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Jeannot ShejiJeannot Sheji26 février 20188min00

Le 25 février, la police congolaise a tiré sur un manifestant, Rossy Mukendi, à la paroisse Saint Benoît de Lemba. Une balle dans l’abdomen, une autre dans les côtes droites ont suffi à l’étaler par terre. Petit effort pour se relever et enlever le t-shirt qui devenait de plus en plus encombrant pendant ce moment d’étouffement où l’hémorragie interne bouchée progressivement les voies respiratoires et le cœur en manque de sang perdait lentement mais sûrement sa puissance. Avec cet effort, si quelqu’un s’est fait l’illusion que « ça ira bien », il avait tord. Rossy Mukendi était agonisant.

Ses proches qui l’entourent à cet instant précis où Rossy lutte contre la mort, entendront longtemps sa voix qui leur demandait secours, raisonner dans leurs pensées sous forme d’un discours d’adieu. Mais ils n’entendront plus la même voix les commander à s’engager sur la voie de la lutte contre le « non-respect des normes constitutionnelles ». Pandanjila (leader en tshiluba) le Vaillant, comme il s’identifie sur facebook, a passé l’arme à gauche. La police a rependu le sang d’un militant. C’est dans ce sang que plus d’un congolais plonge sa plume pour inscrire en rouge le nom de Rossy Mukendi au rand de « héros ».

Son nom est sur les lèvres de tous ceux qui racontent la marche du 25 février 2018. Sa figure figure sur les profils facebook, twitter, watsapp de ceux qui s’identifient à son combat, le rendant un peu immortel alors qu’il se glace dans la morgue. La police nationale congolaise a créé un autre héro, symbole de la troisième du Comité laïc de coordination à l’instar de l’aspirante Kapanga lors de la deuxième marche des Laïcs.

Il était instruit

L’identité de ceux qui marchent en RDC est souvent assimilée aux « délinquants, terroriste… ». Le parcours de Rossy MUKENDI montre qu’il a axé son combat à la fois sur le patriotisme et l’intellect. C’est avant tout un internationaliste formé à l’Université Nationale pédagogique où il a obtenu une licence en relations internationales. Un titre plus que suffisant pour comprendre les dynamiques du monde et les phénomènes internationaux qui expliqueraient la situation politique congolaise telle quelle et telle qu’elle devrait-être.

Présenté par ses proches comme assistant de recherche dans le temps et assistant d’enseignement l’UPN à l’UPN avant sa mort, Rossy Mukendi s’est donné à analyser les relations entre la RDC et les organisations internationales telles que l’ONU et la CIRGL en griffonnant quelques articles scientifiques comme « l’ONU aujourd’hui : la perception des actions des agences du système des nations-unis en RDC ; De la CEPGL à la CIRGL : La souveraineté de la RDC à travers le prisme de la géopolitique institutionnelle dans la Région des grand-lacs africains » qu’il partage avec la communauté scientifique sur son blog rossymukendi.unblog.fr.

Rossy n’avait pas seulement des prédilections mentales pour son combat, mais il en avait aussi physique acquises par la formation et la pratiques aux arts martiaux dans la discipline de Ju-Jitstu. Ce qui peut expliquer parfois son discours martial à la veille de la marche du CLC du 21 janvier 2018 « Nous allons colorer le sol congolais rouge de notre sang, pourvu que nos enfants ne vivent pas esclaves demain… quand la mort viendra, je partirai fier d’avoir défendu un idéal ».

Ses relations avec les forces de l’ordre

Rossy Mukendi Tshimanga s’est révélé peu à peu aux yeux des congolais lorsqu’il affiché son engagement politique en créant le mouvement citoyen « Collectif 2016 » en 2016 alors que le second mandat du président Joseph Kabila expirait et l’organisation des élections pour sa succession restait incertaine.

Il tombe dans les filets des forces de l’ordre 10 avril 2017, lors de la marche pacifique organisée par le Rassemblement de l’opposition qui réclamait la publication du calendrier électoral. Il sera détenu au secret au cachot du camp militaire Kokolo pendant 3 jours. Selon l’Association congolaise pur l’accès à la justice, Rossy a « fait l’objet des menaces de mort, torture et mauvais traitements pour le contraindre à abandonner son engagement citoyen ».

