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Josue KashamaJosue Kashama7 avril 20202min0

Le Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS), Tedros Adhanom, a fustigé ce lundi les « propos raciste » tenus par les scientifiques français sur l’essai, en Afrique, du vaccin contre le covid-19. Pour lui « Ce genre de propos racistes ne font rien avancer. Ils vont contre l’esprit de solidarité » 

C’était au cours d’une conférence virtuelle, tenue au siège de l’OMS à Genève que le numéro de l’oms a réagit sur ces propos qui défraient la chronique

« L’héritage de la mentalité coloniale doit prendre fin. L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin » a-t-il indiqué

Il stipule par ailleurs que l’Afrique va suivre les même règles et les même protocoles pour les essaie de vaccin ou de thérapie comme partout dans le monde

Sans remettre les deux scientifiques français en cause, le patron de l’OMS a condamné ce genre de propos tenus en plein 21e siècle

« Il est honteux et horrifiant d’entendre des scientifiques tenir ce genre de propos au 21e siècle. Nous les condamnons dans les termes les plus forts » a-t-il conclut

Rappelons que c’était lors d’un échange, diffusé le 1er avril sur la chaîne LCI, entre un chercheur de l’institut français de la recherche médicale et un chef de service d’un hôpital parisien, que ces scientifiques français avaient émis, avec un ton moqueur, les vœux de faire de tests de vaccin contre le covid-19 en Afrique

Cet échange a suscité une vive polémique en Afrique en France et en RDC, poussant ainsi les deux scientifiques mis en cause a présenté leurs excuses


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Richard MusafiriRichard Musafiri6 avril 20203min0

Le gouvernement de la République démocratique du Congo, l’un des pays touché par le coronavirus en Afrique depuis le 10 mars 2020, a édicté les mesures préventives (barrières) que devrait s’imprégner la population congolaise. Objectif, freiner voir stopper une éventuelle propagation et contamination du Covid19 dans les territoires du pays.

Ces mesures barrières, sont-elles véritablement appliquées et respectées par les citoyens congolais ? Il s’avérait que la gravité de la pandémie de pneumonie à coronavirus soit minimisée, voir même que son existence soit totalement remis en cause.

Face à cette pandémie qui a déjà tué des milliers des personnes dans le monde, seule la population kinoise reste atypique et douteuse quant aux réalités y relatives, tergiversant entre la croyance et le boycotte, seul le risque d’une erreur funeste se laisse présager.

Croise à l’existence de la pandémie en République démocratique du Congo, particulièrement à Kinshasa, foyer du Coronavirus, ne serait-elle pas la première défensive ? Alors que le pays compte actuellement 161 cas confirmes, 18 décès, 5 guéries et 7 nouveaux cas confirmés a Kinshasa, Ne pas en croire ne favoriserait pas une flambée dramatique de son expansion dans le pays ? Par exemple, il a été dénoncé par les autorités provinciales, que des voyageurs continuent des navettes entre les provinces notamment sur la route numéro 1, Kinshasa-Kongo-central. Malgré l’interdiction du gouvernement et l’installation du Check point mis en place par le ministre provincial de l’intérieur et de la Santé du Kongo-Central
Nestor Mandiangu Mankita.

Si passer d’une province à une autre nécessite une petite paie d’argent, n’est-ce pas un moyen d’engloutir tout un territoire par faute d’une prise de conscience ?
L’application des gestes barrières contre le coronavirus qui jusque-là semble être difficile à respecter malgré sa promotion pour enrayer la diffusion du virus, ne doit-elle pas être premièrement une question de fond avant que celle-ci soit une application au forme ? Certainement, autant des questions doivent être étudiées pour que les mesures préventives édictées par le gouvernement soient effectivement mises en applications comme il se doit afin d’anéantir le fléau du virus.


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Josue KashamaJosue Kashama19 mars 20201min

Optimiste, le candidat malheureux aux dernières élections, Seth Kikuni, a remercié ce mercredi 18 mars le chef de l’Etat sur le discours qu’il a tenue sur la pandémie du Coronavirus qui se vit en République démocratique du Congo( RDC).

« Merci Mr le président pour ce discours rassembleur et responsable « , a déclaré le jeune entrepreneur sur son compte twitter.

