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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini21 novembre 20195min0

Le projet de Budget de l’exercice 2020 du Gouvernement Ilunkamba jugé recevable par l’Assemblée nationale, ce mercredi 20 novembre 2019. Bien avant l’approbation de ce projet de loi des finances par les élus du peuple, le Premier Ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a rencontré les 41 préoccupations des Députés nationaux, lui soumises lors du débat général intervenu à la suite de la présentation dudit projet de budget le lundi 20 novembre 2019.

Le chef du Gouvernement dans sa réplique a fourni des réponses aux questions de la représentation nationale, centrées essentiellement sur les éléments de référence du budget de l’État, le réalisme et l’équité du budget tant en recettes qu’en dépenses, les problèmes sécuritaires principalement liés aux groupes armés nationaux et étrangers, la problématique de la gratuité de l’enseignement de base, la couverture santé universelle, le problème de rémunération spécialement des hommes en uniforme, des fonctionnaires, des enseignants, la budgétisation des élections ; le parachèvement de la décentralisation et la mise en œuvre de la caisse nationale de péréquation ; les infrastructures et la connectivité des provinces ; la desserte en eau et électricité ; la gestion des catastrophes humanitaires ; la problématique du fonctionnement de l’appareil judiciaire.

S’agissant des éléments de référence du budget de l’État , soulevés par les Députés nationaux, INAGOSI, DJOLI, LOKONDO, VUANGA, MONDOLE et NGOYI KASANJI, le prof Ilunga a expliqué que le cadrage macroéconomique se fonde sur le comportement de l’économie à moyen terme tel que présenté par le Ministère du Plan. Ce comportement est perçu en termes d’évolution du taux de croissance, du taux d’inflation, du taux de change et du produit intérieur brut. Les éléments chiffrés liés à l’évolution de ces agrégats sont présentés dans le document n˚2 consacré à l’exposé général du Budget. Le taux de croissance de 5,4% retenu a été estimé sur base des réalisations à fin juin 2019 et sera soutenu par les branches « bâtiments et travaux publics, transport et commerce ». La mission du Fonds monétaire international, en annonçant le taux de 3,2 %, a intégré l’hypothèse de la fermeture de MUTANDA MINING.

Concernant les inquiétudes des élus nationaux LUTUNDULA, LIKINDA, BUANGA, BONANE, NGOY KASANJI et KABANGE NUMBI sur le réalisme du budget, le patron de l’Exécutif a rassuré que les mesures préconisées dans ledit projet de loi des finances pour la mobilisation maximale des recettes feront l’objet d’un suivi régulier et rigoureux par son Gouvernement, et tout incivisme fiscal sera sévèrement sanctionné.
Le Premier Ministre a aussi donné des garanties aux Députés nationaux par rapports aux problèmes posés par la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement de base. A ce sujet, au cours de la réunion du Conseil des Ministres du 4 octobre 2019, une commission chargée de l’évaluation de cette mesure a été mise en place, afin de réserver une réponse globale et systématique à la problématique. Une ébauche de la feuille de route dans la résolution des problèmes relevés est mis à la disposition du Vice-premier Ministre, Ministre du Budget. Et par ailleurs l’Exécutif central compte également sur quelques partenaires techniques et financiers qui ont exprimé leur engagement à accompagner la RDC dans la réussite de cette réforme.

Sur la question de la non budgétisation des élections, évoquée par les législateurs, Sylvestre Ilunga a affirmé que le projet de loi des finances 2020 présenté à l’Assemblée Nationale, a réservé 220 milliards de francs congolais pour l’organisation des élections urbaines, municipales et locales. Quant aux élections de 2023, les crédits y afférents seront inscrits dans les budgets des exercices des années 2021 à 2023.

