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Santé : Chikungunya déjà à Kinshasa et Kongo Central, une maladie à connaître et à éviter

14 mai 20193min0

Une cinquante des journalistes, y compris des médecins et scientifiques ont pris part, ce mardi 14 mai, à une matinée scientifique pour échanger sur l’épidémie de maladie Chikungunya qui sévit en République Démocratique du Congo ; l’activité a été organisée par le Centre Interdisciplinaire de Gestion de Risque Sanitaire (CIGRS) en collaboration avec l’Association des Communicateurs de Santé en Afrique (ACSA/RDC) à Kinshasa.

En rappelant l’origine animale de la maladie dont le singe de la forêt, Antoine Nkuba, médecin aux cliniques universitaires et à l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), indique que la Chikungunya est virale, elle est transmise par la piqure d’un vecteur, le moustique aedes. Parmi les symptômes, Antoine Nkuba déclare que « lorsqu’une personne soufre de Chikungunya, elle développe une fièvre d’apparition brutale, généralement les températures sont au-delà de 30 degrés, la fièvre est accompagnée des douleurs sur les articulations, aussi des éruptions cutanées, les boutons sur la peau, vomissement et tous les symptômes généraux. »

Près de cinq victimes guéris, présent dans la salle, ont témoigné sur la maladie qui les a pris au dépourvu. « Je suis resté trois semaines sur le lit, car j’avais mal dans les articulations, je ne pouvais pas bouger ni faire quoi que ce soit », témoigne une victime.

« Chikungunya n’est pas listée parmi les maladies sous surveillance en RDC » regrette Antoine Nkuba, mais en rapport avec les alertes de l’INRB depuis novembre jusqu’à ces jours, poursuit-il, l’épidémie a été confirmée à Kinshasa dans les zones de santés à Mont-Ngafula I et II, et dans les zones de santé de Selembao, mais également dans la province du Kongo Central dans les zones de santé de Masa, Sonabata, Matadi et Nzanza.

Pour éviter la propagation de la maladie, Antoine Nkuba souligne que «comme il y a pas de traitement ni de vaccin», « il faut lutter sur le vecteur qui pique généralement le soir et le matin tôt. Donc il ne pique pas la nuit. » Pour cela, il rassure qu’il y a possibilité d’éviter « systématiquement » des piqûres en utilisant des répulsives, mais également l’assainissement des milieux de vie et la lutte anti vectorielle qui utilise les insecticides.

Notons que entre 1999 et 2000, à la maladie de Chikurunya a touchée près 50  mille de personnes cas suspects, actuellement depuis 2012 et novembre 2018, à Kinshasa, l’INRB a examiné 640 échantillons des cas suspects, 263 ont été infectées et 377 sont non infectées.

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