannot Sheji5 septembre 20181min00

Il est en quelque sorte l’hirondelle qui a annoncé la libération de Jean-Pierre Bemba après 10 ans de détention à la Cour pénale internationale, lorsqu’il a écrit à la procureur Fatou Bensouda, lui signifiant que dans ce contexte préélectoral, la RDC a besoin d’un des ses fils Jean-Pierre Bemba. Mais l’élan de la finalité de sa démarche : « une candidature de Jean-Pierre Bemba à la présidentielle de 2018 » a été stoppée nette par la Cour constitutionnelle ce 04 septembre lorsqu’elle a invalidé cette candidature, après que la CENI l’ait déclarée irrecevable.

Ces événements n’ont pas échappé à l’œil de l’un des observateurs de la politique congolaise. L’ancien diplomate américain Herman Cohen dénonce une stratégie du pouvoir en place d’écarter certains leaders de l’opposition pour organiser des fraudes aux prochaines élections.

En RDC, la disqualification « injustifiée » de la candidature à la présidentielle du leader politique de l’opposition « populaire » Jean-Pierre Bemba après l' »exile forcé » de l’ancien gouverneur du Katanga « tout aussi populaire », Moïse Katumbi est une preuve que « les prochaines élections seront une grande », réagit-il à son compte twitter.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji3 septembre 20181min00

La première chambre de la Cour constitutionnelle a rendu sa décision sur les requêtes des candidatures à la présidentielle du 23 décembre 2018 rejetées par la Commission électorale nationale indépendante. Selon la Cour, il y a bel et bien « conflit d’intérêts » entre l’ancien premier Ministre Adolphe Muzito et son « ancien » parti politique PALU. Comme la CENI, les juges de la Cour constitutionnelle ont déclaré Adolphe Muzito « inéligible » à l’élection présidentielle prochaine.

Vérifiant la constitutionnalité du rejet de la candidature de l’autre ancien premier ministre de la RDC Sammy Badibanga, les juges n’ont pas suivi Corneille Nangaa et ses collaborateurs dans leur décision « inconstitutionnelle » dès lors qu’il existe un arrêt reconnaissant la nationalité congolaise de Sammy Badibanga. Également, Marie-José Ifoku, la seule femme qui va compétir avec les hommes dans ce challenge est congolaise.

Ces décision porte à 21 le nombre des candidats alignés pour la présidentielle qui aura lieu dans 3 mois.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji28 août 20186min00

Une certaine opinion se dit choquée par les propos du secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social Jean-Marc Kabund A Kabund qui se « serait moqué » du rejet des candidatures des certains leaders de l’opposition, portant ainsi un cas à l’unité de l’opposition qui poursuit des consultations pour dégager un candidat commun qui va la représenter à la présidentielle du 23 décembre 2018.

Face au bloc compact du Front commun pour le Congo, les esprits ne peuvent que se surchauffer lorsqu’ils voient partir en fumée les efforts consentis jusqu’ici pour dégager un seul candidat président de l’opposition, opposition qui a affronté les élections de 2006 et 2011 en ordre dispersé. L’orage semble passé. L’heure est à l’analyse de la substance de cette déclaration qui a « lésé ». Il convient de pénétrer un peu plus cet extrait de l’allocution de Jean-Marc pour identifier qui elle a ciblé directement et indirectement.

La courte vidéo de 18 secondes extraite de son contexte d’énonciation et autant relayée sur la toile, garde son sens et nous permet d’identifier les acteurs que Jean-Marc Kabund a impliqué dans son discours. En déclarant que « c’est grâce à vous que le parti s’est redressé aujourd’hui », le secrétaire général de l’UDPS s’adresse à ses militants net loue leur héroïsme qui a permis au parti de survivre après Étienne Tshisekedi, jusqu’à avoir un candidat président. Chose qui n’était pas donné il y’a quelques mois.

Poursuivant qu’« On a rejeté des candidatures ici, avez-vous vu les gens dans la rue ? », le numéro 2 du parti de feu Étienne Tshisekedi s’est servi de la « mollesse » des militants d’autres partis pour illustrer davantage cet héroïsme. Jusqu’ici, la réjouissance de Jean-Marc Kabund du rejet des candidatures de l’opposition n’est qu’illusion. Si moquerie il y a, le secrétaire général de l’UDPS s’est « bien moqué » des militants d’autres partis politiques qui n’ont pas soutenu leurs leaders alors que leur implication, leur réaction en amont ou en aval n’allait pas manquer d’influencer la décision de la CENI en faveur de leur candidat sous-entend Kabund.