Le projet de loi des finances adopté, est renvoyé à la Commission ECOFIN de la chambre basse du Parlement pour amendement, qui présentera son rapport le mardi 03 décembre 2019.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini21 novembre 20192min0

Gentiny Ngobila est élevé au poste de Secrétaire exécutif provincial du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), ce mercredi 20 mai 2019 au centre culturel YMCA, dans la commune de Kalamu, en présences d’Emmanuel Ramazani shadary, Secrétaire permanent de ce parti et plusieurs autres dignitaires du PPRD.

Lors de sa prise de parole, Gentiny Ngobila Mbaka a remercié l’autorité morale du PPRD, Joseph Kabila pour le choix porté à sa personne pour diriger au poste de secrétaire exécutif provincial de Kinshasa.

« Premièrement, je vous remercie pour avoir rehaussé de votre présence sans tenir compte de vos multiples occupations. Deuxièmement je remercie Joseph Kabila pour le choix faite à ma personne », a-t-il dit.

« Comme l’a si bien signifié le secrétaire permanent du parti Emmanuel Ramazani shadary, tels que nous sommes là, il y a qu’un seul leader, c’est joseph kabila », a-t-il renchéri.

« Pour moi c’est une fierté, c’est pourquoi j’ai retroussé mes manches, pour vous indiquez que le travail a déjà commencé. Le Secrétaire permanent a déjà beaucoup travaillé depuis son accession à ce poste, mais, nous devons l’aider en recrutant de nouveaux membres pour la survie de notre parti », a-t-il poursuivi.

A son tour, Emmanuel Ramazani shadary a indiqué que « Gentiny Ngombila n’a pas à s’inquiéter car il est entouré des gens expérimentés ».


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini20 novembre 20191min0

La Cour Pénale Internationale (CPI) va rendre sa décision portant fixation de la nouvelle peine sur le dossier subornation des témoins le mercredi 27 novembre 2019.

Pour rappel, l’ancien vice-président de la RDC a été acquitté en appel pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en première instance. Il était condamné à dix-huit ans de prison pour les meurtres et viols commis en Centrafrique par les milices du Mouvement de Libération du Congo (MLC) entre octobre 2002 et mars 2003.

Toutefois la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) avait rejeté la candidature de Jean -Pierre Bemba à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 pour subornation de témoins qu’elle a assimilé à la corruption.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini19 novembre 20191min0

L’ancien gouverneur du grand Équateur et secrétaire exécutif de l’Alternance de la République (AR), Jean-Bertrand Ewanga qui a quitté le camp Katumbi, se dit prêt à rejoindre la coalition au pouvoir.

« La direction de mon parti a décidé que nous ne pouvons pas être membre du parti de Moïse Katumbi. Je suis un homme libre aujourd’hui. Il y’a beaucoup d’opportunités, si la coalition en place nous ouvre des portes il n’y a pas de problème », a déclaré Jean-Bertrand Ewanga.

Il affirme, par ailleurs, qu’il n’a pas quitté le parti de Moïse Katumbi à cause d’un conflit.

 » J’ai trouvé que l’alternance était une réussite. Et Je me met à la disposition de la coalition en place », dit-il.

Rappelons que Jean-Bertrand Ewanga fut, à l’époque, secrétaire général de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, actuel directeur de cabinet du chef de l’État Félix Tshisekedi.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini19 novembre 20192min0

Mike Hammer, l’ambassadeur des Etats-Unis en République démocratique du Congo (RDC), a appelé à Bruxelles les Européens à maintenir, tout comme Washington, les sanctions qu’ils ont imposées à une quinzaine de personnalités congolaises proches de l’ancien président Joseph Kabila impliqués dans des violations des droits de l’homme entre 2015 et 2018.

“Cette politique de sanctions reste en place, ceux qui ont été sanctionnés continuent à l’être et si nous recevons des informations sur d’autres (personnes), nous continuerons (à les sanctionner) » a déclaré Mike Hammer depuis Bruxelles .

Rappelons que, plus d’une centaine d’organisations congolaises avaient plaidé pour que l’Union Européenne renouvelle ses sanctions à l’encontre de proches de Joseph Kabila, impliqués dans des violations des droits de l’homme en République démocratique du Congo entre 2015 et 2018.

