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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini1 novembre 20194min0

Regain d’insécurité à Kinshasa! En moins d’une semaine 3 éléments de la Police Nationale congolaise ont ouvert le feu sur des civils qui ont perdu la vie du coup. Tout récemment un garde du corps du ministre provincial de l’intérieur de la ville de Kinshasa, Dolly Makambo a tiré à bout portant sur l’administrateur gestionnaire du centre de santé de référence Vijana situé dans la commune de Lingwala, pour une affaire de conflit parcellaire. Des bus brûlés sur les chaussés. Des gaz lacrymogènes lancés. Toutes ces images balancées dans les médias. Une psychose s’observe à Kinshasa. La population s’inquiète de son lendemain, la police sensée protéger la population s’affiche en gestapo. Mais c’est quoi l’image cachée derrière ces meurtres en série? Analysons.

Depuis son accession à la magistrature suprême de la République démocratique du Congo, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi ne cesse de multiplier des voyages en dehors du pays pour attirer les investisseurs, afin de résorber la question du chômage qui touche en majorité la jeunesse congolaise. Il a rencontré lors de son passage aux États-Unis d’Amérique le célébrissime fondateur du géant Microsoft, Bill Gates, qui affiche 103,8 milliards de dollars (92,3 milliards d’euros) au compteur, 3ème fortune mondiale, une rencontre bénéfique pour la RDC.

Dans sa diplomatie économique active, le président Félix Tshisekedi a aussi rencontré les investisseurs russes lors du sommet Russie-Afrique qui lui ont rassuré de venir investir au Congo afin de relancer les secteurs ferroviaire et agricole. Félix Tshisekedi a été aussi en Serbie, au Japon, dans plusieurs États africains, à la recherche des investisseurs pour le salut du Congo. Tenace et soucieux de réussir à sa mission, il est annoncé pour ce mois de novembre en France et Allemagne, où d’ailleurs, un tête-à-tête est prévu avec la Chancelière allemande Angela Merkel.

Or, l’un des obstacles à l’investissement en RDC est l’insécurité. Connaissant cela, les détracteurs du régime Tshisekedi ont mis les batteries en marche pour salir l’image du pays et tirer les ficelles dans l’optique de repousser tous ces investisseurs potentiels à venir en RDC, afin de rendre inutile le multiple voyages du Chef de l’État. C’est ainsi que force est de parier qu’un groupe des gens ennemis de l’avancement de la RDC serait à la base de ce regain de tension en pleine capitale congolaise.

Tout récemment, le jeudi 10 octobre 2019, un avion cargo de type Antonov 72, assurant la logistique de la présidence de la République, parti de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu en destination de Kinshasa, avec à son bord quatre membres d’équipage et quatre membres du personnel militaire et civil, n’est pas arrivé à sa destination finale à cause d’un crash. Après cet événement, le massacre des civils par des policiers s’en suit. N’est-ce pas là, une odeur de manipulation?

Ils veulent nous plonger dans une guerre totale sans lendemain. En cela les terroristes et eux poursuivent le même dessein. Ils se sont érigés en architectes de la destruction, maçons de l’horreur, cultivateurs de l’abomination qui confondent beauté et laideur. Heureusement que le peuple congolais comprend le déroulement des choses.

Jordan Mayenikini


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini16 septembre 20193min0

Un compte Twitter aux odeurs d’un acharnement criminel a été créé avec les identités du Gouverneur de la province du Lualaba, Richard Muyej Mangeze. A lire les derniers tweets de ce compte, on découvre une plume trempée dans les miasmes nauséeux d’une haine revancharde des ennemis du développement, en personnes désincarnées à l’instar des chiens perdus sans colliers de Gilbert Cesbron, écument le vaste Congo en quête des raisons pour déstabiliser des autorités mieux cotées par leur base, en l’occurrence le Grand bâtisseur du Lualaba, Richard Muyej Mangeze Mans.

L’homme derrière ce compte Twitter s’apparente à un chroniqueur occasionnel qui s’est servi de l’affaire de « 15 millions » qui fait l’actualité au pays pour lancer un tweet très « conflictogène » au nom du gouverneur Muyej dans le but sûrement de l’opposer à Monsieur le Président de la République et à son Directeur de cabinet.

On ne cessera jamais de le dire, Le Gouverneur du Lualaba, Richard Muyej n’a pas de compte Twitter. Déjà au mois d’avril dernier, un autre compte avait été créé toujours en son nom toujours par les mêmes personnes, manifestement décidées à recourir à ces méthodes grossières devenues courantes pour des objectifs obscurs inavoués. Qu’à cela ne tienne, Richard Muyej Mangeze Mans que nous avons joint au téléphone garde sa sérénité habituelle et considère cet énième acharnement criminel contre sa personne comme une épée dans l’eau.

