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La RédactionLa Rédaction5 mai 20187min00

En RD Congo, l’organe de consultation, de coordination et de concertation des associations et mouvements de jeunesse, le Conseil National de la Jeunesse (CNJ), semble s’être totalement dévoyé. Mi-avril 2018, plus précisément en date du 19 avril 2018, une correspondance signée du président du CNJ, Masudi Seyidi, annonçait que Son Organisation le CNJ retirait « … confiance à Francine Muyumba au poste de président de l’Union Panafricaine de la jeunesse. Une annonce qui succédait à beaucoup d’autres qui pourfendent systématiquement la Présidente de l’UPJ l’organe consultatif de l’Union Africaine sur les questions de la jeunesse. Pour des raisons aussi mal fondées que, sans doute, inavouées. « Cette sorte de hargne à descendre en flamme la représentante de son pays dans une instance internationale est incompréhensible. Cela ne se vit que dans votre pays », commente un diplomate africain.

Le Conseil National de la Jeunesse, un pandemonium

La guéguerre contre la présidente rd congolaise de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, qui a pris ses quartiers au CNJ, est d’autant peu explicable qu’elle heurte les buts et objectifs du conseil, selon les textes légaux qui en régissent le fonctionnement. Car, aux termes de l’Arrêté ministériel n° MJS/CAB/ 2100/024/99 du 31 décembre 1999 portant organisation et fonctionnement du CNJ, il n’est stipulé nulle part que le conseil sanctionne de quelque manière que ce soit un représentant de la RD Congo dans une instance internationale, fusse-t-elle de la jeunesse.

« Le Conseil national de la jeunesse a pour mission: de coordonner les activités menées par l’ensemble des associations et mouvements des jeunes en vue de la protection, l’éducation, l’encadrement de la jeunesse et de sa participation efficiente au processus de reconstruction nationale; saisi par le ministère ayant la jeunesse dans ses attributions, d’assurer le rôle d’organe conseil en donnant un avis sur toutes les orientations de la politique nationale en matière d’encadrement de la jeunesse; d’assurer la représentation de l’ensemble des associations et mouvements des jeunes auprès du ministère ayant la jeunesse dans ses attributions; de présenter au ministère ayant la jeunesse dans ses attributions, un rapport annuel sur la situation de la jeunesse en République démocratique du Congo ainsi que les perspectives d’amélioration; d’entretenir des relations de collaboration, d’amitié et de fraternité avec les organismes, institutions nationales et internationales s’intéressant aux problèmes de la jeunesse; d’assurer la représentation des mouvements de la jeunesse au sein des organismes internationaux de la jeunesse », stipule l’article 2 de cet important arrêté. Point à la ligne.

A l’évidence, Masudi Seydi outrepasse ses attributions, ainsi que l’explique ce diplomate : « Il n’appartient à une organisation relevant d’un ministère, en l’occurrence celui qui la jeunesse dans ses attributions, de se prononcer sur la désignation d’un fonctionnaire international ou d’un représentant du pays dans une instance internationale. Parce que cela relève des attributions du ministère ayant en charge les affaires étrangères ». Ce que Masudi Seyidi ne peut ignorer. L’homme verse, en fait, dans une énorme confusion de genres dans la mesure où ne peut retirer une confiance accordée que la personne qui accorde cette confiance. Dans le cas du second mandat électif consécutif de Francine Muyumba Furaha à la tête de l’Union Panafricaine de la Jeunesse ça relève de la Jalousie de Monsieur Masudi Seyidi. Dans tout ce que Masudi tente contre Muyumba Il y a vice de forme criant, selon ce juriste qui relève l’inopérabilité du sacro-saint principe juridique du parallélisme des formes et de compétence pour le cas d’espèce notamment en ce qui concerne le prétendu retrait de confiance.

Derrière l’offensive du président du CNJ contre la présidente du l’Union Panafricaine de la Jeunesse se cache donc, en réalité, une opération de sape destinée à ternir l’image de marque de la RD Congo. De plus en plus d’observateurs avertis estiment que Masudi Seyidi est instrumentalisé par des milieux hostiles à son pays, qui semblent avoir réussi à transformer le CNJ en véritable pandemonium pour les besoins de la cause. D’autant plus que des informations de source crédible assurent que sieur Masudi Seyidi, est contesté au sein du bureau du CNJ. Le détracteur de la présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse est, en effet, en rébellion ouverte contre le Ministère de la jeunesse qui a mis en place une nouvelle structure “Cadre de Concertation des jeunes “pour permettre au Ministre de travailler avec les jeunes après le refus de Monsieur Masudi de répondre aux invitations de son Ministre de tutelle à plusieurs reprises.

