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La RédactionLa Rédaction15 janvier 20186min00

Inondations, violences politiques, choléra…: les événements tragiques qui endeuillent Kinshasa en ce début d’année 2018 rappellent le coût écrasant des obsèques et des cérémonies de deuil pour des familles sans grands moyens, soumises à cette forte tradition de la société congolaise.

Morgue, exposition du corps au funérarium, inhumation, accueil du clan élargi: la facture peut s’élever jusqu’à 2.500 dollars dans la capitale de la République démocratique du Congo, où un employé de supermarché touche entre 100 et 150 dollars par mois, 200 dollars en moyenne pour un fonctionnaire.

La famille de José Fataki porte le deuil de son parent, tué en marge de la marche des catholiques du 31 décembre 2017 contre le pouvoir. Les proches de ce modeste chauffeur de taxi-moto ont déboursé 620 dollars pour l’exposition du corps dans un funérarium, installé sous un chapiteau à côté d’une salle des fêtes, selon son neveu, Éric Fataki, avocat. « La salle nous a coûté 520 dollars« , confirme Martine Mujinga, sœur de Julie, décédée de maladie et dont le corps est exposé dans une salle voisine.

« Pour chaque corps exposé, l’État prélève 20 dollars« , précise à l’AFP le gestionnaire de la salle dans la commune populaire de Matete. Avec des centaines de deuils par jour, les salles de fêtes qui servent de funérarium représentent une activité prospère dans la capitale aux 10 millions d’habitants: « A Kinshasa, plus de 800 salles sont répertoriées« , indique à l’AFP le ministre provincial des Finances, Guy Matondo. On y organise aussi des activités plus joyeuses: mariages, conférences, concerts.

Le parcours du combattant commence à la morgue. Benoît Kulube, fonctionnaire à la retraite, affirme avoir déboursé plus d’une centaine de dollars pour la conservation du corps de son fils de 17 ans, décédé en tout début d’année de l’épidémie de choléra qui touche Kinshasa. C’est un cercle vicieux: le corps est conservé à la morgue, le temps que la famille réunisse de l’argent pour les obsèques, par exemple auprès de membres de la diaspora en Europe, si elle en a. Pour embaumer le corps, une pratique en vogue à Kinshasa, M. Kulube a payé de surcroît 50 dollars, sans oublier l’achat d’habits neufs pour le défunt.

Proposer l’incinération

Vient ensuite le choix du cercueil, avec des entrées de gamme à 250 dollars, jusqu’à plus de 1.000 dollars. Pour José Fataki, sa famille a acheté un cercueil de 700 dollars. « C’est grâce à l’assistance des autorités de la ville de Kinshasa, de l’église, des cotisations des membres de la famille », explique le neveu et avocat Éric.

Ce n’est pas fini. Le coût du transport du corps de la morgue au funérarium, puis au cimetière, s’élève entre 100 et 500 dollars. Le fonctionnaire à la retraite a préféré louer un véhicule ordinaire pour 22 dollars à la place d’un corbillard « hors de portée » de sa bourse. Du funérarium au cimetière, les familles louent aussi des bus pour transporter les membres du clan et des amis qui viennent en nombre au deuil.

Pendant la veillée mortuaire et les jours qui précèdent l’enterrement, voire après, la famille du défunt doit nourrir ses invités, ajoute M. Kulube, le fonctionnaire à la retraite. « C’est la coutume. Ils participent aussi financièrement aux frais ». Sauf les intrus qui viennent pour manger et boire à l’oeil, après avoir lu les communiqués nécrologiques du jour: « La plupart de ceux qui viennent ne connaissent le trépassé ni de près ni de loin (…). Pour eux, il n’y a pas de honte à être pique-assiette, quelles que soient les circonstances« , s’insurgeait en 2015 l’ex-journaliste Tsitenghe Lubabu sur le site de Jeune Afrique.

L’enterrement n’est pas donné non plus: 150 dollars pour un espace au cimetière, 100 dollars aux fossoyeurs, plus une taxe obligatoire versée à la garde républicaine de 15.000 francs (10 dollars), récite le fonctionnaire à la retraite qui va inhumer son fils. Les autorités de Kinshasa ont fait savoir qu’elles avaient distribué des aides aux familles des 44 personnes mortes dans les inondations du 4 janvier. On évoque la somme de 2.000 dollars par personne dans l’entourage du gouverneur de Kinshasa.