Il se réserve toutefois le droit de poursuivre en justice les auteurs de ce crime qui vise à nuire à sa personne et à édulcorée sa réputation. Nous insistons : Le Gouverneur du Lualaba n’a pas de compte Twitter. Twitter en son nom est une tentative d’abuser de la crédulité des Twittos sur lesquels vous répandez des légendes d’infamies qui ne correspondent à aucune réalité.

Richard Muyej est bien préoccupé à travailler selon son riche programme quinquennal pour le bien de la population du Lualaba. C’était nécessaire pour nous de faire cette mise au point afin de remettre les choses à leur place par cette clarification qui se veut une réponse aux inepties déversées sur l’opinion publique au nom de Richard Muyej Mangeze Mans, à travers un compte Twitter qui ne lui appartient pas. C’est donc un fait à classer dans la catégorie des fumisteries indigestes.

Serge White Ndjibu


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini9 septembre 20196min0

Le mariage est certainement le plus beau jour de notre vie. C’est ce que rêvent plusieurs jeunes kinois mais pour arriver à ce stade, il y a des étapes à franchir. La plus importante d’entre elles, la dot. Aimer une femme de nos jours en RDC, notamment dans la capitale congolaise Kinshasa est autorisé à « Monsieur tout le monde » mais arriver à l’épouser légalement est synonyme à avoir les poches pleines. Il s’observe depuis un temps à Kin, une pratique tant décriée par les jeunes kinois, « la vente de jeunes filles ».

En effet, l’argent de la dot qui établit le lien du mariage entre familles africaines est devenu une nouvelle forme de commerce. Le prix de la dot ne cesse d’aller crescendo à Kin. Si, hier un sac de seul suffisait pour épouser sa femme, à l’ère des Smartphones, une somme d’au-moins 2 000 dollars américains voire plus suffit pour marier une femme légalement.

Et surtout lorsqu’il s’agit d’une fille qui a un cursus universitaire, là il y a deux cas, soit tu acceptes les conditions, soit tu vas voir ailleurs. Pour ce cas, certaines familles montent les enchères comme qui dirait ; « remettez-nous nos frais académiques et dépenses investis dans la fille ». Alors que sous d’autres cieux, le mariage n’exige pas toutes ces dépenses, il suffit que le couple décide de se mettre la bague au doit et le tour est joué.

Au par-dessus de toutes ces dépenses exorbitantes, la robustesse pécuniaire s’avère un atout pour pouvoir acheter des biens coutumiers demandés. Entre autre un bouc ou une vache, plus ou moins 2 wax hollandais (pagnes), deux foulards de tête, un sac de sucre, un sac de sel, un carton des poissons salés, deux lampes, un costume de haute couture plus une chaussure de marque etc. Certaines familles vont plus loin jusqu’à demander des groupes électrogènes, des télévisions en écran plasma, des laptops, décodeur canal + voire des appareils électroniques du dernier cri. La plupart de ces biens demandés n’ont rien avoir avec les coutumes africaines.

A Kinshasa, se marier est synonyme à avoir les poches pleines

Ces moyens dispendieux qu’il faut dépenser pour la dot a pour corollaire l’abondance des célibataires et la continuation du phénomène « yaka tofanda » (union de fait) à Kinshasa. C’est-à-dire, je ne suis pas riche pour épouser madame par conséquent je l’engrosse pour qu’elle devienne, malgré tout, ma femme. Dans ce cas la facture est clémente car lorsque le pire arrive, seul l’honneur de la famille mérite d’être sauvé.

A Kinshasa, se marier est aussi synonyme à plusieurs années d’épargne de ses revenus pour réunir l’argent de la dot et tout ce qui va avec (vêtements des parents, vache ou bouc etc.). Qui veut se marier à Kin doit certes posséder aussi une robustesse mentale pour ne pas s’évanouir devant la facture provenant de la belle famille car vous vous croirez dans un magasin à femme sauf si vous tombez dans les bonnes mains.

Plusieurs jeunes kinois animés par la volonté de se marier font face à « l’achat d’une épouse ». La dot à Kin est dépourvue des valeurs traditionnelles, la façon dont on l’applique aujourd’hui s’associe au marchandage des femmes. Or ces dernières ne sont pas des objets à acheter ; ce sont les femmes, nos femmes ! Il est temps que les familles congolaises, kinoises surtout apprennent à apprécier les efforts que fournissent les jeunes couples pour se donner les moyens d’accomplir leurs rêves.

