INRB-ESSAI-CLINIQUE.jpeg

La RédactionLa Rédaction20 mai 20204min0

La Society for Clinical Trials (SCT) vient d’octroyer le prestigieux prix David Sackett de l’essai clinique de l’année 2020 à l’essai Pamoja Tulinde Maisha (PALM) [« Ensemble, Sauvons des Vies »] en  Swahili). Le prix a été octroyé pendant un webinaire organisé le 20 mai, qui marque la Journée Internationale des Essais Cliniques.  

Le professeur Jean-Jacques Muyembe, Directeur de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), entre autres personnalités importantes, a planché sur Ebola, depuis la découverte de ce virus par lui en 1976 jusqu’à la découverte des médicaments efficaces contre ce fléau en 2019.

En effet, l’essai PALM a été mené conjointement par l’INRB et l’Institut national des Allergies et des Maladies Infectieuses des Instituts nationaux de la santé (NIAID/NIH) du gouvernement américain. L’essai s’est effectué dans le cadre d’un consortium de recherche international coordonné par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le consortium comprenait un soutien supplémentaire de l’Alliance pour l’assistance médicale internationale (ALIMA), de Médecins sans frontières (MSF) et de l’International Medical Corps (IMC). Les partenaires pharmaceutiques comprenaient Gilead Sciences Inc, Mapp Biopharmaceutical Inc, Regeneron Pharmaceuticals et Ridgeback Biotherapeutics.

Au milieu du fardeau mondial actuel de COVID-19, l’essai PALM souligne non seulement l’importance cruciale de mener des essais cliniques rigoureux pour établir des thérapies efficaces, mais aussi la détermination interdisciplinaire et collaborative nécessaire pour mener à bien des essais cliniques dans des circonstances urgentes », a déclaré le Dr Dean Fergusson, de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, président de SCT.

L’essai PALM a évalué quatre thérapies expérimentales pour le virus Ebola pendant l’épidémie en RDC. Des patients de tout âge ayant obtenu un résultat positif pour le virus Ebola ont été recrutés. Quatre médicaments expérimentaux ont été essayés, notamment le Mab114, Regeneron, ZMapp et Remdesivir.

Quant au prix, il sied de souligner que chaque année, depuis 2008, le SCT décerne le prix de l’essai David Sackett de l’année à un essai contrôlé randomisé publié (sous forme électronique ou imprimée) au cours de l’année civile précédente qui répond le mieux aux normes suivantes :

  • Améliorerle sort de l’humanité ;
  • Constituer la base d’un changement substantiel et bénéfique dans le domaine des soins de santé ;
  • Reflèter l’expertise en la matière, l’excellence de la méthodologie et le souci des participants à l’étude ;
  • Surmonter les obstacles à la mise en œuvre ; et
  • La présentation de sa conception, de son exécution et de ses résultats est un modèle de clarté et de solidité intellectuelle.

Rappelons que la Society for Clinical Trials, créée en 1978, est une organisation scientifique, éducative et caritative créée dans le but de travailler au niveau international pour faire progresser la santé humaine en préconisant l’utilisation d’essais cliniques, en dirigeant le développement et la diffusion de méthodes et de pratiques optimales en matière d’essais cliniques, et en formant et développant des professionnels des essais cliniques.


111118-ebola-workers-rdc-1024x576-2.jpg

Josue KashamaJosue Kashama6 mars 20202min

Il s’observe des avancées  significatives dans la riposte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Beni au Nord Kivu.

A en croire le coordonnateur du comité d’appuis à la riposte(Car), Omar Kavota,  presque deux semaines s’écoulent et aucun nouveau cas n’a été enregistré. Il l’a dit au cours d’une sortie médiatique, le jeudi 5 Mars dernier.

Cette nouvelle est annoncée après la sortie, mardi 3 mars dernier,  du centre de traitement d’Ebola(CTE), de la dernière personne atteinte de cette épidémie.

Le coordonnateur du comité d’ appuis à la riposte, Omar Kavota,  s’est réjouis du faite que douze jours sont passés sans enregistrement d’un nouveau cas dans la zone de santé de Beni.

« Nous nous réjouissons du faite qu’il s’observe une nette évolution dans le cadre de la lutte contre l’épidémie Ebola. Lorsque l’on comptabilise prèsque 2 semaines sans nouveau cas de maladie nous nous disons que ce sont les signes encourageant« , s’est réjouis le coordonnateur du comité d’appuis à la riposte d’Ebola.