Par ailleurs, il met en avant coupure de l’Internet et la canalisation de toutes les informations à travers la télévision ou la radio en cas de la continuité de la désinformation.

« Si la désinformation continue, n’oubliez pas de couper aussi l’internet pour tout canaliser à la télévision et la radio. Ce sera une coupure justifiée« , à t-il ajouté.

Notons que le président de la République a dans son adresse, appelé la population à ne pas céder à la panique, à la manipulation ni à la désinformation et à n’écouter que les conseils des scientifiques.


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Josue KashamaJosue Kashama17 février 20202min

Le ministre national de la coopération internationale, intégration régionale et de la francophonie, Guillaume Pépin Mandjolo a, au cours d’une émission diffusée dimanche 16 février à la chaîne nationale, déclaré que la RDC doit mettre une bouché double pour la réussite de l’organisation des jeux de la francophonie.

Le ministre reste optimiste même si rien ne parait encore être fait sur le terrain, et confirme la confiance que l’instance faîtière du jeux de la francophonie accorde à la RDC pour l’organisation de ce jeux dans le délai.

« Pour abriter le jeu il faut la sanction positive du comité international des jeux de la francophonie (CIJF) ce n’est pas la RDC qui décide. Cette structure qui pilote ces jeux avait fait son passage en RDC il y a 3 semaines. Ils ont dit qu’effectivement la RDC par rapport au délai qui reste, au regards de leur organisation et au dynamisme de son budget, est dans les conditions de tenir les jeu » rapporte-t-il.

Selon le ministre national de la francophonie, La RDC doit mettre le double de la somme prévue pour l’organisation afin d’accélérer les travaux et renforcer la main d’œuvre.

« Maintenant on doit mettre le bouché double. je crois en la RDC je suis optimiste. L’organisation des jeux coûte plus ou moins 36 millions d’Euros pour ceux qui ont 4 ans pour le faire. La RDC compte 17 mois toute au plus, ça va coûter le double. Le travail que nous devons effectuer sur 4 ans nous allons le faire en un an« , a t-il souligné.

Notons que le ministre crois fermement à l’organisation de ces jeux qui doivent se tenir du 23 juillet au 1e août 2021 à Kinshasa.


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Josue KashamaJosue Kashama16 février 20203min

La Directrice régional de De l’Organisation Mondiale de Santé(OMS) pour l’Afrique, le Docteur Matshidiso Moeti, en visite à Kinshasa, a déclaré au cours d’un point de presse tenu ce samedi 15 février, que la République démocratique du Congo peut faire face au Corona virus au regards des toutes les épidémies dont-il a fait face.

Pendant que toutes les nations du monde affûtent les armes pour empêcher l’entrée de la maladie à coronavirus, la patronne de L’OMS en Afrique pense que la RDC possède quelques atouts pour faire face à cette maladie qui se vit en Chine.

« La RDC fait face à plusieurs épidémies déjà. L’épidémie d’Ebola, il ya aussi la rougeole, assez grave, la polyomelite, le choléra. Le travail qui était fait pour faire face aux précédentes épidémie peut aider la RDC. Il y’a par exemple le travail sur des laboratoires. Le travail a été déjà fait pour améliorer la capacité de diagnostic. Ce sont le même équipement qui peuvent être utiliser pour la coronavirus  » , dit-elle

Le docteur Matshidiso reconnais d’un autre côté qu’il faut avoir des spécificité pour s’assurer de faire face à cette maladie

« Il faut seulement avoir des kits spécifique pour ce virus et avoir des experts de laboratoires former sur l’utilisation de ses kits et renforcer des capacités pour s’assurer des qualités de test et de la surveillance au niveau des point d’entrer du pays pour chercher les personnes qui manifestent les signes d’une manière ou d’une autre » , a t-elle indiqué

Au cours de ce point de presse elle a aussi mis une puce à l’oreille des plateformes de coordination et des raiponce aux épidémies, de mettre l’accent sur la communication pour permettre aux gens de savoir comment se protéger et comment éviter la contamination au cas où il serais proche d’une personne qui manifeste cette maladie.

Signalons que le premier cas de la maladie à Coronavirus en Afrique est repéré en Égypte. La victime est mise en quarantaine.