Faut-il maintenir ou supprimer la dot ?

D’aucuns estiment que lorsque deux partenaires s’aiment, on ne doit pas facturer l’un ou l’autre pour leur mariage, surtout dans le contexte de l’égalité du genre tant revendiquer par la gent féminine. Le mari tout comme la femme peuvent se cotiser de l’argent pour tenir leur mariage. Est-il nécessaire de facturer l’homme qui veut épouser une femme, comme une marchandise ? Soit, il faut lui laisser le libre choix de se facturer, selon son propre gré ? Le débat est lancé.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini2 septembre 20195min0

Investi président de la République depuis le 24 janvier 2019, mais le premier gouvernement sous son ère intervient après sept mois des négociations entre son camp politique et celui de Joseph Kabila, l’ancien président. Ce retard fait refléter en Félix Tshisekedi l’image de son père, Etienne Tshisekedi, celui que l’on surnomma « Monsieur Non ». Ce gouvernement intervient, après qu’il ait dit « non », à plusieurs noms repris sur la liste FCC. Félix Tshisekedi n’a pas courbé l’échine face aux propositions des ministrables de l’aile FCC.

Félix Tshisekedi est le fils d’Etienne Tshisekedi, l’ombrageux opposant qui a tenu tête à tous les pouvoirs en RDC, de Mobutu à Kabila, on compte quatre décennies. Simple rafraîchissement de mémoire à ce qui l’aurait oublié. Tshisekedi père était du genre intransigeant, difficile à convaincre, à rouler, et à amadouer politiquement. C’est le même caractère que Félix Tshisekedi dégage pendant ce sept mois au top job de la RDC.

En coalition avec le Front Commun pour le Congo, aile majoritaire au parlement, Félix Tshisekedi refuse un premier ministre ténor de cette plateforme. Il impose son veto, et obtient gain de cause. C’est finalement Sylvestre Ilunga Ilunkamba, une éminence grise du FCC, moins connu du public qui prend la tête de la primature congolaise. Une figure qui n’a pas suscité des débats houleux dans les rues de la capitale, Kinshasa, encore moins dans les réunions des « parlementaires débout», de l’UDPS. Premier but de Fatshi.

Gouvernement sans les « sous sanctions »

Tout comme son père, Félix Tshisekedi dégage l’image de quelqu’un qui ne se soumet pas humblement aux diktats. Alors que d’aucuns s’attendaient voir un gouvernement plein des gens du sérail de la Kabilie, c’est autre chose que l’on a perçu, dès la sortie du gouvernement, à l’aube du lundi 26 août 2019. Un gouvernement avec 76,9% des ministres qui n’ont jamais été membres du gouvernement auparavant.

Force est de constater aussi l’absence surprenante de tous les caciques du Front Commun pour le Congo (FCC) pressentis ministres, en dépit des sanctions internationales pesant sur eux.

On peut nommément citer Kalev Mutond, l’ancien chef de service de renseignement (ANR), Ramazani Shadary, le secrétaire permanent du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Evariste Boshab, ancien ministre de l’intérieur, Lambert Mende, ancien porte-parole du gouvernement sont notamment les personnalités sous le coup des sanctions européennes depuis le mois de mai 2017 jusqu’à ce jour. Elles sont accusées par l’Union européenne de violation des droits de l’homme en République démocratique du Congo.

Renouveler la classe politique à 76,9% est un grand « pari gagné » de Félix Tshisekedi, qui prouve tout comme son père, son intransigeance dans des négociations politiques.

Tout comme dirait Sun-tzu, le général chinois du VIème siècle (Av. J.-C), stratège militaire, dans son ouvrage « l’art de la guerre » : «Savoir choisir le bon moment pour combattre et le bon moment de ne pas combattre ». Félix Tshisekedi a su tirer les négociations en longueur pour gagner la bataille en fin de compte.

Soyez en sûr, si Etienne Tshisekedi (le père) était président de la république, en situation de coalition avec le FCC, le gouvernement Ilunkamba aurait entendu la fin de son quinquennat pour son investissement au parlement. Et il gagnerait à 99,9%.


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La RédactionLa Rédaction19 janvier 20182min0

A Kinshasa, le Comité Laïc Catholique (CLC) a confirmé ce vendredi 19 janvier la marche pacifique des chrétiens pour ce dimanche 21 janvier 2018. Et plusieurs organisations non-gouvernementales confirment aussi leur participation à cette marche.