L’UE avait décidé du gel des visas et des avoirs de 14 responsables congolais en décembre 2016 puis fin mai 2017. Ces personnalités ont été sanctionnées pour leur rôle dans la répression des manifestations de l’opposition entre fin 2016 et 2018.

Ces sanctions ont ciblé deux anciens ministres de l’Intérieur, deux ex-gouverneurs de provinces, l’ancien chef des renseignements civils ainsi que des généraux de l’armée et de la police.

L’UE a renouvelé ses sanctions pour un an juste avant l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, remportée par L’actuel président Félix Tshisekedi.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini16 novembre 20192min0

Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo, s’est entretenu avec la diaspora congolaise en Allemagne à l’hôtel Maritime. Dans son discours le chef de l’État congolais confie à la diaspora que sa mission est de ramener le Congo à la place qui est la sienne.

« Le Congo a trop souffert de ses divisions, le Congo a injustement souffert d’une guerre qu’il n’a jamais choisi, le Congo a souffert des crises qu’il n’a jamais choisi. Mais aujourd’hui, je peux vous dire que le Congo est entrain de se débarrasser de tous ses vieux démons », a-t-il déclaré.

 »Si l’Allemagne a décidé de franchir ses pas pour accompagner le Congo dans son développement par la coopération bilatérale, mais également par ses investisseurs qui se bousculent pour l’intérêt qu’ils ont à venir chez nous, ça veut dire que l’avenir de notre pays est à espérer meilleur et radieux« , poursuit-il.

 »Je me suis engagé en leurs disant, venez avec nous et je vous promets de faire du Congo l’Allemagne d’Afrique », Tshisekedi à la diaspora congolaise en Allemagne.

Le garant de la nation congolaise Félix Antoine Tshisekedi a exposé la raison de sa présence en Allemagne.

 » En faite je suis venu ici parce que l’Allemagne n’est pas n’importe quel pays, c’est le moteur de l’Europe », conclut-il.


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La RédactionLa Rédaction16 novembre 201913min0

Après un atterrissage en douceur que beaucoup d’observateurs n’ont pas vu venir avec les élections de décembre 2018, la République démocratique du Congo frôle à nouveau la zone des turbulences. La vision des anciens adversaires politiques (ou ennemis jurés pour ne pas exagérer) qui se sont réunis au sein de la coalition FCC-CACH, se heurte à des penchants contradictoires, d’où la frustration. Des étincelles, escalades verbaux, se multiplient des sommets, aux bases de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social, ainsi que du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie.

Querelles enveloppées dans un tissu socioéconomique délétère que le président de la République tente de redresser en comptant notamment sur des investisseurs étrangers et sur le réchauffement des relations bilatérales avec les partenaires traditionnels. En 8 mois, Félix Tshisekedi a à son compte une vingtaine de voyages qui font parler. L’efficacité de sa démarche et son prix payé ne mettent pas tout le monde d’accord. Suffisant pour nous référer à l’homme du « Plan Marshall pour le redressement du Congo », Noel K. Tshiani Muadiamvita, cet ancien candidat président de la République sous les couleurs de Forces du changement, revêtu d’une double casquette d’expert en économie et de politique. Il nous livre ici ses observations, mais aussi, ses pronostics.

Docteur Noël Tshiani Muadiamvita Bonjour !

Bonjour !

Kinshasa Times : Le Congo d’avant alternance et le Congo d’après alternance, qu’est-ce qui a changé ?

Noel Tshiani : Après presque un an d’alternance intervenue au sommet de l’État, je vois les changements en terme de libertés individuelles et collectives, de libéralisation de l’espace politique, de libertés de presse et d’associations, de tolérance politique, de libération des prisonniers politiques, de retour des exilés politiques. Il y a le lancement de quelques travaux de construction d’infrastructures. Mais tout reste à faire dans le domaine économique et social et dans le sens d’amélioration du vécu quotidien de la population.

KT : Selon vous, quel impact à ce jour les forces en présence, FCC-CACH, ont sur le redressement de la RDC ?

