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La RédactionLa Rédaction1 mars 20181min0

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a fait le point sur la situation sécuritaire qui a prévalu lors de la troisième marche organisée par le Comité laïc de coordination (CLC) dans plusieurs villes de la RDC Congo. C’était au cours de sa conférence de presse hebdomadaire.

Selon le rapport lui parvenu de ses observateurs déployés sur terrain le dimanche 25 février 2018, le dispositif sécuritaire des forces de l’ordre déployé était « plus allégé » que lors des deux manifestations précédentes.

D’après ce même rapport, souligne la porte parole de la Monusco, Florence Marshall, à plusieurs endroits, les marches ont pu se dérouler sans incidents, résultats à l’en croire des bons offices menés par la nouvelle cheffe de l’Onu en RDC auprès des autorités congolaises.

Elle déplore par ailleurs la mort de deux manifestants à Kinshasa et à Mbandaka. La Monusco a pour sa part indiqué qu’elle a ouvert une enquête pour élucider les conditions de meurtre de ces manifestants et invite les autorités congolaises à en faire autant.


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0rna Ngoma0rna Ngoma28 février 20182min0

Huit personnes  ont été kidnappées par des combattants des groupes armés œuvrant entre Nyamilima et Ishasha, en groupement de Binza, dans le territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu depuis le samedi dernier.  

Le tronçon Nyamilima-Ishasha n’est plus fréquenté par les chauffeurs de taxis à cause de la multiplication des enlèvements  par des hommes armés. Selon les sources locales, le mardi 27 dernier, un chauffeur à bord d’une voiture 4X4  a échappé bel à un enlèvement par des personnes non identifiées au niveau de l’endroit appelé Nyaruhange, près d’Ishasha.

Le lundi un motard a été enlevé à l’endroit appelé « Ngombe », tandis que son client aurait réussi à s’échapper. Samedi et dimanche, c’est à Kamukwale où sept personnes dont trois motards et quatre commerçants ont été enlevées.

Parmi les victimes, trois femmes ont été libérées quelques heures après par leurs ravisseurs. Ce qui fait un total de huit personnes enlevées sur ce tronçon routier depuis samedi, dont cinq seraient encore entre les mains des auteurs de ces rapts.

L’association CIDHOP a lancé un appel aux autorités civiles et militaires afin d’unir leurs efforts pour retrouver vivant l’activiste des droits de l’homme Jérédy Kambale Malonga. Il a été enlevé sur le même tronçon le vendredi dernier. CIDHOP dresse un bilan de 15 personnes enlevées depuis le début de l’année. Leurs ravisseurs demandent des rançons avant de les relâcher.

Il est à noter qu’au vu de leur mode opératoire, ces ravisseurs ont pour cibles les voyageurs à moto ou à bord des véhicules.                                                                                                    

                                                                                                                                                                                      


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0rna Ngoma0rna Ngoma28 février 20183min0

Quinze personnes sont mortes le lundi dernier  dans des affrontements entre la nouvelle milice de Kamwina Nsapu et les forces de sécurité à Lombelu située à 80 km au nord de Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central.

Ces affrontements entre la milice Kamwina Nsapu et les forces de sécurité se sont produits le lundi dernier. Au cours de ces combats, 14 présumés assaillants et un militaire ont été tués au Kasaï-central.

« Les miliciens Kamwina Nsapu sont arrivés au chef-lieu de Lombelu et ont attaqué par surprise une patrouille de combat de l’armée lundi dernier. Nous avons ramassé 14 corps de miliciens et un autre corps d’un militaire», a déclaré le chef de secteur de Lombelu au Kasaï-Central André Kapiola.

D’après les témoignages recueillis auprès d’habitants de Lombelu, la moitié des personnes tuées seraient  des « paisibles citoyens », victimes collatérales des combats. Face à cette psychose, la population s’est réfugiée dans la brousse, bien que la situation soit « sous contrôle ».

« Quant aux assaillants, plusieurs se sont éparpillés à travers les mines de diamant dont regorge la localité de Lombelu. Nous craignons pour la sécurité de la mine et de personnes aux alentours », a affirmé responsable de l’association des creuseurs du diamant.