D’autres sources, qui rapportent que Masudi Seyidi serait soutenu par un homme fort du pouvoir, se perdent néanmoins en conjectures sur le comportement antipatriotique avéré du président du CNJ. « On ne peut pas comprendre qu’au moment où la RD Congo déploie, sous l’inspiration du Chef de l’Etat une offensive diplomatique pour redorer son image sur le plan international, qu’un compatriote se lance dans une opération de sape systématique de tels efforts », note cet observateur. Qui estime que dans tous les cas d’espèce, la ministre de la Jeunesse devrait, au plus tôt, remettre de l’ordre immédiatement dans sa boutique


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Jeannot ShejiJeannot Sheji24 avril 20185min00

Vingt-huit ans après je la croise, elle n’est pas heureuse. Naine et déplumée de sa gloire d’antan. Elle est toute méconnaissable. Elle joue encore dans le sable. Inimaginable ! Quand je me rappelle qu’à notre enfance, l’avenir de mademoiselle “démocratie” s’annonçait meilleur que le mien. Mon père se permit même de me dire qu’après Jésus-Christ qui nous a affranchi du péché, la démocratie était venue nous affranchir de la dictature !

Tout le pays cru en elle à tel enseigne qu’au lieu de : République “Shejique” du Congo, on la préféra à moi : République “démocratique” du Congo. Pourtant à ce jour, moi j’ai grandi : Une voix d’homme, une barbe au menton et je mange à table. Elle par contre, elle a toujours une poitrine plate, elle joue encore dans le sable. Incroyable !

Salut démocratie. Que t’est-il arrivé ?

Ce n’est pas de ma faute. C’est eux qui m’ont déformé.

Eux qui?

Je préfère ne rien dire. Ils risquent de me tuer. Tant qu’il y a la vie, il y a encore de l’espoir.

Je comprends ta peine. Développe.

Ah! C’est compliqué. Ils utilisent mon nom mais ils ne m’aiment pas. Ils marchent sur mes valeurs et crachent sur mes orientations.

Ah bon!

Oui. Je leur ai apporté le multipartisme mais ils ont inventé le “multitudepartisme” : Une multitude de partis politiques sans idéologie, ancrés dans la démagogie pour s’accaparer du pouvoir. Moi même je ne me retrouve plus.

Ne me dis Pa ça !

L’alternance au pouvoir était un moyen d’alterner les ressources humaines à la tête de l’État et réduire les frustrations sociales afin d’occasionner son développement. Toi même tu connais la suite. Au lieu de mes élections, ils ont encore choisi leur transition comme au premier jour de ma naissance, le 24 avril 1990 lorsque le dictateur lâchait du lest par un “comprenez mon émotion”. Négociations, débauchages, gouvernements illégitimes et impopulaires forment le classique. Comment veux-tu que je grandisse?

C’est triste !

T’as pas l’idée du nombre de kilos que je perds quand je vois des innocents en prison. Des manifestants à la morgue. Oh! Ce n’est pas vrai! La “liberté d’expression” se fait massacrer par la “primauté d’expression” comme au temps de César. Le silence en échange du droit à la vie! Où sont passés les droits de l’homme bon Dieu ?

Je suis compatissant certes mais à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Ça tu le sais au moins ?

Tu ne me comprends pas. J’étais venu pour mettre fin à tout ça. Hélas ! Aux dirigeants ce qui est au peuple et au peuple, la débrouillardise. L’article 15 existait déjà avant même la constitution de 2006. Seigneur ! Il n’y a que toi qui connaît les bienfaits de la bonne gouvernance. Tu dis dans ta parole que mille jours pour les hommes c’est comme 1 jour chez toi et mille jour chez toi, c’est comme un jour chez les hommes. Fais nous vivre la bonne gouvernance même un seul jour et les gens me comprendront.

Oh ciel !

Sniff, sniff, sniff ! Nous sommes dans la rue. Regarde, mes larmes attristent les passants. S’il vous plaît chers amis. Je suis une fille de vingt-huit ans à laquelle on a causé des problèmes de croissance. Ne me détestez pas… Sniff, sniff, sniff. Je n’en peux plus de relater ma sombre histoire. “Comprenez mon émotion”.

C’est fini. Viens dans mes bras. Je n’ai jamais douté que t’étais une bonne fille. Démocratie, tu es belle mais le monde est méchant.


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La RédactionLa Rédaction10 avril 20182min00

On peut affirmer que les experts ont fait un travail remarquable. Leurs 105 propositions comme la bonnes semence à la recherche de la terre fertile ont besoin d’un cadre politique (et économique) stable. Plus que les politiques, ces 105 recommandations de cette table ronde des exportations doivent être cristallisées dans les administrations pour leur pérennisation. Plus que promouvoir les exportations et réduire la dépendance de la RDC  aux importations, le but ultime est le développement intégral du pays.

