BREAKING NEWS
corneille-nangaa-ceni-ambassadrice-americaine-nations-unies-onu-Nikki-Haley-rdc-1024x523.jpg

Patrick MbalaPatrick Mbala1 janvier 20184min00

Il fallait le faire pour arriver à faire descendre la tension qui ne cessait de prendre son envol dans le chef de l’opinion tant nationale qu’international. La publication du calendrier électoral par la commission électorale de la RDC,  pour les scrutins attendus depuis l’année 2016

Des communiqués et déclarations d’une part, des menaces d’autre part, la Ceni a subit toute sorte de pression pour fixer les opinions sur le chronogramme des élections. Plus précisément celles les plus attendues : la présidentielle et les législatives nationales et provinciales.

Le schéma de 504 jours prôné par le président de la commission  électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa, renvoyant les élections au mieux en 2019 a rencontré une opposition farouche. L’opposition politique face à ce qu’elle considère alors comme une provocation, réclamera désormais l’organisation mordicus des élections pour fin 2017.

Côté  communauté internationale, la pression s’accentue encore mais pour un calendrier « réaliste » qui va pas au delà de 2018. « Nous avons adressé un message clair à la Céni: si les élections ne sont pas tenues en 2018, sinon on ne soutiendra pas le processus électoral. Les Etats-Unis, la communauté internationale ne soutiendront rien en 2019», a tonné l’ambassadeur américain à l’Onu, Nikki Haley lors de son passage à Kinshasa au mois d’octobre.

Corneille Nangaa et Nikki Haley devant la presse à Kinshasa
Corneille Nangaa et Nikki Haley face à la presse à Kinshasa

Le 5 novembre 2017, quelques jours seulement après la visite de M. Haley, la Ceni rendra public un calendrier, avec des dates précises. Seul bémol, la commission électorale affirme que le respect de ces dates dépend entre autre des moyens légaux, financiers et logistiques qui seront mis à sa disposition… au bon moment. Un calendrier «hypothétique» espérant que le gouvernement et les partenaires appuieront la réalisation du processus à temps.

La communauté internationale a pris acte de cet agenda, et observe la Ceni, le regard sur le sablier. L’opposition intraitable au départ en exigeant les élections en 2017, puis en juin 2018, a mis de l’eau dans son vin en acceptant à son tour le calendrier proposer par la Ceni, ne se rétractant pas quant à la pression par la rue afin, garde-fou pour la centrale électorale.

 De toutes les dates alignées par la Ceni pour l’ensemble du processus, une a particulièrement été mémorisée. Celui du tout premier passage démocratique du bâton de commandement au sommet  de l’Etat en République démocratique du Congo. Le 23 décembre 2018. A cette date les congolais voteront le successeur de  Joseph Kabila. 2017 s’en va, 2018 arrive, population, opposition et partenaires internationaux tiennent encore plus les institutions congolaises à l’œil.


olangi2-1024x682.jpg

Claudia MuleyaClaudia Muleya31 décembre 20171min00

Le président et co-fondateurs de la fondation Olangi Wosho est décédé le 01 octobre 2017 à   Johannesburg en Afrique du sud après qu’il ait subit une intervention chirurgicale du cœur.

Suite à un désaccord entre les autorités locales et la famille du défunt sur le lieu de sépulture, Papa Olangi a été enterré provisoirement en Afrique du sud.

Les fidèles et la famille de l’illustre disparu  souhaitaient qu’il soit inhumé dans l’enceinte de l’église CIFMC, sise 17ème rue Limete à Kinshasa. Mais, pour l’ Hôtel de ville le défunt devrait être enterré au cimetière de la Nécropole entre  terre et ciel.


rdc-basket-team.jpg

Claudia MuleyaClaudia Muleya31 décembre 20171min00

Alors que la flamme d’espoir des congolais d’aller à la Coupe du Monde de football  Russie 2018 venait de s’éteindre le 5 septembre 2017,  les yeux de congolais se sont tournés vers l’équipe nationale de basket qui s’est qualifiée pour l’Afrobasket masculin (compétition continentale de Basket) 2017 après 10 ans d’absence.

Après une entrée avec une défaite contre le Mali le 8 septembre, les léopards se sont relevés de la plus belle manière en battant les éléphants de la Cote d’Ivoire 81-60 en match de la 2e journée du groupe A.

Face au Nigeria, grand favori du tournoi et tenant du titre, la RDC surprend et s’impose sur le score de 83-77. Une victoire historique  qui restera longtemps gravée dans la mémoire des amoureux de la balle au panier.

La joie des congolais s’achève en quarts de finale. Les léopards se sont inclinés devant les aigles de Carthage de la Tunisie.


