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La RédactionLa Rédaction23 janvier 20202min0

L’Association des professeurs de l’IFASIC, (API) réunie en assemblée générale ce mercredi 20 janvier, a fixé ses conditions avant la reprise des cours à l’IFASIC.

Après des violentes manifestations survenues en date du 20 janvier 2020, les professeurs ont déclaré que la reprise des cours est conditionnée par 3 éléments :

– La sécurisation du site et de l’ensemble du personnel;

– L’identification des étudiants régulièrement inscrits et ayant le droit d’assister au cours;

– La demande publique du pardon par les étudiants à travers leur coordination pour le préjudice moral et psychologique subi par la communauté universitaire de l’IFASIC.

L’association des professeurs de l’IFASIC a appuyé la décision prise par le comité de gestion quant à l’exclusion définitive des étudiants fauteurs des troubles.

L’API manifeste par ailleurs sa solidarité à l’egard de leurs pairs, d’autres universités victimes du comportement négatif des étudiants.

L’API demande aux pouvoirs publics de dédommager, le cas échéant, les enseignants dont les biens ont subi une dégradation du fait des troubles causés par les étudiants.

En définitif, l’API appelle le gouvernement à la remise en question du comité de partenariat (COPA) et le payement régulier des frais de fonctionnement des établissements publics.

Richard Makobo Musafiri


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La RédactionLa Rédaction22 janvier 20202min0

L’association « Génération Thérèse Kapangala » (GTK) a commémoré ce mardi 21 janvier 2020 au Centre Catholique Nganda, les deux ans de disparition de l’aspirante catholique, Thérèse Dechade Kapangala. Cette dernière a été tuée le 21 janvier 2018 dans l’enceinte de la paroisse Saint François de Kintambo, lors de la répression par la police d’une marche du Comité Laïc de Coordination (CLC) qui manifestaient contre un troisième mandat du président horaire, Joseph Kabila.

La famille Kapangala a lancé un appel au président Félix Tshisekedi de s’impliquer dans ce dossier qui jusque-là tarde encore au niveau de la justice afin « de mettre fin à l’impunité ainsi qu’à la politique de deux poids deux mesures longtemps décrié en RDC », déclare Jean-Claude Kapangala, coordonnateur de GTK.

Plusieurs membres de sa famille, ses amis et connaissances ainsi que des militants des mouvements citoyens ont relaté le parcours de sa vie à travers des témoignages lors de cette activité.

Par ailleurs, l’association citoyenne Génération Thérèse Kapangala prône l’avènement d’une nouvelle forme politique, fondé sur le droit des populations, la transparence, la bonne gouvernance et le développement juste et durable.


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La RédactionLa Rédaction21 janvier 20204min0

Les troupes des policiers déployées la nuit dans les rues congolaises, surnommés « udjana », dérangent la population de la ville de Kinshasa pendant leur patrouille. Dans une mini enquête faite à Kinshasa, le lundi 20 janvier, au rond-point victoire, situé dans le plein cœur de la commune de Kalumu, plusieurs résidents de ce périmètre ont indiqué à la rédaction de Kinshasatimes, que ces troupes des policiers se transforment en malfaiteurs la nuit au cours de leur patrouille.

Ces « Ujana » qui opèrent dans les rues de la ville pendant la nuit, décrient du type sans remords, patrouillant en file indienne, armée, malveillants et surtout doués d’incompréhension, saisissent tout ce qui se pointe sur leur chemin.

A en croire quelques usages nocturnes de cette partie de Kalamu et les résidents du coin traînant à des heures tardives, ces policiers profitent de leur service de patrouille sensé initialement avoir pour mission la protection des individus et leurs biens, d’une part, mais également les personnes en danger face au banditisme des jeunes appelés communément Kulana, en une occasion de rançonner l’argent et quelques biens des valeurs des nobles citoyens.

« La police de nuit est sensée avoir pour seule mission, la protection des personnes et des leurs biens, surtout face au phénomène kuluna. Mais les Udjana, ne protègent personne. S’ils tombent sur vous, vous perdez tout », déplore un vendeur du coin et résident du quartier.

Accusés d’agresseurs, ils orchestrent des lourds propos pour accuser leurs victimes dès qu’ils les saisissent en vue de les empêcher de s’expliquer. Ils utilisent souvent cette phrase : « C’est vous qui complotez contre le chez de l’Etat, C’est vous qui tuer les gens dans ce pays… », renseigne un habitant de Kalamu.