Toute politique de commerce extérieur ne peut que s’effectuer que dans ce cadre. La clé de la réussite de toute politique des exportations demeure la compétitivité ou la capacité d’un pays à faire face avec ses produits à la concurrence internationale. Il est à noter que ces recommandations proposent un changement radical du mode de gouvernance.

Mais les circonstances ne le permettent pas encore. Il s’agit à la lumière de ses résolutions de créer une nouvelle économie congolaise qui tranche en partie avec le système colonial et toute la période postcoloniale.  Il faudra  des efforts immenses au gouvernement actuel pour améliorer notablement le climat des affaires et séduire les investisseurs étrangers surtout dans le secteur agricole. La RDC devra à l’instar  d’autres pays développer une « véritable diplomatie économique », faire de ses hommes d’affaires de véritables ambassadeurs et compter sur sa diaspora qui peut servir de relais pour la promotion du « made in DRC ».

Un ancien chef d’état africain avait déclaré en 1997 à Kinshasa : « chez vous tout est à faire et ce qui est fait est  à refaire ». Comme une pièce de théâtre que l’on finit d’écrire, tout commence car il faut la jouer. C’est le cas de cette table ronde des exportations qui est formellement terminée mais qui ne vaut absolument rien si ses résolutions et recommandations ne sont pas appliquées.


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Luc-Roger Mbala BembaLuc-Roger Mbala Bemba19 janvier 20182min00

A Kinshasa, le Comité Laïc Catholique (CLC) a confirmé ce vendredi 19 janvier la marche pacifique des chrétiens pour ce dimanche 21 janvier 2018. Et plusieurs organisations non-gouvernementales confirment aussi leur participation à cette marche.

Selon la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), plus de 150 organisations non-gouvernementales de la société civile congolaise ont répondu favorablement à l’appel du CLC pour participer à la marche de ce dimanche 21 janvier après la messe dominicale dans plusieurs paroisses catholiques de Kinshasa et d’autres provinces.

Selon les membres du CLC, cette marche vise à demandent aux autorités congolaises d’appliquer à la lettre l’Accord de la Saint Sylvestre. Parmi les points de cet Accord il y a notamment la libération des prisonniers politiques, le retour des opposants exilés, l’ouverture de médias publics à toutes les composantes politiques et bien sûr l’organisation des élections apaisées, libres et démocratiques qui conduiront à une alternance politique.

La question que d’aucuns se posent aujourd’hui est celle de savoir quelle sera la réaction de la police et des forces de sécurité.

A la lumière de la réalité actuelle,  il y a de fortes chances que cette fois-ci cette marche ne soit pas réprimée compte tenu de l’effet médiatique et la levée de bouclée diplomatique provoqués par la violente répression de la marche du 31 décembre 2017.

Au regard de ce qui s’est passé le 31 décembre dernier, le gouvernement ne se permettrait certainement pas d’ouvrir un nouveau front non seulement avec l’Eglise Catholique, le Vatican, mais également avec l’Eglise protestante qui vient de faire un réquisitoire sévère sur la gestion calamiteuse du pays. Sans oublier la communauté internationale du reste très regardante et attentive sur ce qui se passe actuellement en RDC.

Une nouvelle répression de la marche viendrait encore surcharger le casier des autorités congolaises sur l’échiquier tant national qu’international.


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Aimé ZonveniAimé Zonveni30 novembre 20175min00

Le Rassemblement des forces acquises au changement, la plus grande plateforme de l’opposition en RDC, a annoncé une mobilisation tous azimuts ce 30 novembre 2017, pour signifier au président Kabila haut et fort qu’il devait rendre le tablier. La marche annoncée s’est finalement transformée en journée ville morte. Erreur de stratégie en utilisant une formule qui a atteint ses limites? Étouffement dans l’œuf par les forces de l’ordre et de sécurité que contrôle le régime? Ou simplement faible capacité d’adhésion de la part d’un peuple fatigué?

Depuis la mort de l’opposant historique Etienne Tshisekedi en début de l’année 2016 et son remplacement à la tête du Rassemblement par son fils Felix Tshisekedi, l’opposition de Limité semble avoir perdu sa capacité mobilisatrice. Une succession d’appel à manifester dans les rues s’est soldée plutôt par des réponses timides ou simplement par une abstention générale. Plusieurs facteurs peuvent être proposés en explication.

Premièrement, le pouvoir mobilisateur d’un opposant ne se transmet pas forcément de père en fils. Pour s’en convaincre, Etienne Tshisekedi, affaibli par le poids de l’âge n’a pas du tout perdu sa capacité à téléguider les marches de sa résidence de Limite. Il lui suffisait d’en donner le mot d’ordre et s’en suivait une bataille rangée entre forces de l’ordre d’un côté et manifestants intrépides de l’autre.