Une source militaire locale attribue cette attaque aux miliciens Kamwina Nsapu. Pour lui, ces derniers ont organisé cet affrontement pour voler des armes et des munitions en de réorganiser la milice.  Des renforts ont été dépêchés sur le lieu pour prévenir une nouvelle attaque.

La région du Kasaï a basculé dans la violence en septembre 2016, un mois après la mort d’un chef traditionnel, Kamwina Nsapu, tué lors d’une opération militaire. Il s’était opposé au pouvoir de Kinshasa.

Ce phénomène a causé plus de 3.000 morts et a fait 1,4 million de déplacés. Les sources humanitaires rapportent qu’une partie de ces déplacés sont rentrés chez eux.

Depuis novembre 2017, la population du Kasaï-central fait face à une montée en crescendo de l’insécurité due à la reprise des attaques des miliciens ayant déjà fait plusieurs morts. La réorganisation de cette milice est fortement redoutée au sein de cette région.

 


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Patrick PN MbalaPatrick PN Mbala28 février 20182min0

L’assaut surprise des « jeunes leaders » du parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD) le samedi 24 février dernier à la paroisse Notre Dame du Congo, à la veille de la marche organisée par les laïcs catholiques, ne cesse de susciter l’indignation au sein de l’opinion.

Après la condamnation de cet acte par  quelques responsables de la ligue des jeunes dudit parti, c’est au tour de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) d’exprimer son inquiétude pour ce qu’il qualifie de «présence» et «organisation» d’une milice au sein de la jeunesse du PPRD.

« Vêtus en bérets rouges. Ces jeunes se sont comportés en une force paramilitaire semant la confusion et l’insécurité dans l’enceinte de cette paroisse. Sans apparemment avoir informé les autorités urbaines de leur manifestation, ces jeunes du PPRD  ont été tolérés si pas encouragé par les forces de sécurité », déplore l’Asadho tout en condamnant les répressions des manifestations organisées par les partis de l’opposition et mouvements citoyens alors que celles des partis et groupes proches du pouvoir sont tolérées.

Pour l’Ong, cette tendance à favoriser la formation des « groupes paramilitaires » au sein des partis politiques risque à court terme de perturber la paix tant souhaitée pour le parachèvement du processus électoral encours.

Sur ce l’Asadho recommande au Chef de l’Etat, Joseph Kabila de s’impliquer pour éradiquer « toute velléité d’émergence des milices au sein de tout parti  de tout bord » et garantir la liberté constitutionnelle de manifester. Au Procureur général de la République, « d’ouvrir des poursuites judiciaires contre les dirigeants des jeunes du PPRD qui se sont introduits dans la paroisse notre dame de Lingwala».


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0rna Ngoma0rna Ngoma28 février 20182min0

Un incendie a causé la mort de 5 personnes au quartier Himbi à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 février 2018.

L’incident s’est produit aux environs de 23heures sur l’avenue Uvira au quartier Himbi à Goma. Selon le président de la société civile de coordination de la ville volcanique, Jean-Pascal Mugaruka, 5 personnes ont succombé à cet accident dont une mère et quatre enfants.

« Est- ce un acte criminel car il y a eu mort d’hommes dont une femme et quatre enfants ? », s’interroge Jean-Pascal Mugaruka.    

La même source a indiqué que la Police Nationale Congolaise a ouvert des enquêtes enfin d’élucider les véritables causes de cet incendie.

Certaines personnes qui se trouvaient sur le lieu de l’accident affirment avoir ressenti l’odeur du carburant mais cette hypothèse n’est peut pas encore être confirmée. Il faudrait atteindre les résultats des enquêtes de la PNC en cours.

Le Président de la société civile de Goma s’indigne du fait que le service de la protection civile n’est pas intervenu. Mais, il pense que c’est faute des moyens. Ce service n’a plus d’équipement leur permettant de mener à bien leur mission, d’où l’absence d’impact de ce service. Seuls les voisins ont tenté de secourir les victimes mais sans succès car le feu venait d’embraser toute la maison. C’est déplorable.

