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La RédactionLa Rédaction28 janvier 20202min0

Le ministre des finances José sele Yalangwila a affirmé que le budget décaissé du trésor public pour le programme de 100 jours du président de la République, Félix Tshisekedi ne coïncide pas avec le niveau des travaux exécutés. Cette affirmation a été faite ce mardi 28 janvier dans une interview accordée à la radio Top Congo FM.

Selon le ministre des finances, seuls 70% des ressources réservés au projet d’urgence du chef de l’Etat avaient déjà été décaissés avant la prise de ses fonctions.

A l’en croire, les missions ont été effectuées sur le terrain afin de s’assurer que le niveau d’exécution était assez avancé. Cependant, le niveau d’exécution physique était en deçà du niveau d’exécution financière.

Par ailleurs, Sele Yalangwila, a recadré l’affirmation du directeur du cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamereh selon laquelle 70% des travaux dudit projet serait réalisé.

 » il ne faut pas confondre. Lorsqu’on dit réalisation à 70%, il ne faut pas prendre le cas d’un projet isolé parmi une dizaine des projets pour dire que c’est ce pourcentage qui s’applique à tout les restes. Il faut prendre la moyenne de tout les projets qui aujourd’hui en terme d’exécution physique c’est en deçà de 50% « a-t-il déclaré.

Pour lui, Vital Kamerhe a fait dans son bilan, seulement allusion au saut-de-mouton réalisé à pompage.


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La RédactionLa Rédaction23 janvier 20204min0

Au cours du sommet d’investissement Royaume-Uni-Afrique, Félix Tshisekedi s’est engagé à améliorer l’environnement des affaires en RDC pour attirer les investissements. Il a annoncé le lancement de diverses mesures pour améliorer la facilité de faire des affaires, notamment en simplifiant les impôts et en mettant en place un mécanisme pour résoudre rapidement les défis auxquels des investisseurs pourraient faire face.

« Il était important pour moi de participer au Sommet d’investissement UK-Afrique pour écouter comment les autorités politiques et chefs d’entreprises du Royaume-Uni redéfinissent leur nouvelle relation avec l’Afrique après le Brexit. Ce sommet a été une bonne opportunité pour moi de les informer des progrès réalisés depuis le début de mon mandat et des réformes en cours pour améliorer le climat des affaires afin de faire de la RDC une destination d’investissements plus attractive », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le chef de l’Etat congolais a aussi annoncé que la RDC était ouverte aux affaires et a discuté de la façon de stimuler les investissements propres et durables pour soutenir la stabilité et la prospérité de la RDC, au cours de sa participation au sommet d’investissement Royaume-Uni-Afrique organisé sous l’initiative de Boris Johnson, le premier ministre britannique à Londres.

Avec le premier ministre britannique, Boris Johnson, ils ont discuté du soutien annuel du Royaume-Uni à la RDC et de la nécessité pour le gouvernement de la RDC de mener des réformes concrètes en 2020 pour améliorer le développement économique, instaurer la paix et la stabilité dans toutes les régions du pays et de réduire l’épidémie d’Ebola à zéro nouveau cas.

Le chef de l’Etat s’est aussi appesanti sur son plan de développement des infrastructures en RDC, y compris dans le secteur des énergies renouvelables. Une initiative conjointe avec le Royaume-Uni contribuera également à accroître les investissements privés pour la fourniture d’énergie durable à la population croissante de la RDC.

Le président Tshisekedi et le Premier ministre Johnson ont également mis l’accent sur l’importance de la RDC dans les efforts mondiaux pour la lutte contre le changement climatique en prévision de la COP26 qui se tiendra au Royaume-Uni cette année. Ils ont également discuté de la manière dont les deux pays pourraient travailler ensemble pour renforcer la sécurité et la prospérité à plus long terme en RDC.

Félix Tshisekedi a également rencontré des dirigeants de 20 autres pays africains, des entreprises africaines, des chefs des institutions financières internationales et des investisseurs britanniques lors de ce sommet. Il a assisté à une réception au palais de Buckingham et a rencontré des membres de la famille royale.