Félix Tshisekedi a beau hérité de son père patronyme, allure, parti voire poste de chef de file de l’opposition. Mais la sphinxitude du Sphinx de Limite ne semble lui avoir été transmise.

Deuxièmement, la mort de son père semble avoir conduit à deux effets immédiats. D’une part, cette disparition a conduit à la perte du ciment qui tenait fermement le regroupement hétéroclite d’opposants, les réels tout comme les opportunistes. L’opposition peine encore à s’en remettre. Pour preuve, non seulement de son sein sont sortis des dissidents mais mais plusieurs poids lourds n’ont pas accepté l’adoubement de Félix à la tête de l’UDPS et du Rassemblement.

D’autre part, le régime a été requinqué par l’élimination naturelle, par la mort de Tshisekedi, du seul contrepoids réel qui équilibrait le rapport de force politique en RDC. Le frelatage de l’accord de la Saint Sylvestre, seulement quelques mois après la disparition de l’opposant historique, et les marches qui sont régulièrement étouffées dans l’œuf donnent la pleine mesure du basculement de la balance en faveur du pouvoir.

Troisièmement, une forme de lassitude semble avoir émoussé l’ardeur des marcheurs et manifestants dans les grands centres urbains du pays. Chaque appel à manifester dans les rues lancé par l’opposition rencontre une réponse mitigée. Les ténors des partis de l’opposition et certains de leurs caciques adeptes obéissent au mot ordre. Une autre catégorie de la population, par crainte de la répression ou simple envie d’une journée fériée et payée, reste à la maison en simples observateurs. Et une troisième catégorie de la population, composée de fonctionnaires et agents de l’état ainsi que les fidèles des partis au pouvoir, s’évertue à prouver que l’appel à marcher a été un échec.

La question que chaque analyste se pose est celle de savoir ce que vaut réellement un appel à marcher, en tant que stratégie politique, dans le contexte politique d’un peuple visiblement las de marcher et en face du pouvoir qui, pour citer Max Weber, “détient le monopole de la violence”. La question se pose tout autant en ce qui concerne les appels aux villes mortes.

Il est temps pour l’opposition de revoir ses stratégies.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji19 octobre 20173min00

Les 3 institutions gouvernement, CENI et CNSA se sont réunies au palais du peuple pendant 5 jours pour statuer sur l’évaluation du processus électoral en cours, en vue d’un report ou pas des élections et de la détermination de la durée de ce report, comme le prévoit l’accord du 31 décembre 2016.

Le communiqué sanctionnant la fin de ces assises du palais du peuple, repend plus de brouillards, sans apporter des éclaircissements sur le processus électoral, avec des exhortations, encouragements, en passant par des recommandations, sans oublier des appels et rappels.

La CENI qui a exigé 504 jours pour la tenue des élections, semble avoir obtenu le feu vert du gouvernement et du CNSA qui lui recommandent de poursuivre avec l’enrôlement au Kasaï, l’enrôlement des congolais de l’étranger et autres, “pendant autant de temps”.

Le temps derrière lequel devaient courir ces institutions est le grand absent de cette déclaration finale. En ce qui concerne le calendrier électoral tant attendu, gouvernement et CNSA ont simplement demandé à la commission électorale de publier le calendrier électoral “réaliste” sans dire quand.

Aucune contrainte temporelle non plus sur le gouvernement dans la mise à disposition des fonds pour la Commission électorale nationale indépendante afin qu’elle puisse parachever le processus électoral en cours.

Le Conseil national de suivi de l’accord du 31 décembre 2016 et du processus électoral a pour sa part brillé par sa passivité devant les faits. En apposant sa signature au bas de ce communiqué tel que rédigé, il s’est engagé à accompagner le gouvernement et la CENI dans leurs prévisions qui se distancient de plus en plus de l’accord de la Saint-Sylvestre.

De quoi sans doute mettre du sel sur la langue des tenants d’une “transition sans Joseph Kabila” qui vont inévitablement accroître la pression pour obtenir le départ de ce dernier. La crise tombée en hibernation grâce à l’accord, pourra encore cracher de la larve d’ici décembre 2017. L’avenir nous en révélera plus.


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La RédactionLa Rédaction13 octobre 20176min00

Malgré les progrès louables accomplis à l’échelle mondiale pour mettre fin au Sida, lebesoin urgent d’accélérer le rythme de l’action en Afrique de l’Ouest et du Centre était évidentau moment où la “Déclaration politique 2016 de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida” a été adoptée en juin 2016. Avec seulement 28% des personnes vivant avec le VIH bénéficiant d’ une thérapie antirétrovirale dans la région à la fin de l’année 2015, contre 54% en Afrique orientale et australe, les dirigeants politiques de la région étaient déterminés à élaborer un Plan pour aider l’Afrique de l’Ouest et du Centre à rattraper son retard sur d’autres parties du monde.