Interrogé par l’AFP, un spécialiste de l’histoire des mentalités, le député Zacharie Bababaswe, estime qu’il est temps « d’engager une réflexion approfondie » face à une culture traditionnelle du peuple Kongo, tribu du sud-ouest de la RDC, qui consiste « à économiser de l’argent pour des obsèques en fanfare plutôt que de cotiser pour des soins médicaux ». Il propose que la réflexion aille jusqu’à « proposer l’incinération » des corps, moins coûteuse, « bien que cela risque de choquer de nombreux Congolais« .

Kinshasa Times/AFP


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Avatar8 septembre 20176min00

C’est dans une salle Brell remplie comme un oeuf que le Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa a lancé officiellement les activités de la saison ce jeudi 7 septembre. Face à un parterre de journalistes et d’artistes de différentes filières, la direction de ce centre culturel a présenté le programme du mois de septembre en cours.

Varié, ce programme affiche le rendez-vous mensuel des activités littéraires. On y trouve aussi des spectacles de musique, du théâtre, des projections cinématographiques… et des conférences, comme le rapporte un dépliant distribué aux invités de la cérémonie. L’un de plus grands événements du mois est sans doute le Forum des femmes congolaises. Une initiative de la Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences sexuelles, basée à Goma, et la Fondation Panzi, basée près de Bukavu.

Prévu du 12 au 13 septembre prochain, cette activité a pour objectif ‘‘d’ouvrir le sommet des femmes de Kinshasa au monde, afin que la voix des femmes congolaises puisse être entendue et que les citoyens du monde puissent se rallier à leur cause et soutenir leur vision du futur’’, précise le dépliant. Les principales organisatrices du Sommet des femmes congolaises sont la Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences sexuelles, basée à Goma, et la Fondation Panzi, basée près de Bukavu.

La Grande rentrée littéraire

Responsable de la Bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, Richard Ali a annoncé la tenue de la Grande rentrée littéraire de Kinshasa. Fixée du 22 au 23 septembre, cette édition de l’odyssée littéraire est destiné à booster les oeuvres des écrivains congolais et de faire découvrir la richesse de la bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles.

La présente édition aura la particularité de présenter au public de Kinshasa des auteurs étrangers, provenant notamment d’Angola et du Congo Brazzaville, fait remarquer Richard Ali. Mais bien avant ce rendez-vous littéraire, le Centre Wallonie-Bruxelles a relancé son programme Bibliomalles dans les écoles, en vue d’alimenter en ouvrages les jeunes élèves avides de lecture.

Une saxophoniste de talent

Intervenant à ce niveau, Brain Tshibanda, le Directeur adjoint du Centre Wallonie-Bruxelles en charge des dossiers culturels, a saisi l’occasion pour faire déguster au public des extraits de spectacles qui seront présentés au cours du mois de septembre.

Il a notamment présenté au public la saxophoniste congolaise Gemima Band, l’une des rares artistes féminines du pays à manier à merveille cet instrument de musique. A la tête du groupe Gemima Band, la jeune instrumentiste a démontré au public son savoir-faire en jouant un morceau de Céline Dion, devenu l’hymne même du long métrage Titanic. Son talent, son souffle n’ont pas manqué d’émerveiller les spectateurs, invités à prendre rendez-vous avec le groupe le vendredi 15 septembre prochain à 19 heures.

Des groupes épatants

Autres délices servis aux passionnés de la culture, le spectacle ‘‘Rythmes et danses du Congo’’, un remake du spectacle des percussionnistes et danseurs du Congo, présenté récemment lors d’un festival international en Chine, où neuf pays ont été au rendez-vous. L’extrait exhibé par le groupe Nsango Mbonda a mis de l’eau à la bouche d’un public qui brûlait désormais du désir de voir ces artistes sur scène le 19 septembre prochain à 19h00.

A ces percussionnistes encadrés par Eddy Mboyo, a succédé le Choeur MC, qui a la particularité de jouer de la rumba, au delà du gospel. Composé de jeunes chantres, danseurs et instrumentistes, ce groupe a impressionné le public quand il a entonné la chanson ‘‘Mukusa’’ du regretté Emeneya Kester, avec une chorégraphie propre aux orchestres chrétiens. Leur soirée est fixée au jeudi 21 septembre à 19 heures à la salle Brell.