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La RédactionLa Rédaction21 janvier 20202min0

Jean-Christophe Carret, directeur de la Banque Mondiale, accompagné de sa délégation à Kinshasa, ont été reçus en audience ce lundi 20 janvier par le premier ministre Sylvestre Ilunga, pour présenter un projet d’urgence sur l’équité et le renforcement du système éducatif en RDC.

Enfin de soutenir la gratuité de l’enseignement lancée depuis l’an scolaire 2019-2020 par Félix Tshisekedi, Jean-Christophe Carret, a présenté un projet d’un milliard de dollars américains pour soutenir et maintenir le bon fonctionnement de la gratuité de l’éducation de base en RDC.

Il a présenté un projet qui comporte quatre principaux axes. Le premier axe consiste à mettre en place un plan d’action sur trois ans dans le secteur de l’éducation primaire ; le deuxième axe, permettra au gouvernement de construire en urgence des salles de classe nécessaire pour l’accueil de nouveaux élèves ; le troisième axe basé sur l’identification des enseignants non payés ; et le quatrième axe sur la mise en œuvre d’un code des conduites que devront signés tous les enseignants.

Ce projet qui vaut 1 milliard de dollars américains, va dans le cadre d’un investissement moitié don, moitié prêt. Il sera par la suite examiné par le conseil d’administration de la Banque mondiale au mois de mars et entrera en vigueur quelques jours après.

Richard Makobo Musafiri


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La RédactionLa Rédaction20 janvier 20202min0

La Direction Générale des Impôts (DGI) a affiché ses assignations des recettes pour l’exercice 2020. Elles sont arrêtées à 6 046 974 902 700 FC (3,590 milliards USD), hors l’IBP (Impôt sur le bénéfice et le profit) des pétroliers producteurs, renseignent les prévisions des recettes du ministère de Budget.

Pour atteindre ces assignations des recettes, la DGI préconise de mettre en œuvre ces 9 mesures suivantes afin de maximiser ses recettes :

Le recouvrement effectif de l’IPR sur l’ensemble de l’assiette imposable (émoluments, salaires, primes permanentes et non permanentes, collations et autres avantages) à charge des membres des institutions politiques (nationales et provinciales) et assimilés, ainsi que des fonctionnaires et agents publics à l’instar de 3 administrations financières ;

La révision du taux de la première tranche du barème progressif à l’Impôt Professionnel sur les Rémunérations à 3% au lieu de 0% ;

L’actualisation du montant de l’impôt professionnel individuel, de 1500 FC à 2000 FC ;

La perception de l’IPR auprès des agences d’exécution bénéficiant de financements extérieurs;

L’intensification de la sensibilisation, du recensement et du recouvrement de l’impôt forfaitaire à charge des micro-entreprises au titre d’IBP en impliquant les autorités des provinces et des Entités Territoriales Décentralisées;

L’intensification des contrôles mixtes DGDA-DGI sur l’origine des produits revendus sur le territoire national en luttant contre le phénomène prête-nom ;

L’intensification de la campagne de sensibilisation sur l’émission obligatoire de la facture par les assujettis à la TVA ;

Le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale;

L’implication du Gouvernement pour la facturation et la collecte de la TVA sur les marchés publics financés par les Gouvernements Central et provincial.

Ces assignations sont en hausse de 50,7% par rapport à 2019 où elles été arrêtées à 4 011 414 092 153 FC (2,403 milliards USD).


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La RédactionLa Rédaction18 janvier 20202min0

L’ intersyndicale de la Société générale des carrières et des mines(Gecamines) a accusé la société civile locale d’être instrumentalisée pour déstabiliser le Albert Yuma, président d’administration de cette société minière .

Cette accusation a été faite au cours d’un point de presse organisé vendredi 17 janvier à Lubumbashi dans la province du Haut Katanga.

L’intersyndicale annonce par ailleurs, la fin de ses actions de terrain pour soutenir le comité directeur de la Gecamines.

« Albert Yuma est victime d’une cabale oeuvre des multinationales, parce qu’il est géniteur de l’actuel code minier au pays. Nous pensons que l’instrumentation de la société civile doit s’arrêter. Et si elle continue, nous allons nous affronter même en justice au nom des intérêts des travailleurs de laGécamines , a déclaré Ngoy Kienge Kya Soni, responsable de l’intersyndicale de la Gécamines dans la région du Grand Katanga.

