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Ebola : l’épicentre se déplace de Mangina à Beni

13 octobre 20183min0

Le Ministre de la santé, Dr Oly Ilunga a annoncé au cours d’une conférence de presse tenue à Kinshasa ce samedi 13 octobre, le début d’une seconde vague de la Maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo dans la ville de Beni devenue épicentre de l’épidémie déclenchée début août dernier. 

D’après le numéro un de la santé, l’entrée dans cette nouvelle étape est dû à la méfiance des communautés locales aux activités de la riposte lancées par les autorités. «On assiste à Beni à une deuxième vague de l’épidémie de la maladie à virus Ebola. On n’en connaît pas l’ampleur à ce stade. L’épicentre, qui était à Mangina, est aujourd’hui à Beni», a t-il indiqué.

Dans la ville de Beni, poursuit le ministre congolais, « les gens n’ont pas voulu se faire suivre ou se faire vacciner, contrairement à Mangina et en Ituri ». Pour les zones occupées par les miliciens Mai-Mai où les agents de la ripostes n’accèdent pas, des infirmiers venus de ces sites ont été formés et en vue de la prévention et le suivi des personnes contacts.

Interrogé sur la qualité des vaccins administré à titre  » expérimental » à certains patients admis dans les CTE, le ministre a affirmé que les décès des certaines personnes vaccinées ne remet nullement en question l’efficacité de ces produits.

« Ebola entraîne la défaillance des organes. Les décès ne sont pas un problème d’inefficacité des produits. Quand un malade arrive à un stade où le virus a atteint un stade avancé où certains organes sont touchés par le virus. A ce stade, le vaccin peut tuer le virus mais ne peut empêcher la mort de la personne certains organes étant touchés alors que le virus état présent dans l’organisme. »

Les opérations de lutte contre Ebola ont été perturbées à Beni par des «résistances» des habitants de certains quartiers. Collaborant avec les autorités sanitaires, le maire de la ville a publié pris quelques décisions parmi lesquels deux arrêtés urbains dont l’un rend « obligatoire » l’autorisation d’inhumation « pour vérifier si Ebola est à la base du décès et suivre les contacts potentiels ». Puis un autre qui exige la désinfection des centres tradipraticiens. des sanctions sont prévues pour ceux qui refuseront de collaborer. « Une riposte ne peut être être efficace s’il y a anarchie », soutient par ailleurs le ministre.

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