Selon la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), plus de 150 organisations non-gouvernementales de la société civile congolaise ont répondu favorablement à l’appel du CLC pour participer à la marche de ce dimanche 21 janvier après la messe dominicale dans plusieurs paroisses catholiques de Kinshasa et d’autres provinces.

Selon les membres du CLC, cette marche vise à demandent aux autorités congolaises d’appliquer à la lettre l’Accord de la Saint Sylvestre. Parmi les points de cet Accord il y a notamment la libération des prisonniers politiques, le retour des opposants exilés, l’ouverture de médias publics à toutes les composantes politiques et bien sûr l’organisation des élections apaisées, libres et démocratiques qui conduiront à une alternance politique.

La question que d’aucuns se posent aujourd’hui est celle de savoir quelle sera la réaction de la police et des forces de sécurité.

A la lumière de la réalité actuelle,  il y a de fortes chances que cette fois-ci cette marche ne soit pas réprimée compte tenu de l’effet médiatique et la levée de bouclée diplomatique provoqués par la violente répression de la marche du 31 décembre 2017.

Au regard de ce qui s’est passé le 31 décembre dernier, le gouvernement ne se permettrait certainement pas d’ouvrir un nouveau front non seulement avec l’Eglise Catholique, le Vatican, mais également avec l’Eglise protestante qui vient de faire un réquisitoire sévère sur la gestion calamiteuse du pays. Sans oublier la communauté internationale du reste très regardante et attentive sur ce qui se passe actuellement en RDC.

Une nouvelle répression de la marche viendrait encore surcharger le casier des autorités congolaises sur l’échiquier tant national qu’international.


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Aimé ZonveniAimé Zonveni30 novembre 20175min0

Le Rassemblement des forces acquises au changement, la plus grande plateforme de l’opposition en RDC, a annoncé une mobilisation tous azimuts ce 30 novembre 2017, pour signifier au président Kabila haut et fort qu’il devait rendre le tablier. La marche annoncée s’est finalement transformée en journée ville morte. Erreur de stratégie en utilisant une formule qui a atteint ses limites? Étouffement dans l’œuf par les forces de l’ordre et de sécurité que contrôle le régime? Ou simplement faible capacité d’adhésion de la part d’un peuple fatigué?

Depuis la mort de l’opposant historique Etienne Tshisekedi en début de l’année 2016 et son remplacement à la tête du Rassemblement par son fils Felix Tshisekedi, l’opposition de Limité semble avoir perdu sa capacité mobilisatrice. Une succession d’appel à manifester dans les rues s’est soldée plutôt par des réponses timides ou simplement par une abstention générale. Plusieurs facteurs peuvent être proposés en explication.

Premièrement, le pouvoir mobilisateur d’un opposant ne se transmet pas forcément de père en fils. Pour s’en convaincre, Etienne Tshisekedi, affaibli par le poids de l’âge n’a pas du tout perdu sa capacité à téléguider les marches de sa résidence de Limite. Il lui suffisait d’en donner le mot d’ordre et s’en suivait une bataille rangée entre forces de l’ordre d’un côté et manifestants intrépides de l’autre.

Félix Tshisekedi a beau hérité de son père patronyme, allure, parti voire poste de chef de file de l’opposition. Mais la sphinxitude du Sphinx de Limite ne semble lui avoir été transmise.

Deuxièmement, la mort de son père semble avoir conduit à deux effets immédiats. D’une part, cette disparition a conduit à la perte du ciment qui tenait fermement le regroupement hétéroclite d’opposants, les réels tout comme les opportunistes. L’opposition peine encore à s’en remettre. Pour preuve, non seulement de son sein sont sortis des dissidents mais mais plusieurs poids lourds n’ont pas accepté l’adoubement de Félix à la tête de l’UDPS et du Rassemblement.

D’autre part, le régime a été requinqué par l’élimination naturelle, par la mort de Tshisekedi, du seul contrepoids réel qui équilibrait le rapport de force politique en RDC. Le frelatage de l’accord de la Saint Sylvestre, seulement quelques mois après la disparition de l’opposant historique, et les marches qui sont régulièrement étouffées dans l’œuf donnent la pleine mesure du basculement de la balance en faveur du pouvoir.