‘‘Le ministre des poubelles’’

Le programme mensuel prévoit, en outre, le festival annuel ‘‘Kinshasa, nuit du jazz’’ ou ‘‘Kin, jazz’’ pour le plus grand bonheur des passionnés de ce genre musical. Fixée au vendredi 22 septembre dès 19 heures, cette soirée connaîtra la présence des invités venant de différents horizons : Julien Hucq, Kinjazza, Kinfanfar Jazz, Les Salop’arts, Alexia Waku et José Hendrix.

Le Centre Wallonie-Bruxelles a également prévu la projection, le jeudi 14 septembre, du film documentaire ‘‘Le ministre des poubelles’’, une réalisation de Quentin Noirfalisse. Celui qui se surnomme ainsi, l’artiste plasticien congolais Emmanuel Botalatala, s’est créé une renommée en allant puiser la matière première de ses tableaux dans les poubelles qui foisonnent à Kinshasa. Des détails à découvrir lors de la projection le jeudi prochain à la salle Brell à partir de 19 heures.


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La RédactionLa Rédaction2 septembre 20172min02

Kinshasa a du talent. C’est grosso-modo ce que pouvait se dire tout spectateur ayant pris part à la soirée d’ouverture du Festival Toseka 2017.

Il a plu ce vendredi 01 septembre 2017 au Théâtre de Verdure de Kinshasa. Une pluie de rires qui a arrosé le public venu se recréer à l’occasion de l’ouverture la cinquième édition du festival international d’humour Toseka.

Les équipes formées par les parrains de cette édition Filston Mavinga dit Saï-Saï et Lady Nzongo dit Esobe se sont affrontés à travers des prestations en solo, mais aussi des duo aussi délirants les uns que les autres.

Avec un public au rendez-vous ayant afflué sur les gradins du sanctuaire de la culture congolaise situé au Mont Ngaliema, cette édition qui a pour thème « L’affrontement Kinois » restera gravée dans la mémoire des uns et des autres.

Le match aller a été remporté par l’équipe Kitindindi formée par Esobe, grâce aux ovations du public lors des passages de ses poulains. L’équipe Kindobika formée par l’autre parrain de l’événement aura toute la deuxième soirée pour montrer de quoi elle est capable renversée la vapeur. Pas facile.

Le festival international d’humour Toseka 2017 se clôture ce samedi 02 septembre et le gagnant de l’affrontement kinois à en croire Jean-Claude Eale, co-organisateur de l’événement, remportera une coupe symbolique et une prime.


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Patrick MbalaPatrick Mbala10 juillet 20176min00

La chanteuse du gospel Nadia Mwamba Kasongo s’est confiée dans une interview à la rédaction de KINSHASATIMES.CD sur son nouveau départ à travers le titre «Baba» lancé récemment. La finaliste du concours de la chanson «Best of the best» revient ici en profondeur sur le morceau et se dévoile sur sa famille, ses errements dans la musique…

En tant qu’artiste chanteuse comment définis-tu le style de ta musique ?

Je fais du Gospel mais je  n’ai pas de style particulier qui pourrait me coller à la peau. Je fais un mélange de styles. Je peux faire du slow, R’nb et pas mal d’autres mais pas de style fixe. J’essaye de faire un mixage de tout ça.

«Baba» c’est votre tout dernier opus sorti depuis quelques temps. Pouvez-vous nous parler de la genèse de ce titre ?

[Rires] En fait au départ le titre du morceau était «listen». C’est une chanson qui parle de l’homme qui invoque son créateur et ne trouvant pas de suite à sa requête il insiste en appelant Dieu «Baba» qui veut dire père (en swahili) pour lui supplier.

A présent vous êtes Gospel mais dans le temps lors de l’émission de télé réalité Best Of the Best, qui a permis au public de vous découvrir, vous naviguiez entre toutes les musiques. Pourquoi ce choix particulier de carrière?

Oui c’est vrai mais ce n’était pas ma voie puisqu’avant le concours je ne faisais également que du gospel. Pendant et après je suis passé un peu à côté de la musique que j’avais toujours voulu faire mais aujourd’hui me revoilà dans le gospel. Quand je chante pour Dieu ça c’est moi. C’est mon identité.

Vous venez d’évoquer l’avant Best of the Best, avez-vous réalisé d’autres titres dans le temps?