Les syndicats la Gecamines craignent pour leur entreprise qui, selon eux, n’a jamais servi de blanchiment d’argent.

 » La RDC est un pays de droit. Puisque le dossier de Monsieur Yuma est vide et qu’il n’y a aucune preuve, et que les documents de versement de l’argent dans le trésor public sont là, et que le ministre de finances a reconnu que cet argent a été versé, et a permis à l’organisation des élections. Les 5 chantiers, c’est toujours la Gecamines », a t-il poursuivi devant la presse.

Soulignons que le cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga avait appelé, jeudi 09 janvier dernier à la démission du Président du conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma ainsi que les autres mandataires oeuvrant dans le comité de gestion.


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La RédactionLa Rédaction16 janvier 20203min0

Au cours de la cérémonie de lancement des activités de production de la Société minière de Deziwa (SOMIDEZ) à Kolwezi dans la province du Lualaba, le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance, Amhed Kalej, a lancé, ce mercredi 15 janvier, un appel à toutes les entreprises congolaises du secteur privé à s’enregistrer à son institution afin de bénéficier des avantages liés à la sous-traitance en République démocratique du Congo.

« J’aimerai exprimer ma joie de voir ce projet atteindre ce niveau de réalisation. Étant donné que j’étais parmi ceux qui étaient à la base de son lancement. Et pour ce qui concerne la sous-traitance, Deziwa opère sur le territoire congolais et doit être soumis à la loi sur la sous-traitance. La manière à laquelle nous allons suivre la réalisation des contrats de sous-traitance est la même que nous allons suivre dans toutes les entreprises implantées en RDC », a déclaré Amhed Kalej lors de la cérémoni de lancement de la production de SOMIDEZ, une jointe-venture entre la firme chinoise CNMC et la société congolaise Gécamines.

Il a profité de cette occasion pour lancer un appel aux PME congolaises à solliciter leurs agréments auprès de l’autorité de régulation de la sous-traitance.

« La première balise c’est l’exigence à ce que tous les sous-traitants qui devront effectué les travaux pour le compte de Desiwa doivent être au préalable agréés par l’autorité de régulation de la sous-traitance. Et Deziwa comme toutes les entreprises principales seront notifiées qu’ils ne pourront pas employer les sociétés non-agréées. Et par la suite, nous déployerons des inspecteurs sur place pour vérifier l’application de ces dispositions légales », a-t-il expliqué.

Et d’insister : »Je demande aux sous-traitants du Lualaba de s’enregistrer massivement en vue d’obtenir l’agrément parce que ne pourra opérer comme sous-traitant que celui qui aura été préalablement agréé à l’autorité de la sous-traitance. Et par la suite nous sommes là pour créer de l’espace pour eux afin qu’ils puissent s’épanouir en tant que sous-traitants ».

Dans sa première phase d’exploitation, SOMIDEZ compte produire jusqu’à 100 000 tonnes du cuivre.


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La RédactionLa Rédaction10 janvier 20203min0

La Banque Centrale du Congo a retiré des agréments à 10 institutions du système financier décentralisé. C’est ce qu’annonce son communiqué rendu public le 06 janvier 2020.

Cette mesure touche des établissements de crédit implantés dans 5 provinces, le Kongo-Central, le Sud-Kivu et Nord-Kivu, le Sankuru et à Kinshasa.

“La Banque centrale du Congo informe le public qu’elle a décidé, en exécution de l’article 41 de la Loi n°11/020 du 15 Septembre 2011, fixant les règles relatives à l’activité de micro finance en République démocratique du Congo, de procéder au retrait d’agréments accordés à quelques institutions du Système Financier Décentralisé ”, dit ce communiqué.