Troisièmement, une forme de lassitude semble avoir émoussé l’ardeur des marcheurs et manifestants dans les grands centres urbains du pays. Chaque appel à manifester dans les rues lancé par l’opposition rencontre une réponse mitigée. Les ténors des partis de l’opposition et certains de leurs caciques adeptes obéissent au mot ordre. Une autre catégorie de la population, par crainte de la répression ou simple envie d’une journée fériée et payée, reste à la maison en simples observateurs. Et une troisième catégorie de la population, composée de fonctionnaires et agents de l’état ainsi que les fidèles des partis au pouvoir, s’évertue à prouver que l’appel à marcher a été un échec.

La question que chaque analyste se pose est celle de savoir ce que vaut réellement un appel à marcher, en tant que stratégie politique, dans le contexte politique d’un peuple visiblement las de marcher et en face du pouvoir qui, pour citer Max Weber, « détient le monopole de la violence ». La question se pose tout autant en ce qui concerne les appels aux villes mortes.

Il est temps pour l’opposition de revoir ses stratégies.


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La RédactionLa Rédaction19 octobre 20173min0

Les 3 institutions gouvernement, CENI et CNSA se sont réunies au palais du peuple pendant 5 jours pour statuer sur l’évaluation du processus électoral en cours, en vue d’un report ou pas des élections et de la détermination de la durée de ce report, comme le prévoit l’accord du 31 décembre 2016.

Le communiqué sanctionnant la fin de ces assises du palais du peuple, repend plus de brouillards, sans apporter des éclaircissements sur le processus électoral, avec des exhortations, encouragements, en passant par des recommandations, sans oublier des appels et rappels.

La CENI qui a exigé 504 jours pour la tenue des élections, semble avoir obtenu le feu vert du gouvernement et du CNSA qui lui recommandent de poursuivre avec l’enrôlement au Kasaï, l’enrôlement des congolais de l’étranger et autres, « pendant autant de temps ».

Le temps derrière lequel devaient courir ces institutions est le grand absent de cette déclaration finale. En ce qui concerne le calendrier électoral tant attendu, gouvernement et CNSA ont simplement demandé à la commission électorale de publier le calendrier électoral « réaliste » sans dire quand.

Aucune contrainte temporelle non plus sur le gouvernement dans la mise à disposition des fonds pour la Commission électorale nationale indépendante afin qu’elle puisse parachever le processus électoral en cours.

Le Conseil national de suivi de l’accord du 31 décembre 2016 et du processus électoral a pour sa part brillé par sa passivité devant les faits. En apposant sa signature au bas de ce communiqué tel que rédigé, il s’est engagé à accompagner le gouvernement et la CENI dans leurs prévisions qui se distancient de plus en plus de l’accord de la Saint-Sylvestre.

De quoi sans doute mettre du sel sur la langue des tenants d’une « transition sans Joseph Kabila » qui vont inévitablement accroître la pression pour obtenir le départ de ce dernier. La crise tombée en hibernation grâce à l’accord, pourra encore cracher de la larve d’ici décembre 2017. L’avenir nous en révélera plus.


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La RédactionLa Rédaction13 octobre 20176min0

Malgré les progrès louables accomplis à l’échelle mondiale pour mettre fin au Sida, lebesoin urgent d’accélérer le rythme de l’action en Afrique de l’Ouest et du Centre était évidentau moment où la « Déclaration politique 2016 de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida » a été adoptée en juin 2016. Avec seulement 28% des personnes vivant avec le VIH bénéficiant d’ une thérapie antirétrovirale dans la région à la fin de l’année 2015, contre 54% en Afrique orientale et australe, les dirigeants politiques de la région étaient déterminés à élaborer un Plan pour aider l’Afrique de l’Ouest et du Centre à rattraper son retard sur d’autres parties du monde.

L’ambition d’atteindre les objectifs 90-90-90 d’ici 2020 devait être maintenu afin que90% des personnes vivant avec le VIH fassent un test de dépistage et connaissent leur statut sérologique, 90% de celles qui connaissent leur statut soient placées sous une thérapie antirétrovirale et 90% de celles qui suivent une thérapie antirétrovirale durable parviennent à une charge virale supprimée.

En étroite collaboration avec le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA) et d’autres partenaires clés, la région a élaboré un Plan de rattrapage qui contribue à accélérer la riposte au VIH pour atteindre ces objectifs ambitieux d’ici 2020. Les Chefs d’État et de gouvernement l’ont approuvé lors de la réunionAIDS Watch Africa qui s’est tenue en juillet 2017 sous la direction du Président en exercice de l’Union africaineet Président de la Guinée, Alpha CONDE, afin de remettre sur les rails la riposte au VIH dans la région, dans moins de deux ans.