Par ailleurs, pour arriver à l’étape de l’éradication totale de cette épidémie, Omar Kavota  appelle la population et les équipes de la riposte à maintenir le cap en observant les mesures d’hygiènes

« Nous voudrions donc appeler la population à maintenir le cap. Mais au stade actuel, l’épidémie n’étant pas encore déclaré terminée, nous  devons nous efforcer à observer les mesures d’hygiènes en sorte que les équipes de riposte maintiennent le cap pour que la maladie soit déclaré éradiquer« , a t-il ajouté.

Il faudrait, souligne Omar Kavota, atteindre l’acheminement de 42 jours pour que cette maladie à virus Ebola, qui a  pris deux longues années en République Démocratique du Congo dans sa partie Est,  soit déclaré finie.


1bfebb60-150d-431e-bd0b-a69ad35a5011-516-0000005638c3eda6.jpg

Richard MusafiriRichard Musafiri4 mars 20203min

David Gressly, le coordonnateur des Nations-Unies pour les interventions d’urgence pour l’épidémie d’ Ebola en République démocratique du Congo (RDC), s’est retiré de son poste de coordonnateur. Il l’a annoncé aux médias mardi 03 février.

L’envoyé spécial d’António Guterres en matière d’Ebola en RDC, a indiqué que les progrès importants sont manifestement constatés quant à l’extirpation de l’épidémie à virus Ebola dans la partie Est du pays.

Il a également réitéré l’annonce du Centre de traitement d’Ebola (CTE), indiquant que le centre s’est réellement vidé de ses patients. La dernière patiente atteinte, une femme au nom de Semida Masika, a survécu et est sortie du centre le même mardi 03 février.

‘ »Alors que le mois de février touche à sa fin, nous avons constaté des progrès importants depuis le début de l’année. Il n’y a eu aucun cas confirmé au cours des deux dernières semaines et seulement deux au cours des 21 derniers jours (…). Tous les CTE n’ont aucun cas confirmé. Le nombre de contacts de cas confirmés surveillés est passé d’un pic de plus de 20 000 par jour à moins de 250 aujourd’hui », a-t-il indiqué.

Les progrès étant clairs, souligne David Gressly, à compter du 1er mars 2020, le soutien à la coordination internationale de la réponse à Ebola sera transféré à l’équipe humanitaire du pays sous la direction du coordonnateur humanitaire, David McLachlan-Karr.

Il a en outre indiqué qu’il reviendra à son ancien poste de représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC.

C’est depuis juin 2019 que le Secrétaire général de l’ONU António Guterres avait nommé l’américain David Gressly comme Coordonnateur des Nations Unies pour les interventions d’urgence pour l’Ebola en RDC. C’était dans le cadre du renforcement du mécanisme de coordination et de soutien à la lutte contre la maladie à virus Ebola (MVE).


1bfebb60-150d-431e-bd0b-a69ad35a5011-516-0000005638c3eda6.jpg

Richard MusafiriRichard Musafiri4 mars 20203min

David Gressly, le coordonnateur des Nations-Unies pour les interventions d’urgence pour l’épidémie d’ Ebola en République démocratique du Congo (RDC), s’est retiré de son poste de coordonnateur. Il l’a annoncé aux médias mardi 03 février.

L’envoyé spécial d’António Guterres en matière d’Ebola en RDC, a indiqué que les progrès importants sont manifestement constatés quant à l’extirpation de l’épidémie à virus Ebola dans la partie Est du pays.

Il a également réitéré l’annonce du Centre de traitement d’Ebola (CTE), indiquant que le centre s’est réellement vidé de ses patients. La dernière patiente atteinte, une femme au nom de Semida Masika, a survécu et est sortie du centre le même mardi 03 février.

‘ »Alors que le mois de février touche à sa fin, nous avons constaté des progrès importants depuis le début de l’année. Il n’y a eu aucun cas confirmé au cours des deux dernières semaines et seulement deux au cours des 21 derniers jours (…). Tous les CTE n’ont aucun cas confirmé. Le nombre de contacts de cas confirmés surveillés est passé d’un pic de plus de 20 000 par jour à moins de 250 aujourd’hui », a-t-il indiqué.

Les progrès étant clairs, souligne David Gressly, à compter du 1er mars 2020, le soutien à la coordination internationale de la réponse à Ebola sera transféré à l’équipe humanitaire du pays sous la direction du coordonnateur humanitaire, David McLachlan-Karr.

Il a en outre indiqué qu’il reviendra à son ancien poste de représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC.

C’est depuis juin 2019 que le Secrétaire général de l’ONU António Guterres avait nommé l’américain David Gressly comme Coordonnateur des Nations Unies pour les interventions d’urgence pour l’Ebola en RDC. C’était dans le cadre du renforcement du mécanisme de coordination et de soutien à la lutte contre la maladie à virus Ebola (MVE).