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La RédactionLa Rédaction16 février 20204min
Les Institutions dans un gouvernement démocratique sont nécessairement les entités qui remplissent les éléments de la démocratie, c’est-à-dire, la participation du peuple directement ou indirectement, l’indépendance du pouvoir Judiciaire, la séparation des pouvoirs, l’État de droit, l’enchâssement des droits humains fondamentaux, les libres et équitables élections, la liberté de la presse, mais également aussi la garantie de la responsabilité et la transparence dans la gestion du pays. Il est donc important de signaler que les institutions solides sont en effet, une pierre angulaire d’un gouvernement stable. C’est par ici que nous sommes contraints d’évoquer le cas de la RDC où les hommes forts sont partis au délà des institutions, émanant une destabilisation gouvernementale. La RDC est où elle est, aujourd’hui parce que des hommes forts ont gouvernés des institutions faibles, et se sont alloués d’un pouvoir incontrôlé et ont largement épuisé ses ressources.

Les hommes forts gouvernent la RDC depuis le départ des maîtres coloniaux jusqu’à nos jours. Nous ne les citerons pas tous, mais juste un éclaircissement sur ce sujet; nous avons tous vu l’ancien président de la RDC Joseph Kabila qui s’est fortement maintenu au pouvoir  pendant 18 ans, et au lendemain de sa dictature, une mauvaise gestion économique grave a conduit le pays à une crise. Son régime a en outre été caractérisé par plusieurs violations des droits de l’homme ainsi qu’un manque de paix dans les territoires congolais. C’est ainsi que le pays resta calme et sans voix pendant tout le temps de son reigne avec ses acolytes que la population surnoma « les ayants droits ».

Récemment, Ramazani Shadary, sécrétaire permanent du PPRD, membre du FCC, dauphin de Kabila à la présidentielle de 2018, avait declaré sans moindre mal qu’il va  PARALYSER le pays si malheur arrivait à Albert Yuma, président du Conseil d’administration de la Gécamines, soupçonné de megestion. La justice aurait dû faire son travail en procedant à l’arrestation de Shadary pour menace d’affaiblir les institutions, mais jusque-là ces propos outrageux ont demeuré lettres mortes, dans un pays réputé démocratique. Quelle honte!  Cependant, si la RDC, pays démocratique avait des dirigeants qui mettent en place des institutions solides, le système démocratique serait renforcé et amelioré quelque soit la faiblesse ou la force de la personne en position d’autorité. La RDC a besoin des institutions capables, fiables et transparentes, une législature forte et viable, des forces de police honnêtes, des juges indépendants, une presse indépendante, un secteur privé dynamique et une Société civile juste pour donner vie à notre démocratie. Il est donc essentiel que les dirigeants congolais mettent en oeuvre les instruments juridiques et les normes qui leur survivent.

Makanzu Walombua Themoly(Défenseur des droits humains etChercheur en Politique Internationale)

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La RédactionLa Rédaction15 février 20204min

L’affaire détournement des deniers publics impliquant Vital Kamerhe, Directeur de cabinet du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, atteint son paroxysme en amènant son lot des nouvelles chaque minute qui passe. Une affaire aux odeurs nauséeuses qui fait couler beaucoup d’encre et de salive dans un pays où le peuple, s’affiche très exigeant vis-à-vis des gouvernants, et qui a appris à scruter les faits et gestes des politiques, à force de la paupérisation généralisée de la population.

Cette affaire qui porte sur les détournements des fonds décaissés par le trésor public pour l’exécution des travaux prioritaires des 100 premiers jours de Félix-Antoine Tshisekedi en sa qualité de Président de la République Démocratique du Congo. L’observatoire de la dépense publique a eu à relever plusieurs irrégularités très graves, notamment, la surfacturation des projets, l’opacité dans la passation des marchés qui sont tous de gré à gré et une megestion criante de ces fonds. En même temps les travaux n’avancent pas du tout sur les chantiers, ce qui n’a pas tardé à susciter la colère populaire qui a atteint son paroxysme, le jeudi 13 février quand le peuple a hué publiquement le tout puissant Dircab de Fasthi, en le taxant de « voleur ».

Cette affaire qui est devenue une honte nationale a franchi les frontières politiques et est tombée entre les mains du Vatican, des religieux donc. C’est à travers un post sur son compte twitter que le vénéré cardinal Fridolin Ambongo a révélé un aspect de son entretien avec l’envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique dans la région des grands-Lacs, Peter Pham.