Ce Plan complète d’autresplans existants dont les pays se servent pour lutter contre le VIH et le Sida.
Ce nouveau Plan donne à l’Afrique de l’Ouest et du Centre l’occasion de s’approprier la riposte au VIH grâce à un leadership plus fort aux niveaux national et infranational. Il offre également de nouvelles opportunités pour améliorer la prestation des services et obtenir le financement nécessaire auprès des gouvernements, des partenaires au développement et des chefs d’entreprises du secteur privé.

Nous avons maintenant l’opportunité de combler toutes les lacunes en matière de traitement en plaçant immédiatement sous thérapie antirétrovirale les 850. 000 personnes qui avaient été testées positives au VIH, mais qui n’étaient pas encore enrôlées pour les soins. Les 250.000 autres personnes vivant avec le VIH – dont 60.000 enfants – peuvent désormais faire le dépistage au VIH et suivreimmédiatement une thérapie antirétrovirale soutenue. Il est important de noter qu’une autre tranche de 100.000 femmes enceintes vivant avec le VIH peut bénéficier d’une thérapie antirétrovirale qui les protège du sida et permet ainsi à leurs enfants de naître sans le VIH.

Les signes indiquant que les dirigeants politiques tiennent leur promesse de redoubler d’efforts pour parvenir à la « Déclaration politique 2016 des Nations Unies sur la fin du sida » d’ici à 2030 sont désormais lisibles. Le 21 septembre, par exemple, six chefs d’État et de gouvernement ont rejoint le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, lors de l’événement HIV FastTrackorganisé par le Président ougandais Yoweri Museveni en marge de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies à New York, pour partager des messages d’engagement renouvelé et espérer que la riposte au VIH a pris l’élan dont elle avait besoin pour faire l’histoire du sida.

Dans notre région, par exemple, le Nigéria – le plus grand pays de la région qui se classe au deuxième rang mondial en ce qui concerne le fardeau du VIH/sida – a déjà réussi à mettre plus d’un million de personnes vivant avec le VIH sous ce traitement qui sauve. Le pays a profité de l’occasion qui lui était offerte, lors de cette rencontre, pour s’engager à traiter chaque année 50.000 autres personnes vivant avec le VIH, en utilisant les ressources nationales.

Le leadership politique nous a donné des orientations qui peuvent nous rassurer que la plupart des 6,5 millions de personnes vivant avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre vont connaître leur statut et recevoir le traitement vital dont elles ont besoin, en moins de deux ans.
Le rythme de la riposte au VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre s’accélère. Nos actions communes sur le terrain, associant les autorités, les communautés, le secteur privé, les Nations Unies et les partenaires dans les 25 pays de la région, sont essentielles pour soutenir ce nouvel élan.

Dr Djibril DIALLO de l’Onusida


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La RédactionLa Rédaction22 septembre 201712min1

Parmi les dirigeants mondiaux attendus à New York cette semaine pour la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies, il y en a un qui devrait, techniquement, déjà être à la retraite. Le deuxième et dernier mandat autorisé par la constitution du président Joseph Kabila a expiré l’année dernière. Mais il a utilisé un stratagème après l’autre pour retarder l’élection de son successeur et s’accrocher au pouvoir, menant une répression sans merci contre les opposants politiques et les activistes pro-démocratie et envoyant ses services de sécurité pour abattre plus de 170 manifestants pacifiques en 2015 et 2016.

Toutefois, lors de réunions à l’ONU cette semaine, le gouvernement de la République démocratique du Congo essaiera de convaincre les dirigeants mondiaux que le président Joseph Kabila s’est engagé à tenir des élections et à renoncer au pouvoir—si seulement il lui est accordé plus de temps. Accepter aveuglément de telles promesses vaines pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le peuple congolais.

Alors que le président Kabila était toujours fermement installé dans ses fonctions après que la fin de son deuxième mandat soit passée en décembre dernier, l’Église catholique romaine a assuré la médiation d’un accord de partage du pouvoir d’urgence—le dénommé « accord de la Saint-Sylvestre »— qui appelait à une série de concessions de la part du gouvernement, y compris la désignation d’un nouveau premier ministre issu des rangs de l’opposition, et à la tenue d’élections avant la fin de 2017.

Cette nouvelle échéance approche rapidement, mais les élections ne sont toujours nulle part en vue.