Il s’agit de l’Institution de micro crédit Société Financière d’investissement dans les pays de Grands-Lacs Africains (IMF SOFIGEL) ; La Coopérative d’épargne et de crédit KAWA ; et La Coopérative d’épargne et de crédit Mouvement Ouvrier Chrétien au Congo (COOPEC MOCC) toutes de Bukavu, en province du Sud-Kivu ; avec comme Liquidateur Le cabinet Gestion, Études, Audit et Conseils (GEAC) ;

De la Coopérative d’épargne et de crédit de Kirumba, et la Coopérative d’épargne et de crédit pour le développement au Congo (COOPECCO) de Lubero, toutes en province du Nord-Kivu, avec comme liquidateur Le Cabinet Consultancy Developpement and Business Organisation (CDO) ;

De la Coopérative d’épargne et de crédit de la Communauté des églises de l’Alliance au Congo (COOPEC CEAC Matadi), en province du Kongo Central, avec comme liquidateur le Cabinet HNK Consulting SARL ;

De la Coopérative d’épargne et de crédit CAMUDE, de Matadi dans la province du Kongo Central, avec comme liquidateur le Cabinet d’audit et d’expertises Comptables (CAUDITEC) ;

De la Coopérative d’épargne et de crédit de Lodja, dans la province de Sankuru, avec comme liquidateur le Bureau d’Etudes et de Services (BES);

Ainsi que la Mutuelle d’épargne et de Crédit des Femmes Sages de Kinshasa (MUSEFAKIN), et de la Coopérative d’épargne et de crédit FAIDEC, toutes à Kinshasa, avec comme liquidateur le cabinet HNK Consulting SARL.

De ce fait, la Banque Centrale du Congo interdit le public à fréquenter ces institutions financières qu’elle reconnait dissoutes. Aux membres épargnants, la BCC donne un ultimatum de soixante jours pour les résidents, et de cent-vingt jours pour les nons-résidents de la RDC pour s’adresser au liquidateur.


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La RédactionLa Rédaction10 janvier 20202min0

Le compte général du Trésor enregistre 6 872 806,86 millions de FC (4,117 milliards USD) de recettes, soit un taux de mobilisation de 71,6%, contre des dépenses de l’ordre 7 426 388,44 millions de FC (4,449 milliards USD), soit un taux d’exécution de 77,3%, dégageant un solde déficitaire de 553 581,58 FC (331 millions USD), au 20 décembre 2019, renseigne le Condensé d’informations statistiques de la Banque centrale du Congo.

Du côté recettes, la Direction générale des impôts (DGI) a collecté plus de fonds que les deux autres régies financières, soit 3 575 986,07 millions de FC (2,142 milliards USD) dans son compte général et 106 660,06 millions de FC auprès des pétroliers producteurs, un taux de mobilisation de 89,1%.

Quant à la DGDA, elle a collecté 1 953 058,87 millions de FC (1,170 milliard USD), soit 73,8% de taux de réalisation à la même échéance.

La DGRAD a mobilisé 1 069 490,53 millions de FC (640,797 millions USD) auprès de ses assujettis en général, soit 88,6%, et 144 050,53 millions FC (86,309 millions USD) chez les pétrfoliers producteurs, soit un taux de réalisation de 53,7%.

Au niveau des dépenses, les rémunérations constituent le plus important post avec 3 662 878,42 millions de FC (2,194 milliards USD), soit un taux d’exécution de 99,5%.


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La RédactionLa Rédaction9 janvier 20202min0

La bourgmestre de la commune de Lingwala, Brigitte Mwanamuke a effectué une descente au rond-point Huilerie pour constater le fonctionnement du train-train quotidien de ce carrefour de sa commune. Après observation, elle interdit les motocyclistes de stationner sur le rond-point huillerie et exige aux vendeurs qui se trouvent actuellement dans cette place publique d’arrêter d’exercer leurs activités.

Dans le cadre de l’opération Kin-Bopeto, la bourgmestre de cette commune vise à assainir ce rond-point pour permettre aux chefs des quartiers de bien travailler. Elle a promis que ce lieu transformé en marché et parking de wewa et des taxis sera clôturé cette semaine.

« Il y a le marché de Kalembe-lembe qui jouxte le rond-point huilerie. Cet espace doit rester vide. Je suis surpris de voir que l’on vend même le carburant ici au rond-point, ce qui est très dangereux”, dit la bourgmestre Brigitte Mwanamuke.

