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0rna Ngoma0rna Ngoma0rna Ngoma23 février 20182min0

La délégation de la commission européenne en République démocratique du Congo a débloqué 190 mille euros pour venir en aide aux victimes des pluies torrentielles ayant causé inondations, dégâts matériels et humains considérables dans neuf communes de Kinshasa début janvier dernier.

Ce financement de l’UE fait partie de la contribution globale des Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe ( DREF) de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge mis en place en 1985.

Ce geste a pour but d’améliorer les conditions de vie de près 100 ménages vulnérables dont les maisons se sont effondrées d’une part. Et d’autre part de maintenir les efforts visant à limiter la propagation du choléra dans la ville, avec la fourniture des bâches imperméables ainsi que des moustiquaires, couvertures, nattes, et d’autres ustensiles de cuisine.

” Nous nous soucions du sort des milliers de personnes fragiles que les inondations ont laissé démunies et vulnérables aux maladies. En soutenant la Croix- Rouge, l’Union Européenne permet de donner un appui humanitaire à ceux qui ont tout perdu”, a déclaré Christos Stylianides, commissaire européen à l’aide humanitaire et la gestion des crises.

Les équipes d’intervention de la Croix-Rouge congolaise basées à Kinshasa mènent des activités de prévention et de dépistage de choléra dans les communes les plus touchées : Ngaliema, Bandalungwa, Selembao, Masina, Limete, Kalamu, Bumbu, Kimbanseke et N’djili.

La RDC fait actuellement face à la pire flambée de choléra depuis 20 ans. L’épidémie  a resurgi en juillet 2017 dans des foyers de l’est du pays et s’est propagé plusieurs autres provinces dont la capitale Kinshasa. Selon l’Organisation Mondiale de Santé, 55 milles cas ont été recensés et plus de 1190 personnes sont décédées à travers le pays.


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Jeannot ShejiJeannot ShejiJeannot Sheji23 février 20183min0

Au-delà du vice de procédure sur lequel se concentre le débat autour de la thèse d’Augustin Matata Ponyo entre l’ancien Directeur de l’école doctorale de l’UPC, le Professeur Mabi Mulumba et le Recteur de l’UPC Daniel Ngoy, il y a d’autres soubresauts qui ont secoué le processus de cette thèse du nouveau docteur, Augustin Matata Ponyo.

“Je ne veux plus réagir à tous les sujets concernant Matata. Il me considère comme son adversaire politique”, s’est résigné un professeur à la Faculté administrative des affaires et sciences économiques contacté par kinshasatimes.cd.

Selon lui, la forme de la thèse d’Augustin Matata Ponyo sur laquelle le Recteur Daniel Ngoy a reproché le professeur Mabi Mulumba de ne dire mot n’est pas à la hauteur d’un travail de doctorat. “J’ai sa thèse sur mon bureau. Pour moi, ce n’est pas un bon travail. Maintenant que d’autres profs ont validé ce travail, je ne peux rien dire. Prof Mabi a raison”, a confié notre source qui a insisté à ce que son identité soit tenue secrète.

En même temps que le professeur Mabi Mulumba a raison, sa démission et ses arguments sont aussi une forme de réclamation d’un dû qu’il devait avoir dans cette “affaire de thèse” mais qui lui a échappé au bout des doigts.

“Je vais apprendre que c’est à cause de l’argent que Matata avait donné à l’UPC que Mabi a démissionné. Il n’a pas eu sa part”, a révélé ce docteurs en sciences économiques spécialiste de la macro-économie, de l’économie institutionnelle et politique, de la croissance économique, de l’économie du développement et autres.

Après la soutenance de la thèse de Matata Ponyo à l’UPC reçue avec la mention grande distinction, le Docteur de l’école doctorale de l’UPC évoluant à la FASE, le Prof Mabi Mulumba a adressé sa démission au Recteur de l’UPC Daniel Ngoy qui selon lui n’a pas fait respecté la durée, la composition du jury et le règlement académique.

Au Recteur de l’UPC de rétorquer plus tard que cette démission est “une querelle politicienne” entre le Prof Mabi et le nouveau Docteur Matata Ponyo qui a récusé ce dernier dans son jury pour un antécédent politique. Le prof Mabi Mulumba a répliqué, signifiant au Recteur qu’il était le principal mal dans ce vice de forme de la thèse de Matata, à cause de son “ignorance” du déroulement processus d’une thèse tel que fixé par l’arrêté ministériel numéro 175 de l’ESU.