Entre-temps, la coalition au pouvoir a défié les grands principes de l’accord de la Saint-Sylvestre en écartant les membres de la principale coalition d’opposition du nouveau gouvernement et en nommant un premier ministre qui avait été exclu du principal parti d’opposition. Elle a également interditsystématiquement les rassemblements et les manifestations de l’opposition politique tout en emprisonnant de nombreux leaders et de partisans de l’opposition, ainsi que des activistes pro-démocratie ou défenseurs des droits humains.

Beaucoup d’entre eux sont détenus au secret, sans que des chefs d’accusation n’aient été formulés à leur encontre et sans accès à leurs familles ou à des avocats. D’autres ont été poursuivis en justice sur base de chefs d’accusation fabriqués de toutes pièces. En juillet, des hommes armés non identifiés ont tiré sur un juge qui avait refusé de rendre un jugement contre un leader de l’opposition. Il a échappé de peu à la mort. Le gouvernement a aussi fermé des médias congolais, expulsé des journalistes et des chercheurs internationaux critiques et a périodiquement restreint l’accès aux réseaux sociaux.

Pire encore, des sources bien placées au sein des services de sécurité et de renseignement décrivent des efforts officiels visant à semer la violence et l’instabilité à travers le pays par ce qui semble être une « stratégie du chaos » délibérée pour justifier de nouveaux retards dans l’organisation des élections. Depuis août 2016, des violences impliquant les forces de sécurité gouvernementales, des milices appuyées par le gouvernement et des groupes armés locaux ont fait plus de 3000 morts dans la région du Kasaï, dans le sud du pays. Six cents écoles ont été attaquées ou détruites, et 1.4 million de personnes ont été déplacéesde leurs foyers. Quatre-vingt fosses communes ont été découvertes dans la région, dont la majorité contiendraient les corps de civils et de militants tués par les forces de sécurité gouvernementales.

En mars, deux enquêteurs de l’ONU — Michael J. Sharp, un Américain, et Zaida Catalán, de double nationalité suédoise et chilienne — ont été tués alors qu’ils enquêtaient sur les graves violations des droits humains dans la région. Les recherches de Human Rights Watch et une enquête de Radio France Internationale suggèrent une responsabilité du gouvernement dans le double meurtre.

De manière prévisible, le président de la commission électorale de la RD Congo a depuis invoqué la violence dans les Kasaïs comme la raison principale pour laquelle les élections ne peuvent pas être organisées cette année.

Le refus de Kabila de quitter le pouvoir peut s’expliquer en partie par la fortune considérable que sa famille et lui ont amassée depuis son arrivée au pouvoir. De récents rapports de Bloomberg et du Groupe d’Étude sur le Congo de l’Université de New York détaillent comment les membres de la famille de Kabila sont propriétaires, soit partiellement, soit dans leur totalité, de plus de 80 compagnies dont les revenus s’élèvent à des centaines de millions de dollars depuis 2003. Parallèlement, des centaines de millions de dollars versés ces dernières années par des compagnies minières à des organes de l’État « se sont évaporés », ne parvenant jamais dans les caisses du Trésor national, selon un rapport de Global Witness.

La corruption a contribué à priver le gouvernement de fonds pour répondre aux besoins fondamentaux d’une population appauvrie. Des centaines de fonctionnaires se sont mis en grève ces dernières semaines, y compris des employés d’hôpitaux qui n’ont pas été payés depuis 2016. Ceci survient au milieu d’une épidémie nationale de choléra et d’une famine imminente menaçant des millions de Congolais.

Les évêques catholiques de la RD Congo ont sonné l’alarme en juin, imputant la non-organisation de nouvelles élections conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre à un petit groupe d’alliés de Kabila. Apparemment convaincus que Kabila ne quittera pas ses fonctions à moins qu’il n’y soit contraint, les évêques ont appelé les Congolais à « se mettre debout » et à « prendre [leur] destin en main ».

En réponse à cet appel, des leaders de mouvements de jeunes pro-démocratie, des organisations de la société civile et des représentants de l’Église catholique ont publié ensemble un « manifeste » en août, exigeant la démission de Kabila et appelant à une « transition citoyenne » — supervisée par des responsables qui ne pourraient pas se présenter aux élections — dont l’objectif premier serait d’organiser des élections crédibles.

Les partenaires internationaux et régionaux de la RD Congo devraient soutenir cette « transition citoyenne ». Pour augmenter la pression sur Kabila pour qu’il démissionne, les États-Unis et l’Union européenne devraient imposer de nouvelles sanctions ciblées à l’encontre des membres de la famille de Kabila et de ses proches collaborateurs qui ont détourné des fonds ou abusé de leur pouvoir pour miner le processus démocratique. La mission de maintien de la paix des Nations Unies en RD Congo devrait aussi avoir pour mandat la protection de la population congolaise durant la période de transition.