L’ambition d’atteindre les objectifs 90-90-90 d’ici 2020 devait être maintenu afin que90% des personnes vivant avec le VIH fassent un test de dépistage et connaissent leur statut sérologique, 90% de celles qui connaissent leur statut soient placées sous une thérapie antirétrovirale et 90% de celles qui suivent une thérapie antirétrovirale durable parviennent à une charge virale supprimée.

En étroite collaboration avec le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA) et d’autres partenaires clés, la région a élaboré un Plan de rattrapage qui contribue à accélérer la riposte au VIH pour atteindre ces objectifs ambitieux d’ici 2020. Les Chefs d’État et de gouvernement l’ont approuvé lors de la réunionAIDS Watch Africa qui s’est tenue en juillet 2017 sous la direction du Président en exercice de l’Union africaineet Président de la Guinée, Alpha CONDE, afin de remettre sur les rails la riposte au VIH dans la région, dans moins de deux ans.

Ce Plan complète d’autresplans existants dont les pays se servent pour lutter contre le VIH et le Sida.
Ce nouveau Plan donne à l’Afrique de l’Ouest et du Centre l’occasion de s’approprier la riposte au VIH grâce à un leadership plus fort aux niveaux national et infranational. Il offre également de nouvelles opportunités pour améliorer la prestation des services et obtenir le financement nécessaire auprès des gouvernements, des partenaires au développement et des chefs d’entreprises du secteur privé.

Nous avons maintenant l’opportunité de combler toutes les lacunes en matière de traitement en plaçant immédiatement sous thérapie antirétrovirale les 850. 000 personnes qui avaient été testées positives au VIH, mais qui n’étaient pas encore enrôlées pour les soins. Les 250.000 autres personnes vivant avec le VIH – dont 60.000 enfants – peuvent désormais faire le dépistage au VIH et suivreimmédiatement une thérapie antirétrovirale soutenue. Il est important de noter qu’une autre tranche de 100.000 femmes enceintes vivant avec le VIH peut bénéficier d’une thérapie antirétrovirale qui les protège du sida et permet ainsi à leurs enfants de naître sans le VIH.

Les signes indiquant que les dirigeants politiques tiennent leur promesse de redoubler d’efforts pour parvenir à la “Déclaration politique 2016 des Nations Unies sur la fin du sida” d’ici à 2030 sont désormais lisibles. Le 21 septembre, par exemple, six chefs d’État et de gouvernement ont rejoint le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, lors de l’événement HIV FastTrackorganisé par le Président ougandais Yoweri Museveni en marge de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies à New York, pour partager des messages d’engagement renouvelé et espérer que la riposte au VIH a pris l’élan dont elle avait besoin pour faire l’histoire du sida.

Dans notre région, par exemple, le Nigéria – le plus grand pays de la région qui se classe au deuxième rang mondial en ce qui concerne le fardeau du VIH/sida – a déjà réussi à mettre plus d’un million de personnes vivant avec le VIH sous ce traitement qui sauve. Le pays a profité de l’occasion qui lui était offerte, lors de cette rencontre, pour s’engager à traiter chaque année 50.000 autres personnes vivant avec le VIH, en utilisant les ressources nationales.

Le leadership politique nous a donné des orientations qui peuvent nous rassurer que la plupart des 6,5 millions de personnes vivant avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre vont connaître leur statut et recevoir le traitement vital dont elles ont besoin, en moins de deux ans.
Le rythme de la riposte au VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre s’accélère. Nos actions communes sur le terrain, associant les autorités, les communautés, le secteur privé, les Nations Unies et les partenaires dans les 25 pays de la région, sont essentielles pour soutenir ce nouvel élan.

Dr Djibril DIALLO de l’Onusida


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Patrick MbalaPatrick Mbala22 septembre 201712min01

Parmi les dirigeants mondiaux attendus à New York cette semaine pour la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies, il y en a un qui devrait, techniquement, déjà être à la retraite. Le deuxième et dernier mandat autorisé par la constitution du président Joseph Kabila a expiré l’année dernière. Mais il a utilisé un stratagème après l’autre pour retarder l’élection de son successeur et s’accrocher au pouvoir, menant une répression sans merci contre les opposants politiques et les activistes pro-démocratie et envoyant ses services de sécurité pour abattre plus de 170 manifestants pacifiques en 2015 et 2016.

Toutefois, lors de réunions à l’ONU cette semaine, le gouvernement de la République démocratique du Congo essaiera de convaincre les dirigeants mondiaux que le président Joseph Kabila s’est engagé à tenir des élections et à renoncer au pouvoir—si seulement il lui est accordé plus de temps. Accepter aveuglément de telles promesses vaines pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le peuple congolais.