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René BAGALWA22 février 20182min0

En visite de travail dans la province du Sud-Kivu, le Ministre national des affaires foncières, Lumeya Dhu Maleghi a fait le point ce mercredi 21 Février 2018 sur la situation foncière  sur place, après sa ronde dans plusieurs domaines publics de la ville de Bukavu.

Lors de sa descente sur terrain à la Société nationale de chemin de fer (SNCC), le ministre a constaté l’envahissement de cet espace appartement à l’État par des constructions anarchiques. Il a affirmé que cette concession de la SNCC  sera remise aux responsables de cette entreprise “en voie de disparition dans le Sud-Kivu”.

Le ministre a promis des sanctions à l’endroit de ceux qui ont concouru à ce “flou” afin de morceler ce terrain. «La fraude c’est comme une femme stérile, elle ne donne naissance à aucun droit», a t-il indiqué.

Par ailleurs la plantation Michon située à Mbombero en territoire de Kabare, qui oppose les habitants de cette colline au chef de l’Etat Joseph Kabila sera à l’en croire restituée à ce dernier. «En tant que citoyen congolais, le chef de l’État congolais a été rétabli dans ses droits et les gens qui l’occupaient seront délocalisés pour un autre site».

«Je suis  venu couper le sommeil à tous ceux qui croient que l’État Congolais n’existe pas au Sud-Kivu. Deux semaines ont suffi pour “insécuriser” les spoliateurs des concessions de l’État. Tout lotissement dans cette  ville est suspendu d’une façon conservatoire », a notamment ordonné le ministre.


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0rna Ngoma0rna Ngoma0rna Ngoma21 février 20182min0

Le monde entier célèbre chaque 21 février, la journée internationale de la langue maternelle. A cet effet, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture  (UNESCO) a plaidé pour le multilinguisme et la diversité linguistique dans le monde en général et en République Démocratique du Congo en particulier.

 Selon le représentant pays de cette organisation Abdaurahamane Diallo, une langue est bien plus qu’un moyen de communication, c’est une condition même de l’humanité.

« La langue a en elle même les valeurs, les croyances et incarne même l’identité. Grâce à elle que nous transmettons nos expériences, nos imaginaires et nos modes de vie » a t-il fait savoir.

L’UNESCO s’engage activement  pour la défense de la diversité linguistique et pour la promotion de l’éducation multilingue afin de préserver et  de vitaliser cette composante essentielle du patrimoine immatériel de l’humanité.

Elle soutient également les politiques  dans les pays multilingues qui valorisent les langues maternelles et autochtones. Elle recommande l’usage des ces langues dès les premières années de scolarisation.

« Un enfant n’apprend jamais mieux que dans sa langue maternelle mais aussi que ces langues soient utilisées dans les espaces publics et notamment sur Internet où le multilinguisme doit devenir une règle car chaque deux semaines une langue disparaît dans le monde», a indiqué Abdaurahamane Diallo.

Pour lui, la valorisation du multilinguisme demeure le seul moyen pour ralentir la disparition programmée de la langue maternelle.

 « Si vous parlez à quelqu’un dans une langue qu’il comprend, vous parlez à sa tête; si vous lui parlez dans sa propre langue, vous parlez à son cœur », conclu-t- il avec la formule de Nelson Mandela.

 


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0rna Ngoma0rna Ngoma0rna Ngoma21 février 20182min0

Dans le Soucis de promouvoir le tourisme africain, suite à l’appel lancé par  l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), Congo Tourist and Services a présenté Kinshasa, capitale de la RD Congo à 20 touristes japonais.

Ces hôtes en provenance de l’empire du Soleil levant ont visité tour à tour  la Gare centre de Kinshasa, le baobab Isasa qui marque le souvenir du premier village d’où tire l’origine du nom donné à la ville province de Kinshasa, le bâtiment du ministère des Affaires étrangères, le Palais de Justice, le Palais du Peuple, l’avenue Poids lourds asphaltée par leurs compatriotes , le mausolée de M’zee Laurent Désiré Kabila,  Pour couronner la tournée, ces touristes ont gouté aux mets congolais.