 

 


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0rna Ngoma0rna Ngoma28 février 20182min0

Le ministre de l’industrie, Marcel Ilunga a lancé,  à l’issue de sa visite de sensibilisation effectué le mardi 27 février 2018, un ultimatum de 4 mois aux entreprises industrielles fabriquant les emballages en sachet pour retirer leurs produits sur le marché.

C’était à l’occasion de sa visite de sensibilisation effectuée dans ces unités de production le mardi dernier que le ministre Marcel Ilunga leur a demandé de retirer les emballages en sachet au plus tard le 30 juin 2018.

« Il est demandé à toutes ces industries de se conformer au délai fixé dans le cas contraire, des mesures contraignantes seront appliquées. Le gouvernement, par le biais du ministère de l’industrie a pour politique d’encourage l’industrie locale et non la faire disparaitre», a souligné Marcel Ilunga.

C’est  dans cette optique qu’il a invité ces industries à participer à cette action pour qu’ensemble, soit envisagé des mesures d’encadrement de ces sociétés.

Pour leur part, ces opérateurs ont très bien accueilli cette décision. « Nous sommes disposés à prêter main forte au gouvernement pour mettre fin à cette problématique de pollution de l’environnement », a affirmé un tenancier d’une firme de fabrication des emballages en plastique.

Pour clôturer sa campagne de vulgarisation de proximité, le ministre a visité tour à tour en compagnie de la secrétaire général à ce ministère, Bernadette Nzamba,  les usines Intra Plast, SOCOMETAL et NODAPLAST où il a été rassuré de la mise en pratique de ces dispositions légales du gouvernement.

Cette décision résulte du décret-loi portant interdiction de la production et la commercialisation des sachets ou tout emballage au pays signé par le premier ministre Bruno Tshibala le 30 décembre 2017.

 

 


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0rna Ngoma0rna Ngoma28 février 20183min0

Le Haut commissariat de l’Organisation des Nations Unies  aux réfugiés a annoncé dans un communiqué qu’il a public la mort des 11 refugiés congolais tués par la police rwandaise.

Ce chiffre contredit le bilan précédent fourni par les autorités rwandaises qui faisait état de 5 congolais morts pendant la répression des manifestations contre les rationnements d’un quart de nourriture du 22 février par les réfugiés congolais.

L’agence des Nations Unies pour les réfugiés se dit choquée et perturbée par cet événement.

« La répression des manifestations du 22 février à causé  la mort de 11 réfugiés dont 8 dans la localité de Karongi, 3 dans le camp de Kiziba-Ouest. Le HCR est choqué et perturbé », a indiqué cette agence.

D’après les sources se trouvant sur place, ces réfugiés avaient organisé des sit-in pour protester contre la réduction des rations alimentaires dans ce camp qui loge  plus de 17.000 personnes venues de l’Est de la République démocratique du Congo depuis plus de 20 ans.

Cette décision a été prise par le Programme alimentaire mondial faute de fond.

Pour le responsable rwandais de la police des réfugiés, Jean-Claude Rwahama, cette protestation avait pris la forme d’une manifestation avec des individus violents munis de pierres, bâtons et projectiles en fer, agressant ainsi 7 policiers rwandais.

Selon Daniel Lonita du bureau du HCR au Rwanda, la tragédie aurait dû être évitée, et l’usage disproportionné de la force contre les réfugiés a été décrié. Le HCR déplore que ses appels au calme et à la retenue n’aient pas été entendus. Il sied de signaler que dans le lot des réfugiés accueillis par le Rwanda, se trouve également ceux d’autres pays voisins comme le Burundi. Au total, 173.000 personnes réparties dans six camps.

Le HCR affirme n’avoir reçu que 2% sur les 80 millions d’Euros promis par la communauté internationale comme réponse aux réfugiés au Rwanda.


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Patrick PN MbalaPatrick PN Mbala27 février 20182min0

Moise Katumbi est revenu sur les faits qui se sont déroulés le 25 janvier en République démocratique du Congo, lors de la manifestation initiée par des laïcs catholiques.

Dans sa déclaration, le membre du Rassemblement de l’opposition a rendu hommage aux victimes tombées lors de cette manifestation, la troisième en deux mois.

Pour lui, ces morts ont payé de leurs vies pour «notre liberté et l’idée d’un Congo fort, libre et prospère… leur sacrifice n’est pas vain, car leur lutte triomphera. Leur sang irriguera à jamais le sol du Congo».