Très fâchés, les motocyclistes qui se disent contre cette décision ont terrorisé la bourgmestre promettant de la brûler.

Selon certains motocyclistes interrogés, la bourgmestre aurait tenu des propos sabotant le président Félix Tshisekedi.

“Nous sommes fâchés parce que la bourgmestre au lieu de nous demander d’assainir cet endroit, nous demande de quitter. En plus de cela, elle a saboté le président Félix Tshisekedi en disant que nous et notre président nous n’existerons plus en 2023”, explique un motocycliste.

Alors que la bourgmestre affirme avoir averti à plusieurs reprises les motocyclistes, les vendeurs et les chauffeurs des taxis afin de libérer cet endroit mais en vain.


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La RédactionLa Rédaction27 décembre 20195min0

Le député national Godard Motemona sonnait déjà bien avant le tocsin sur l’affaire Gecamines-Ventora. Pour l’élu de Moamba, ni le DG encore moins le PCA Albert Yuma n’est impliqué dans un quelconque blanchiment d’argent. Sa position vient d’être relayé par 4 organisations de la société civile congolaise qui ont tenu un point de presse ce vendredi 27 décembre au centre interdiocésain, sur le dossier opposant la Société Générale des Carrières et des Mines « Gécamines SA » à la société Ventora Development et sur les enjeux du cobalt de la RDC.

Pour ces ONG la dette de 128 millions d’euros que la Gécamines doit à la société Ventora ne doit pas être assimilée à une tentative de blanchiment d’argent orchestré par le PCA Albert Yuma, car à les en croire, l’état congolais était au courant de ce prêt. Ces organisations de la société civile précisent que cette dette a été contractée sous la signature de l’ancien ministre des Finances et non sous celle du DG ou PCA de la Gécamines. Et le montant de ce 128 millions d’Euros a suivi le circuit bancaire suivant, précise cette ONG : « Unicreditbank Autriche vers ING/Belgique puis Rawbank Kinshasa ». Elles pointent donc du doigt à l’Etat congolais à travers son ancien gouvernement.

« Dans le dossier Gécamines, le premier responsable est l’Etat congolais qui est propriétaire de cette entreprise. C’est l’Etat qui a pris l’argent et l’a placé dans le trésor public et non Albert Yuma. Si aujourd’hui la Gécamines tombe en faillite, c’est l’Etat qui est premier responsable. Le deuxième responsable est que depuis 1995, nous sommes victimes d’une guerre de multinationales avec l’appui des pays occidentaux. Et, il y a aussi des congolais qui participent à ce complot », a déclaré Franck Fwamba, coordonnateur de « Touche pas à mon cobalt ».

Dans leur communiqué conjoint, ces ONG appellent le gouvernement congolais à mener le lobbying pour gagner la désinscription du cobalt sur la liste des minerais des conflits au point 16 de la résolution du conseil de sécurité de l’ONU, n° 2502 du 18 décembre 2019.

« On ne peut inscrire les cobalts parmi les minerais des conflits parce que la loi qui établit les minerais des conflits est claire. Il faut que les minerais soient produits dans une zone où règne les conflits. Une zone ou les gens se battent. Or, le cobalt est produit à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, à Fungurume et à Kolwezi où il n’y a aucune guerre. C’est parce que les gens veulent contrôler le cobalt du Congo qu’on l’a inséré sur la liste des minerais des conflits. Les richesses de la RDC doit bénéficier à ses enfants. Nous autres, nous faisons partie de la génération sacrifiée », précise Franck Fwamba.

Ces ONG appellent les cours et tribunaux de la RDC à dire le droit de manière responsable et indépendante, sans être soumis aux interférences politiques ni celles d’autres instances judiciaires ou de la société civile dans l’affaire pendante à la Cour d’Appel du Haut-Katanga à Lubumbashi et dans les enquêtes sur l’usage du prêt de Fleurette de 2017. Elles appellent également à la vulgarisation du code minier par les médias afin de permettre à la population congolaise de comprendre le bien-fondé de ce document. Quatre organisations ont animé ce point de presse, il s’agit de : justicia asbl, Touche pas à mon cobalt, Océan et Cern/Cenco.