Oui. J’avais sorti des morceaux comme «Ecoute moi Seigneur», «C’est possible». «Yesu» que j’ai enregistré avec mes sœurs. J’ai eu à faire d’autres collaborations aussi avec pas mal d’artistes dont  Maman Ady par exemple. Donc pas mal des titres qui ne sont pas forcément connus du public. Et récemment avec Paul Bakenda aussi.

Le don de la musique que vous avez, vous l’avez en commun avec vos sœurs ?

Oui chez moi c’est presque tout le monde qui est chanteur à commencer par mon père qui est un bon chanteur. Mais il est concentré par sa mission de prédicateur et n’a pas beaucoup de temps à consacrer à une carrière musicale.

Peut-on dire que le fait d’être fille de prédicateur vous a influencer pour vous tourner vers le gospel?

Je ne peux pas le nier cela. Je suis née dans une famille chrétienne, j’ai  grandi à écouter la parole de Dieu. Donc je ne peux pas dire que cela n’a pas d’impact sur certains de choix que j’opère dans ma vie.

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 Revenons sur «Baba». A quoi ceux qui vont l’écouter peuvent s’attendre

C’est une chanson qui redonne de l’espoir. Parfois on se pose des questions si Dieu nous écoute. Si malgré nos travers il prête encore oreille à nos supplications. Je chante dans le morceau [en Anglais et swahili]  qu’il est notre père. Même quand aujourd’hui il n’a pas répondu à nos prières cela ne veut pas dire qu’il ne nous entend pas. Non. Il est là toujours quand nous avons besoin de lui.

Quelles sont vos perspectives d’avenir ?

Déjà j’annonce que le titre «Baba» est déjà disponible sur toutes les plateformes en ligne : YouTube, Tubidy… je signale que qu’il est produit par la maison LMB Record qui est déjà entrain de travailler pour le  clip qui arrive bientôt. D’autres projets sont également encours de préparation ou discussion. Et pourquoi pas un album si Dieu le veut.


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Patrick MbalaPatrick Mbala8 juillet 20174min00

Kinshasa regorge du talent et il suffit d’un rien pour en croiser un de plus. Un génie de l’art d’Orphée. Le mot est bien pesé. Kadima 88 c’est notre trouvaille de ce début de mois de juillet. Pendant que le festival du hip hop congolais Air D’ici 7 s’apprête à être lancé, c’est dans le studio du label kinois montant LMB Record que nous croisons cet artiste qui annonce en exclusivité à KINSHASATIMES.CD la sortie dans les jours à venir de son single «Ce n’est pas normal».

Il n’est pas un «tout nouveau venu» dans les milieux de la musique urbaine kinoise. À son actif plusieurs morceaux enregistrés depuis à peine plus d’une année entre autres «Evasion» en featuring avec la chanteuse Anita Mwarabu, une prestation remarquable dans le titre «Mama Africa» avec d’autres produits de LMB record et plusieurs covers [reprises, ndlr] également.

Dans la nébuleuse de cette musique qui a connu son apogée dans les années 2000 en République démocratique du Congo, Kadima 88, de son vrai nom Dany Kadima Kasongo compte bien se faire une place de choix à travers son Afro-trap et ce ne sont pas les moyens qui lui feront défaut à en croire le jeune chanteur.

«Je suis porté par une maison dont on parlera encore plus dans les mois à venir», nous a rassuré DK d’un échange de regard complice avec son producteur, le créateur de la maison LMB Record, Gaëtan Lwamba installé dans un sofa à ses côtés. «Un artiste c’est d’abord le talent et le reste vient avec le temps, surtout avec le travail. Et après il est vrai que les finances sont importants mais pour ça on n’a pas à se plaindre, un modèle économique à la Booba [rappeur et businessman français, ndlr] est en chantier comme vous pouvez le remarquer», nous a-t-il dévoilé sans plus de commentaire.

Dans «ce n’est pas normal», un morceau mi-dance, mi-conscient que nous avons eu l’occasion d’écouter en exclusivité, Kadima 88 essaye d’aseptiser les mœurs face à certaines antivaleurs qui s’érigent de plus en plus en norme dans la société congolaise. Une interpellation des consciences sur une musique rythmée, détendue.

A la question de savoir pourquoi ne pas avoir collaboré avec une star de la musique déjà beaucoup plus en vue, d’un regard [presque] révérant enfui sous ses verres fumés, le jeune artiste, au gabarit d’athlètes n’a pas caché son désir de partager l’affiche avec un «grand» mais veut d’abord faire ses preuves. La sortie du single, avec clip est prévue pour le 30 juillet prochain, dans les différentes plateformes d’écoute et de téléchargement libre.