Après avoir arrêté un passant, ils exigent trois ou deux casiers de bière pour obtenir la relaxation. Ils emploient des fois les fouets pour menacer la victime à se conformer à leurs règles.

Les habitants du coin déplorent ces actes et font appellent au commissaire général provincial de Kinshasa, Sylvano kasongo, à une rénovation et perfectionnement des ses agents de terrain.

« Nous sommes désolés, mais il faudrait vraiment une réforme de mentalité pour changer ce fléau qui nous mettent en danger alors qu’on devrait se sentir en sécurité à côté de ces gens-là », s’exclame un usagé de la commune de Kalamu.

Et d’ajouter : « Le général Kasongo doit obligatoirement changer son équipe de terrain ».

Rappelons que ces policiers sont appelés « Udjana » (jeunes en Swahili) car la plupart parmi eux sont de nouveaux recrus et jeunes en terme d’âge.

Richard Makobo Musafiri


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La RédactionLa Rédaction16 janvier 20203min0

La représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies et chef de la mission onusienne en RDC, Leila Zerrougui, a démenti lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, le 15 janvier 2020, les rumeurs mêlant la mission onusienne à la participation au plan de la balkanisation de la RDC.

Elle a d’emblée rappelé la pertinence de sa mission en RDC et a également certifié que la coopération onusienne avec le gouvernement congolais ainsi que son armée, est spécifiquement basé sur le rétablissement de l’ordre public d’une part, et sur le maintient de la paix dans tous les coins du pays, et plus typiquement à L’Est.

« Je m’en vais signaler que nous travaillons en collaboration avec le gouvernement congolais et son armée. Présentement, l’armée congolaise a récupéré les zones qui étaient sous contrôle des ADF, notamment Medina, à l’intérieur du cœur où les ADF siégeaient. Nous travaillons ensemble pour justement tenir ces zones. Il y a eu plus de 1900 membres des groupes armés et familles qui ont été rapatriés au Rwanda, en collaboration avec la Monusco après les opérations menées par les FARDC. Avec tout ce travail que nous faisons comment on peut dire que nous sommes aujourd’hui complices de la balkanisation ?« , s’interroge-t-elle.

Elle a par ailleurs, reconnu l’attachement des congolais quant à leur patrie et a également rassuré à la population congolaise qu’il n’y a aucune personne dans cette communauté internationale qui aurait des préposions territoriales sur le Congo.

« Ce qui est vrai, aujourd’hui est qu’il n’y a personne, que ça soit dans la communauté internationale, que ça soit chez les voisins, qui a des visées territoriales sur le Congo« , a-t-elle dit.

Le plan de balkanisation de la RDC dont certains congolais pointent du doigt la Monusco, et qu’ils accusent d’être en complicité avec les groupes armés dont les ADF, a été dénoncé par le cardinal Fridolin Ambongo, après sa tournée dans le Nord-Kivu en fin d’année 2019.

Richard Makobo Musafiri


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La RédactionLa Rédaction13 janvier 20201min0

L’association des enfants des militaires et des policiers « Telema Mwana Ya Mapinga » a saisi Gentiny Ngobila, gouverneur de Kinshasa, depuis le 26 décembre 2019 pour l’informer de leur manifestation prévue ce mardi en vue de dénoncer les inégalités sociales entre les enfants des militaires et des policiers à comparer avec d’autres enfants de la République ».

Ils ont adressé une nouvelle lettre à l’autorité urbaine le 8 janvier 2020 en guise de rappel. La marche partira du Rond Point Kintambo Magasin et aura comme point de chute la Cité de l’Union africaine pour le dépôt de leur mémo.

Dans le contexte de grogne sociale, les épouses de policiers déployés à Beni (Nord-Kivu) avaient manifesté le 6 janvier à Kinshasa devant le Commissariat Général de la Police Nationale Congolaise (PNC). Elles réclamaient « la ration » de leurs maris. Plusieurs autres policiers et soldats vivent dans des conditions précaires aux camps.