NT : Les défis à relever dans le domaine du redressement économique et social du pays restent encore entiers. Nous avons toujours 85% de la population au chômage, absence total des routes, autoroutes, chemins de fer, aéroports et ports modernes. Nous avons toujours moins de 10% de la population ayant accès à l’eau potable, l’électricité et services de télécommunications. Le PIB par habitant continue à être de 458 dollars, l’un des niveaux les plus bas du monde. Le taux d’alphabétisation reste l’un des plus bas du monde soit environ 63%. Mais le lancement du programme de gratuité de l’enseignement primaire est une étape dans la bonne direction. La corruption et les détournements des fonds publics se poursuivent comme si rien n’a changé. L’impunité se poursuit et les détourneurs des fonds publics se pavanent dans la nature sans être inquiétés. Le budget national est passé de 5 à 10 milliards dollars américains mais reste globalement en deçà de la capacité de mobilisation des ressources du pays. Les entreprises publiques restent dans les mains des mêmes personnes qui les ont mises à genoux. La gouvernance du pays reste la même car au delà du Président de la République, des députés et des membres du gouvernement, tout le reste n’a pas changé. Le chemin vers le développement reste très long à parcourir et nécessite de la méthode pour bien mener le processus pour passer des promesses aux changements effectifs sur le terrain.

« les intentions entre partenaires dans le couple sont malsaines »

KT : Comment expliquez-vous les tensions actuelles au sein de la coalition au pouvoir?

NT : Les tensions sont normales dans un couple. Si elles sont bien gérées, le couple sera très fort. Sinon c’est le divorce. Parfois il est mieux de divorcer que de rester dans un mauvais mariage où les partenaires ne sont pas de bonne foi et poursuivent des objectifs divergents. Le FCC a géré le pays pendant 18 ans pour donner des résultats que nous connaissons dans tous les domaines. Ses ténors devraient accepter de s’asseoir dans le siège des voyageurs et non du conducteur pour laisser les autres diriger le pays au profit de tous les congolais.

KT : Pourrions-nous dire que Félix Tshisekedi et Joseph Kabila sont dans une logique de partenariat ou d’adversité politique ?

Je ne sais pas répondre à une telle question car je ne connais pas ce qui se trouve dans leurs têtes. Tout ce que je peux dire est que le peuple demande et réclame le changement dans la paix. Nous voulons tourner la page de la mauvaise gouvernance et des crimes pour embrasser la paix et le développement au profit de tous. Pour réaliser un tel objectif, les congolais doivent cesser des rivalités inutiles et regarder dans la même direction pour travailler ensemble et développer le pays.

KT : Là où sont les choses au sein de la coalition présidentielle, l’issue sera-t-elle un divorce ou une harmonie au sein de la coalition présidentielle, découlant du choc d’opinions ?

NT : Du choc d’opinions, si on est animé de bonne foi, ne peut que jaillir de la lumière dans l’intérêt du pays. Mais si les intentions entre partenaires dans le couple sont malsaines, mieux vaudra le divorce que de rester dans un mauvais mariage.

« il ne faut pas croire au Père Noël »

KT : Félix Tshisekedi affiche clairement son ambition de s’appuyer sur les partenaires extérieurs, notamment les investisseurs, les États ou encore les organisations internationales pour trouver les moyens de faire développer le Congo. Est-ce que cette option vous va ?

NT : Le développement de la RDC qui a beaucoup de défis à relever nécessite la mobilisation des ressources intérieures, bilatérales, multilatérales et des investisseurs privés nationaux et internationaux. Toutefois, il ne faut pas croire au Père Noël de la part du monde extérieur en négligeant la mobilisation des ressources intérieures. Le développement durable de la RDC doit s’appuyer sur des ressources intérieures qui sont très nombreuses et pérennes. N’oublions pas 85% des revenus des ressources minières échappent au trésor public en plus de 10 à 15 milliards de dollars américains des recettes publiques perdues chaque année à cause de la corruption et des détournements des fonds publics. A mon avis, il faut multiplier des efforts pour recouvrer ces ressources intérieures perdues pour augmenter le budget national afin de financer le développement de façon endogène et éviter de se soumettre au chantage du monde extérieur à cause des ressources internationales très aléatoires.