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Avatar29 juin 20175min00

Sam Mangwana et Didier M’Pambia (au centre), entouré du représentant de Canal + et de l’ambassadeur du cuba en RDC (à l’extrême droite) lors de la conférence de presse annonçant la tenue du festival ‘‘Fire’’. (Photo FDA)

Kinshasa va vibrer, du 30 juin au 1er juillet prochain, au rythme de la première édition du Festival international de la rumba et de l’élégance (FIRE). Initiative de l’agence Optimum, cette grande rencontre culturelle s’inscrit dans le cadre des festivités de l’indépendance de la République démocratique du Congo. Deux jours durant, des vedettes musicales de renommée vont se succéder sur le podium, aussi bien à la place de la Gare qu’à l’hôtel Béatrice, dans la commune de la Gombe.

Placé sous le parrainage de musicien Lutumba Simaro, le parolier octogénaire qui préside aux destinées de l’orchestre  »Bana Ok », ce rendez-vous culturel permettra au public de revisiter le riche répertoire de la rumba congolaise et de communier avec les monuments de cette musique qui vont agrémenter les différents spectacles. Outre Lutumba, les mélomanes auront l’occasion de vivre en live des artistes de renom comme Sam Mangwana, Alain Makaba, Fabregas, Robino Mudimbu, Karmapa, Manda Chante, Lobeso, Jean Goubald, DJ Amaroula…

De jeunes talents et d’autres célébrités tant du pays que de la diaspora seront également au rendez-vous. Les organisateurs ont à cet effet fait appel à Eddie Mboyo, Eric Mpoyi (le fils de Djo Mpoyi du Tout-Puissant Ok Jazz), Eric Nice, Yekima, Medley, Laeticia Lokwa, Tatiana Kruz, Pamela (révélation de Voice Africa), Manasse Israëlle Kumbu Ki-Lutete…

Au-delà des individualités, l’agence Optimum a également invité plusieurs groupes locaux, en l’occurrence Kento Bakaji (orchestre exclusivement féminin), Schola Cantorum (chorale rumba)… et le groupe cubain Quinteto Harmonia.

Des sapeurs au rendez-vous

Le Festival va mobiliser, non seulement les artistes musiciens, mais aussi des sapeurs congolais, appelés communément les ‘‘kitendistes’’, d’autant plus que ce rendez-vous culturel tient aussi à mettre en valeur l’élégance qui a toujours caractérisé le monde musical congolais, de la génération de Grand Kallé à celle de Fabregas, commente à ce propos Didier M’Pambia, le responsable de l’agence Optimum et initiateur du festival ‘‘Fire’’.

A travers ce festival, précise-t-il, l’agence Optimum tient à rallumer la flamme de la rumba qui semble aujourd’hui perdre son aura au niveau international, au regard des images diffusées par des chaînes câblées, et à la montée en flèche des beats nigérians ou ouest-africains, désormais très présents dans les discothèques et soirées privées de Kinshasa.

Quand Lutumba et Sam Mangwana mobilisent…

«Si je suis revenu en RDC, ma terre natale, c’est justement pour redonner du souffle à la rumba africaine dont je suis le témoin oculaire de l’éclosion dans cette capitale. C’est ici que j’ai eu le privilège de côtoyer les grands noms de la musique congolaise : de Grand Kalé, à Papa Wemba, en passant par Rochereau, Nico Kasanda, Luambo, Pépé Kalé… Et c’est avec fierté que je vois la jeune génération continuer à porter haut la rumba, bien qu’elle y intègre quelques rythmes nouveaux», a indiqué, pour sa part, Sam Mangwana.

Ambassadeur du cuba en Rdc, Marc Djellaba Kabayero voit de bon œil cette initiative qui honore la rumba, musique d’origine cubaine (rumba découlant du mot espagnol rumbo : la route) et inscrite depuis novembre 2005 par l’Unesco au patrimoine mondial. Pour sa part, le parrain du festival, Lutumba Simaro a promis de donner le meilleur de lui-même pour que le public qui sera au rendez-vous ne rentre pas déçu en ce 57ème anniversaire de l’indépendance de la RDC.