MAZEMBE1.jpg

Jeannot ShejiJeannot Sheji31 décembre 20175min00

L’équipe nationale séniore devait disputer la CAN 2017. Elle était également engagée dans les éliminatoires du mondial Russie 2018. Celle des Léopards locaux pouvait se faire une place au CHAN 2018. L’As V-club et le TP Mazembe avaient la possibilité d’offrir une finale 2017 de la ligue des champions 100% congolaise. Le FC Renaissance et Sanga Balende croyaient peut-être se hisser en finale de la coupe de confédération. La moisson s’annonçait abondante pour le football congolais. Mais hélas ! Que des ratés !

Dès janvier 2017, le sélectionneur national Florent Ibenge se présente au Gabon avec un effectif qui a l’étoffe de champion. Il en donne la preuve lors de son premier match face à un des favoris de la poule B, le Maroc d’Hervé Renard qu’il bat 1-0. Le champion en titre, la Côte-d’Ivoire ralentit l’ascension congolaise avec un nul de 2 buts partout. Les togolais conduits par Claude Le Roy ne font pas le poids face aux Léopards de la RDC qui les dominent 3-1 en dernière journée delà phase des pools.

Premier du groupe B avec 7 points, devant le Maroc qui en compte 6, les Léopards tombent sur les Black Stars du Ghana des frères Ayew qui vont régler l’affaire en famille en quarts de final : 62e minute, le petit frère Jordan Ayew ouvre la marque pour le Ghana. 67e minute, Paul José Mpoku égalise pour la RDC. 75e minute, le grand frère André Ayew arrête l’aventure congolaise au Gabon. Florent Ibenge perd son premier pari de donner une Coupe d’Afrique des nations à la RDC. Mais il en reste un deuxième.

A cet instant, l’équipe congolaise vient d’infliger un 4-1 à Libye et un 2-1 à la Guinée. Grâce à la puissance de son attaque, la RDC est devant la Tunisie qui compte aussi 6 points. Les deux confrontations en allée retour entre ces deux poids lourds tournent en faveur de la Tunisie. Elle emporte le match allée à Tunis 2-1 et arrache un nul 2-2 au stade des Martyrs. La RDC perd le match et n’a plus son destin en main. Les Léopards finissent deuxième avec 10 points derrière les aigles du Carthage qui se qualifient avec 11 points. Bien avant cette élimination, les Léopards locaux sont tombés face à l’équipe congolaise en tenant les diables rouges en échec 0 buts partout à Brazzaville et concédant par la suite un nul 1-1 à Kinshasa.

En coupe de la Confédération de la CAF, le Fc Renaissance franchit le tour préliminaire face a Akanda du Gabon avant de quitter la compétition en 16e de final contre Mouloudia Club d’Alger. Sa Majesté Sanga Balende se fait éliminer au même niveaux de compétition après sa victoire à domicile (1-0), et sa défaite sur le même score au Soudan face à Al Hilal Obeid, avant de perdre aux tirs au but (3-5).

L’As V-club a réussi à intégrer les quarts de finale dans un groupe composé de Mamelodi Sandanws, Espérance de Tunis et Saint Georges. Avec 3 défaites, deux matchs nuls et une seule victoire, V-club est éliminé en quarts de finale de la ligue des champions de la CAF. Le Tout Puissant Mazembe se réjouira longtemps sans doute  de son élimination en Champions ligue. Renversé Coupe de confédération, le club lushoi gravit toutes les marches jusqu’à atteindre le summum de la compétition en remportant pour la deuxième fois consécutive. C’est le seul trophée international enregistré en 2017 en RDC.


TOSEKA-2.png

Patrick MbalaPatrick Mbala31 décembre 20172min00

Miser sur les talents locaux, c’est ce qu’on osé les organisateurs de l’édition 2017 du festival de l’humour Toseka.

La crise économique que connait le pays a touché le secteur culturel. Mais ne l’a pas pourtant mis par terre. A défaut de faire venir des humoristes du continent ou d’ailleurs comme lors des précédentes éditions, l’organisation du Festival Toseka 2017 a opté pour la sauce locale. Coatching payant car le 1er et 2 septembre le Théâtre de Verdure, sanctuaire de la culture congolaise a vibré au rythme de Kindobika vs Kitindindi.

Toseka 2017: une pluie de rires s’abat sur Kinshasa

Deux structures ont courageusement était à l’origine de ce projet, l’agence CMCT et la plateforme culturelle Watobalabala. A l’affiche de ce festival ont trôné les parrains locaux. Deux vedettes de premier plan de la scène humoristique kinoise : Fiston Mavinga  alias Saï-Saï et Lady Nzongo alias Esobe.