Alors que le président Kabila était toujours fermement installé dans ses fonctions après que la fin de son deuxième mandat soit passée en décembre dernier, l’Église catholique romaine a assuré la médiation d’un accord de partage du pouvoir d’urgence—le dénommé « accord de la Saint-Sylvestre »— qui appelait à une série de concessions de la part du gouvernement, y compris la désignation d’un nouveau premier ministre issu des rangs de l’opposition, et à la tenue d’élections avant la fin de 2017.

Cette nouvelle échéance approche rapidement, mais les élections ne sont toujours nulle part en vue.

Entre-temps, la coalition au pouvoir a défié les grands principes de l’accord de la Saint-Sylvestre en écartant les membres de la principale coalition d’opposition du nouveau gouvernement et en nommant un premier ministre qui avait été exclu du principal parti d’opposition. Elle a également interditsystématiquement les rassemblements et les manifestations de l’opposition politique tout en emprisonnant de nombreux leaders et de partisans de l’opposition, ainsi que des activistes pro-démocratie ou défenseurs des droits humains.

Beaucoup d’entre eux sont détenus au secret, sans que des chefs d’accusation n’aient été formulés à leur encontre et sans accès à leurs familles ou à des avocats. D’autres ont été poursuivis en justice sur base de chefs d’accusation fabriqués de toutes pièces. En juillet, des hommes armés non identifiés ont tiré sur un juge qui avait refusé de rendre un jugement contre un leader de l’opposition. Il a échappé de peu à la mort. Le gouvernement a aussi fermé des médias congolais, expulsé des journalistes et des chercheurs internationaux critiques et a périodiquement restreint l’accès aux réseaux sociaux.

Pire encore, des sources bien placées au sein des services de sécurité et de renseignement décrivent des efforts officiels visant à semer la violence et l’instabilité à travers le pays par ce qui semble être une « stratégie du chaos » délibérée pour justifier de nouveaux retards dans l’organisation des élections. Depuis août 2016, des violences impliquant les forces de sécurité gouvernementales, des milices appuyées par le gouvernement et des groupes armés locaux ont fait plus de 3000 morts dans la région du Kasaï, dans le sud du pays. Six cents écoles ont été attaquées ou détruites, et 1.4 million de personnes ont été déplacéesde leurs foyers. Quatre-vingt fosses communes ont été découvertes dans la région, dont la majorité contiendraient les corps de civils et de militants tués par les forces de sécurité gouvernementales.

En mars, deux enquêteurs de l’ONU — Michael J. Sharp, un Américain, et Zaida Catalán, de double nationalité suédoise et chilienne — ont été tués alors qu’ils enquêtaient sur les graves violations des droits humains dans la région. Les recherches de Human Rights Watch et une enquête de Radio France Internationale suggèrent une responsabilité du gouvernement dans le double meurtre.

De manière prévisible, le président de la commission électorale de la RD Congo a depuis invoqué la violence dans les Kasaïs comme la raison principale pour laquelle les élections ne peuvent pas être organisées cette année.

Le refus de Kabila de quitter le pouvoir peut s’expliquer en partie par la fortune considérable que sa famille et lui ont amassée depuis son arrivée au pouvoir. De récents rapports de Bloomberg et du Groupe d’Étude sur le Congo de l’Université de New York détaillent comment les membres de la famille de Kabila sont propriétaires, soit partiellement, soit dans leur totalité, de plus de 80 compagnies dont les revenus s’élèvent à des centaines de millions de dollars depuis 2003. Parallèlement, des centaines de millions de dollars versés ces dernières années par des compagnies minières à des organes de l’État « se sont évaporés », ne parvenant jamais dans les caisses du Trésor national, selon un rapport de Global Witness.

La corruption a contribué à priver le gouvernement de fonds pour répondre aux besoins fondamentaux d’une population appauvrie. Des centaines de fonctionnaires se sont mis en grève ces dernières semaines, y compris des employés d’hôpitaux qui n’ont pas été payés depuis 2016. Ceci survient au milieu d’une épidémie nationale de choléra et d’une famine imminente menaçant des millions de Congolais.

Les évêques catholiques de la RD Congo ont sonné l’alarme en juin, imputant la non-organisation de nouvelles élections conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre à un petit groupe d’alliés de Kabila. Apparemment convaincus que Kabila ne quittera pas ses fonctions à moins qu’il n’y soit contraint, les évêques ont appelé les Congolais à « se mettre debout » et à « prendre [leur] destin en main ».

