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La RédactionLa Rédaction8 juillet 20174min0

Kinshasa regorge du talent et il suffit d’un rien pour en croiser un de plus. Un génie de l’art d’Orphée. Le mot est bien pesé. Kadima 88 c’est notre trouvaille de ce début de mois de juillet. Pendant que le festival du hip hop congolais Air D’ici 7 s’apprête à être lancé, c’est dans le studio du label kinois montant LMB Record que nous croisons cet artiste qui annonce en exclusivité à KINSHASATIMES.CD la sortie dans les jours à venir de son single «Ce n’est pas normal».

Il n’est pas un «tout nouveau venu» dans les milieux de la musique urbaine kinoise. À son actif plusieurs morceaux enregistrés depuis à peine plus d’une année entre autres «Evasion» en featuring avec la chanteuse Anita Mwarabu, une prestation remarquable dans le titre «Mama Africa» avec d’autres produits de LMB record et plusieurs covers [reprises, ndlr] également.

Dans la nébuleuse de cette musique qui a connu son apogée dans les années 2000 en République démocratique du Congo, Kadima 88, de son vrai nom Dany Kadima Kasongo compte bien se faire une place de choix à travers son Afro-trap et ce ne sont pas les moyens qui lui feront défaut à en croire le jeune chanteur.

«Je suis porté par une maison dont on parlera encore plus dans les mois à venir», nous a rassuré DK d’un échange de regard complice avec son producteur, le créateur de la maison LMB Record, Gaëtan Lwamba installé dans un sofa à ses côtés. «Un artiste c’est d’abord le talent et le reste vient avec le temps, surtout avec le travail. Et après il est vrai que les finances sont importants mais pour ça on n’a pas à se plaindre, un modèle économique à la Booba [rappeur et businessman français, ndlr] est en chantier comme vous pouvez le remarquer», nous a-t-il dévoilé sans plus de commentaire.

Dans «ce n’est pas normal», un morceau mi-dance, mi-conscient que nous avons eu l’occasion d’écouter en exclusivité, Kadima 88 essaye d’aseptiser les mœurs face à certaines antivaleurs qui s’érigent de plus en plus en norme dans la société congolaise. Une interpellation des consciences sur une musique rythmée, détendue.

A la question de savoir pourquoi ne pas avoir collaboré avec une star de la musique déjà beaucoup plus en vue, d’un regard [presque] révérant enfui sous ses verres fumés, le jeune artiste, au gabarit d’athlètes n’a pas caché son désir de partager l’affiche avec un «grand» mais veut d’abord faire ses preuves. La sortie du single, avec clip est prévue pour le 30 juillet prochain, dans les différentes plateformes d’écoute et de téléchargement libre.

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Avatar29 juin 20175min0

Sam Mangwana et Didier M’Pambia (au centre), entouré du représentant de Canal + et de l’ambassadeur du cuba en RDC (à l’extrême droite) lors de la conférence de presse annonçant la tenue du festival ‘‘Fire’’. (Photo FDA)

Kinshasa va vibrer, du 30 juin au 1er juillet prochain, au rythme de la première édition du Festival international de la rumba et de l’élégance (FIRE). Initiative de l’agence Optimum, cette grande rencontre culturelle s’inscrit dans le cadre des festivités de l’indépendance de la République démocratique du Congo. Deux jours durant, des vedettes musicales de renommée vont se succéder sur le podium, aussi bien à la place de la Gare qu’à l’hôtel Béatrice, dans la commune de la Gombe.

