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Guéguerre contre la représentation de la jeunesse congolaise en Afrique

5 mai 20187min0

En RD Congo, l’organe de consultation, de coordination et de concertation des associations et mouvements de jeunesse, le Conseil National de la Jeunesse (CNJ), semble s’être totalement dévoyé. Mi-avril 2018, plus précisément en date du 19 avril 2018, une correspondance signée du président du CNJ, Masudi Seyidi, annonçait que Son Organisation le CNJ retirait « … confiance à Francine Muyumba au poste de président de l’Union Panafricaine de la jeunesse. Une annonce qui succédait à beaucoup d’autres qui pourfendent systématiquement la Présidente de l’UPJ l’organe consultatif de l’Union Africaine sur les questions de la jeunesse. Pour des raisons aussi mal fondées que, sans doute, inavouées. « Cette sorte de hargne à descendre en flamme la représentante de son pays dans une instance internationale est incompréhensible. Cela ne se vit que dans votre pays », commente un diplomate africain.

Le Conseil National de la Jeunesse, un pandemonium

La guéguerre contre la présidente rd congolaise de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, qui a pris ses quartiers au CNJ, est d’autant peu explicable qu’elle heurte les buts et objectifs du conseil, selon les textes légaux qui en régissent le fonctionnement. Car, aux termes de l’Arrêté ministériel n° MJS/CAB/ 2100/024/99 du 31 décembre 1999 portant organisation et fonctionnement du CNJ, il n’est stipulé nulle part que le conseil sanctionne de quelque manière que ce soit un représentant de la RD Congo dans une instance internationale, fusse-t-elle de la jeunesse.

« Le Conseil national de la jeunesse a pour mission: de coordonner les activités menées par l’ensemble des associations et mouvements des jeunes en vue de la protection, l’éducation, l’encadrement de la jeunesse et de sa participation efficiente au processus de reconstruction nationale; saisi par le ministère ayant la jeunesse dans ses attributions, d’assurer le rôle d’organe conseil en donnant un avis sur toutes les orientations de la politique nationale en matière d’encadrement de la jeunesse; d’assurer la représentation de l’ensemble des associations et mouvements des jeunes auprès du ministère ayant la jeunesse dans ses attributions; de présenter au ministère ayant la jeunesse dans ses attributions, un rapport annuel sur la situation de la jeunesse en République démocratique du Congo ainsi que les perspectives d’amélioration; d’entretenir des relations de collaboration, d’amitié et de fraternité avec les organismes, institutions nationales et internationales s’intéressant aux problèmes de la jeunesse; d’assurer la représentation des mouvements de la jeunesse au sein des organismes internationaux de la jeunesse », stipule l’article 2 de cet important arrêté. Point à la ligne.

A l’évidence, Masudi Seydi outrepasse ses attributions, ainsi que l’explique ce diplomate : « Il n’appartient à une organisation relevant d’un ministère, en l’occurrence celui qui la jeunesse dans ses attributions, de se prononcer sur la désignation d’un fonctionnaire international ou d’un représentant du pays dans une instance internationale. Parce que cela relève des attributions du ministère ayant en charge les affaires étrangères ». Ce que Masudi Seyidi ne peut ignorer. L’homme verse, en fait, dans une énorme confusion de genres dans la mesure où ne peut retirer une confiance accordée que la personne qui accorde cette confiance. Dans le cas du second mandat électif consécutif de Francine Muyumba Furaha à la tête de l’Union Panafricaine de la Jeunesse ça relève de la Jalousie de Monsieur Masudi Seyidi. Dans tout ce que Masudi tente contre Muyumba Il y a vice de forme criant, selon ce juriste qui relève l’inopérabilité du sacro-saint principe juridique du parallélisme des formes et de compétence pour le cas d’espèce notamment en ce qui concerne le prétendu retrait de confiance.

Derrière l’offensive du président du CNJ contre la présidente du l’Union Panafricaine de la Jeunesse se cache donc, en réalité, une opération de sape destinée à ternir l’image de marque de la RD Congo. De plus en plus d’observateurs avertis estiment que Masudi Seyidi est instrumentalisé par des milieux hostiles à son pays, qui semblent avoir réussi à transformer le CNJ en véritable pandemonium pour les besoins de la cause. D’autant plus que des informations de source crédible assurent que sieur Masudi Seyidi, est contesté au sein du bureau du CNJ. Le détracteur de la présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse est, en effet, en rébellion ouverte contre le Ministère de la jeunesse qui a mis en place une nouvelle structure “Cadre de Concertation des jeunes “pour permettre au Ministre de travailler avec les jeunes après le refus de Monsieur Masudi de répondre aux invitations de son Ministre de tutelle à plusieurs reprises.

D’autres sources, qui rapportent que Masudi Seyidi serait soutenu par un homme fort du pouvoir, se perdent néanmoins en conjectures sur le comportement antipatriotique avéré du président du CNJ. « On ne peut pas comprendre qu’au moment où la RD Congo déploie, sous l’inspiration du Chef de l’Etat une offensive diplomatique pour redorer son image sur le plan international, qu’un compatriote se lance dans une opération de sape systématique de tels efforts », note cet observateur. Qui estime que dans tous les cas d’espèce, la ministre de la Jeunesse devrait, au plus tôt, remettre de l’ordre immédiatement dans sa boutique

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