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La RédactionLa Rédaction10 avril 20182min00

On peut affirmer que les experts ont fait un travail remarquable. Leurs 105 propositions comme la bonnes semence à la recherche de la terre fertile ont besoin d’un cadre politique (et économique) stable. Plus que les politiques, ces 105 recommandations de cette table ronde des exportations doivent être cristallisées dans les administrations pour leur pérennisation. Plus que promouvoir les exportations et réduire la dépendance de la RDC  aux importations, le but ultime est le développement intégral du pays.

Toute politique de commerce extérieur ne peut que s’effectuer que dans ce cadre. La clé de la réussite de toute politique des exportations demeure la compétitivité ou la capacité d’un pays à faire face avec ses produits à la concurrence internationale. Il est à noter que ces recommandations proposent un changement radical du mode de gouvernance.

Mais les circonstances ne le permettent pas encore. Il s’agit à la lumière de ses résolutions de créer une nouvelle économie congolaise qui tranche en partie avec le système colonial et toute la période postcoloniale.  Il faudra  des efforts immenses au gouvernement actuel pour améliorer notablement le climat des affaires et séduire les investisseurs étrangers surtout dans le secteur agricole. La RDC devra à l’instar  d’autres pays développer une « véritable diplomatie économique », faire de ses hommes d’affaires de véritables ambassadeurs et compter sur sa diaspora qui peut servir de relais pour la promotion du « made in DRC ».

Un ancien chef d’état africain avait déclaré en 1997 à Kinshasa : « chez vous tout est à faire et ce qui est fait est  à refaire ». Comme une pièce de théâtre que l’on finit d’écrire, tout commence car il faut la jouer. C’est le cas de cette table ronde des exportations qui est formellement terminée mais qui ne vaut absolument rien si ses résolutions et recommandations ne sont pas appliquées.


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La RédactionLa Rédaction10 avril 20183min00

L’économie congolaise est portée par l’embellie que connaissent les cours des matières premières durant les trois premiers mois de l’année.

Les produits exportés par la RDC ont la côte sur le marché mondial. Le cours du cuivre a connu une hausse de 16,41% soit de 5824,52$ à 6780,75$ la tonne métrique de mars 2017 au 7 avril 2018. 47523$ en mars 2017 et 91050$ le 7 avril 2018, c’est presque une hausse de  100% sur une année, soit exactement 91,59% qu’a connu la tonne de cobalt. Tous les principaux minerais d’exportation de la RDC sont en hausse.

En RDC, le taux de croissance du PIB (produit intérieur brut) réel en fin décembre 2017 est 3,7% contre 2,4% en 2016. Les projections de cette année 2018 à la BCC sont de 4,4%. La remontée des cours mondiaux des matières premières, l’entrée en phase de production de quelques projets miniers et la reprise des activités de l’entreprise KCC (Kamoto Copper Company) expliquent cette hausse du PIB. La branche « bâtiments et travaux publics » et « autres industries manufacturières » est marquée par les débuts de production de deux nouvelles cimenteries (CIMKO et PPC Barnett).

Le taux d’inflation du 1er janvier au 7 avril 2018 est de 3,123% au niveau national et à ce rythme, il sera de 12,10% à la fin de l’année. L’année 2017 s’est achevée avec un taux d’inflation de 54,7% contre 23,6% en 2016. Quant au taux de change, il était de 1616,94 FC le dollar à l’interbancaire  (BCC) et de 1640,67 FC au parallèle le 7 avril 2018.

En matière des finances publiques, le solde du trésor en fin 2017 était de 56,51 milliards de francs. L’excédent cumulé depuis le début de l’année  jusqu’à la mi-mars 2018 est de 275,23 milliards de francs (environ 170 millions de dollars). On s’attend à un autre excédent en avril 2018, mois d’échéance fiscale (paiement de l’impôt sur les bénéfices et profit). D’une année à l’autre, l’enveloppe salariale mensuelle est passée de 168 à 206 milliards  de francs.

Les réserves de change sont au 19 mars 2018 de 1,016 milliard de dollars soit plus de 4,25 semaines d’importations contre plus de 845,44 millions de dollars en fin janvier 2016. La norme internationale pour les réserves de change est de 3 mois d’importations (12 semaines). Ce qui équivaut à 2,870 milliards de dollars que doit mobiliser la Banque centrale du Congo. Ces réserves de change de un milliard de dollars ont pu être constituées grâce au paiement en devises des impôts, droits et taxes par les opérateurs miniers et pétroliers autorisés par le gouvernement.