L’expert en communication touristique japonais Cédrick Abazi Gelezi a exhorté les congolais de ne pas seulement  considérer les minerais comme la seule source de richesse que contient la RDC. Le tourisme est actuellement un secteur  très prometteur en matière de développement.

« Nous nous sommes donné la mission de faire la promotion du tourisme congolais. Nous avons constaté que le pays souffre d’une stratégie de communication forte lui empêchant  de bénéficier des fonds alloués pour la protection des surfaces  protégées nationales. Nous souhaitons que les Congolais comprennent que l’unique source des richesses, ce n’est pas seulement les minerais », a indiqué Cédrick Abazi Gelezi,

Il a par ailleurs  affirmé qu’aujourd’hui dans le monde 70 % d’emplois stables se retrouvent dans le secteur du tourisme.

Selon lui, grâce à son tourisme écologique, la RDC est capable de réaliser beaucoup plus de recette que l’Egypte, le Kenya et d’autres pays vivant essentiellement de cette activité.

 


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0rna Ngoma0rna Ngoma0rna Ngoma21 février 20182min0

Trente-sept personnes seraient licenciées abusivement par  le directeur général du Fond de Promotion de l’Industrie Patrice Kitebi.

Brazza Sokami a pris la défense des agents licenciés ce mercredi 21 février.

«En une année, le DG du FPI,  Patrice Kitebi a engagé 90 personnes ; chiffre que ses prédécesseurs ont réalisé pendant plus au moins cinq ans », a déclaré Brazza Sokami.

Les nouveaux engagés touchent des primes en plus de leurs salaires, « à la différence des agents » qu’ils ont trouvés. «Et certains parmi eux ont bénéficié de grades supérieurs non conformes à la convention collective », a déploré la même personne.

Brazza Sokambi a ajouté  que, pour couvrir ces nouvelles charges qu’il a amenées au sein de l’entreprise, M. Kitebi recourt aux licenciements abusifs. Au total, 37 agents sont victimes de cet acte.

Les agents licenciés de Fonds de promotion de l’Industrie  ont adressé un mémorandum au Premier ministre Bruno Tshibala dans lequel il accuse le directeur général Patrice Kitebi de règlement des comptes, de népotisme, d’arbitraire, d’entretenir une administration parallèle, des décaissements financiers abusifs, de mauvaise révision des grades, d’une catégorie ciblée d’agents et cadres.

Ils demandent aussi  au président de la République de placer dans l’immédiat un fils maison pour le leadership  de cette firme, sans quoi il n’y aura plus que des beaux bâtiments et un personnel mécontent et démotivé.

De son coté, le chargé de communication du directeur général du FPI en mission à Kalemie s’est préservé de tout commentaire.

«Les propos de ces agents n’engageaient que leurs propres auteurs. Le FPI n’a pas de commentaires à faire», indique- t-il.


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0rna Ngoma0rna Ngoma0rna Ngoma21 février 20183min0

Greenpeace et d’autres défenseurs de l’environnement ont déploré mardi  20 février 2018 la réattribution par les autorités Congolaises  de trois concessions forestières à des firmes chinoises malgré un moratoire en vigueur depuis 2002.

Selon eux, leur mise en exploitation va non seulement détruire des forêts primaires mais également augmenter considérablement les émissions de CO².

 «Deux d’entre elles empiètent sur les 145.000 km² de tourbières récemment découvertes et contenant quelque 30 milliards de tonnes de carbone», rapporte ce même communiqué.

Ces ONG internationales chargées de la protection de l’environnement déplore que le ministère de l’Environnement congolais Amy Ambatobe  ait réalloué illégalement ces trois concessions forestières mesurant 650 mille ha, malgré leur précédente annulation et en violation du moratoire de 2002. Elle appelle le gouvernement congolais à révoquer de nouveau ces concessions. Le ministre de l’Environnement n’a pas réagi immédiatement.

En 2002, la RDC avait adopté le Code forestier et décrété un moratoire dans l’attribution de nouvelles licences d’exploitation forestière industrielle, en vue de mettre de l’ordre dans ce secteur.

En octobre 2017, Greenpeace et un groupe d’experts ont mené une campagne de communication sur les tourbières qui couvrent 145.000 km2 d’un espace marécageux à cheval entre le Congo-Brazzaville et la RDC, soit une zone un peu plus grande que l’Angleterre. Les experts estiment que ces tourbières stockent environ trente milliards de tonnes de carbone. Cela représente autant de carbone que les émissions d’énergie fossile de toute l’humanité sur trois ans.