La RédactionLa Rédaction13 janvier 20201min0

L’association des enfants des militaires et des policiers « Telema Mwana Ya Mapinga » a saisi Gentiny Ngobila, gouverneur de Kinshasa, depuis le 26 décembre 2019 pour l’informer de leur manifestation prévue ce mardi en vue de dénoncer les inégalités sociales entre les enfants des militaires et des policiers à comparer avec d’autres enfants de la République ».

Ils ont adressé une nouvelle lettre à l’autorité urbaine le 8 janvier 2020 en guise de rappel. La marche partira du Rond Point Kintambo Magasin et aura comme point de chute la Cité de l’Union africaine pour le dépôt de leur mémo.

Dans le contexte de grogne sociale, les épouses de policiers déployés à Beni (Nord-Kivu) avaient manifesté le 6 janvier à Kinshasa devant le Commissariat Général de la Police Nationale Congolaise (PNC). Elles réclamaient « la ration » de leurs maris. Plusieurs autres policiers et soldats vivent dans des conditions précaires aux camps.


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La RédactionLa Rédaction11 janvier 20202min0

Quatre armes à feu et plus d’une centaine des munitions ont été retrouvées, ce jeudi 09 janvier, à midi par la police nationale congolaise (PNC) dans le local 8 de l’université de Kinshasa, lors de l’opération d’identification et d’arrestation des étudiants fauteurs des troubles.

Sur ordre du ministre de l’ESU, le général Sylvano Kasongo et sa troupe ont patrouillé les locaux estudiantins en vue d’être en possession de tout élément susceptible à identifier les semeurs des dégâts lors du début des revendications jusqu’à ce jour.

Pendant le contrôle, quatre armes à feu ont été retrouvées, et plus d’une centaine des munitions dans la cave du home 8.

Cette découverte rendue publique par la police nationale congolaise, reste cependant contestée par des étudiants qui disent de cette découverte un scénario monté de toute pièce pour dévaloriser l’image des résidants des homes.

« Les étudiants dans les homes n’ont jamais possédés des armes, ni des munitions. C’est un plan de la PNC pour nous discréditer « , a déclaré un étudiant de l’UNIKIN.


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La RédactionLa Rédaction9 janvier 20202min0

Les Forces Armées de la République démocratique du Congo ont confirmé mercredi 8 janvier tard dans un tweet, l’abandon du colonel Michel Rukunda qui a rejoint les “Ngumino”, un groupe armé où il aurait pris la tête. Il s’agit du commandant second du secteur de Walikale dans la province du Nord-Kivu.
En rejoignant les Hauts plateaux d’Uvira et de Fizi dans le sud du Sud-Kivu, cet ex-commandant est considéré comme ennemi de l’armée congolaise.

“ Les FARDC confirment la défection du colonel Michel Rukunda, commandant 2nd du secteur de Walikale, pour rejoindre le maquis où il aurait pris la tête d’un groupe armé identitaire connu sous le nom de « Ngumino ». « Rukunda est désormais considéré comme ennemi de la RDC ” peut-on lire sur le compte twitter des FARDC.

Il faut noter que Makanika était chargé des opérations et renseignements des FARDC.

Il sied de rappeler que les suspicions sur Michel n’est pas nouveau, car déjà en intégrant les FARDC en 2011, il était à la tête d’une rébellion de Banyamulenge des Forces Républicaines Fédéralistes (FRF), et récemment il était déjà pressenti pour remplacer le commandant tué par les maï-maï à Minembwe (territoire de Fizi) d’un autre groupe armé Ngumino.


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La RédactionLa Rédaction8 janvier 20204min0

Le Groupe d’experts de l’ONU a établi que certains membres des FARDC continuaient de transférer du matériel au NDC-R, ainsi que cela avait déjà été documenté dans les rapports précédents. Ces éléments sont contenus dans son rapport publié le 20 décembre 2019 et adressé à la Présidente du Conseil de sécurité de l’ONU.

Créé par Guidon Shimiray en 2015, le NDC-R avait repris plusieurs zones minières controlées par les FDLR dans le nord-est du territoire de Walikale et d’autres qui étaient gérés par l’Union des patriotes congolais pour la paix (UPCP) de Lafontaine. Ce groupe armé est aujourd’hui aussi influent au sud de Lubero.