Voici le libellé du tweet : « Entretien avec @peterpham, il était clairement dit que : la RDC bénéficierait du soutien US à condition que le Président @TshitshiNews donne des signaux positifs contre la corruption, notamment se débarrasser de @vitalkamerhe1 qui incarne les antivaleurs de gouvernance et spirituelles ». Un tweet qui a jeté le pavé dans la marre et qui fait le plus grand buzz possible, d’autant plus qu’il émane du représentant personnel du Saint-Père.

Il faut souligner que le Cardinal a fait ce post un jour seulement après que le Président Félix Tshisekedi ait pris l’option d’activer la machine à laver en blanchissant son Directeur de cabinet avec cette complaisante déclaration en plein conseil des Ministres ou il dit être satisfait du niveau d’avancement des travaux de construction des sauts-de-mouton, alors que le peuple n’est pas de cet avis. A quels jeux jouent réellement Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ? la question vaut son pesant d’or.

Est-il que le tweet posté par la Cardinal Ambongo et qui n’a fait l’objet d’aucun démenti donne matières à réflexion et les jours qui viennent seront révélateurs de beaucoup de choses. Wait and see.


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Josue KashamaJosue Kashama15 février 20203min

L’envoyé spécial des États-Unis d’ Amérique dans la région des Grands lacs, Peter Pham, en séjour en République démocratique du Congo(RDC), a souligné qu’il s’observe du changement dans le pays depuis l’avènement au pouvoir de Félix Tshisekedi.

Il l’à déclaré au cours d’une une interview accordée jeudi 13 février à une radio émettant à Kinshasa.

Le diplomate américain dit constater les améliorations significatives dans la lutte contre l’impunité.

« La loi est égale à tout le monde et personne n’est au déçu de la loi. Sans entré dans la politique interne du congo dont la responsabilité est un droit réservé au peuple congolais, on constate aussi que des gens qui avant se promenaient comme il veulent maintenant on les a interdit de ce droit de circulation. par conséquent, ils sont arrêtés pour de demande d’explication, » s’est réjouis l’envoyé spécial du président américain, Donald Trump en RDC .

Il Affirme avoir senti la volonté des autorités congolaises de mettre fin à l’impunité ce qui n’était pas le cas selon lui pendant le régime précédent.

« Nous sentons du changement sur la volonté de mettre fin à l’impunité. Avant ce n’était pas la même mentalité. on niait que la corruption existe même si tout le
monde le savait« , rappel Peter Pham.

Concernant les sanctions américains qui pèsent sur certaines personnalités du pays, Peter Pham dit que ces sanctions sont de nature à apporter de l’appui à la population et au gouvernement contre les gens qui constitue un obstacle à la volonté du changement des peuples congolais. Il révèle que ces sanctions émanent de la demande de certains congolais.

Pour rappel, deux ténors du régime passé, sous sanctions américain, Emmanuel Shadary et Kalev Mutomb, ont fait objet d’une interdiction de voyager à l’aéroport international de N’djili.


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La RédactionLa Rédaction29 janvier 202021min

Si je prends aujourd’hui la plume, c’est pour essayer d’apporter un peu de sérénité dans le tumulte ambiant qui entoure la GECAMINES. Je voudrais, à l’aune de mon expérience personnelle, notamment comme Président du comité de surveillance de la GECAMINES Holding en 1986 en ma qualité de Ministre des Finances remettre en perspectives les vrais défis de cette entreprise que l’agitation actuelle tend à nous faire perdre de vue.

A longueur de rapports ou de lettres ouvertes toutes plus critiques les unes que les autres, voire « d’affaires », on constate à quel point la GECAMINES continue à être l’objet de toutes les attentions. Dans notre pays, aucune autre entreprise, aucune institution, ne fait l’objet d’autant d’intérêt de la part de sa classe politique, ni même de la société civile et des ONG internationales, qui pour ces dernières ne sont souvent que le paravent des intérêts étrangers pour nos ressources naturelles.