KT : Il n’y a pas longtemps, vous avez laissé vos marques à la Banque Mondiale, comme pour dire que la coopération internationale n’a que peu de secret pour vous. Quel crédit accorder aux promesses faites au président de la République par ceux qu’il contacte ?

NT : On peut être sûr des ressources intérieures qu’on contrôle. Et il ne faut croire aux ressources extérieures que lorsque vous les avez dans vos caisses. Sinon, des promesses restent des promesses endormantes sous des conditions parfois difficiles à remplir.

« l’agriculture est aussi importante que le cobalt »

KT : L’autre option de Félix Tshisekedi, c’est de mettre fin à la dépendance de l’économie nationale du seul secteur minier. Est-ce possible ?

Il est important de diversifier l’économie du pays pour diminuer la dépendance sur le secteur minier sujet à des fluctuations cycliques. L’agriculture, l’élevage, la pêche, le tourisme, la forêt, les infrastructures, les sévices, etc… offrent de grandes opportunités de diversification de l’économie.

KT : L’agriculture, l’énergie sont-elles capables de contribuer au budget national au même titre que le cuivre, le diamant, l’or ou le cobalt ?

NT : Bien évidement l’agriculture, l’énergie, l’élevage, la pêche, le tourisme, la forêt, les infrastructures, les sévices, sont aussi importants que les minerais tels que le cuivre, le diamant, l’or et le cobalt pour la diversification de l’économie et comme sources des recettes publiques pour renflouer le budget national.

KT : Parlant de ce dernier minerai dit : minerai stratégique. Quelle est d’après vous la marge de manœuvre de Félix Tshisekedi vis-à-vis de Joseph Kabila ?

Je pense qu’il ne faut pas polariser le débat. Joseph Kabila a déjà fini son temps en tant que Président de la RDC. Maintenant nous vivons l’ère de Félix Tshisekedi comme Chef de l’État. Prochainement ce sera quelqu’un d’autre. Le monde doit évoluer et ne pas rester figé sur des individus.

KT : En résumé, les prémisses telles que posées par la coalition FCC-CACH, où voyez-vous la RDC d’ici 2023 ?

Je ne peux pas parler de cette coalition et de sa vision pour l’avenir du pays. Il est mieux de poser cette question aux ténors FCC et du CACH. Étant donné que le PPRD vient de faire une autoévaluation à Lubumbashi, ce que je salue, je devine que ses ténors ont une vision pour l’avenir de notre pays. J’invite Joseph Kabila à un débat télévisé sur la performance du PPRD après 18 ans de règne et nos visions respectives de développement de la RDC. Moi en tant qu’Autorité morale de la Force du Changement et Joseph Kabila en tant qu’Autorité morale du FCC. Je pense qu’un débat civilisé basé sur les idées et les visions de développement du pays permettrait au peuple de se faire une idée sur qui peut mieux servir le peuple et la RDC dans les années à venir.

Nous vous remercions.

C’est moi qui vous remercie


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La RédactionLa Rédaction15 novembre 20194min0

Le mouvement citoyen « Filimbi » réaffirme son engagement à mener son combat pour déraciner définitivement le « système de prédation », selon Filimbi, installé au Congo, qui se matérialise par des maux et antivaleurs tels que la corruption, le détournement des deniers publics, la violence politique… Au cours d’un point de presse tenu ce jeudi 14 novembre 2019, Filimbi s’inquiète du retard qu’affiche le résultat de l’enquête sur l’affaire « 15 millions de dollars américains » qui seraient disparus du trésor public. Ce mouvement citoyen reconnait que des avancées démocratiques ont été faites depuis le départ de Joseph Kabila à la tête de la RDC mais les vices sont encore visibles.