Placé sous le parrainage de musicien Lutumba Simaro, le parolier octogénaire qui préside aux destinées de l’orchestre  »Bana Ok », ce rendez-vous culturel permettra au public de revisiter le riche répertoire de la rumba congolaise et de communier avec les monuments de cette musique qui vont agrémenter les différents spectacles. Outre Lutumba, les mélomanes auront l’occasion de vivre en live des artistes de renom comme Sam Mangwana, Alain Makaba, Fabregas, Robino Mudimbu, Karmapa, Manda Chante, Lobeso, Jean Goubald, DJ Amaroula…

De jeunes talents et d’autres célébrités tant du pays que de la diaspora seront également au rendez-vous. Les organisateurs ont à cet effet fait appel à Eddie Mboyo, Eric Mpoyi (le fils de Djo Mpoyi du Tout-Puissant Ok Jazz), Eric Nice, Yekima, Medley, Laeticia Lokwa, Tatiana Kruz, Pamela (révélation de Voice Africa), Manasse Israëlle Kumbu Ki-Lutete…

Au-delà des individualités, l’agence Optimum a également invité plusieurs groupes locaux, en l’occurrence Kento Bakaji (orchestre exclusivement féminin), Schola Cantorum (chorale rumba)… et le groupe cubain Quinteto Harmonia.

Des sapeurs au rendez-vous

Le Festival va mobiliser, non seulement les artistes musiciens, mais aussi des sapeurs congolais, appelés communément les ‘‘kitendistes’’, d’autant plus que ce rendez-vous culturel tient aussi à mettre en valeur l’élégance qui a toujours caractérisé le monde musical congolais, de la génération de Grand Kallé à celle de Fabregas, commente à ce propos Didier M’Pambia, le responsable de l’agence Optimum et initiateur du festival ‘‘Fire’’.

A travers ce festival, précise-t-il, l’agence Optimum tient à rallumer la flamme de la rumba qui semble aujourd’hui perdre son aura au niveau international, au regard des images diffusées par des chaînes câblées, et à la montée en flèche des beats nigérians ou ouest-africains, désormais très présents dans les discothèques et soirées privées de Kinshasa.

Quand Lutumba et Sam Mangwana mobilisent…

«Si je suis revenu en RDC, ma terre natale, c’est justement pour redonner du souffle à la rumba africaine dont je suis le témoin oculaire de l’éclosion dans cette capitale. C’est ici que j’ai eu le privilège de côtoyer les grands noms de la musique congolaise : de Grand Kalé, à Papa Wemba, en passant par Rochereau, Nico Kasanda, Luambo, Pépé Kalé… Et c’est avec fierté que je vois la jeune génération continuer à porter haut la rumba, bien qu’elle y intègre quelques rythmes nouveaux», a indiqué, pour sa part, Sam Mangwana.

Ambassadeur du cuba en Rdc, Marc Djellaba Kabayero voit de bon œil cette initiative qui honore la rumba, musique d’origine cubaine (rumba découlant du mot espagnol rumbo : la route) et inscrite depuis novembre 2005 par l’Unesco au patrimoine mondial. Pour sa part, le parrain du festival, Lutumba Simaro a promis de donner le meilleur de lui-même pour que le public qui sera au rendez-vous ne rentre pas déçu en ce 57ème anniversaire de l’indépendance de la RDC.

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Aimé ZonveniAimé Zonveni26 juin 20174min0

L’édition 2017 du Festival du film européen a été lancée le 23 juin 2017 à la Grande Halle de l’Institut Français de Kinshasa par l’Ambassadeur de France en RDC Alain Remy. Environ 300 cinéphiles kinois et étrangers ont répondu au rendez-vous. Et pour cause, il s’agissait de la projection en première du film « Félicité » d’Alain Gomis, tourné à Kinshasa avec des acteurs congolais. 

Dans son mot d’ouverture, l’Ambassadeur Remy a souligné que « Félicité » est déjà remarqué au niveau international par la critique et par des festivals. Le film a en effet reçu le Grand Prix du jury à la Berlinale et l’Etalon d’or au Fespaco 2017.

Le film retrace l’histoire de Félicité, une chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans, Samo, est victime d’un accident de moto, avec une fracture à la jambe. Felicité se lance alors dans une course contre la montre pour sauver son fils de l’amputation. Sa course effrénée malheureusement n’y fait rien.  La jambe de Samoa est amputée car Félicité totalise, mais en retard, la somme requise pour une chirurgie.

