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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini8 novembre 20199min0

Célestin Tunda Ya Kasende, ministre de la justice a instruit le procureur général près la cour de cassation d’accélérer avec les enquêtes concernant l’affaire dite des « 15 millions » de dollars présumés disparus des comptes du Trésor qui défraie la chronique en RDC et éclabousse la présidence congolaise.

Dans un tweet, le ministre de la justice Célestin Tunda dit prendre à bras le corps cette affaire.

« J’ai fini par comprendre que le peuple porte un intérêt toujours grand sur l’affaire dite »15 millions ». A cet égard, j’ai instruit le procureur général près la cour de cassation d’accélérer avec les enquêtes y afférentes et me faire rapports dans un délai raisonnable », peut-on lire dans son tweet.

QUEL EST LE PROBLÈME ?

Le détournement présumé d’une somme de 15 millions de dollars américains. De l’argent public qui, selon l’Inspection générale des Finances, aurait dû être placé dans les caisses de l’État à la Banque centrale, mais a été viré en mai dernier – à la demande du ministre de l’Économie par intérim Henry Yav Mulang – sur un compte ouvert dans une banque privée, la Rawbank, au nom du Comité de suivi des prix des produits pétroliers, que préside le ministre, et d’où cet argent a depuis été presque intégralement retiré en liquide. Pour quel motif ? Où est passé cet argent ? C’est la question que se pose l’IGF mais aussi la justice, qui a ouvert une enquête préliminaire sur le sujet.

1- À QUOI CORRESPONDENT CES 15 MILLIONS ?

Ces 15 millions de dollars correspondent à 15 % de retenue effectuée par l’État congolais sur une somme de 100 millions de dollars empruntés par la RDC et destinés à l’origine à plusieurs compagnies de distribution de pétrole, en compensation notamment du gel des prix à la pompe en 2017, décidé par l’État congolais face à la flambée des prix du pétrole. Selon l’IGF, c’est le ministre de l’Économie par intérim qui en fait la demande à la Banque centrale par courrier en date du 16 mai. Si du côté de la présidence on affirme que le principe de cette retenue qualifiée de « décote » est une pratique « courante », plusieurs sources affirment aussi que cet argent aurait dû être placé sur les comptes du Trésor public à la Banque centrale et non dans une banque privée. Une source proche de l’enquête indique également que cette « décote » de 15 millions aurait dû faire l’objet d’une « entente avec les pétroliers » et d’une réunion de l’ensemble du Comité de suivi des prix pétroliers, mais que cela n’a pas été le cas. La justification de cette décote et les circonstances dans lesquelles elle a été décidée restent « floues », affirme cet interlocuteur.

2- QUELLES SONT LES CONCLUSIONS DE L’ENQUÊTE DE l’IGF ?

L’Inspection générale des Finances est une institution publique qui dépend directement du chef de l’État, mais jouit d’une indépendance administrative et financière. À ce titre elle est habilitée à mener des enquêtes sur les dépenses des institutions publiques. Le 17 juillet, l’IGF, alertée sur des soupçons d’anomalies dans ce dossier de compensation financière à des compagnies pétrolières, a initié une enquête. Les conclusions de cette enquête figurent dans un rapport de neuf pages daté du 31 juillet que RFI a consulté. Cette enquête a été réalisée sous la supervision de Marcellin Bilomba, conseiller principal du chef de l’État pour les affaires économiques et financières.

Il en ressort que, selon l’IGF…

– Les 15 millions de dollars n’auraient pas dû être versés sur le compte du Comité de suivi des prix des produits pétroliers. C’est une « irrégularité qui n’est pas dans l’intérêt du Trésor public » et « viole les dispositions légales et règlementaires régissant les finances publiques », écrivent les auteurs du rapport. Ils demandent « le reversement de la décote au Trésor » ainsi que « l’audit des comptes du Comité de suivi des produits pétroliers ».

– la quasi-totalité de ces 15 millions, 14 775 000 dollars précisément, ont été retirés en plusieurs fois au entre le 27 mai et le 7 juin. D’abord quatre millions de dollars, puis cinq, 1,5 millions, 500 000, trois millions et enfin 750 000. À chaque fois, il s’agit de retraits en liquide.