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Aimé ZonveniAimé Zonveni26 juin 20174min00

L’édition 2017 du Festival du film européen a été lancée le 23 juin 2017 à la Grande Halle de l’Institut Français de Kinshasa par l’Ambassadeur de France en RDC Alain Remy. Environ 300 cinéphiles kinois et étrangers ont répondu au rendez-vous. Et pour cause, il s’agissait de la projection en première du film « Félicité » d’Alain Gomis, tourné à Kinshasa avec des acteurs congolais. 

Dans son mot d’ouverture, l’Ambassadeur Remy a souligné que « Félicité » est déjà remarqué au niveau international par la critique et par des festivals. Le film a en effet reçu le Grand Prix du jury à la Berlinale et l’Etalon d’or au Fespaco 2017.

Le film retrace l’histoire de Félicité, une chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans, Samo, est victime d’un accident de moto, avec une fracture à la jambe. Felicité se lance alors dans une course contre la montre pour sauver son fils de l’amputation. Sa course effrénée malheureusement n’y fait rien.  La jambe de Samoa est amputée car Félicité totalise, mais en retard, la somme requise pour une chirurgie.

L’histoire peint un portrait poignant du parcours du combattant de nombreux kinois pour se faire soigner dans les hôpitaux publics. Mais il retrace aussi le dynamisme de la vie qui caractérise Kinshasa, mélangeant musique et joie de vivre de la capitale congolaise.

Quant au festival, l’Ambassadeur Remy a noté qu’il est le fruit d’une collaboration entre six centres culturels des pays européens.

« Je voudrais aussi signaler que cette manifestation que nous inaugurons ce soir est d’abord une aventure commune. Une aventure portée par le Pole EUNIC…..Un regroupement de centres et d’instituts culturels qui regroupe six pays membres de l’Union Européenne:l’Institut Français, le Centre Wallonie Bruxelles, le Goethe Institute, l’Institut Camues du Portugal, et les Services Culturels des Ambassades d’Espagne et d’Italie… » a indiqué Alain Remy.

Ecoutez une partie du discours de l’Ambassadeur Remy ci-dessous.

Prenant la parole à son tour, l’ambassadeur de l’Union Européenne Bart Ouvry a remercié les acteurs culturels européens ainsi que les acteurs congolais qui ont rendu le festival possible. Il a souligné l’importance de voir davantage de créations culturelles congolaises.

« …J’ai un message: cette soirée et toute l’action de ces acteurs culturels européens n’a pas de sens sans nos partenaires, nos amis, les créateurs, les artistes congolais. et si j’ai un message a vous tous ce soir c’est que Notre but c’est de voir plus de créations de congolais. C’est d’avoir plus de cinéma congolais, c’est d’avoir plus de théâtres congolais, c’est de voir plus de plasticiens, de sculpteurs congolais…. » a noté Bart Ouvry.

Alain Gomis, réalisateur du film, a remercié toute la ville de Kinshasa, et tous les acteurs et figurants.

« Je voudrais vraiment remercier la ville de Kinshasa dans son ensemble et tous ceux qui nous ont accueillis pour faire ce film. Ça a été un accueil chaleureux et  on a pu travailler ensemble. Franchement je m’en souviendrai toute ma vie… » a conclu Alain Gomis.

Le Festival prend fin le 02 juillet 2017, avec 16 films qui feront rayonner le cinéma européen pas seulement à Kinshasa mais aussi dans d’autres villes de la RDC, notamment Muanda, Goma, Kisangani et Lubumbashi.


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Avatar13 juin 20171min0

Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC), accueillera du 16 au 18 juin prochain, la 11ème édition du festival JAZZ KIF. L’évènement se déroulera à l’Institut Français Halle de la Gombe.

Il s’agira de 3 grandes soirées colorées, toutes rythmées aux sons de divers artistes musiciens de la RDC, de la Colombie, de la France, du Cap-Vert et du Cameroun.

L’aventure lancée il y a 11 ans par Le Perc et ses acolytes, a su gagner le cœur des amoureux de la musique JAZZ à Kinshasa et à travers le monde. Un Rendez-vous qui tient son pari une fois de plus avec des spectacles inédits offerts aux Kinois. Pour cette 11ème édition, le podium sera partagé entre plusieurs artistes de la RDC et d’ailleurs.

On comptera la présence d’Anita Mwarabu (RDC), Yuri Buenaventura (Colombie), Co-Workers et The Squid (France), Lura (Cap-Vert), Ray-Lema (RDC), et Manu Dibango (Cameroun).