Les dirigeants du monde entier réunis à New York cette semaine devraient exprimer leur soutien à un Congo démocratique et appeler Kabila à se retirer. Garder le silence alors que les élections sont sans cesse retardées ne fera que l’encourager dans sa stratégie de répression, de violence et de vol.

KENNETH ROTH (Directeur exécutif HRW) et IDA SAWYER (Directrice Afrique Centrela HRW)


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La RédactionLa Rédaction20 septembre 20176min0

L’Ambassadeur du Royaume-Uni fait ses adieux à la République Démocratique du Congo où il a été représentant de la Reine Elizabeth II. Ci-dessus un article d’opinion de sa plume dans lequel le diplomate britannique retrace son parcours. L’occasion également pour lui de rappeler que le destin du Congo est entre les mains des congolais. Le Royaume-Uni et d’autres partenaires du pays ne pourraient simplement qu’appuyer la RDC.    

Aujourd’hui, c’est mon dernier jour en tant qu’Ambassadeur du Royaume-Uni en République démocratique du Congo.  C’était pour moi un grand honneur de représenter la Reine Elizabeth II ici, de vivre la beauté de ce grand pays et de travailler avec tant de congolais talentueux et dévoués, y compris mon équipe à l’ambassade.

J’ai particulièrement apprécié le fait que le Royaume-Uni est en mesure de mettre en œuvre son important programme de développement en RDC. Ce programme fournit, par exemple, des soins de santé primaires à 9 millions de congolais.  Le Royaume-Uni lui-même s’est enrichi par les apports culturels de tant de congolais, et chaque année j’ai été fier d’appuyer les meilleurs et les plus brillants étudiants du Congo par le canal du programme de Bourses d’études Chevening. Nous avons aussi une coopération mutuellement avantageuse dans d’autres domaines, telles que la migration et les affaires consulaires.  Je remercie toutes les personnes concernées.

Il ne serait évidemment pas exact de dire que les relations entre les pays de l’Union européenne (y compris le Royaume-Uni jusqu’en mars 2019) et le gouvernement de la RDC sont excellentes, à un moment où des sanctions de l’UE sont imposées contre certains hauts responsables du gouvernement, et que des divergences de vues majeures sont exprimées à l’ONU sur des questions de droits de l’homme et la démocratie.  Néanmoins, les ministres congolais, les officiels de la présidence et d’autres personnalités ont été disponibles pour des discussions amicales, franches et sincères, ce qui m’a plu.  La diplomatie requiert de communiquer avec tout le monde.

Je doute que toute personne vivant dans la partie la plus riche de La Gombe, où je réside, a une bonne compréhension de la vie des congolais ordinaires.  Mais j’ai une réflexion sur le temps que j’ai passé ici.  C’est que tout le monde, de tous les partis politiques, me dit que « le système » doit changer pour que la RDC décolle vraiment.

« Le système », dit-on, est tel que l’État prend énormément d’argent au peuple congolais et aux entreprises.  Mais seulement une petite quantité de cet argent va dans le Trésor public/les caisses de l’Etat ;  le reste est perdu dans la corruption.  L’État dépense environ 10 % du PIB, comparé avec au moins 20 % dans la plupart des pays africains, dont une grande partie sur la sécurité, et peu d’argent sur les dépenses sociales.  Les importations de produits alimentaires et autres sont préférables à la production nationale, ce qui aggrave davantage la dépréciation du Franc Congolais.  L’on dit que le système judiciaire sert à s’approprier des biens d’autrui et à exécuter des appels de fonds aussi bien illégaux que légaux.   Les investisseurs entendent parler de tout cela et sont dissuadés de venir ou de rester en RDC, entraînant ainsi la détérioration de l’économie.  Ils font remarquer que toutes ces questions ont été clairement identifiées par le Président Kabila et ses ministres dans plusieurs discours.

Et « le système », dit-on, fait que plus de 50 millions de congolais vivent encore dans une pauvreté extrême en septembre 2017. Si cela est vrai, le changement du « système » doit être la première priorité du nouveau président chaque fois qu’il ou elle est élu(e) et des partenaires internationaux de la RDC.

Mais le peuple congolais aura de meilleures idées qu’un étranger sur la manière dont son pays peut prospérer à l’avenir.  Tout en souhaitant à l’ensemble de ce peuple plein succès au cours des années à venir, je tiens à l’assurer que mon pays lui apportera toujours son appui aux efforts déployés par ce peuple.