– Le ministère de l’Économie n’a pas mis à la disposition des enquêteurs « les pièces justificatives de l’utilisation » de ces 15 millions de « décote ».

-La Rawbank a eu des « réticences » à lui fournir des éléments importants pour tracer la destination des fonds, affirmant ne pouvoir le faire « sans une réquisition judiciaire », ces pièces mettant « en cause des tiers ».

– Face à ce qu’elle qualifie d’« obstructions », l’IGF saisit dès le 31 juillet 2019 le parquet de la Cour de cassation pour qu’il use de ses pouvoirs « plus contraignant » pour « approfondir les investigations » sur la disparition présumée de ces 15 millions de dollars.

3- LES PERSONNALITÉS CITÉES DANS LE RAPPORT DE L’IGF

-Selon l’Inspection générale des Finances, les « responsabilités » peuvent être établies comme suit :

-Henry Yav Mulang, le ministre de l’Économie par intérim, est la personnalité qui, selon l’IGF, signe en date du 16 mai une lettre adressée à la Banque centrale demandant à ce que soit retenue cette décote de 15 % sur l’argent destiné aux pétroliers, et à ce que cet argent soit versé sur le compte du Comité de suivi des produits pétroliers, ouvert à la Rawbank.

-Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du chef de l’État Félix Tshisekedi, est la personnalité qui, selon l’IGF, dès le10 mai 2019, soit avant la lettre du ministre de l’Économie, demande aussi à ce que l’argent de la décote soit transféré sur un compte privé, ouvert également à la Rawbank. Seule différence : toujours selon l’IGF, il demande ce transfert sur un autre compte, celui du Comité de suivi du programme du président de la République, qu’il préside.

-La Banque centrale verse finalement l’argent sur le compte du Comité de suivi des prix des produits pétroliers. Pourquoi ces ordres contradictoires ? Le rapport de l’IGF est muet sur ce point.

-Georges Yamba Ngoie, conseiller chargé des questions financières au Cabinet du ministre de l’Économie, et Célestin Twite Yamwembo, secrétaire général à l’Économie nationale, sont présentés par plusieurs sources -y compris judicaires- comme les deux « mandataires » du compte du Comité de suivi des prix pétroliers. À ce titre, ils sont « comptables » selon l’IGF, de la justification de 14 775 000 dollars retirés au profit de ce comité et dont la trace n’a pas été retrouvée. L’IGF semble surtout s’intéresser au premier, Georges Yamba Ngoie, qu’elle dit avoir invité à une « séance de travail » fin juillet. Selon l’IGF, il n’a pas répondu à cette « invitation ».


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini7 novembre 20192min0

Eraston Billy Kambale Tsongo, Ministre de la jeunesse et initiation à la nouvelle citoyenneté est à la recherche du gamin connu sous l’appellation de « Bébé Tshotsha » et de son encadreur. Dans son tweet du jeudi 07 novembre 2019 dit recherché ce gamin qui depuis un temps est retrouvé dans des vidéos à caractère viral sur les réseaux sociaux, entrain de chanter des chansons obscènes.

Ce petit garçon et son encadreur sont recherchés par le Ministre de la jeunesse, pour une probable sortie d’une chanson véhiculant des paroles obscènes. Un cas qui constitue un mauvais exemple pour la jeunesse.

« Pour ceux qui connaissent cet enfant et l’homme qui lui fait faire cette abomination, prière d’entrer en contact avec les services du Ministère de la Jeunesse pour étouffer dans l’œuf cette oeuvre maléfique qui détruit nos enfants« , peut-on lire dans le tweet du Ministre de la jeunesse et de la nouvelle citoyenneté.

Rappelons que depuis un temps on retrouve sur la toile des vidéos montrant ce petit garçon « Tshotsha » entrain de chanter des chansons dans la plupart des cas obscènes. Il est souvent entouré des foules.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini7 novembre 20192min0

Mauvaise nouvelle pour les élèves de la province de Lomami. Pendant au moins une semaine, les écoles publiques du territoire de Luilu resteront fermées.