Pourtant sa situation actuelle est bien différente de celle des années 80, quand elle était au fait de sa capacité de production et encore en situation de monopole sur notre territoire. Mais force est de constater, que malgré la chute de sa production, malgré l’obsolescence de ses unités de production et la réduction comme peau de chagrin de son patrimoine minier , elle conserve suffisamment d’attraits pour continuer à alimenter toutes les passions. Il est vrai cependant que depuis quelques années, on a pu observer des actions positives engagées par la GECAMINES pour redevenir un acteur qui pèse dans son environnement. Peut être est-ce là une des raisons qui justifient cet intérêt chaque jour plus croissant de la part de ses critiques.

On peut notamment souligner les luttes qui ont été engagées pour rééquilibrer les partenariats inéquitables qui lui furent imposés, souvent en remerciement de l’appui étranger dans les différentes crises qui avaient secoué le pays.
J’avais d’ailleurs personnellement assisté en 2018 à Indaba, avec certains collègues parlementaires, à un véritable réquisitoire, prononcé par le Président du Conseil d’Administration de la GECAMINES à l’encontre de ses partenaires. Il y avait alors dénoncé méthodiquement les pratiques mises en place pour que les revenus de l’exploitation des mines aillent de notre manière légale aux bénéfices de leurs sociétés, privant ainsi l’Etat des revenus de l’impôt et la GECAMINES des dividendes qu’elle aurait pu attendre de ses participations. L’histoire semble lui avoir donné raison, non seulement ses propos ne furent jamais démentis ni contestés, mais surtout la GECAMINES a obtenu des résultats largement positifs dans les renégociations qu’elle a engagées face à des mastodontes, et notamment le plus gros trader du monde.

La réforme du code minier, votée par le Parlement en 2018 aura été la suite logique de ces premières batailles pour rééquilibrer , non plus certains partenariats, mais désormais l’ensemble de notre législation, en amendant le régime de 2002, qualifié à raison par tous, comme trop favorable aux investisseurs. La RDC de 2018, tout le monde en conviendra, n’était plus celle de 2002, et plus rien ne justifiait ces règles extrêmement défavorables à notre pays pour attirer les investisseurs. A ma connaissance, l’intérêt pour nos mines n’a pas décru depuis lors, bien au contraire.

Toutes ces actions, mises en perspective, constituent donc une réaction de défense de notre pays à l’histoire tourmentée qu’il a subi depuis les années 2000. Elle est la réaction légitime de l’Etat, et d’une de ses entreprises pour rééquilibrer ce qui pouvait l’être, après l’abandon aux multinationales étrangères de ce qui a fait notre richesse, notre potentiel minier exploitable.

On n’a pris suffisamment la mesure des propos que les représentants de la GECAMINES n’ont eu de cesse de répéter depuis de nombreuses années, qu’en cédant 32 millions de tonnes de cuivre de réserves certifiées entre 1996 et 2010, c’est en quelque sorte avoir laissé le Roi nu, et le Roi c’est la République Démocratique du Congo.
Roi, parce qu’il nous reste des ressources potentielles, et c’est le mot potentiel qui est important, mais nu parce qu’il ne restait plus en 2010 au pays – à travers la GECAMINES – aucune réserve certifiée ou presque, c’est-à-dire directement exploitable, contrairement à celles qui furent cédées dans les années 2000 dans ce grand élan libéral d’ouverture du pays à l’investissement international. J’ai pu lire récemment que la situation s’était améliorée et que la GECAMINES avait pu reconstituer un certain patrimoine minier, ce dont je ne peux que me réjouir. Néanmoins, presque la totalité des meilleures mines du pays, certifiées pour certaines au début du siècle comme à Kamoto ou Tenkefungurume, ne nous appartiennent plus qu’indirectement et pour un retour pour le pays bien inférieur à ce qu’il a toujours été.

Car c’est cela le fond du sujet et la seule vraie bataille qui vaille. Nous pourrons toujours nous battre pour rééquilibrer notre secteur minier ou mieux contrôler les investisseurs étrangers, tant que nous ne reconstruirons pas un outil national performant d’exploitation de nos matières premières, nous ne serons pas les maitres de notre destin.

C’est pourquoi je regrette toute cette agitation actuelle autour de la GECAMINES, tous ces lanceurs d’alertes, tous ces résistants de la dernière heure, et ils sont nombreux, et toutes ces interpellations, dont le caractère purement politicien n’échappe plus à personne, avec pour seul résultat tangible le risque de bloquer la transformation en cours de la GECAMINES.