Le 17 mai, Rossy Mukendi a été arrêté, avec 13 de ses collègues, par la police lors d’une marche pacifique qu’ils avaient organisée, dans la commune de Ngaba, pour réclamer la réhabilitation de l’avenue de l’Université et l’amélioration de fourniture d’eau et d’électricité. 48 heures après la police avait libéré ses 13 collègues ; et lui « fut remis au service de renseignement militaire ex DEMIAP où il sera détenu jusqu’au 16 juin 2017 sans droit de visite, d’assistance de conseil, ni d’être présenté devant un juge ».

Le 28 juillet, le porte parole de la police avait annoncé publiquement qu’ « un avis de recherche était lancé contre Rossy MUKENDI au motif fallacieux qu’il serait membre de la milice Kamwina Nsapu. Depuis lors, il était âprement recherché par les services de sécurité et sa vie était réellement en danger », fait remarquer l’ACAJ.

Selon cette même ONG des droits de l’homme, le 28 août, le Collectif 2016 avait publié un communiqué de presse s’inquiétant pour sa vie étant donné qu’il recevait régulièrement des appels téléphoniques l’invitant à se rendre soit au Commissariat provincial de la police de Kinshasa (IPKin), soit au Ministère de l’Intérieur pour « une communication le concernant ».

Dans son communiqué, la Police nationale congolaise a laissé entendre que Rossy Mukendi était un « fauteur des troubles » qu’un de ses éléments a neutralisé. Dans les médias, sur la toile, les sympathisants pleurent un « martyr de la démocratie », « un héros » qui a sacrifié sa vie pour « la justice et le bonheur de tous » comme il l’a écrit le 30 décembre 2017, à la veille de la première marche du Comité laïc de coordination.


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La RédactionLa Rédaction26 février 20182min00

Membre du comité laïc de coordination (CLC) et professeur des Universités, Thierry N’landu Mayamba a dénoncé ce dimanche après la marche du 25 février qui a fait 3 morts et plusieurs blessés selon un bilan provisoire, « l’immobilisme » de la communauté internationale face à la situation qui prévaut en République démocratique du Congo.

Ce professeur de littérature anglaise et américaine lance une alerte à l’endroit de l’Afrique, du monde. Selon lui il n’est question aujourd’hui de négocier avec l’actuel régime, il faut s’en de Kinshasa. Il faut s’en débarrasser il ne respectant aucunement la vie humaine.

« Aujourd’hui si on dit au monde on a tué 100 bonobos dans les forêts du Congo, je suis sûr que l’humanité entière se mettra debout parce que c’est le patrimoine mondial qui serai très démoli. Mais quand il tue six millions de congolais, malheureusement le congolais ne représente pas ce patrimoine Universel parce que quand on parle de ce pays on n’en parle qu’en termes de richesses. De son son, son sous sol. On ne parle pas des habitants qui meurent chaque jour de faim, de malaria, de misère, de balles… », s’est-il indigné lors de son passage dans un média francophone.

Thierry Landu et plusieurs de ses compères du Comité laïc sont activement recherchés par les services de sécurité depuis les évènements qui ont suivi leur première action le 31 décembre 2017 pour interpeller le pouvoir à respecter les clauses de l’accord du 31 décembre 2016. Nombreux d’entre eux vivent dans la clandestinité depuis près de deux mois.


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Patrick MbalaPatrick Mbala26 février 20182min00

La représentante du secrétaire général de l’Onu en République démocratique du Congo, Leila Zerrougui a publié un communiqué dimanche dans la soirée, en réaction aux manifestations qui ont eu lieu dans plusieurs villes de la RDC, suivant l’appel lancé par le comité laïc de coordination (CLC) de marcher en vue de réclamer l’application intégrale de l’accord du 31 décembre.

