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Noel Tshiani : « On aura un candidat commun pour chaque groupe dans l’opposition »

9 novembre 201813min0

Plus une seconde ne passe sans que la candidature commune de l’opposition à l’élection présidentielle du 23 décembre ne soit évoquée dans la presse nationale et internationale. Dans l’entre-temps, plus d’un groupe de candidats président de l’opposition sont chacun à la quête de cette candidature commune alors qu’une bonne partie de l’électorat congolais attend ce candidat commun qui aurait plus de chances de remporter la bataille présidentielle qui pointe à l’horizon face au candidat de la famille présidentielle compacte, le Front Commun pour le Congo, Emmanuel Ramazany Shadari. Dans les conditions actuelles, cet électorat doit-il continuer à attendre la candidature commune de l’opposition? Le candidat président numéro 15, Noel K. Tshiani Muadiamvita ne se fait pas d’illusion.

 

Les opposants, vous avez fait pression sur le président sortant Joseph Kabila pour qu’il désigne son dauphin et Ramazany Shadari est là. Pourquoi à votre tour, la désignation d’un candidat commun, devient un exercice moins aisé ?

L’exercice est périlleux dans l’opposition car celle ci est composée des personnes venant des divers horizons et ayant des objectifs parfois divergents.

Il y a deux types de personnes se réclamant de l’opposition. Le premier groupe comprend des personnes comme moi qui n’ont jamais participé à la mauvaise gouvernance que nous reprochons au régime actuel. Nous, nous sommes propres, intègres, jamais corrompus, bien éduqués, et ayant  de l’expérience et la volonté pour diriger le pays autrement au profit de tous les congolais et de toutes les congolaises. Le deuxième groupe dans l’opposition comprend des personnes qui ont été aux affaires aux côtés de Joseph Kabila, mais qui ont eu de démêlées avec lui et l’ont quitté momentanément pour exprimer leur mécontentement en venant gonfler les rangs de l’opposition. Ces gens sont beaucoup plus des mécontents politiques et  opportunistes qui ne voient que leurs intérêts privés et peuvent changer de camp á tout moment.

Ils font tout pour être au pouvoir non par conviction, mais pour être dans la mangeoire. Ils ont été impliqués dans tous les maux qui ont cloué la RDC au sol : corruption, prédation des ressources naturelles, détournements des fonds publics et crimes de tous genres contre le peuple congolais. Ils ont amené leur opportunisme dans l’opposition et estiment que la gestion du pays est un gâteau très petit qu’ils doivent conserver dans leurs mains en écartant tous ceux qui pourraient menacer leurs intérêts.

Il est vraiment délicat de mélanger ces deux groupes divergents.

Deux tendances se dégagent déjà dans la quête de la fameuse candidature commune de l’opposition. Est-ce que les électeurs congolais doivent continuer à attendre un candidat commun de l’opposition ?

Dans les conditions actuelles, Il n’y aurait éventuellement pas de candidat commun. On aura éventuellement un candidat commun pour chaque groupe dans l’opposition. Un candidat commun représentant les nouveaux acteurs politiques composés des femmes et des hommes nouveaux, et un candidat commun représentant la vieille classe politique dans laquelle on trouve toutes sortes de personnes au passé très complexe.

Félix Tshisekedi par exemple n’a jamais travaillé avec Joseph Kabila et ses partisans l’appellent « Maboko pembe (mains propres) ». S’il est désigné candidat commun par ses pairs à l’issue des assises de Genève qui commence ce 9 novembre, allez-vous à le rejoindre ?

La réunion de Genève ne nous concerne pas et ses conclusions ne nous engageront pas.

Ceux-là qui selon vous représentent la vieille classe politique, sont des leaders acceptés par bon nombre de congolais. Pensez-vous l’emporter face à leur candidat ?

J’incarne la rupture par rapport à la mauvaise gouvernance et à la médiocrité. Et j’incarne le changement positif pour mettre la RDC sur la voie du développement accéléré. J’ai de l’expérience, le niveau d’éducation requis, et la mission de développement qui manquent cruellement à la classe politique congolaise. Si les congolais veulent tourner la page pour se mettre au travail, ils voteront massivement pour Dr Noël K. Tshiani Muadiamvita, candidat numéro 15.

Aujourd’hui Moïse Katumbi est l’un des ténors du Groupe de 7. Pensez-vous que vos altercations avec les membres d’Ensemble pour le changement autour du présumé plagiat de votre plan marshall soit à la base de votre mis à l’écart dans les différentes négociations sur la candidature commune de l’opposition, notamment celles de Genève ?