L’histoire peint un portrait poignant du parcours du combattant de nombreux kinois pour se faire soigner dans les hôpitaux publics. Mais il retrace aussi le dynamisme de la vie qui caractérise Kinshasa, mélangeant musique et joie de vivre de la capitale congolaise.

Quant au festival, l’Ambassadeur Remy a noté qu’il est le fruit d’une collaboration entre six centres culturels des pays européens.

« Je voudrais aussi signaler que cette manifestation que nous inaugurons ce soir est d’abord une aventure commune. Une aventure portée par le Pole EUNIC…..Un regroupement de centres et d’instituts culturels qui regroupe six pays membres de l’Union Européenne:l’Institut Français, le Centre Wallonie Bruxelles, le Goethe Institute, l’Institut Camues du Portugal, et les Services Culturels des Ambassades d’Espagne et d’Italie… » a indiqué Alain Remy.

Ecoutez une partie du discours de l’Ambassadeur Remy ci-dessous.

Prenant la parole à son tour, l’ambassadeur de l’Union Européenne Bart Ouvry a remercié les acteurs culturels européens ainsi que les acteurs congolais qui ont rendu le festival possible. Il a souligné l’importance de voir davantage de créations culturelles congolaises.

« …J’ai un message: cette soirée et toute l’action de ces acteurs culturels européens n’a pas de sens sans nos partenaires, nos amis, les créateurs, les artistes congolais. et si j’ai un message a vous tous ce soir c’est que Notre but c’est de voir plus de créations de congolais. C’est d’avoir plus de cinéma congolais, c’est d’avoir plus de théâtres congolais, c’est de voir plus de plasticiens, de sculpteurs congolais…. » a noté Bart Ouvry.

Alain Gomis, réalisateur du film, a remercié toute la ville de Kinshasa, et tous les acteurs et figurants.

« Je voudrais vraiment remercier la ville de Kinshasa dans son ensemble et tous ceux qui nous ont accueillis pour faire ce film. Ça a été un accueil chaleureux et  on a pu travailler ensemble. Franchement je m’en souviendrai toute ma vie… » a conclu Alain Gomis.

Le Festival prend fin le 02 juillet 2017, avec 16 films qui feront rayonner le cinéma européen pas seulement à Kinshasa mais aussi dans d’autres villes de la RDC, notamment Muanda, Goma, Kisangani et Lubumbashi.

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Avatar13 juin 20171min

Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC), accueillera du 16 au 18 juin prochain, la 11ème édition du festival JAZZ KIF. L’évènement se déroulera à l’Institut Français Halle de la Gombe.

Il s’agira de 3 grandes soirées colorées, toutes rythmées aux sons de divers artistes musiciens de la RDC, de la Colombie, de la France, du Cap-Vert et du Cameroun.

L’aventure lancée il y a 11 ans par Le Perc et ses acolytes, a su gagner le cœur des amoureux de la musique JAZZ à Kinshasa et à travers le monde. Un Rendez-vous qui tient son pari une fois de plus avec des spectacles inédits offerts aux Kinois. Pour cette 11ème édition, le podium sera partagé entre plusieurs artistes de la RDC et d’ailleurs.

On comptera la présence d’Anita Mwarabu (RDC), Yuri Buenaventura (Colombie), Co-Workers et The Squid (France), Lura (Cap-Vert), Ray-Lema (RDC), et Manu Dibango (Cameroun).

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La RédactionLa Rédaction26 mai 20174min0

L’église kimbanguiste a célébré ce 25 mai, la fête de Noel. C’était avec faste au centre kimbanguiste, situé sur l’avenue Saio dans la commune de Kasa-Vubu.

Le rendez-vous était pris et honoré par plusieurs fidèles de cette église, qui ont pris d’assaut l’esplanade du siège de cette église à l’occasion de cette journée spéciale et significative.