Dans sa communication, la numéro un de la Monusco déplore les morts tombés encore une fois lors des marches à Kinshasa (2) et Mbandaka (1), malgré les garanties données par les autorités de la police d’inviter les forces de l’ordre à la « plus grande retenue ».

Leila Zerrougui signale par ailleurs que les missions de la l’Onu déployées lors de cette journée de manifestation ont répertorié 47 cas de blessés et 100 arrestations. Elle en appelle pour cela aux différentes parties à éviter toute sorte de violence, et aux autorités particulièrement à « respecter les droits du peuple congolais à s’exprimer librement et à manifester pacifiquement ».

Elle exhorter notamment la classe politique à tout faire pour participer de manière »constructive » à l’application de l’accord de la Saint Sylvestre qui d’après elle reste la « seule voie » qui pourrait conduire la RD Congo à une alternance pacifique.


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Patrick MbalaPatrick Mbala24 février 20182min00

Dans une lettre adressée aux membres du comité laïc de coordination (CLC) ce samedi 24 février en fin de matinée, l’autorité de la ville de Kinshasa informe aux organisateurs de la marche de ce dimanche 25 février 2018 qu’il ne saura prendre acte de cette manifestation car n’étant pas en mesure de lui « garantir un encadrement efficient ».

Cette réponse d’André Kimbuta intervient à l’en croire après une lettre d’information lui adressée par le CLC en perspective la tenue de ladite marche. Le gouverneur de la ville affirme avoir invité les laïcs catholiques pour une réunion d’étude des conditions de faisabilité de l’activité pour laquelle il a été saisi, invitation qui est restée sans suite.

« N’ayant pas donné suite à mon invitation, vous avez privé les services compétents en charge de maintien de l’ordre public des informations nécessaires pour une évaluation et un encadrement conséquent de votre manifestation », argumente le numéro un de l’exécutif provincial de Kinshasa.

Pour rappel le comité laïc de coordination a lancé un appel à l’endroit de l’ensemble de la population pour une manifestation publique ce 25 février, en vue de réclamer l’application intégrale de l’accord de la Saint Sylvestre. Appel suivi par plusieurs mouvements citoyens et partis politiques de l’opposition qui à leur tour sensibilisent leurs militants pour adhérer à cette marche, une troisième après celles du 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya14 février 20181min00

Le chef rebelle Tabo Taberi dit Sheka sera bientôt face à la justice militaire de Goma pour répondre de ses crimes. C’est le Chef de bureau de la Monusco au Nord-Kivu, Daniel Ruiz qui l’a déclaré la semaine dernière au cours d’une conférence de presse à en marge du Festival Amani.

Sheka s’était rendu à la Monusco en juillet 2017, après avoir été impliqué dans plusieurs violations des droits humains à l’Est de la République démocratique du Congo.

Sa reddition a permis d’espérer que la justice soit rendue et que les violences cessent.

Selon l’Ong de droits de l’homme, Human Rights Watch, les autorités congolaises avaient émis en 2011, un mandat d’arrêt à l’encontre de Sheka pour crime contre l’humanité et viol massif.

Mais il est resté en fuite pendant plus de six ans, tandis que son groupe armé Nduma Defense of Congo (NDC) continuait de commettre de graves crimes.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya9 février 20181min00

Alors qu’elle était sans nouvelle de son pasteur François David Ekofo en début de semaine, L’Eglise du Christ au Congo (ECC) confirme le voyage de ce dernier avec l’aide de la Monusco.

Dans un communiqué, l’ECC indique que la Monusco a déclaré avoir reçu la demande de titre de transport du pasteur Ekofo pour voyager. « Elle lui a répondu positivement et le pasteur a pris place à bord d’un avion Monusco le 03 février dernier pour Entebbe », souligne le communiqué.

Suites aux menaces des services de sécurité congolais qu’il a subit après son homélie du 16 janvier dernier lors la messe en mémoire de Laurent Désiré Kabila, le pasteur Ekofo a décidé de partir en exil avec sa famille.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya7 février 20182min00

La Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) appelle à la tenue d’un procès équitable pour l’officier déserteur de l’armée congolaise, John Tshibangu transféré à Kinshasa lundi 5 février après son extradition de la Tanzanie.