Moïse Katumbi n’est pas candidat actuellement dans cette élection. Comme tout le monde, il a le droit de soutenir un candidat de son goût et avec qui il partage les mêmes valeurs.

Quand au plagiat, la vérité est têtue: je vous recommande de lire mon livre: La Force du Changement, paru aux Éditions du Panthéon à Paris. En le lisant, vous serrez édifiés. Vous comprendrez mieux ma vision que vous pourrez comparer à celle des autres.

Restons un peu sur votre vision. En quoi est-elle utile pour les congolais, électeurs ou non ?

En des termes simples, nous voulons tourner la page des nombreux malheurs et fléaux qui affligent notre pays et le clouent au sol depuis trop longtemps. Nous voulons passer de la vieille classe politique à une nouvelle génération de leaders qui sont prêts à travailler ensemble pour le bien de la RDC et de notre peuple. Nous voulons passer de la mauvaise gouvernance sous les régimes politiques actuels et anciens, à un système de bonne gouvernance et de méritocratie où toutes les congolaises et tous les congolais ont une chance égale de s’épanouir dans notre société et dans notre pays. Nous voulons utiliser les ressources naturelles, pas pour l’enrichissement personnel de quelques individus et leurs familles biologiques et politiques comme cela a été le cas jusqu’à présent, mais plutôt pour développer le pays au profit de tous les congolais et toutes les congolaises sans exception. Nous voulons redonner la dignité au peuple Congolais. Nous voulons que la RDC cesse d’être la risée du monde et redevienne un pays respecté et respectable. C’est ça le sens de ma candidature à la présidence de la République Démocratique du Congo.

Avez-vous des atouts nécessaires pour matérialiser cette vision ?

En effet, avec mon expérience accumulée depuis quatre décennies pour avoir, non seulement travaillé dans le développement, mais aussi participé à la conception et à la mise en oeuvre réussie des plans de développement similaires dans près de 85 pays sur les cinq continents, je peux vous rassurer que mon plan pour la reconstruction et le développement de la RDC réussira à sortir notre pays de la pauvreté. Mon plan fera passer notre pays du groupe de pays très pauvres à celui des pays à revenus intermédiaires ou pays émergent avec à la clé la création des emplois pour tous les congolais. Mais, je ne pourrais pas réussir tout seul. Je ne suis pas un magicien. J’ai besoin de vous tous mes compatriotes, de l’intérieur et de la diaspora. Mettons nous ensemble derrière cette vision de développement qui inspire désormais tout le monde en RDC, toutes tendances politiques confondues. Je me sens très capable de répondre à ces défis et d’amener notre pays dans une phase du renouveau et du développement accéléré dont le succès va surprendre le monde entier. Réécrivons ensemble l’histoire de notre pays. En nous mettant ensemble, nous réaliserons notre rêve commun car l’impossible n’est pas Congolais.

En face, l’opposition unie ou divisée a un conquérant : Emmanuel Ramazany Shadari. Comment envisagez-vous les élections du 23 décembre 2018 si vous ne vous dotez pas d’un seul candidat ?

L’idéal serait qu’on ait un candidat commun représentant toute l’opposition. Mais si l’opposition ne peut pas se mettre ensemble, c’est parce que il y a des gens au sein de cette opposition qui jouent à l’égoïsme ou entretiennent des divisions car étant au service de Joseph Kabila avec qui ils ont été ensemble et continuent à être ensemble de façon déguisée.

Le peuple congolais n’est pas naïf. Il fera le choix entre les champions de la continuité et de la mauvaise gouvernance, et les véritables agents du changement que nous sommes. Dans notre camp, nous avons une vision claire de ce que nous voulons faire de la RDC que nous envisageons de transformer en pays emergent en 15 ans en mettant en oeuvre le Plan Marshall de Noel Tshiani pour la Reconstruction et le Développement de la RDC, créant au passage des emplois et des opportunités pour toutes les congolaises et tous les congolais. Nos valeurs sont celles d’intégrité, de bonne gouvernance, de méritocratie, de justice sociale, d’inclusion sociale, de travail, de paix et travail.

Pour arriver à ces objectifs, la RDC a besoin d’un leadership nouveau: propre, intègre, éduqué, expérimenté, visionnaire, branché, connecté sur le plan international et doté d’une vision de développement  cohérente pour transformer fondamentalement le pays et créer des opportunités pour tout le monde. Un leadership qui n’a jamais été mêlé à la gestion calamiteuse de notre pays. J’incarne la rupture par rapport a la mauvaise gouvernance actuelle et passée. Je symbolise le changement par développer la RDC au profit de tous.

Noel K. Tshiani Muadiamvita, merci.

C’est moi qui vous remercie.

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