En tant que ministre des Finances de la République, j’ai eu en 1986 à connaître de la GECAMINES et à m’y impliquer personnellement. A cette époque, alors que tous les signaux semblaient être au beau fixe pour l’entreprise et la production n’avait jamais été aussi importante cette année là avec 486 000 tonnes de cuivre produites, certains tiraient déjà la sonnette d’alarme dénonçant une situation préoccupante :trop de prélèvements de l’Etat, trop de malversations internes, trop peu d’anticipation pour les investissements à réaliser , trop peu de management moderne, des méthodes de production inadaptées, un retard coupable en matière de découverture et de maintenance, etc. En un mot comme en cent, trop peu de gestion rationnalisée pour une entreprise de cette importance, et dont le coût de production était logiquement supérieur de 100% à ceux de ses concurrents.

En 1990, le coût de production du Cuivre à la GECAMINES était supérieur à 1 dollar la livre de cuivre contre 53 cents chez les concurrents et ce, malgré la teneur de son minerai plus élevée que partout ailleurs. A l’époque, en cette qualité de Ministre des Finances, mais aussi de Président du Comité de Surveillance de la GECAMINES Holding où j’avais été nommé pour reprendre les choses en main, je confiai une mission à une société internationale, le cabinet Bechtel. Celui-ci était bien connu pour avoir accompagné les Chiliens dans la transformation de leur société minière nationale, la CODELCO, aujourd’hui un des plus grands, si ce n’est le plus grand producteur mondial. Ce programme d’études avait pour objet l’optimisation du fonctionnement du Groupe GECAMINES et devait être suivi d’un accompagnement par cette même société pour d’une part redéfinir l’organisation du Groupe GECAMINES et d’autre part réviser tous les plans et méthodes d’exploitation, ainsi que la stratégie et la politique commerciale.

Hélas, après avoir présenté en mai 1987 les résultats de ce programme d’études au Président MOBUTU, celui-ci me fit savoir que la Haute Direction de la GECAMINES l’avait informé que toutes les compétences techniques, financières et managériales existaient au sein de l’entreprise et que l’entreprise serait tout à fait en capacité de mettre seule en oeuvre les recommandations du Rapport Bechtel. Ainsi fut dit, mais évidemment rien ne fut fait, car ce n’était pas à ceux qui avaient à cacher leurs propres turpitudes ou incompétence qu’il fallait s’adresser pour transformer et réformer ce qui devait l’être.

Pire, malgré les mises en garde répétées du consultant de la GECAMINES K vapil sur les risques qui pesaient sur la mine de Kamato en raison de travaux miniers menés sans aucun respect des règles applicables à ce genre d’exploitation souterraine, le sous-sol de la mine s’effondra en 1990, entrainant avec elle la GECAMINES et assez largement de tout le pays, comme l’avait rappelé en son temps le Professeur Gamela.
On peut noter que c’est le même lobby interne – évidemment appuyé par tous ceux qui avaient intérêt au statu quo – qui a également bloqué la tentative de la Banque Mondiale et de SOFRECO dans les années 2000 de refaire de GECAMINES un acteur minier , les poussant à décréter que toute réforme serait impossible avec à la clef la proposition de fermer la partie production de l’entreprise.

C’est pourquoi, au regard de mon expérience passée, au regard de la responsabilité que portent ceux qui ont entravé à l’époque la réforme que nous voulions mener et au regard de l’importance de cette entreprise pour notre pays, je ne peux que soutenir les efforts et la démarche entreprise par le Conseil d’ Administration actuel, à la demande du Président de la République Joseph KABILA KABANGE, de vouloir refaire de la GECAMINES un acteur minier de rang international. Je ne peux que les féliciter d’avoir eu le courage d’engager depuis la fin 2015, un processus coordonné et systématique d’audits techniques et organisationnels avec des cabinets extérieurs pour réformer l’entreprise, la moderniser et lui faire enfin jouer le rôle qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’avoir.