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco tenue ce mercredi à Kinshasa, la porte-parole de la Mission de l’Onu en RDC, Florence Marchal a affirmé que Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme en RDC (BCNUDH) qui suit ce cas n’a pas eu accès à la demande d’extradition. « Donc, nous ne sommes pas en mesure d’affirmer si cette extradition s’est déroulée dans les règles ou non, dans la mesure où nous n’avons pas eu accès au dossier », a-t-elle déclaré.

Selon le ministre de la justice Alexis Tambwe Mwamba, l’ancien chef d’état-major de la 4ème région militaire (Kasaï occidental), John Tshibangu s’était autoproclamé général pendant la rébellion qu’il avait déclenché dans cette province. Il a été extradé lundi dernier après avoir été appréhendé par les services de sécurité tanzaniens. « Il sera déféré devant son juge naturel pour un procès juste et équitable », a souligné le ministre de la Justice.

Pour le moment, il se trouve sous mandat d’arrêt provisoire en attendant la fin de l’instruction préjuridictionnelle.


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La RédactionLa Rédaction6 février 20182min00

Le pasteur de l’église de Christ au Congo, François-David Ekofo a été évacué d’urgence de la RDC pour « échapper au  à l’insécurité dont il était l’objet » et ce, depuis qu’il a administré une douche froide aux autorités congolaises lors de la messe de commémoration du dix-septième anniversaire de la mort de L.D Kabila.

Selon une source proche de la famille, François-David Ekofo et sa famille ont quitté la RDC grâce à la MONUSCO qui a mis à leur disposition un avion qui les a embarqués jusqu’en Ouganda où ils ont pris la direction des États-Unis. Une information relayée aussi par l’un des ses proches, le journaliste Paul Diakiese sur son compte facebook.

François-David Ekofo a rappelé des notions démocratiques aux dirigeants congolais réunis à 90% en la cathédral du centenaire pour commémorer la mort du Héros national M’zee Laurent Désiré Kabila, quelques jours après Laurent Monsengwo Pansinya ait qualifié les forces de sécurité et les autorités congolaises de médiocres et qu’ils devaient dégager. Ce jour là, le signal de la Radio télévision nationale congolaise a été interrompu.

 


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Claudia MuleyaClaudia Muleya30 janvier 20181min00

Blessé par balle au pied gauche, l’auteur du braquage qui a fait 2 morts et 2 blessés au soir du 28 janvier dans la commune de Bandalungwa n’a pas pu s’enfuir loin « Le roi de Janeiro » est tombé dans les filets de la police en moins de 48 heures.

Selon un communiqué du Commissariat provincial de la police de Kinshasa, le concerné nommé Etisala Aike Jean-Pierre a été arrêté ce mardi 30 janvier dans la commune de Masina « grâce au professionnalisme du groupe de lutte contre la criminalité ».

« Le commissariat provincial de la police ville de Kinshasa remercie la population pour sa collaboration qui a permis aux vaillants éléments du groupe de lutte contre la criminalité de mettre la main sur ce criminel dont la cavale a fait moins de 48heures », peut-on lire dans le communiqué.

Par ailleurs, le Commissariat demande à la population kinoise de continuer à collaborer pour l’éradication de la criminalité dans la ville de Kinshasa.


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Claudia MuleyaClaudia Muleya29 janvier 20181min00

La France appelle les autorités congolaises à « faire toute la lumière » sur l’attaque contre la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), survenue le 27 janvier à Baraka dans la province du Sud Kivu afin que les responsables en répondent devant la justice.

Cette attaque a entraîné la mort d’un casque bleu pakistanais et en a blessé un autre.

« Nous présentons nos condoléances à la famille de la victime, aux autorités pakistanaises et aux Nations unies. Nous souhaitons un prompt rétablissement au blessé », a déclaré ce le porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Par ailleurs, « La France réitère son plein soutien à l’action stabilisatrice de la MONUSCO et de ses contingents ».