Tous était là pour la célébration de la nativité du Jésus- Christ, Papa Dialungana Kiangani Salomon Paul, deuxième fils du chef spirituel de cette église, Simon Kimbangu.

S’exprimant à cette occasion, le diacre Dimbu Dimpaka, a expliqué à l’assistance que la date du 25 mai est conventionnelle et historique. Elle marque la naissance de Papa Dialungan Kiangana Salomon Paul, le 25 mai 1916 lors de la deuxième guerre mondiale.

« La particularité avec nous les kimbanguistes est que toutes nos paroisses ont un programme uniforme. Le tout commence par la cloche. La première sonne à 8h30 pour alerter les fidèles. La deuxième, c’est au tour de 10h00. Celle-ci marque le début du programme », a-t-il indiqué, avant de souligner que le programme commence par une prière faite obligatoirement par une maman, suivi d’une chorale, bien identifiée d’entonner un chant d’ensemble après quoi intervient la lecture des Psaumes.

Le respect de l’heure et de la liturgie est de rigueur. La lecture du Psaume est suivie de la première prestation des chorales, ensuite vient la lecture du livre d’Exode 20 :1-17 ou Deutéronome 5 :1-21.

Cette lecture donne la passe aux chorales de monter de nouveau sur le podium pour des cantiques, avant que l’on puisse assister à l’intercession, habituellement faite par trois personnes, suivi de l’offrande et enfin, c’est la prédication.

A en croire Madame Charlène Lulendo, l’une des fidèles, trouvée à l’esplanade, toute contente de prendre part à ce grand événement, le mois de mai est un mois de promesses pour les chrétiens kimbanguistes.

« Avant je fêtais noël le 25 décembre de tous les ans et depuis qu’on m’a annoncé la vrai date de la naissance de Jésus Christ, je célèbre maintenant cette fête aujourd’hui et c’est la 17è année pour moi et pour tous les fideles kimbaguiste de fêter en cette date du 25 mai».

« Le sauveur que le monde attend est la vraie lumière et la clarté pour tous les vivants, c’est papa Dialungana Kiangani », a lâché M. Antoine Kimbangu, soulignant que ceci : « Aujourd’hui, c’est un jour spécial pour les fideles kimbanguites. Car, ils commémorent la naissance de Jésus Christ au nom de papa Dialungana Kiangani Salomon Paul ».

Kiaku prisca, stagiaire

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La RédactionLa Rédaction25 mai 20172min0

L’ambassadeur de France en République Démocratique du Congo, Alain Remy, a expliqué, à l’occasion de l’ouverture mercredi 24 mai de la quatrième édition de la  Semaine Française de Kinshasa, l’importance de ce forum dans le renforcement de la coopération entre la France et la RDC.

Cette nouvelle édition de la Semaine Française de Kinshasa est placée sous le thème: « RDC terre du numérique et de l’agrobusiness ». L’autre fait marquant de cette semaine c’est la rencontre entre les entreprises françaises et les jeunes congolais en quête d’emploi. Des entreprises françaises vont chercher à recruter des jeunes universitaires congolais.

« Il faut qu’on travaille ensemble pour contribuer à l’essor économique de ce grand pays qu’est la République démocratique du Congo.», a déclaré l’Ambassadeur de France.

Parlant du numérique, l’ambassadeur de France a souligné que le numérique est un atout majeur pour le développement de la RDC.

« Nous croyons que seule l’industrie du numérique permettra de combler le retard dans les secteurs de l’éducation et de l’agriculture par exemple. Nous allons recourir à des solutions numériques pour relever les défis du développement de la RDC » , a-t-il expliqué.

L’ambassadeur Remy a par ailleurs rappelé que la RDC, avec plus de 120 millions de terre fertile et arable, dispose des atouts pour devenir une puissance agricole  du continent africain.

Selon le diplomate français, cette semaine française est une occasion pour les investisseurs français de s’intéresser au secteur agricole qui constitue un plus grand gisement d’emplois.