Parrains du Festival Toseka édition 2017
Parrains du Festival Toseka édition 2017

Au vue de son attraction et l’affluence du public, il n’est guère risqué de dresser le bilan positif de l’humour de la capitale lors de ce festival, triomphe du talent kinois, et consécration d’un humour accusé faussement d’être en perte vitesse. C’était en 2017.

Ados Ndombasi : «Le Festival Toseka 2017 a pour objectif de valoriser le talent kinois»

 


tshibala_bruno_bureau_17_0001_640_350_11-1024x560.jpg

Patrick MbalaPatrick Mbala30 décembre 20174min00

Jamais au cours de l’histoire la plus récente de la République démocratique du Congo la nomination d’un premier ministre n’a été sujette à autant de controverse. Kasa-Vubu et Limete quel interlocuteur pour  la Majorité présidentielle pour négocier ce poste accordé au Rassemblement de l’opposition en vertu l’accord du 31 décembre 2016?

À la dispute opposant les camps présidentiel au Rassemblement pour le poste du premier ministre est né un autre conflit cette fois-ci interne dans la plateforme de l’opposition éclatée en deux ailes (Kasa-Vubu et Limete) depuis la mort d’Etienne Tshisekedi, leader de la plateforme.

La controverse sur le mode de désignation du premier ministre conduira alors les parties prenantes à interpréter l’article 3 alinéa 3, chacun à sa sauce. Au camp présidentiel la décision finale revient à son autorité morale, le chef de l’Etat. Cela revient à pouvoir discrétionnaire. Le Rassemblement Kasa-Vubu lui, est prêt à présenter des candidats à soumettre au chef de l’Etat. A Limete, c’est niet. Il est hors de question de soumettre une liste des premiers ministrables. Pas 8, ni 5, encore moins 3, mais un seul nom sera remis au chef de l’Etat pour nomination.

Valentin Mubake cadre UDPS (à gauche) reçu en audience par Joseph Kabila (milieu) et ses conseillers (droite) lors des consultations du palais de la Nation
Valentin Mubake cadre UDPS (à gauche) reçu en audience par Joseph Kabila (milieu) et ses conseillers (droite) lors des consultations du palais de la Nation

Quelques jours après que les évêques aient rendu le tablier de la médiation des pourparlers politiques, le président de la République Joseph Kabila lancera des consultations des parties prenantes aux négociations du centre interdiocésain. Consultations boudées par l’aile Limete du Rassemblement alors que l’aile menée par Olenga Nkoy remettra une liste de candidats au bureau de l’avenue roi Baudouin.

Le Chef d'Etat, Joseph Kabila et son Premier ministre Bruno Tshibala au palais de la Nation
Le Chef d’Etat, Joseph Kabila et son Premier ministre Bruno Tshibala au palais de la Nation

Pour la Cenco, la nomination de Tshibala à la primature est une violation à l’accord du 31 décembre

Le 7 avril, c’est Bruno Tshibala Nzenze qui terminera en tête de la course. Joseph Kabila a choisi son collaborateur à la tête du gouvernement. Une nomination diversement interprétée dans l’opinion, plus particulièrement par les évêques de la Conférence épiscopale qui la qualifieront comme «d’entorse à l’accord de la Saint Sylvestre».


tshitshi.jpg

Jeannot ShejiJeannot Sheji30 décembre 20172min00

Ce mercredi premier février 2017, l’opposant historique Étienne Tshisekedi s’éteint à 84 ans, à la clinique Sainte-Élisabeth de Bruxelles, emporté par une embolie pulmonaire. L’opposition congolaise qui a presque mis Joseph Kabila dans les cordes, perd le capitaine qui la conduisait sur les eaux troubles des négociations politiques avec la Majorité présidentielle, sous l’égide de la CENCO.

Le poids politique qui pesait d’un côté de la balance parti, la Majorité présidentielle met tout son poids de l’autre côté de la balance pour remettre en cause certains acquis de l’accord de la Saint-Sylvestre. Le Rassemblement ne résiste pas à la pression des vagues et se fissure. Face “au manque de volonté” observé dans les négociations sur l’arrangement particulier, les évêques catholiques rendent le tablier.

Accord politique du centre interdiocésain : ça sent le risque

Joseph Kabila nomme Bruno Tshibala premier ministre le 7 avril 2017, en désaccord avec le Rassemblement, les médiateurs de la CENCO, qui dénoncent la “violation flagrante” de l’accord de la Saint-Sylvestre.