Ce processus s’intègre parfaitement dans la vision de l’actuel Chef de l’Etat Félix TSHISE grâce fait TSHILOMBO. D’ailleurs à ma connaissance, les maux dont souffre l’entreprise n’ont pas fondamentalement changé depuis mon époque, et ce qui était vrai hier , l’est malheureusement encore aujourd’hui, probablement à quelques exceptions près en raison notamment du changement de statut de l’entreprise, de société publique, en société commerciale. Sur ce point en particulier et à rebours de toutes les critiques un peu simplistes qu’on peut lire sur un prétendu manque de contrôle de l’entreprise par l’Etat, on ne peut que rappeler que ce changement de statut volontaire a été institué spécifiquement pour limiter la porosité entre le politique et l’économique au sein de la GECAMINES.

Je rappelle, par exemple, qu’à l’époque nous avions eu à connaître d’achat de matériel militaire directement en échange de cuivre, avec 10 000 tonnes livrées en France pour des hélicoptères ou 20 000 en Italie pour des avions militaires. Que ceux qui regrettent l’absence supposée de contrôle de l’Etat, se souviennent d’où nous venons et pourquoi la GECAMINES a été soustraite à cette emprise directe. Je me contenterai de me référer à ce que j’ai écrit à ce sujet dans « Congo-Zaïre : les coulisses du pouvoir sous Mobutu – Témoignage d’un ancien Premier Ministre », où j’avais alors listé les problèmes rencontrés par l’entreprise : – Les conditions d’exploitation et de gestion technique défaillantes qui impactaient les programmes d’exploitation, l’approvisionnement des stocks, la maintenance des matériels. Le budget n’était exécuté qu’à 50% alors qu’en 1975, les budgets avaient un taux d’exécution de 90% ; -la non fiabilité des projets d’investissements : où par exemple les crédits bancaires alloués par la Banque Mondiale, la Banque Libyenne Arabe ou la Banque Européenne d’Investissement furent consommés alors même que les projets pour lesquels ces crédits étaient alloués étaient ajournés ; -les circuits de commercialisation et d’approvisionnement.

A l’époque il s’agissait de SOZACOM et sa filiale SOZAREX qui rendaient bien plus flous les circuits de commercialisation. Sur ce point on peut noter que GECAMINES n’a plus de structure commerciale dédiée ; – le management de la GECAMINES et la gestion des ressources humaines marquées assez largement par une forte politisation et un certain tribalisme et clanisme dans les recrutements ; -et les fortes impositions gouvernementales, qui n’ont pas cessé avec les « avances sur fiscalité » mais dont on voit qu’elles ne datent pas d’aujourd’hui ; -la prise en charge des activités étrangères à son objet social, comme les activités agro pastorales, les activités sociales liées à l’éducation et à la santé. Je crois que ces différents problèmes subsistent toujours, à un degré plus ou moins fort et que s’agissant des problèmes purement internes, le Programme de Transformation qui a été engagé par la Direction de la GECAMINES s’attache à les dépasser.

Cependant, du peu que j’ai eu à en connaitre à travers les prises de paroles publiques de ses représentants ou de leurs écrits, je ne peux que souscrire au processus qui a été engagé, tant sur la forme, que sur le fond. La démarche tout d’abord, c’est celle d’avoir fait le choix de s’adjoindre un cabinet conseil extérieur – EY – de réputation mondiale pour faire le diagnostic et mettre en oeuvre la feuille de route. Cela ne garantit pas que le processus aboutira, mais cela garantira a minima, que les adversaires de la Transformation, les réfractaires au changement, ne seront les seuls acteurs d’un processus dont ils ne veulent pas et ne pourront pas tout bloquer par leur inertie coupable.

Je rappelle que si les alertes avaient été entendues, si le programme BECHTEL avait été mis en oeuvre, la GECAMINES serait peut-être aujourd’hui un géant mondial et notre pays n’aurait certainement pas connu la même trajectoire. Que ceux qui se sont opposés à l’époque à cette volonté de changement mesurent aujourd’hui la responsabilité historique qu’ils portent face au pays sur ce qu’il est advenu ensuite. Sur le fond, il ne faut pas être grand clerc pour se dire que l’organisation héritée de l’Union Minière dans toutes ses dimensions, doive être adaptée au nouvel environnement minier pour permettre à l’entreprise de faire face à la concurrence.