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La RédactionLa Rédaction15 mai 20172min0

L’événement aura le mérite d’être l’un des plus réussis de la catégorie Gospel en République démocratique du Congo. Le concert  »Pygmenté » de l’artiste musicien (Chrétien) Moïse Mbiye a réuni plusieurs milliers de kinois ce dimanche 14 mai au complexe Shark Club de Kinshasa. Décor, lumières, spectacle, communion avec le public, couverture… On se croirait en plein show d’une méga star internationale.

Après une heure d’attente impatiente des amoureux de sa musique, c’est au tour de dix neuf heures que la vedette du jour, Moise Mbiye a fait son apparition sur la scène, ce, pour deux heures et demi prestation chaleureuse.

Ce live de présentation de son tout dernier opus « Héros » sorti en décembre dernier était pour l’artiste et pasteur un vrai test de sa popularité après une évocation controverse dans « Tango na ye », l’un des titres phares et à succès de l’album.

«To yoki Jésus, Guegue te»

Les fans venus pour écouter en live le troisième opus de l’artiste n’ont pas manqué de titiller ceux qu’ils traiteraient d’inventeurs de l’affaire « guegue » en scandant «Toyoki Jésus, guegue te», «Nous avons entendu Jésus et non guegue».

Le chanteur Mike Kalambay, la chanteuse Bébé Souza, le rappeur El George et la chorale Luc Gillon ont accompagné Moïse Mbiye sur scène lors de l’événement qu’il conviendrait d’appeler « le show du mois ».

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Avatar26 avril 20174min0

Le Festival des musiques urbaines (Femua), durant lequel le « roi de la rumba congolaise » est décédé en plein concert en 2016, a rendu hommage au chanteur en rebaptisant à son nom le lieu où se déroule la manifestation, lundi 24 avril.w

La Côte d’Ivoire a inauguré lundi 24 avril à Abidjan la « Place Papa Wemba » sur le site du Festival des musiques urbaines (Femua), pour rendre hommage à l’idole de la chanson congolaise, mort sur scène lors de la dernière édition en 2016.
La petite plaque bleue portant l’inscription « Place Papa Wemba », fixée sur un mur à quelques mètres de la scène où le 24 avril 2016, la star de la musique s’était écroulée en plein spectacle, a été découverte par le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandaman, et son homologue congolais, Maurice Masheke, en présence de deux des filles de l’artiste et de son orchestre, Viva la musica.

DEPOT DE GERBE DE FLEURS

Les deux ministres ont déposé auparavant une gerbe de fleurs sur un poster géant du musicien. « Papa Wemba s’en est allé, mais son héritage demeure. Il appartient aux artistes d’ici et d’ailleurs d’assumer cet héritage culturel colossal qu’ [il] nous a légué », a déclaré la voix nouée par l’émotion Salif Traoré, dit A’Salfo, le leader du groupe Magic System, tout de blanc vêtu.

« Son grand mérite, c’est d’avoir largement contribué à faire connaître la rumba congolaise à l’international. Il a lessivé ce genre musical en ajoutant des instruments électroniques », a affirmé de son côté, Maurice Mashéké. La cérémonie s’est achevée par un défilé des membres de la Société des ambianceurs et des personnes élégantes (Sape) vêtus de costumes bigarrés.

OUVERTURE DE L’EDITION 2017 DU FEMUA

Papa Wemba était surnommé le « prince de la Sape », un mouvement dont il a été l’un des organisateurs au Zaïre (aujourd’hui RDCongo) et qui se caractérise par les plus grandes audaces vestimentaires. Le Femua, créé en 2008, a mis en place une programmation exceptionnelle pour cette édition, avec des têtes d’affiches comme Salif Keita, la star de la musique malienne, le chanteur de reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly, Marema (Sénégal), Bisa kdei (Ghana), Black M et Singuila (France), et Soul Bangs, prix découverte RFI (Guinée).

