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Ebola RDC : quatre mois après, l’épidémie persiste encore

6 décembre 20185min0

Quatre mois après le début de la nouvelle épidémie d’Ebola qui s’est déclarée dans des provinces situées à l’Est de la République démocratique du Congo, le pays ne voit pas encore le bout du tunnel.  C’est ce qu’a déclaré grosso modo le ministre de la santé, Oly Ilunga face à la presse ce mercredi 6 décembre, en faisant le point sur l’évolution de la riposte et les défis à relever pour vaincre ce virus qui pour la dixième fois touche la RDC.

Dressant le bilan d’Ebola déclaré le 1er août 2018 jusqu’à ce stade, chiffre à l’appui, le responsable du secteur au sein du gouvernement a indiqué qu’à ce jour, il faut compter 458 cas des contaminés présumés au total depuis le début de l’épidémie, et 146 personnes guéries, qui ont survécus. On compte notamment 273 personnes décédées depuis l’annonce de l’épidémie, parmi lesquels 225 cas confirmés.

Des personnels de santé, premiers à être exposés à l’épidémie vu leur proximité avec les malades contaminés en ont payé pour certains de leur vie. On en compte 44 infectés parmi les cas confirmés dont 12 décédés de suite du virus. Les prestataires de santé guéris participent d’après le ministre à la sensibilisation de la population dans les Centres de traitement EBola (CTE). Plus de 40000 personnes ont été vaccinés à ce jour, dont 11760 prestataires de la riposte.

«Cette épidémie est la plus grave dans l’histoire de la RDC et la deuxième la plus grave au monde après celle de l’Afrique de l’ouest», a indiqué le ministre de la santé aux professionnels des médias. Quatorze zones de santé dans les provinces d’Ituri et Nord-Kivu  ont au total été touchées. Il précise notamment que sans les traitements préventifs et curatifs et l’expérience du gouvernement congolais et ses partenaires dans la riposte, «l’actuel épidémie serait la plus grave de l’histoire de la santé publique».

Oly Ilunga affirme par ailleurs que dès la fin du premier mois, la nouvelle épidémie était bien contrôlée à l’épicentre, Mabalako mais les résistances qu’il y a eu ont fait que la grande ville de Beni soit touchée avec un pic à la mi-septembre. Une troisième vague est intervenue avec le mouvement des populations à Butembo mais limitée grâce à la promptitude des équipes de riposte.

« Il y a notamment eu négociation avec un chef maï-maï qui a donné accès à son village où les activités de vaccination, surveillance et suivi ont pu se faire. La vague qui nous préoccupe actuellement c’est autour du foyer de Butembo et Katwa, des cas venus de Beni et qui attirent aujourd’hui toute notre attention», ajoute le ministre.

A la question de savoir à quand la fin de cette épidémie, le ministre a fait savoir que « la marche durera encore quelques mois » étant donné les apparitions récurrentes des nouveaux cas. Cela conduit à l’inévitable période d’observation et de prise en charge, qui est de soixante jours. « Chaque fois qu’il y a un cas nouveau déclaré, vous pouvez être sûr que l’épidémie va encore durer 60 jours. Néamoins, tous les efforts sont faits pour casser la chaîne de transmission, et limiter sa propagation aux zones voisines »

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