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La RédactionLa Rédaction27 décembre 20172min02

Dans sa récente enquête, la Banque mondiale note un manque d’optimisation des services de base en République démocratique du Congo. A l’origine de cette situation, une faible mobilisation des recettes domestiques, notamment les revenus du secteur extractif.

Cela produit comme effet, indique cette enquête reprise par l’ACP, le maintien  du taux de pauvreté élevé au niveau de la population congolaise. 17,2% de la population vit sous le seuil de pauvreté de 1,9 dollars US/ jour en parité de pouvoir d’achat (PPA).

«Les insuffisances dans les secteurs de la santé et de l’éducation et les défaillances des secteurs des transports routiers, de l’électricité et de l’eau, affectent l’activité économique et le bien-être de la population.», ajoutent les experts de la Banque Mondiale

Le besoin en infrastructures routières dans ce pays aux dimensions continentales reste en dessous de la moyenne africaine, à en croire le rapport d’enquête de cette institution de Bretton Woods. Ce qui ne permet point d’assurer la connectivité de l’espace national.

L’indicateur de développement humain (IDH, 2015) place la RDC en 176ème position sur 188 pays pour l’année 2014. L’IDH s’est légèrement amélioré par rapport à 2010 quand la RDC se trouvait à la 178ème position. La persistance de faible niveaux de développent humain et de la pauvreté est liée aux insuffisances des services sociaux et aux défaillances des infrastructures de base.


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Aimé ZonveniAimé Zonveni19 août 20172min00

La Banque Centrale du Congo (BCC) limite à 5% la marge entre taux vendeur des devises et le taux indicatif de la BCC. C’est ce qui ressort d’une correspondance du Gouverneur de la BCC adressée à l’Association Congolaise des Banques et dont une copie est parvenue à la rédaction de KINSHASATIMES.CD.

Le Gouverneur de la BCC a invité les banques commerciales à observer cette limitation comme mesure temporaire pour le suivi du taux de change en RDC.

« …Je vous informe que désormais les banques ne peuvent, dans le cadre de leurs transactions de vente de devises, appliquer un taux vendeur excédant 5% du taux indicatif publié par la Banque Centrale du Congo à la clôture de la veille », ordonne le Gouverneur.

Selon l’argentier de la république, la mesure vise à « conforter les efforts de stabilisation du marché de change » et doit être immédiatement mise en application.

« …la Banque Centrale du Congo vous invite à sensibiliser les membres de votre corporation à la stricte application de cette disposition qui prend effet à la date de sa signature », peut-on lire dans la correspondance.

Bien que temporaire, la mesure constitue une forme de dirigisme économique qui pèche contre le libéralisme économique qui régit l’économie congolaise. La vente des devises par les banques commerciales doit s’effectuer selon la loi de l’offre et de la demande, suivant un taux dynamique.

Le Franc Congolais a perdu 30% de sa valeur alors que l’inflation est estimée à 50%. Le taux de croissance économique est tombé à moins de 2% du PIB dans un contexte international de baisse de cours des matières premières. La crise politique qui sévit au pays depuis plusieurs mois crée un climat d’incertitude qui vient empirer un contexte économique précaire.