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La RédactionLa Rédaction26 mai 20174min00

L’église kimbanguiste a célébré ce 25 mai, la fête de Noel. C’était avec faste au centre kimbanguiste, situé sur l’avenue Saio dans la commune de Kasa-Vubu.

Le rendez-vous était pris et honoré par plusieurs fidèles de cette église, qui ont pris d’assaut l’esplanade du siège de cette église à l’occasion de cette journée spéciale et significative.

Tous était là pour la célébration de la nativité du Jésus- Christ, Papa Dialungana Kiangani Salomon Paul, deuxième fils du chef spirituel de cette église, Simon Kimbangu.

S’exprimant à cette occasion, le diacre Dimbu Dimpaka, a expliqué à l’assistance que la date du 25 mai est conventionnelle et historique. Elle marque la naissance de Papa Dialungan Kiangana Salomon Paul, le 25 mai 1916 lors de la deuxième guerre mondiale.

« La particularité avec nous les kimbanguistes est que toutes nos paroisses ont un programme uniforme. Le tout commence par la cloche. La première sonne à 8h30 pour alerter les fidèles. La deuxième, c’est au tour de 10h00. Celle-ci marque le début du programme », a-t-il indiqué, avant de souligner que le programme commence par une prière faite obligatoirement par une maman, suivi d’une chorale, bien identifiée d’entonner un chant d’ensemble après quoi intervient la lecture des Psaumes.

Le respect de l’heure et de la liturgie est de rigueur. La lecture du Psaume est suivie de la première prestation des chorales, ensuite vient la lecture du livre d’Exode 20 :1-17 ou Deutéronome 5 :1-21.

Cette lecture donne la passe aux chorales de monter de nouveau sur le podium pour des cantiques, avant que l’on puisse assister à l’intercession, habituellement faite par trois personnes, suivi de l’offrande et enfin, c’est la prédication.

A en croire Madame Charlène Lulendo, l’une des fidèles, trouvée à l’esplanade, toute contente de prendre part à ce grand événement, le mois de mai est un mois de promesses pour les chrétiens kimbanguistes.

« Avant je fêtais noël le 25 décembre de tous les ans et depuis qu’on m’a annoncé la vrai date de la naissance de Jésus Christ, je célèbre maintenant cette fête aujourd’hui et c’est la 17è année pour moi et pour tous les fideles kimbaguiste de fêter en cette date du 25 mai».

« Le sauveur que le monde attend est la vraie lumière et la clarté pour tous les vivants, c’est papa Dialungana Kiangani », a lâché M. Antoine Kimbangu, soulignant que ceci : « Aujourd’hui, c’est un jour spécial pour les fideles kimbanguites. Car, ils commémorent la naissance de Jésus Christ au nom de papa Dialungana Kiangani Salomon Paul ».

Kiaku prisca, stagiaire


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Luc-Roger Mbala BembaLuc-Roger Mbala Bemba25 mai 20172min00

L’ambassadeur de France en République Démocratique du Congo, Alain Remy, a expliqué, à l’occasion de l’ouverture mercredi 24 mai de la quatrième édition de la  Semaine Française de Kinshasa, l’importance de ce forum dans le renforcement de la coopération entre la France et la RDC.

Cette nouvelle édition de la Semaine Française de Kinshasa est placée sous le thème: « RDC terre du numérique et de l’agrobusiness ». L’autre fait marquant de cette semaine c’est la rencontre entre les entreprises françaises et les jeunes congolais en quête d’emploi. Des entreprises françaises vont chercher à recruter des jeunes universitaires congolais.

« Il faut qu’on travaille ensemble pour contribuer à l’essor économique de ce grand pays qu’est la République démocratique du Congo.», a déclaré l’Ambassadeur de France.

Parlant du numérique, l’ambassadeur de France a souligné que le numérique est un atout majeur pour le développement de la RDC.

« Nous croyons que seule l’industrie du numérique permettra de combler le retard dans les secteurs de l’éducation et de l’agriculture par exemple. Nous allons recourir à des solutions numériques pour relever les défis du développement de la RDC » , a-t-il expliqué.

L’ambassadeur Remy a par ailleurs rappelé que la RDC, avec plus de 120 millions de terre fertile et arable, dispose des atouts pour devenir une puissance agricole  du continent africain.

Selon le diplomate français, cette semaine française est une occasion pour les investisseurs français de s’intéresser au secteur agricole qui constitue un plus grand gisement d’emplois.