« La  réattribution des concessions forestières est un signal que le gouvernement de la RDC est en train de faire une croix sur toute ambition de réduire les émissions liées à la déforestation ou à la dégradation des forêts », signe  Rainforest Foundation Norway dans un communiqué rendu public ce même mardi.

Pour rappel, la RDC abrite plus de 60% des forêts denses du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie. Elle possède ainsi la deuxième forêt tropicale primaire de la planète avec 86 millions d’hectares.

 


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Jeannot ShejiJeannot ShejiJeannot Sheji19 février 20183min0

Le feuilleton thèse Matata Ponyo est loin de se refermer. Un débat houleux à distance est définitivement engagé entre le Recteur de l’UPC Daniel Ngoy et le désormais ancien Directeur de l’école doctorale de l’UPC, le professeur Mabi Mulumba.

Articles à l’appui, Arrêté ministériel n°175 en annexe, le professeur Mabi Mulumba persiste et signe : la durée conduisant à l’obtention du diplôme de doctorat après l’obtention de celui de DEA ; la composition du jury qui a examiné la thèse de Matata ont été biaisés. Non, Mabi Mulumba n’a pas ignoré l’existence des procès verbaux. Il les a plutôt demandés et ne les a pas reçus confirme-t-il avec la lettre de sa demande en axe 2. « A qui la faute » ? interroge-t-il.

L’ancien directeur de l’école doctorale de l’UPC a identifié le véritable problème dans la thèse d’Augustin Matata Ponyo défendu à l’UPC. C’est le Recteur Daniel Ngoy : « Je me rends compte que vous êtes le principal responsable des dysfonctionnements apparus dans la conduite du dossier du doctorant Matata Ponyo Mapon en démontrant votre ignorance du texte légal de référence sur l’organisation des matières relatives au Doctorat », répond-il au Recteur Daniel Ngoy qui a affirmé que la thèse de Matata s’est faite dans les normes.

Le péché de Monseigneur Daniel Ngoy c’est de se référer « au Vade-mecum au lieu de le faire par rapport à l’arrêté ministériel n°175 portant normes d’opérationnalisation des enseignements du troisième cycle dans les établissements supérieur et universitaire en République démocratique du Congo », fait remarquer le professeur Mabi.

Dans ce duel aux allures d’un concours de « qui maîtrise mieux le processus de conduite d’une thèse de doctorat », c’est le silence du côté du nouveau docteur Matata Ponyo Mapon.

 

 


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Jeannot ShejiJeannot ShejiJeannot Sheji17 février 20184min0

Le Recteur de l’Université protestante au Congo, le professeur Daniel Ngoy Boliya a bien pris acte de la démission du directeur de l’école doctorale de son institution, le professeur Évariste Mabi Mulumba mais a mal digéré ce qu’il qualifie de “règlement des querelles politiciennes” dans le milieu académique dont la vocation est d’être apolitique.

Ce règlement de compte trouve sa racine dans “un malentendu qu’il y aurait eu entre le prof Mabi Mulumba (vous) et le doctorant Matata Ponyo lors de la présentation des facteurs explicatifs de la croissance économique en RDC sur invitation spéciale de l’ambassade de la Grande-Bretagne. Ce dernier a dû exercer son droit de vous récuser de son comité d’encadrement et partant définitivement de son jury”, révèle le Recteur de l’UPC.

La thèse de Matata Ponyo aux yeux de Mgr Daniel Ngoy est impeccable, raison pour laquelle le professeur Évariste Mabi Mulumba ne s’est hasardé de l’attaquer sur le “fond et les exigences méthodologiques”.

Même sur la forme, il y a des choses à redire pour le Recteur par rapport aux accusations de l’ex Directeur de l’école doctorale de l’UPC. Concernant la durée, ” le docteur Matata Ponyo a défendu sa thèse dans la troisième année de son inscription à l’école doctorale conformément au vade-mecum sur les études de troisième cycle”, atteste Daniel Ngoy.