La cérémonie officielle d’ouverture du festival doit se dérouler ce mardi 25 avril. « L’Afrique face au réchauffement climatique » est le thème retenu cette année en vue d’obtenir l’engagement des artistes du continent dans la lutte contre cette menace écologique. Le Femua se déroulera essentiellement à Anoumabo, un quartier pauvre d’Abidjan aux ruelles boueuses, où se côtoient habitations précaires et maisons modernes et qui a vu naître Magic System.

La Côte d’Ivoire a inauguré lundi 24 avril dernier dans sa capitale Abidjan la « Place Papa Wemba » sur le site du Festival des musiques urbaines (Femua), pour rendre hommage à l’idole de la chanson congolaise, mort sur scène lors de la dernière édition en 2016.

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La RédactionLa Rédaction24 avril 20174min0

Sa disparition était tragique. Très douloureuse et inoubliable lorsque la mort le surprend dans une circonstance où on ne peut pas s’attendre. Bien sapé, bien parfumé, Papa Wemba est décédé d’une belle mort en toute prestance comme un véritable soldat avec arme à la main. 24 avril 2016, cette date restera désormais mémorable dans l’esprit de toute l’humanité qui a perdu un des grands disciples d’Orphée.

Un an après, la famille, les fanatiques ainsi que l’Afrique gardent tous une pensée pieuse en mémoire de celui qui a sacrifié toute jeunesse pour l’émergence de la rumba à travers sa voix extraordinaire et sa musique légendaire.
Il était l’artiste musicien de tous les superlatifs. Pour les uns, Papa Wemba était un patriarche, une figure tutélaire, un monument, une icône. Pour les autres, il était le roi de la sape, le musicien
africain le plus populaire ou encore la star planétaire. D’autres encore le considéraient comme le Pape de la musique africaine.

Sa mort survenue le 24 avril 2016, sur scène au Festival d’Anoumabo à Abidjan, constitue un départ en apothéose comme Molière, en son temps. Il est mort comme, il l’avait souhaité. Une mort subite sur scène,
retransmise en direct sur les écrans de télévision ivoirienne. L’onde de choc est énorme à travers la planète. Au Japon, on parle d’une page monumentale de l’épopée musicale mondiale qui se ferme.

Ses fanatiques sont inconsolables. Un peu partout dans les grandes capitales africaines, l’émotion est grande. A Kinshasa, son fief et terre de la rumba, la disparition de Kuru Yaka a fait l’effet d’unebombe. Sa musique, en effet, a influencé plus d’une génération. Il a réussi, tout au long de sa riche et abondante carrière artistique, à
propulser au devant la scène de nombreux autres musiciens de renom.

Parmi lesquels un certain Kester Emeneya que l’on ne présente plus, déjà décédé. Koffi Olomidé, une autre star et légende vivante, est sorti de l’école de Papa Wemba. Franchement, il est difficile d’énumérer tous les prodiges qu’il a fabriqués. Sur le plan discographique, 100 % Star a réalisé des œuvres de haute facture qui
continuent à peindre la société.

Peu avant sa mort, il a mis sur le marché du disque un album intitulé «Maître d’école». Un album dans lequel Papa Wemba a voulu rendre à la rumba ses lettres de noblesses. Le chanteur congolais aura tout connu dans sa vie. Les hauts et les bas. Malgré sa popularité, sa gloire, le patron de Viva-la-Musica n’a jamais accepté de faire la politique. Pour la bonne simple raison que les politiciens divisent l’humanité. Son rôle, affirmait-il, était de préserver l’humanité par la chanson.

Cela ne l’avait pas empêché de prendre position contre l’apartheid en Afrique du sud. Papa Wemba a vécu. Il a sillonné le monde à près de 50 ans de carrière musicale. Il est né en 1949 d’un père soldat de la Force publique et d’une mère pleureuse. Les artistes ne meurent pas, dit-on. Papa Wemba continuera à survivre grâce à ses œuvres.