Les enseignants non payés, nouvelles unités ont décidé d’entamer un mouvement de grève pendant une semaine afin d’obtenir gain de cause à leur revendication, nous informe le porte-parole des enseignants grévistes.

Les enseignants du territoire de Luilu reclament le paiement de leurs salaires, après plusieurs mois d’impaiement. De ce fait, tous les élèves de ce territoire n’auront pas accès aux cours pendant une semaine.

Les grèves sèches des enseignants sont légions depuis la mise en application de la gratuité de l’enseignement de base en RDC.

Les enseignants de la province éducationnelle EPST/Kwilu I observent une grève sèche depuis lundi dernier. Ils réclament le paiement de leur salaire de 36 mois, qui selon eux, sont coupés illégalement par le Service de contrôle de la paie des enseignants (SECOPE).

Dans le Haut-Katanga, les enseignants de quelques écoles conventionnées catholiques de la ville de Lubumbashi ont amorcé un mouvement de grève depuis lundi également. Ils affirment ne pas être bien payés.

Au Maniema, certains enseignants de Kindu jugent utopique la gratuité de l’enseignement de base. Pour eux, cette disposition est irréalisable dans l’immédiat.

Deux mois après sa mise en application, il appert que la gratuité de l’enseignement est à la base du regain de plusieurs mouvements des grèves des enseignants. Il est de bon ton que le gouvernement trouve des mesures qui s’imposent afin de résoudre les problèmes des salaires des enseignants.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini7 novembre 20191min0

Le Gouvernement provincial du Kasaï interdit la vente de la viande de bœuf sur son sol jusqu’à nouvel ordre. C’est ce que renseigne un communiqué du gouvernement provincial du Kasaï rendu public ce jeudi 06 novembre, parvenu à notre rédaction.

Il interdit tout abattage et toute vente de la viande de boeuf. D’après les informations recueillies par le Gouvernement provincial du Kasaï, la viande de bœuf en provenance de la province du Kwilu est soupçonnée d’être infectée.

Une décision qui inquiète la population de cette province très habituée à la consommation de la viande de boeuf.

« Le Gouvernement doit vite trouver la solution à ce problème. On ne saura ne pas consommer la viande pendant plusieurs mois. Nous aimons manger la viande de boeuf. Que le Gouvernement fasse vite pour nous trouver la solution« , a déclaré Papy Kabeya, un habitant de la commune de Nganza.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini7 novembre 20192min0

La Cour Pénale Internationale (CPI) a condamné à 30 ans d’emprisonnement Bosco Ntanganda l’ancien chef d’état-major adjoint des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), Bosco Ntaganda. C’est ce jeudi 7 novembre à La Haye, aux Pays-Bas, que la chambre de première instance 6 de la Cour Pénale Internationale a prononcé la peine. Le temps passé en détention à la CPI – du 22 mars 2013 au 7 novembre 2019 – sera déduit de la peine, précise la Cour.

Il avait été déclaré, le 8 juillet, coupable de 18 chefs d’accusation dont des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en Ituri.

Pour rappel, Bosco Ntanganda était accusé de 13 chefs de crime de guerre (meurtre et tentative de meurtre, attaque contre des civils, viol, esclavage sexuel de civils, pillage, déplacement de civils, attaque contre des biens protégés, destruction de biens appartenant à l’adversaire ; et viol, esclavage sexuel, enrôlement et conscription d’enfants de moins de 15 ans et leur utilisation pour les faire participer activement à des hostilités) et de cinq chefs de crime contre l’humanité (meurtre et tentative de meurtre, viol, esclavage sexuel, persécution, transfert forcé de population).

C’est le 2 septembre 2015 que son procès a été ouvert et les conclusions orales ont été entendues du 28 au 30 août 2018. Bosco Ntaganda est détenu par la Cour.