Les chantiers évoqués par la GECAMINES me paraissent frappés au coin du bons sens – et quoi qu’il en soit, chaque jour qui passe rend la réforme toujours plus indispensable. Alors, avec l’expérience qui est la mienne dans ce pays et les responsabilités que j’ai exercées à tous les niveaux, permettez-moi de vous dire que lorsque je lis ou entends les propos des uns qui ne pensent qu’à prendre le pouvoir et des autres, qui ne souhaitent que bloquer la réforme en cours pour revenir à un système qui n’a jamais marché depuis 1990, je suis affligé et sincèrement inquiet. Ces personnes sont en fait les mêmes que celles qui avaient précipité l’effondrement de Kamoto. Ce sont les mêmes que celles qui n’ont rien fait, ni rien entrepris depuis 1990 pour relever l’entreprise et se sont contentées de gérer le « corbillard » comme on a pu le lire.

En conclusion, en regardant la réalité en face, il faut reconnaitre que le Conseil d’ Administration actuel est le seul depuis mon époque à avoir résisté au lobby des experts internes de l’entreprise et de leurs soutiens et à avoir engagé une action forte en faveur de la Transformation de la GECAMINES pour votre compréhension rendre à cette entreprise sa grandeur et offrir au pays l’outil dont il a tant besoin pour son développement.


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La RédactionLa Rédaction28 janvier 20204min

Les yeux ont presque tout vu, les oreilles ont entendu les cris et les pleurs, et la voix a décidé de se lever. Comme un soldat sur le champ de bataille, s’opposant à la peur, méprisant le danger et la souffrance qui pourront arriver après. C’est le cas d’un activiste passionné des droits de l’homme, qui a refusé d’être spectateur des violences faites aux femmes.

C’est si facile à tout le monde de dire : je défendrai une victime d’abus, de violence, de viol ou d’agression sexuelle. Mais la réalité que nous voyons dans la societé nous prouve pratiquement le contraire de ce qu’on se décide. En fait, il y a des jours, des semaines, des mois et des années qui ouvrent notre esprit pour découvrir la réalité qui était cachée depuis le temps.

Cette triste réalité nous fait voir ceci : qu’en RDC, certains hommes politiques, administrateurs sportifs, icônes du monde des affaires, policiers, les personnes censées apporter de l’aide dans la société sont pour la plupart ceux qui violent les droits de l’homme (de la femme précisément). Dans ce cas des célébrités et des personnes de pouvoir, cela a toujours été clair devant la justice de la République démocartique du congo, que la solution serait de cacher, de prétendre qu’il ne s’agissait que d’un simple malentendu, livrant ainsi les victimes à leurs tristes sorts, modifiant ainsi leurs images du monde et hypothéquant leurs futures.

Après tout, quel sera le sort de ces victimes ? Comment seront leurs images devant le monde ? Qu’allons nous dire pour leurs vies, leurs futures ? Il y a donc tant de questions qui se posent au sujet de cette crise.

Selon le Haut-commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme, Mme Kate Gilmore plus de 900 personnes ont été victimes de violences sexuelles en RDC sur une période d’un an, et les investigations ont fait voir que la grande partie des crimes a été perpétrée par les personnes censées proteger les civils. Mme Gilmore a déclaré au Conseil des droits de l’homme que la majorité des 900 cas de violence sexuelle enregistrés au cours d’une année ont été perpétrés par la police, l’armée ou des milices. Nous avions tous eu à croire aux promesses du Président Félix Tshisekedi lors de sa campagne en 2018, que l’impunité des agents de l’État sera levée, mais 12 mois après son élection, peu de mesures semblent avoir été prises.

Bien qu’au délà de ce qu’on peut imaginer, nous sommes tous persuadés que la justice en République democratique du congo trouve du mal à s’exprimer sur les gens sous prétexte ayant des immunités ou privilèges judiciaires, à cause de leurs argents ou encore leurs rénomées au pays.

C’est pourquoi, nous activistes des droits de l’homme, devrions nous ténir main dans la main pour éclairer les citoyens sur leurs Droits et Devoirs ainsi que le savoir Juridique élémentaire, afin que tout le monde connaisse la liberté, l’égalité en dignité et en droit.

Themoly Makanzu Walombua,
Chercheur en Politique Internationale à L’Université de l’Afrique du Sud (Unisa).



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