Malgré la signature de l’arrangement particulier sous les auspices de l’Assemblée nationale, la nomination de Joseph Olenghankoy à la tête du CNSA, la crise politique laissée par Étienne Tshisekedi en RDC perdure.


cenco-signature-1024x578.jpg

Jeannot ShejiJeannot Sheji30 décembre 20176min00

Le 19 décembre 2016, le second mandat du président Joseph Kabila expire. Mais la CENI n’a pas organisé les élections. Personne ne peut succéder à Joseph Kabila alors que le président de la RDC ne peut laisser son fauteuil à qui conque. La crise politique s’installe entre la Majorité présidentielle et l’opposition congolaise dans ses multiples facettes. Les négociations s’avèrent être la voie de sortie de la crise. Après la signature de deux accords politiques : de la Cité de l’UA et du Centre interdiocésain, les mois passent mais l’impasse demeure. L’église Catholique vole à la rescousse de l’opposition affaiblie avec les cloches, la marche du 31 décembre 2017 pour obtenir l’application de l’accord du 31 décembre 2016.

Désigné médiateur dans les négociations congolaises par l’Union africaine, le togolais Edem Kodjo s’est montré partial aux yeux de la principale coalition de l’opposition, le Rassemblement. Il ne réussit pas à amener Étienne Tshisekedi et ses siens sous l’arbre à palabre de la Cité de l’Union africaine. Il a quand-même le mérite d’avoir obtenu un accord entre la Majorité présidentielle et une frange de l’opposition conduite par Vital Kamerhe.

Ni l’accord du 18 octobre ni le gouvernement Samy Badibanga qui en est la conséquence logique ne font disparaître la crise. La marche du 19 septembre 2016 (carton jaune) et le carton rouge annoncé au 19 décembre font trembler le camp présidentiel et convainquent les milieux diplomatiques que les négociations entre la Mp et le Rassemblement sont inévitables pour éviter le pire.

Lire aussi:

Accord politique du centre interdiocésain : ça sent le risque

Négociations directes CENCO : L’accord à portée de main

L’entrée en jeu de la Conférence épiscopale nationale du Congo débouche sur un accord qui grandit à la fois le président Joseph Kabila reconnu comme tel par Étienne Tshisekedi au-delà de 2016 et Étienne Tshisekedi qui obtient ce que Vital Kamerhe et compagnies n’ont pas pu obtenir : 1 ans de transition, CNSA pour surveiller le processus électoral, primature, partage des ministères de souveraineté et mesures de décrispation politique.

Les acquis de Joseph Kabila étaient plus concrets que ceux de l’opposition encore sur papier. L’ouragan (carton rouge) qui menaçait de l’emporter est passé sans l’emporter. Dès lors, les négociations sur les modalités de la mise en œuvre de l’accord piétinent :

Le premier ministre proviendra bel et bien du Rassemblement mais Joseph Kabila doit le choisir sur une liste de 8, 5 puis 3 noms que le camp d’Étienne Tshisekedi doit lui soumettre, pour respecter son pouvoir discrétionnaire exige la MP. Dans la cohabitation avenir, il faut à tout prix pour la Mp, éviter “un premier ministre de blocage” dont le prétendu à ce poste, Félix Tshisekedi, le fils d’Étienne Tshisekedi. Pas question non plus de partager les ministères de souveraineté avec l’opposition car cela relève une fois de plus du pouvoir discrétionnaire du chef de l’État. Contrôler l’armée, la police, les cours et tribunaux, les finances; rester l’interface des partenaires internationaux est une garantie que veux le camp présidentiel pour s’assurer de mater l’opposition dans la gestion collégiale du Congo. L’opposition contrattaque en permanence.

Les évêques de la Conférence épiscopale de la RDC reçus en audience par le chef d'Etat Joseph Kabila
Les évêques de la Conférence épiscopale de la RDC reçus en audience par le chef d’Etat Joseph Kabila

C’est dans la foulé de ce “blocage” qu’intervient la mort d’Étienne Tshisekedi à Bruxelles. Les médiateurs de la CENCO qui pensaient obtenir des concessions de Joseph Kabila par la pression, perdent de vue que Tshisekedi mort, Kabila ne craint plus personne au Rassemblement. La crise de succession qui succède à Étienne Tshisekedi au Rassemblement permet au Chef de l’État de porter “une entorse” à l’accord du 31 décembre 2016, en nommant Bruno Tshibala premier ministre selon les évêques.

À un an de l’accord de la Saint-Sylvestre, les laïcs catholiques recourent aux cloches, à la marche pour obtenir l’application de l’accord obtenu pour échapper à la grogne populaire. L’opposition s’y accorde. Ni l’accord de la Saint-Sylvestre ni le gouvernement Tshibala ou encore le Conseil national de suivi de l’accord n’ont su apaiser les tentions. Dès lors, la durée de vie de Bruno Tshibala à la primature dépend plus de la volonté de Joseph Kabila qui peut ressentir le besoin des nouvelles alliances politiques pour respirer.