KINSHASATIMES.CD/Jordache Diala La prospérité

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La RédactionLa Rédaction17 mars 20175min0

Pendant que l’Etat congolais balbutie pour trouver les voies et moyens financiers de construire la pierre tombale et, ainsi, rendre hommage à l’artiste, les autorités ivoiriennes se préparent pour commémorer dignement l’An 1 de la disparition de Papa Wemba.

Salif Traoré dit A’salfo, Commissaire général du FEMUA La 10ème édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo, « FEMUA», aura, bel et bien, lieu du 25 au 30 avril à Abidjan et à Adiaké, en Côte d’Ivoire. « Afrique face aux défis du réchauffement climatique ».

Tel est le thème retenu pour la saison 2017 de ce Festival qui a vu la dernière prestation scénique du chanteur congolais.Pour A’salfo, chacun doit de son côté jouer son rôle dans la sensibilisation contre le changement climatique.

« Le FEMUA est une belle tribune pour sensibiliser surtout, les jeunes de ne pas détruire l’environnement », a déclaré le Commissaire général au siège de l’UNESCO lors du lancement du FEMUA. Pour tout dire, il s’est résolument engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique sur le continent.

Il faut retenir qu’un partenariat a été signé entre l’organisateur du festival et l’agence onusienne pour l’éducation et la culture qui a pris l’engagement de construire deux écoles, l’une à Gagnoa au centre-ouest et à Odienné au nord-ouest de la Cote d’Ivoire.

Hommage spécial à Papa Wemba

Au-delà de l’engagement contre le réchauffement de la planète, le FEMUA 2017 va rendre un hommage spécial à l’artiste Papa Wemba qui est décédé sur scène lors de la 9ème édition de ce festival, à Abidjan. Les organisateurs n’entendent pas laisser passer inaperçue le 1er anniversaire marquant la disparition de cette icône de la rumba congolaise.

Un grand concert sera livré par le groupe Viva-la-Musica,le 24 avril, à la veille de l’ouverture du Festival pour rendre hommage au Chef du Village Molokaï.On se souvient que le FEMUA 2016 s’est prématurément achevé sur un épisode tragique lorsque «Papa Wemba s’éclipsait en plein spectacle,le dimanche 24 avril 2016, avant de s’effondrer.

« le FEMUA entend à la fois rendre hommage au « père de la Rumba » et donner un résonance encore plus forte à l’événement en lui faisant dépasser la barre des 150 000 spectateurs atteinte précédemment’’, renchéri A’Salfo

L’hommage ne s’arrête pas là car, poursuit-il, Papa Wemba aura également une place en son nom dans le village, Anoumabo, où le festival est né. « En accord avec les autorités ivoiriennes, la place du FEMUA à Anoumabo sera rebaptisée place Papa Wemba’’, a révélé le leader du groupe Magic Système.

De manière inédite, le FEMUA procédera à l’inauguration de la place «Papa Wemba » et à cette occasion, une parade de Sapeurs, et surtout un grand concert assuré par le Viva-la-musica, sont programmés.

A côté de Viva-la-musica, on retrouvera aussi d’autres grosses pointures de la musique africaine et d’ailleurs. Il y a notamment Salif Keïta (Mali), Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Singuila, Black M (France), Marema (Sénégal), Bisa K Deï (Ghana), Soul Bang’s (Guinée). S’ajoutent les Ivoiriens Monique Seka, Révolution, Nash, DJ
Leo, Kiff No Beat, Kruman Group Orchestra.

« 10 ans, ça se fête. Des dispositions sont prises pour que cette saison soit une belle fête, une édition très élevée du FEMUA », a indiqué le Commissaire général.

Projet immense et évolutif, FEMUA a vu le jour en 2008 à l’initiative de l’artiste Ivoirien Salif Traoré, leader vocal de Magic System. Facteur du développement par ses actions sociales, ce Festival contribue à la réhabilitation des écoles et apporte des équipements médicaux aux hôpitaux ainsi qu’aux orphelinats de Côte d’Ivoire.

 

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