Cette peine de 30 ans d’emprisonnement est la plus lourde, jamais prononcée par la Cour Pénale Internationale depuis son existence.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini6 novembre 20191min0

Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka a organisé ce mercredi 6 novembre, une réunion à l’attention des différentes associations regroupant les motocyclistes de la ville. Au cours de cet échange qui s’est déroulé à l’hôtel de ville en présence de Sylvano Kasongo, commissaire divisionnaire de la Police de Kinshasa et Jean Ngoyi ministre provincial des finances, le Gouverneur Gentiny Ngobila a appelé à l’identification de tous les taxi-motos de la ville.

Le Gouverneur de la ville de Kinshasa compte identifier tous les taxi-motos afin de savoir qui l’est réellement et qui ne l’est pas. Cette décision de Gentiny Ngobila fait suite à un vague d’incendies de véhicules orchestré par des motocyclistes ce dernier temps à Kinshasa. Deux bus de transport en commun ont été brûlés, cela après des échauffourées entre la police et les motocyclistes. Un autre bus transportant des marchandises s’est vu brûlé à Kinkole dans la commune de la Nsele, après l’altercation entre le chauffeur et un groupe des motocyclistes.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini6 novembre 20192min0

Martin Fayulu Madidi, candidat perdant à la présidentielle du 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo propose un dialogue entre la coalition au pouvoir FCC-CACH et Lamuka, plateforme ayant soutenu sa candidature aux élections. Celle-ci fait suite à son combat de la lutte pour la vérité des urnes après son échec électoral proclamé par Corneille Nangaa, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Dans son plan, seules les parties concernées prendront part à ce dialogue afin de mettre sur pied le
« Conseil national des réformes institutionnelles (HCNRI) qui se chargera des réformes urgentes et nécessaires à opérer, notamment au niveau de la CENI, du juge du contentieux électoral, de la défense et sécurité, de la gouvernance (lutte contre la corruption) ainsi que des droits humains ».

Le président de l’ECIDE appelle également à l’organisation de nouvelles élections générales à tous les niveaux «de nouvelles élections qui seront ouvertes à tout le monde conformément à la loi».

En outre, Martin Fayulu propose une période de transition de 18 mois pendant laquelle « la coalition CACH/FCC dirigera le pays et la coalition LAMUKA dirigera le HCNRI ».


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini6 novembre 20191min0

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) avait annoncé lors de son concret de Lubumbashi, par le biais de son secrétaire permanent, Emmanuel Ramazany Shadari, le retour à la scène politique de l’ancien président de la République Joseph Kabila.

Ce dernier, autorité morale du Front Commun pour le Congo (FCC), pour mieux préparer son retour politique, son parti politique PPRD vient d’instituer une commission qui sera dirigée par Nehemie Mwilanya, l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila.

Cette commission sera chargée de travailler sur le come-back du président du Sénateur à vie Joseph Kabila.

Après son échec à la présidentielle de décembre 2018, le PPRD travaille peaufine déjà des stratégies pour remporter la présidentielle de 2023.

Rappelons que les travaux sur l’autoévaluation du PPRD effectués lors du congrès de Lubumbashi ont été organisés en l’absence de Joseph Kabila. Ce dernier jusque-là ne s’est pas encore prononcé sur son fameux retour dont commentent ses proches collaborateurs.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini5 novembre 20191min0

Et enfin la date de l’organisation du CHAN 2020 à la République du Cameroun est connue. La Confédération africaine de football (CAF), l’a dévoilé ce mardi 05 novembre 2019. Cette compétition se tiendra du 4 au 25 avril 2020. Le tirage au sort des poules aura lieu au mois de janvier prochain.

Le tournoi va se dérouler dans 4 stades. Il s’agit notamment du Stade Omnisports de Yaoundé, du stade Bepanda et Japoma de Douala, et du Stade Omnisports de Limbé.

Rappelons que le Léopards de la RDC vont participer à cette compétition pour avoir arraché leur qualification après avoir éliminé les fauves du Bas-Oubangui de la République Centrafrique.

Voici les 16 nations qualifiées pour le CHAN 2020 : Cameroun (pays-hôte), Congo, Guinée, Mali, Maroc ,Burkina Faso, Namibie, Niger, Ouganda, RD Congo, Rwanda, Tanzanie, Togo, Tunisie, Zambie, Zimbabwe.