«Au-delà des quelques avancées, nous constatons avec regret que les principaux maux et antivaleurs que nous combattons pacifiquement sont toujours bel et bien là. Cela est confirmé par l’affaire documentée du détournement présumé de 15 millions de dollars américains, dont nous attendons toujours le résultat de l’enquête, le manque de transparence dans la gestion des marchés publics, l’impunité de ceux qui ont commis des crimes politiques et économiques pourtant bien documentés. Les multiples affrontements violents entre les militants des deux groupes politiques (FCC-CACH) qui forment la majorité politique actuelle renforce également notre constat. Seules les promesses ne permettront pas de mettre fin à ce système destructeur», déclare le communiqué de Filimbi.
Floribert Anzuluni, coordonnateur de ce mouvement citoyen est revenu en RDC, 4 ans après son exil. Il a pris part à ce point de presse.

« Filimbi n’a pas été créé pour mener le combat de l’alternance. Mais plutôt pour conscientiser la population, jeune, à s’engager pour que les dirigeants agissent pour l’intérêt des citoyens afin que la vie des congolais change. L’alternance n’est qu’une phase dans l’engagement de Filimbi. Nous avons également combattu pour que les élections soient bien organisées, ce qui n’a pas été fait malheureusement. Sans une bonne organisation des élections, la paix ne reviendra pas. C’est ce qui fait que depuis une année la légitimité de l’actuel président de la République est contestée, au lieu de construire le Congo. D’où, il faut dépolitiser la CENI », a déclaré Floribert Anzuluni, coordonnateur de Filimbi.

De son côté Carbone Beni, chargé du réseau et déploiement, rassure que Filimbi annonce une série d’activités pour contrôler les actes que posent les dirigeants, en tant que mouvement citoyen, cela au niveau du finance public, des engagements de l’Etat et des promesses faites par le président de la République.

« Nous allons militer pour que la crise de légitimité ne soit plus un fait remarquable en RDC, dans les prochaines élections. Nous allons continuer notre travail de mouvement citoyen », a dit Carbone Beni.

Pour rappel, « Filimbi », qui signifie sifflet en swahili, est un mouvement citoyen créé le 15 mars 2015 qui rêve d’un Congo où chaque citoyen en général, jeune en particulier, est acteur de son avenir en ayant notamment la possibilité de penser et d’agir librement.


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La RédactionLa Rédaction15 novembre 20191min0

Le président de la république Félix tshisekedi se dit très optimiste sur l’avenir de la coalition entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le changement (CACH).

“Nous sommes obligés de composer pour l’intérêt de la RDC », a-t-il déclaré dans une interview sur France 24.

Quand aux agitations qui règnent dans cette coalition ce dernier temps, le président de République, Félix Tshisekedi pense qu’elles sont inhérentes à toute organisation donc elles sont normales, car il y a très peu de temps qu’ils étaient encore des belligérants.


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Jordan MayenikiniJordan Mayenikini14 novembre 20191min0

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, l’ancien premier ministre de la RDC, Adolphe Muzitu affirme que la proposition de Martin Fayulu ne veut pas dire que Lamuka a reconnu le pouvoir de Félix Tshisekedi.

On ne reconnaît pas le pouvoir en place parce qu’il est illégitime. Nous disons qu’il faut sortir de cette illégitimité et qu’il faut retourner aux urnes mais pour ce faire il faut des réformes. Et pour obtenir ces réformes il faut instaurer un Haut conseil national des réformes institutionnelles (HCNRI) pour une période de dix-huit mois”, déclare-t-il.

Il poursuit en disant “l’intérêt supérieur de la nation exige que l’on travaille ensemble pour améliorer les choses”. Les autres leaders de Lamuka, jugés plus modérés, ne semblent pas en phase avec cette proposition.

Aucun leader de Lamuka n’a contredit cette proposition. “À partir du moment où les leaders de Lamuka n’ont pas dénoncé cette proposition, c’est qu’ils sont d’accord”, affirme-t-il.