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Jeannot ShejiJeannot Sheji21 février 20182min0

Mardi 20 février, c’était un acte d’une « fausse décrispation », dénonce le Comité des familles des prisonniers de la RDC, CFPP-RDC. « Aucun prisonnier politique n’a été libéré, malgré l’engagement écrit ransmis en date du 16 février 2018 par le ministre de la justice et garde de sceaux a Mgr Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo », écrivent ces familles des prisonniers politiques congolais parmi lesquelles celles de Diomi Ndongala et de Jean-Claude Muyambo.

Au lieu de tenir la promesse faite de libérer les cas emblématiques consignés dans l’accord de la Saint-Sylvestre, Alexis Thambwe Mwamba a préféré libéré  » des jeunes délinquants dits Kuluna », insiste le communiqué. « Plus grave, dans la liste de personnes relâchées, on pouvait lire les noms de trois personnes déjà évadées et un jeune mort de maladie dans cette même prison-mouroir qui est le CPRK », selon le CFPP.

Dans ce dossier, ces 37 familles de prisonniers politiques s’interrogent d’une part sur la constance et la volonté du gouvernement congolais à libérer leurs membres détenus et de l’autre, sur « les réels pouvoirs et compétences du Comité National de Suivi de l’Accord, CNSA, qui, depuis novembre 2017, a mis en place une commission ayant comme objectif accélérer la libération des prisonniers politiques ».

 » Nous constatons que le CNSA  reste aphone et non redevable par rapport à l’accomplissement de sa mission qui devrait être immédiatement finalisée », déduit le CFPP.


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don du ciel tolengadon du ciel tolenga21 février 20183min0

Annoncée avec pompe depuis au moins 3 jours, la nouvelle sur la libération d’Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo a plongé l’opinion publique dans un questionnement qui navigue entre « la mauvaise volonté » des autorités congolaises de libérer ces cas emblématiques de l’Accord de la Saint-Sylvestre et la « véracité » même de cette info relayée par plus d’un média.

« On le donne libre à 99%, il ne reste que 1% pour sa libération », déclarait l’épouse d’Eugène Diomi Ndogala, Patricia Ndogala sur Top Congo, arguant que la famille n’avait aucune notification officielle quant à une libération de son mari. Sans notification en main, Patricia Diomi a pris un grand risque de croire en la libération de ces 2 prisonniers avec comme conséquence, une répartition du pourcentage entre la certitude (99%) et l’incertitude (1%). Alors que l’incertitude devrait logiquement avoir la plus grande part dans ce cas.

Dans l’entretemps, le ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba était injoignable. Le téléphone du président du CNSA, Joseph Olenghankoy sonnait sans réponse. Son compte twitter un peu bavard est resté silencieux pendant que le bruit de la rumeur se rependait. « In dubito proero ». Dans le doute, kinshasatimes.cd a préféré se taire.

Lors de la cérémonie de libération des prisonniers au Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa, 17 prisonniers. Et pourquoi pas Jean-Claude Muyambo et Eugène Diomi Ngongala ? « Cela n’a jamais été d’actualité. Ces deux cas ne sont pas à l’ordre du jour pour une libération », s’est exprimé Alexis Thambwe Mwamba pour contredire la folle rumeur.

Enfin, c’était une fausse information. Dans ce monde qui devient de plus en plus numérique où pratiquement tous les documents officiels circulent sur les réseaux sociaux,  « la notification de la libération des prisonniers Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo qui venait (vient) de parvenir au directeur de la prison de Makala » annoncée par l’avocat de Jean-Claude Muyambo.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement congolais est appelé de libérer Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo, à l’instar des Christopher Ngoyi et abandonné des poursuites judiciaires contre Moïse Katumbi pour son retour en RDC comme cela a été possible pour Roger Lumbala, conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre.

 


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Jeannot ShejiJeannot Sheji18 février 20183min0

Après avoir plus ou moins pansé les blessures au cœur causées par la mort par balle de sa fille, la famille de Thérèse Kapangala, une des victimes de la marche des chrétiens du 21 janvier, se lance à la poursuite des coupables avec une plainte déposée à l’auditorat général de la RDC contre le Commissaire provincial de la Police-Kinshasa, le Général Sylvano Kasongo, accusé d’avoir commandité l’assassinat de leur fille Thérèse-Dechade Kapangala, le 21 janvier 2018.

Dans cette plainte déposée le 15 février dont une copie est parvenue à kinshasatimes.cd ce 18 du même mois, la famille explique qu’après avoir étouffé par « des rafales des gazes lacrymogène » la sortie des chrétiens catholiques de la paroisse Saint François de Kintambo qui voulaient répondre à la marche des laïcs, les éléments de la police « sous le commandement du général Sylvano Kasongo avaient parquet leur véhicule juste devant la grille et un élément de la police était monté sur ledit véhicule pour avoir accès à la vue de l’intérieur de la concession de la paroisse ».

« Y ayant eu accès, une voix semblable à celle d’une femme avait ordonné :  » Tirez », et l’élément de la police armé qui était monté sur le véhicule avait commencé à tirer à balles réelles sur les chrétiens repliés dans l’enceinte de la paroisse et ce, en rafale atteignant mortellement notre fille et sœur Thérèse-Dechade Kapangala Mwanza », lit-on dans la plainte.

Dans cette même plainte, la famille se plait aussi auprès des « plus hauts magistrats civil et militaire » chez qui une plainte contre inconnue avait été déposée par son avocat conseil, Maître Kabengela Ilunga et est « restée sans suite, même pas accusé de réception », jusqu’à ce jour.

En ce jour du 21 janvier 2018, 2 personnes ont perdu la vie selon les autorités congolaises, 6 selon la MONUSCO, 7 d’après la Voix des sans voix au nombre desquels cette fille d’un policier Thérèse Kapangala.