Les 3 institutions gouvernement, CENI et CNSA se sont réunies au palais du peuple pendant 5 jours pour statuer sur l’évaluation du processus électoral en cours, en vue d’un report ou pas des élections et de la détermination de la durée de ce report, comme le prévoit l’accord du 31 décembre 2016.

Le communiqué sanctionnant la fin de ces assises du palais du peuple, repend plus de brouillards, sans apporter des éclaircissements sur le processus électoral, avec des exhortations, encouragements, en passant par des recommandations, sans oublier des appels et rappels.

La CENI qui a exigé 504 jours pour la tenue des élections, semble avoir obtenu le feu vert du gouvernement et du CNSA qui lui recommandent de poursuivre avec l’enrôlement au Kasaï, l’enrôlement des congolais de l’étranger et autres, « pendant autant de temps ».

Le temps derrière lequel devaient courir ces institutions est le grand absent de cette déclaration finale. En ce qui concerne le calendrier électoral tant attendu, gouvernement et CNSA ont simplement demandé à la commission électorale de publier le calendrier électoral « réaliste » sans dire quand.

Aucune contrainte temporelle non plus sur le gouvernement dans la mise à disposition des fonds pour la Commission électorale nationale indépendante afin qu’elle puisse parachever le processus électoral en cours.

Le Conseil national de suivi de l’accord du 31 décembre 2016 et du processus électoral a pour sa part brillé par sa passivité devant les faits. En apposant sa signature au bas de ce communiqué tel que rédigé, il s’est engagé à accompagner le gouvernement et la CENI dans leurs prévisions qui se distancient de plus en plus de l’accord de la Saint-Sylvestre.

De quoi sans doute mettre du sel sur la langue des tenants d’une « transition sans Joseph Kabila » qui vont inévitablement accroître la pression pour obtenir le départ de ce dernier. La crise tombée en hibernation grâce à l’accord, pourra encore cracher de la larve d’ici décembre 2017. L’avenir nous en révélera plus.

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