Pour le numéro un de l’UPC, le prof Mabi Mulumba n’a aucune raison de denier la qualité de certains membres du jury du doctorant Matata Ponyo car le vade-mecum ne détermine pas le grade des professeurs devant composer le jury d’une thèse de doctorat. En plus, dans l’exercice de ses fonctions de président de l’école doctorale, Mabi Mulumba a déjà proposé l’un des professeurs reniés, Frédéric Kalala, pour composer le “jury de troisième cycle de Monsieur Mujinga Kapemba Alain”, bien après la composition du jury de Matata Ponyo.

Non plus, ce n’est pas le seul doyen de la Faculté d’administration des affaires et sciences économiques qui a à lui seul proposé le jury devant interroger Augustin Matata Ponyo comme l’a fustigé le professeur Mabi. C’est tout le Conseil de faculté qui “avait validé cette proposition en date du 05 décembre 2017 face aux tergiversations du prof Mabi (vos) cachant mal ses désirs (vos) de remplacer à tout prix un membre dans cette composition” de jury dont il a été récusé par le récipiendaire.

Et si le professeur Mabi Mulumba avait déjà cessé de “s’occuper de ses (vos) responsabilités ( à l’école doctorale) avant d’écrire à son  Recteur (me)” fait remarquer Mgr Daniel Ngoy! D’autant plus que le professeur Mabi ignore “les procès-verbaux de différentes réunions du comité d’encadrement (qui) existent bel et bien, y compris ceux de défense privée et publique”, conclut-il.


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Jeannot ShejiJeannot ShejiJeannot Sheji14 février 20184min0

La thèse de l’ancien premier ministre Augustin Matata Ponyo est allé tellement vite, examiner par un jury dont la composition a été biaisée, en pitinant le règlement académique que le Directeur de l’Ecole doctorale évoluant à la faculté de FASE de l’UPC, le professeur Mabi  Mulumba n’a pas eu d’autre choix que de démissionner “la mort dans l’âme” ce 13 février 2018 pour défendre “la crédibilité de l’UPC, de son Ecole doctorale et des apprenants sortis en son sein” comme il le déclare dans sa lettre adressée à son Recteur Daniel Ngoy Boliya.

Le professeur Mabi Mulumba est loin de concevoir que là où l’arrêté ministériel de l’ESU sur les normes d’opérationnalisation des enseignements du troisième cycle  prévoit une durée minimum de trois ans pour qu’un doctorant obtienne son diplôme de doctorat, Augustin Matata Ponyo n’ait fait que deux ans et un mois :

« Le doctorant Matata Ponyo Mapon a obtenu son diplôme de DEA en janvier 2016 à l’Université de Kinshasa et sa défense publique de thèse a été organisée par l’UPC le 3 février 2018, soit après une période de moins de trois ans exigés par l’arrêté n°175 du ministère de l’enseignement supérieur et universitaire et ce, en violation de l’Arrêté précité », fait remarquer Mabi Mulumba.

Il n’y a pas que ça qui a irrité le professeur ordinaire. Il y a aussi le problème de composition du jury devant lequel Matata Ponyo a défendu sa thèse, jury qui a amené dans la cour des grands , les professeurs qui doivent encore franchir certaines étapes avant d’y siéger :

“L’arrêté 175 en ce qui concerne la composition du jury prévoit : qu’un seul membre du Comité d’encadrement, le jury de Matata Ponyo en compte 3 (Professeurs Mpereboye Mpere, Kalala Tshimpaka et Chicot Eboue) ; que les professeurs associés ne peuvent pas être retenus comme membres des jurys de thèse, le jury de Matata Ponyo en compte deux (les professeurs, Kalala Tshimpaka et Kabamba Nteta)”, dénonce-t-il.

Le professeur Mabi Mulumba s’indigne à travers cette démission que la thèse de l’ancien doctorant et actuel docteur  en sciences économiques Augustin Matata Ponyo ait marché sur le règlement académique : Seul le doyen de la Faculté d’administration des affaires et des sciences économiques  a proposé au Recteur de l’UPC la composition du jury le 17 novembre 2017, sans concertation avec l’Ecole doctorale ni le Conseil de Faculté et le Recteur l’a approuvée le même jour.

Dans cette lettre de démission Evariste Mabi Mulumba rafraîchit du Recteur en le rappelant qu’il eu à l’alerter « plus d’une fois  et suffisamment à temps pour évacuer ces irrégularités relevées dans le processus conduisant à la défense de la thèse de Monsieur Matata Ponyo ». Puisqu’elles ont été admises telles quelles, il s’en va.