Le Groupe d’experts dit avoir obtenu trois vidéos tournées en juin-juillet 2019 et à la fin décembre 2018 qui ont été authentifiées par ses soins et par une source connaissant bien le NDC-R. Il a également interrogé 14 combattants en activité ou récemment démobilisés du NDC-R.

Dans la première vidéo, un policier en poste dans le centre de Masisi a affirmé qu’en mai 2019, des combattants du NDC-R avaient passé une journée dans une position des FARDC près du village de Mukohwa et que le 10 mai 2019, des membres des FARDC avaient remis cinq boîtes de munitions 14 à des éléments du NDC-R basés à Loashi, explique le rapport. Dans le même document, il est également fait mention d’opération conjointe impliquant FARDC et groupes armés.

« Le policier a également déclaré que des membres des FARDC et des combattants du NDC-R poursuivaient ensemble des combattants de l’APCLS à Buabo. Le Groupe d’experts estime que cette opération conjointe est liée aux combats qui ont opposé le NDC-R et l’APCLS dans les groupements de Biiri, Bapfuna, Buabo et Banyungu au cours de la seconde moitié de mois de mai 2019 », dit le rapport.

Dans une deuxième vidéo, rapporté par le groupe d’expert, un officier du NDC-R a expliqué que des uniformes militaires avaient été achetés préalablement auprès des FARDC et que les combattants de son groupe seraient ultérieurement intégrés dans les FARDC.

« Le Groupe d’experts a constaté qu’au moins deux mortiers de 82 mm et une mitrailleuse lourde de 12,7 mm faisaient partie du matériel livré au NDC-R à Kashuga. Selon lui, outre qu’il s’agit d’une violation manifeste de l’embargo sur les armes, le fait que certains membres des FARDC aient transféré des armes lourdes à un groupe armé, en l’occurrence au NDC-R, est particulièrement préoccupant, notamment parce que ces armes risquent d’être employées dans une zone civile densément peuplée », ajoute ce rapport.

Les membres du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, dont le mandat a été prorogé jusqu’au 1er août 2020 en application de la résolution 2478 (2019) du 26 juin 2019, ont été nommés par le Secrétaire général le 29 juillet 2019.


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La RédactionLa Rédaction8 janvier 20203min0

C’est depuis dimanche que les étudiants de l’Université de Kinshasa (Unikin) manifestent. Dimanche soir, des pneus étaient déjà brûlés et ce lundi matin, la tension était encore vive avec la présence des policiers. Aux jets de projectiles, la Police répond par des gaz lacrymogènes. Tout attroupement à l’intérieur du campus universitaire ou aux alentours est interdit par la Police.

« Les policiers sont devant certains bâtiments comme les homes. Ils nous ont bloqué, mais étudiants ont réussi à brûler quelques pneus. Et il y a une sorte d’affrontement entre nous et eux », a expliqué un étudiant qui loge dans les homes.

Ils disent vouloir contraindre le gouvernement à baisser les frais académiques.

« Nos revendications tournent autour des frais académiques. Auparavant, on payait 253.000 de G1 en L2. Le ministre avait réduit ce montant. Il avait dit que des classes de préparatoire, celles de G1 et celles de L1 devraient payer 210 000 FC. G2 et L2 devraient payer 171 000. Et maintenant, une nouvelle décision tombe: les classes de G1, celles de L1 et celles de préparatoires doivent payer 490 000 FC et les classes de G2 et L2 410 000 FC par an. C’est pour cela que les étudiants manifestent », a dit un autre étudiant.

La Police a fait usage des gaz lacrymogènes pour maitriser les étudiants en colère. Selon le Général Sylvano Kasongo, N°1 de la Police à Kinshasa, ces étudiants tentent de manifester en dehors du site universitaire et c’est ce qui a motivé le déploiement de la police. Il explique aussi que l’usage des gaz lacrymogènes a été motivé par le fait que certains parmi les manifestants jetaient des pierres et aux policiers.

« Les étudiants veulent aller au rondpoint. Nous disons qu’ils ont le droit de manifester, mais à l’intérieur du campus universitaire. Nous avons anticipé l’opération parce qu’on savait qu’il y aurait manifestation. Jusque-là, il n’y a aucun dégât et nous espérons qu’il n’y en aura pas. Nous tentons d’éviter que certains voyous du voisinage en profitent pour créer du désordre », a dit le Général Sylvano Kasongo.