En réponse à cet appel, des leaders de mouvements de jeunes pro-démocratie, des organisations de la société civile et des représentants de l’Église catholique ont publié ensemble un « manifeste » en août, exigeant la démission de Kabila et appelant à une « transition citoyenne » — supervisée par des responsables qui ne pourraient pas se présenter aux élections — dont l’objectif premier serait d’organiser des élections crédibles.

Les partenaires internationaux et régionaux de la RD Congo devraient soutenir cette « transition citoyenne ». Pour augmenter la pression sur Kabila pour qu’il démissionne, les États-Unis et l’Union européenne devraient imposer de nouvelles sanctions ciblées à l’encontre des membres de la famille de Kabila et de ses proches collaborateurs qui ont détourné des fonds ou abusé de leur pouvoir pour miner le processus démocratique. La mission de maintien de la paix des Nations Unies en RD Congo devrait aussi avoir pour mandat la protection de la population congolaise durant la période de transition.

Les dirigeants du monde entier réunis à New York cette semaine devraient exprimer leur soutien à un Congo démocratique et appeler Kabila à se retirer. Garder le silence alors que les élections sont sans cesse retardées ne fera que l’encourager dans sa stratégie de répression, de violence et de vol.

KENNETH ROTH (Directeur exécutif HRW) et IDA SAWYER (Directrice Afrique Centrela HRW)


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La RédactionLa Rédaction20 septembre 20176min00

L’Ambassadeur du Royaume-Uni fait ses adieux à la République Démocratique du Congo où il a été représentant de la Reine Elizabeth II. Ci-dessus un article d’opinion de sa plume dans lequel le diplomate britannique retrace son parcours. L’occasion également pour lui de rappeler que le destin du Congo est entre les mains des congolais. Le Royaume-Uni et d’autres partenaires du pays ne pourraient simplement qu’appuyer la RDC.    

Aujourd’hui, c’est mon dernier jour en tant qu’Ambassadeur du Royaume-Uni en République démocratique du Congo.  C’était pour moi un grand honneur de représenter la Reine Elizabeth II ici, de vivre la beauté de ce grand pays et de travailler avec tant de congolais talentueux et dévoués, y compris mon équipe à l’ambassade.

J’ai particulièrement apprécié le fait que le Royaume-Uni est en mesure de mettre en œuvre son important programme de développement en RDC. Ce programme fournit, par exemple, des soins de santé primaires à 9 millions de congolais.  Le Royaume-Uni lui-même s’est enrichi par les apports culturels de tant de congolais, et chaque année j’ai été fier d’appuyer les meilleurs et les plus brillants étudiants du Congo par le canal du programme de Bourses d’études Chevening. Nous avons aussi une coopération mutuellement avantageuse dans d’autres domaines, telles que la migration et les affaires consulaires.  Je remercie toutes les personnes concernées.

Il ne serait évidemment pas exact de dire que les relations entre les pays de l’Union européenne (y compris le Royaume-Uni jusqu’en mars 2019) et le gouvernement de la RDC sont excellentes, à un moment où des sanctions de l’UE sont imposées contre certains hauts responsables du gouvernement, et que des divergences de vues majeures sont exprimées à l’ONU sur des questions de droits de l’homme et la démocratie.  Néanmoins, les ministres congolais, les officiels de la présidence et d’autres personnalités ont été disponibles pour des discussions amicales, franches et sincères, ce qui m’a plu.  La diplomatie requiert de communiquer avec tout le monde.

Je doute que toute personne vivant dans la partie la plus riche de La Gombe, où je réside, a une bonne compréhension de la vie des congolais ordinaires.  Mais j’ai une réflexion sur le temps que j’ai passé ici.  C’est que tout le monde, de tous les partis politiques, me dit que « le système » doit changer pour que la RDC décolle vraiment.

« Le système », dit-on, est tel que l’État prend énormément d’argent au peuple congolais et aux entreprises.  Mais seulement une petite quantité de cet argent va dans le Trésor public/les caisses de l’Etat ;  le reste est perdu dans la corruption.  L’État dépense environ 10 % du PIB, comparé avec au moins 20 % dans la plupart des pays africains, dont une grande partie sur la sécurité, et peu d’argent sur les dépenses sociales.  Les importations de produits alimentaires et autres sont préférables à la production nationale, ce qui aggrave davantage la dépréciation du Franc Congolais.  L’on dit que le système judiciaire sert à s’approprier des biens d’autrui et à exécuter des appels de fonds aussi bien illégaux que légaux.   Les investisseurs entendent parler de tout cela et sont dissuadés de venir ou de rester en RDC, entraînant ainsi la détérioration de l’économie.  Ils font remarquer que toutes ces questions ont été clairement identifiées par le Président Kabila et ses ministres dans plusieurs discours.