La dernière édition a été remportée par le Maroc chez lui en 2018.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini4 novembre 20196min0

La semaine qui avait suivi le Forum de Matadi sur l’énergie, les agents de la Société Nationale de l’Electricité (SNEL) étaient devant l’Hôtel de ville de Kinshasa pour dénoncer les recommandations du Forum de Matadi sur l’énergie. Ces recommandations du Forum avaient déjà reçu un non catégorique de la majorité des participants aux discussions. Les agents de la SNEL avait à cet effet, déposé un mémorandum à l’autorité urbaine dans lequel ils sollicitent l’implication personnelle du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, afin de barrer la route à cette initiative qu’ils considéraient de très suicidaire.

Les travailleurs estiment que ’’confier la gestion de la SNEL entre les mains des privés, conduirait plusieurs agents et cadres de l’entreprise à caractère commercial au chômage’’. Après l’hôtel de ville, ils se sont dirigés directement à l’Assemblée nationale, au Sénat, au ministère de l’Energie et à la présidence de la République pour faire entendre leur cri de détresse contre les recommandations des organisateurs dudit Forum.

Parmi les recommandations formulées à l’issue du premier forum sur l’énergie électrique en RDC organisé à Matadi du 20 au 22 Août 2019, figure notamment la mise en œuvre des mesures d’application de la loi sur la libéralisation du secteur de 2014, l’adoption d’une planification de l’électrification province par province, encore inexistante et une réforme de la SNEL, la Société nationale d’électricité.Sur la réforme de la SNEL, les avis avaient divergé. Les organisateurs dont les membres du cabinet du chef de l’Etat, avaient proposé que la restructuration de la SNEL se fasse en opérant une « segmentation et une organisation de ses trois filières en entités indépendantes ».

Autre recommandation, c’était celle de « confier la gestion du réseau public de transport de l’électricité à un opérateur neutre » qui, selon le groupe des organisateurs, ne soit ni producteur, ni distributeur, de manière à « assurer l’égalité de traitement entre producteurs, importateurs et exportateurs d’électricité ».

Dans le même auditoire, ces recommandations n’ont pas été perçues de la même manière, à telle enseigne que d’autres participants les ont boudées et rejetées.D’après Fabrice Puela, député national élu de Matadi, la question de la restructuration de la SNEL devrait être prise en charge dans le cadre de la réforme des entreprises publiques. Ce qui, d’après lui, ne pouvait être effective qu’avec le concours du législateur.

« La réforme des entreprises publiques, c’est tout un processus. On ne peut pas, en trois jours, décider de la réforme de la SNEL. Cette société de l’Etat est régie par une loi. Je salue la tenue de cette activité, en dépit de quelques couacs organisationnels constatés. Sur le fond, on ne peut faire tomber du ciel les recommandations. Elles n’ont pas été adoptées par l’ensemble de participants. Ça ne se passe pas comme ça. Avant d’aborder une telle question, il est important de mener des études préalables », avait-t-il indiqué.

Du côté de Michel EBOMA conseiller du Président Tshisekedi, la perception de cette réaction est relativisée. Il a estimé lors du Forum qu’il y aurait peut-être eu un mal entendu dans le chef des réactionnaires. Pour plusieurs observateurs, il fallait d’abord un consensus au niveau des participants pour que le Conseiller du Président de la République parle des recommandations malheureusement cela n’a jamais été le cas.

Les participants qui ont boudé les orientations des organisateurs à Matadi en souhaitant une sérieuse réflexion autour de certaines questions liées à la Société nationale d’électricité s’étonnent aujourd’hui que le Conseiller Eboma dépose sur la table du chef de l’Etat un rapport que lui seul qualifie des recommandations du Forum sur l’énergie. Un rapport qu’on veut faire endosser aux participants du Forum de Matadi alors que le forum pour certains n’a jamais été à la hauteur des attentes des besoins réels de la population.

Le Président Tshisekedi serait il piégé par ses collaborateurs pour des fins inavouées? Que de questionnement du côté des participants de ce Forum.