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Kamerhe: “La constitution n’appartient pas à Kabila…”

27 janvier 20184min0

Un jour après la conférence du président de la République tenue le 26 janvier, le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) Vital Kamerhe à réagi aux propos de Joseph Kabila en relevant ce qu’il qualifie des “contre-vérités” du chef de l’État. Il en a relevé 10, allant de la politique au social, sans oublier la sécurité. 

Vital Kamerhe a infirmé l’affirmation selon laquelle la constitution est l’oeuvre de Joseph Kabila. Le chef de l’UNC rétorque au chef de l’Etat que “cette constitution est une oeuvre collective qui a été votée à plus de 85% après le consensus politique de Sun City”.  Et d’ajouter “la constitution n’appartient pas à Kabila, c’est un contrat social”.

Quant aux élections, le président de l’UNC tient la majorité présidentielle comme étant principalement responsable de la non-tenue de celles-ci dans les délais arrêtés. Le president  Kabila a rejeté la faute à l’opposition au cours de sa conférence de presse de 17 ans de règne à la tête de la RDC.

Le chef de l’UNC a par ailleurs contredit la bonne santé économique de la RDC que le président a louée, soulignant que “la vie de la population est au plus bas”.  Pour étayer son argumentaire, Vital Kamerhe a cité la grogne sociale et les grèves à répétition dans différentes institutions publiques.

Poursuivant dans la même lignée, l’ancien président de l’Assemblée nationale a répondu à Joseph Kabila que “le développement et la démocratie sont intimement liés” et se renforcent mutuellement. Il a vu dans les propos du chef de fil de la Majorité présidentielle balançant le développement et la démocratie, une volonté de celui-ci de se pérenniser au pouvoir.

Revenant sur ce que Kabila a considéré comme le plus grand échec de ses 17 ans de règne,  c’est à dire son incapacité à “transformer l’homme congolais resté zaïrois”, Kamerhe a exigé que le président “retire cette phrase” qui frise l’insulte.

L’ancien collaborateur de Joseph Kabila est aussi revenu sur la répression des marches pacifiques que Kabila a qualifiées de “rétablissement de l’ordre public troublé”. Le président de l’UNC a déclaré “qu’il  n’y avait pas d’ordre public à rétablir, puisque l’ordre public n’a pas été perturbé”. D’après lui, il s’agissait plutôt de tueries perpétrées par les forces de sécurité.

Quant au rôle de l’église catholique en politique que Joseph Kabila a traité d’immixtion, Vital Kamerhe a rappelé les propos du Pape : “l’église doit être aux côtés du peuple opprimé et dénoncer toutes les violations de droits”.

Notons que cette réaction de Vital Kamerhe vient s’ajouter à une série de réactions déjà enregistrées, notamment de l’église catholique et de la Mission onusienne, touchées par la conférence de presse de Kabila.

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