Et « le système », dit-on, fait que plus de 50 millions de congolais vivent encore dans une pauvreté extrême en septembre 2017. Si cela est vrai, le changement du « système » doit être la première priorité du nouveau président chaque fois qu’il ou elle est élu(e) et des partenaires internationaux de la RDC.

Mais le peuple congolais aura de meilleures idées qu’un étranger sur la manière dont son pays peut prospérer à l’avenir.  Tout en souhaitant à l’ensemble de ce peuple plein succès au cours des années à venir, je tiens à l’assurer que mon pays lui apportera toujours son appui aux efforts déployés par ce peuple.


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Jeannot ShejiJeannot Sheji16 septembre 20176min00

La paix en République Démocratique du Congo reste toujours menacée 11 mois après l’accord du 18 octobre obtenu par l’Union africaine et celui du 31 décembre conclu principalement entre la Majorité présidentielle et le Rassemblement, sous la médiation de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO).

L’intervention du Commissaire de l’Union Africaine à la paix et sécurité, Smaïl Chergui, sur les antennes de Radio France Internationale (RFI) le 15 septembre, n’a pas traduit la volonté de l’Union Africaine à aider la classe politique congolaise à mettre de l’ordre dans son arène politique, afin de garantir cette paix en péril.

En effet, Smaïl Chergui interdit aux opposants et aux activistes de la société civile de “compliquer” les choses en demandant une transition sans Joseph Kabila. Cependant, il n’a pas demandé au Président de la RDC de faciliter l’organisation des élections afin de faciliter une alternance pacifique à la tête de la RDC.

A la place, il demande au “Front anti-Kabila” en constitution, de “s’asseoir autour de la table, évaluer le processus en cours, identifier les pierres d’achoppement, les problèmes qui existent, essayer de recommander la meilleure manière de les traiter pour préserver la RDC.” C’est un nouveau dialogue que préconise l’UA.

Jusqu’ici, les interventions de l’Union Africaine dans la crise politique congolaise ont plus contribué à attiser les tensions qu’à apaiser les protagonistes. Cela s’est observé lorsqu’elle a d’abord joué sa carte en désignant Edem Kodjo comme médiateur, dont la partialité a écarté le Rassemblement de l’opposition des assises de la Cité de l’Union Africaine et a précipité celles du Centre Interdiocésain.

Par ailleurs, l’UA a montré ses limites dans la recherche du consensus pour le maintien de la paix en soutenant l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre dans sa violation décriée par d’autres partenaires de la RDC comme l’Union européenne et l’ONU. Dans la foulée, elle a condamné les sanctions de ces organisations internationales prises contre les hauts dignitaires du régime en place pour tenter d’obtenir l’application de l’accord et assurer le processus électoral en RDC qui marche en reculant.

La crise congolaise est l’une pour lesquelles l’ONU s’est grandement effacée pour laisser les africains gérer leurs propres affaires comme ceux-ci le souhaitent depuis la mort du guide libyen Khadafi. Cependant la présence constante de l’UA dans la résolution de crise congolaise prive le pays de toute solution.

A l’approche de la fin de la transition, la RDC se retrouve dans la même cacophonie qu’à l’approche de la fin du mandat en décembre 2016 : “élections improbables, départ du président Joseph Kabila impossible.”

Le Rassemblement de Félix Tshisekedi avec sa transition de 6 mois sans Joseph Kabila à l’expiration de l’accord du 31 décembre 2016, au 31 décembre 2017, est revenu à celle du régime spécial en RDC prônée sous la direction d’Etienne Tshisekedi, à l’approche de l’expiration du second mandat de Joseph Kabila.

Les mouvements citoyens avec la signature du Manifeste Esili, recourent à nouveau à la pression populaire pour tenter d’obtenir le départ de Joseph Kabila fin 2017, comme ils faisaient déjà cette pression en 2016.

La Majorité présidentielle pour sa part continue à jouer la montre avec le même discours : “S’il n’y a pas élections avant fin 2017 comme le prévoit l’accord de la Saint Sylvestre, le CNSA, la CENI et le gouvernement statueront sur une prolongation de la transition avec Joseph Kabila à la tête de la RDC, conformément audit accord qui ne prévoit pas une transition même d’un jour sans Joseph Kabila”. Une position qu’elle soutenait déjà à la veille de l’expiration du second mandant de son autorité morale :  “En cas de non-organisation des élections dans le délai constitutionnel, le président de la République restera en fonction jusqu’à l’installation du nouveau président élu comme le prévoit la constitution, et non de l’instauration d’un régime spécial conformément au désir du Rassemblement.”

Le nouvel appel de l’Union Africaine aux acteurs politiques congolais à s’asseoir à nouveau pour aplanir les divergences, ressemble plutôt une flamme que l’organisation continentale place à côté de la poudrière qui, il y a lieu de la craindre, pourrait bien prendre feu.