L’héroïsme des militants de l’Union pour la démocratie s’est prouvé au fil du temps, chaque fois que le pouvoir en place a tenté de nuire aux intérêts de cette formation politique. Ainsi, malgré la prétendue volonté du régime en place de téléguider le rejet de la candidature de Félix Tshisekedi, il a redouté la réaction des militants de l’UDPS et a abandonné son projet. Ainsi Jean-Marc Kabund a déclaré : « s’ils avaient osé rejeter notre candidature (ils allaient vous trouvez vous nos militants sur leur chemin) »

La passivité des militants des certains partis politiques comme le MLC face à l’invalidation de la candidature de leur leader Jean-Pierre Bemba a été observée par d’autres acteurs politiques.

Dans cette déclaration, population remplace évidemment « militants » dès lors que seuls les militants et les sympathisants du MLC souhaitent voir leur leader Jean-Pierre Bemba au palais présidentiel en janvier 2018, alors que l’autre partie de la population exprime le même souhait pour leurs leaders : Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi, Vital Kamerhé, Fraddy Matungulu, Martin Fayulu et consorts.

Cette analyse inspirée du schéma actantiel de Greimas démontre que Jean-Marc Kabund (Émetteur) s’est adressé aux militants de l’UDPS (Récepteur) pour démonter l’héroïsme (objet) de ces militants. Et pour illustrer cet héroïsme, il a évoqué le laxisme (adjuvant) des militants d’autres partis politiques, le MLC sous entendu, qui sont restés indifférents au rejet de la candidature de Jean-Pierre Bemba, comportement que les militants de l’UDPS n’auraient pas affiché si la candidature de Félix Tshisekedi était rejetée. Pour lui, le gouvernement est cet opposant qui combat les intérêts des militants de l’UDPS. Le sujet au centre de son discours ce sont les militants et non les leaders dont les candidatures ont été validées ou invalidées.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji28 août 20182min00

Dans son intervention au Conseil de sécurité le 27 août lors du briefing sur le processus électoral, la Représentante adjointe de la France à l’ONU a estimé que le succès d’un processus électoral tient essentiellement à deux éléments : « un climat de confiance et un climat pacifique ».

Le climat de confiance ne peut être garanti que par l’ouverture de l’espace politique et démocratique ainsi que le respect des libertés fondamentales à commencer par la liberté d’expression et de manifestation. Dans le contexte congolais,  » la France appelle le gouvernement à lever l’interdiction générale de manifester et à libérer au plus vite les prisonniers politiques, conformément aux mesures de décrispation prévues par l’accord de la Saint-Sylvestre », a-t-elle déclaré.

Le climat de confiance doit-être accompagné par le climat pacifique. La paix selon elle, se mesure par la situation sécuritaire et humanitaire d’un pays, desquelles dépend la sécurisation des élections.

« Il est indispensable de continuer à reconfigurer la MONUSCO pour renforcer la protection des civiles. La sécurisation des élections à venir et leur soutien logistique, si les autorités (congolaises) le souhaitent, doivent-être la priorité de la MONUSCO sur le court terme », a recommandé la France par la bouche de sa Représentante adjoint à l’ONU.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji28 août 20182min00

La Cheffe de la MONUSCO Leila Zerrougui était de la partie au conseil de sécurité ce 27 août 2018. Comme la Conférence épiscopale nationale du Congo, elle a alerté la présidente du Conseil de sécurité des Nations-Unies sur le fait que la machine à voter et le fichier électoral constituent les germes d’une organisation des élections chaotiques en RDC.

A ce sujet, la Représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU a invité la CENI et les différents partis et regroupements politiques impliqués dans le processus électoral, de s’appuyer sur la même démarche que celle empruntée lors des dépôts des candidatures, afin de poursuivre le dialogue sur ces questions et aplanir leurs divergences.

La MONUSCO en froid avec le gouvernement congolais qui refuse l’aide extérieur au processus électoral en cours afin d’empêcher tout droit de regard à ses partenaires, s’est dite déterminée de poursuivre « la missions de bons offices, afin de trouver des solutions qui permettent d’instaurer un climat de confiance nécessaire à la tenue d’élections apaisées et inclusives » en RDC.

 » C’est dans ce contexte madame la présidente que je réitère mon appel, notamment aux autorités congolaises, à faire en sorte que les élections du 23 décembre prochain soient crédibles et paisibles en vue de permettre la première transition pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo qui constitue une étape essentielle sur la voie de la stabilité et du développement du pays », a déclaré Leila Zerrougui.