Rendant un hommage particulier à l’activiste pro alternance et coordonateur du mouvement citoyen Collectif 2016, Rossy Mukendi, «lâchement assassiné sur le parvis d’une église », M. Katumbi paraphrase le militant « le peuple triomphera ! Que vive la RDC !», et l’hymne nationale « ensemble, nous assurerons à nos enfants et aux générations futures un Congo, plus beau qu’avant».

L’ancien gouverneur de la grande province du Katanga condamne la «folie meurtrière » du régime en place à Kinshasa, qui selon lui cacherait  encore des victimes et recommande à chaque congolais de poursuivre la lutte jusqu’à la «fin» de ce qu’il qualifie de «dictature».


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La RédactionLa Rédaction27 février 20182min0

Après avoir répondu à l’invitation de la Commission Electorale Nationale Indépendante  (CENI) ce mardi 27 février 2018 pour l’expérimentation de la machine à voter, Delly Sesanga, coordonateur du regroupement des partis politique de l’opposition Alternance pour la République (AR)  s’est dit «opposé » à son utilisation pour les élections prévues en décembre prochain.

«L’état actuel de notre pays, les difficultés de notre population pour pouvoir s’approprier cette innovation, l’absence d’un protocole assez rigoureux pour le test et la validation de cette machine, nous ne sommes pas partisans du déploiement de la machine à voter au cours du scrutin avenir», a déclaré Delly Sesanga au sortir de sa visite à la Ceni.

Pour lui, il est possible aujourd’hui d’aller aux élections sans recourir à la machine à voter, de dans le délai, c’est-à-dire dans le respect du calendrier électoral publié par la Commission électorale.   Le coordonateur de l’AR a par ailleurs demandé au président de la Ceni :

«D’éviter des innovations qui vont amener davantage de complications dans un processus  qui selon lui est déjà lui même très complexe et compliqué».


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0rna Ngoma0rna Ngoma27 février 20183min0

La Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (MOE-SYMOCEL)  a exprimé dans un communiqué rendu public le lundi 26 février 2018, son inquiétude sur l’émergence et l’encrage de certaines questions sensibles sur les élections, notamment la machine à voter.  

Selon cette structure, ces questions sensibles dont la mauvaise gestion sont susceptibles non seulement de creuser un fossé plus grand entre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les parties prenantes au processus électoral en cours, mais aussi de désagréger la confiance de la population dans ledit processus.

La  MOE-SYMOCEL observe que face à la position de la CENI d’utiliser à “tout prix” la machine à voter dans laquelle “il n’y aura pas d’élections le 23 décembre 2018“, une véritable “levée de bouclier contre l’utilisation de cette machine à voter s’opère par une frange importante des parties prenantes”.

Par ailleurs, des voix s’élèvent de plus en plus pour décrier non seulement l’absence d’une base juridique convaincante pouvant justifier ce recours, mais également une large incompréhension populaire de ce choix. Une grande opinion tend à assimiler la machine à voter à une machine à tricher.

La MOE-SYMOCEL note qu’au moment où le processus électoral semble prendre une vitesse de croisière, le débat sur la « machine à voter », prend une place prioritaire sur la recherche d’un consensus impliquant les parties prenantes pour d’un processus électoral apaisé.

“Une telle situation, non seulement fragilise le processus électoral et les perspectives d’aboutir à une démocratie consolidée, mais encore comporte un risque de blocage du processus”, s’inquiète la SYMOCEL.

Au égard à ce qui précède, cette structure exhorte la CENI à rechercher plus de consesus avec toutes les parties prenantes, à tout faire pour préserver leur confiance dans le processus et à prendre en compte, dans les mesures d’application de loi électorale, les dispositions de la constitution et les principes directeurs encadrant les élections démocratiques.

La MOE-SYMOCEL est une structure d’observation électorale neutre. Son mandat est d’observer et d’analyser l’ensemble du processus électoral afin d’en réaliser une évaluation impartiale, neutre et objective. Elle bénéfice de l’assistance technique du Projet de renforcement de l’observation citoyenne des élections au Congo (PROCEC).