259271f7-e90c-490e-9fa8-7d71679bbe7f-1173-000000a9cfdc8983-2.jpg

Richard MusafiriRichard Musafiri3 mars 20205min

Le centre de traitement d’Ebola (CTE) de Beni, s’est vidé pour une seconde et voir une dernière fois, de tous ses patients dont la dernière, madame Masika touchée par la maladie à virus Ebola depuis plusieurs mois a quittée ce centre de traitement ce mardi 03 mars 2020.

Madame Masika a aux orées de sa sortie témoigner de la bonne prise en charge des patients par les médecins, tout en appelant ceux qui craignent de se rendre à l’est du pays pour cause d’une éventuelle contamination, à ne plus avoir peur.

‘’Que le seigneur bénisse la main du docteur, je dis merci parce que j’étais vraiment malade, il a décidé que je reste en vie, ils m’ont bien géré au centre, ils m’ont fait manger, boire et vêtir. Ainsi, j’appelle les gens qui ont toujours eu peur de venir ici à cause du virus, de ne plus avoir peur ‘’ ,a-t-elle témoigné.

Pour la direction de surveillance épidémiologique situé à Beni, c’est un résultat qui présage la chute définitive du virus Ebola dans cette contrée. Elle souhaite que le cas de madame Masika soit un dernier enfin que la population quitte le bourbier.

Georges Kombe, médecin épidémiologique à la direction de surveillance, s’est réjoui du fait que sur un total de 29 zones de santés actives à l’est, la seule zone qui avait encore un cas confirmé était celle de Beni.

‘’Le souhait et d’arriver à la fin du virus Ebola. C’est le souhait mais on n’est même pas encore arriver à 21 jours sans cas, parce que nous avons encore des contacts qu’on continuent à suivre. Je pense que l’idée est de rester vigilant et se serrer les coudes pour que nous ne puissions rien perdre’’, a déclaré Georges Kombe, médecin épidémiologiste à la direction de surveillance.

L’équipe de riposte a cependant loué la collaboration que la population lui a témoigné et pense que la situation des personnes qui sont encore sous surveillance ira de mieux en mieux.

L’organisation mondiale de la santé avait annoncé le mois dernier au cours de la conférence internationale de Kinshasa sur la couverture sanitaire universelle (CSU) qu’elle se préparait à assister à la fin du virus Ebola en RDC.

Selon un compte rendu publié en date du 24 janvier 2020 par l’OMS, Neuf nouveaux cas confirmés et un seul décès ont été signalés du 15 au 21 janvier dans le cadre de la flambée de la maladie à virus Ebola (MVE) qui touche actuellement la République démocratique du Congo.

Cependant l’amélioration des indicateurs de surveillance et la réduction du temps écoulé avant l’isolement des cas, sont des signes encourageants d’une disparition définitive de la maladie à virus Ebola(MVE).


IMG-20190509-WA0007.jpg

Claudia MuleyaClaudia Muleya28 février 20203min

Le Secrétariat technique du Comité multi sectoriel de la riposte à la maladie à virus Ebola (ST/CMRE), le ministère de la Santé et la coordination générale de la riposte à Ebola, conjointement avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont procédé jeudi 27 février 2020 à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu à la cérémonie de remerciement et de fin mission de 156 prestataires de santé engagés dans la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo(RDC).

Au total 156 personnels de santé, dont 102 nationaux et 44 internationaux sont fin mission. Ces médecins de différents domaines de la santé qui ont travaillé pour la réponse contre l’épidémie d’ Ebola ont reçu chacun un brevet de remerciement pour le travail abattu pendant leurs prestations au cours de cette épidémie qui dure depuis plus d’une année dans la partie Est de la RDC.

Les prestataires de santé au front depuis plusieurs mois ont relaté leur expérience et ont affirmé partir avec un sentiment de satisfaction. Ils se disent contents d’avoir participé à la lutte qui avait pour but de sauver des vies humaines.

Pour sa part, le coordonnateur général de la riposte à l’épidémie de la maladie à virus Ebola, le Prof. Steve Ahuka Mundeke, a  félicité la population pour sa collaboration pendant cette dixième épidémie d’Ebola en RDC, avant de souligner qu’avec la détermination de la communauté de l’Est, cette épidémie sera bientôt conjuguée au passé.

« Pour la première fois, le pays a fait plus d’une semaine sans nouveau cas grâce à la détermination de ces prestataires de santé appuyés par la communauté », a-t-il déclaré.

La cérémonie a été clôturée par le partage d’un verre entre les prestataires à l’honneur et les différentes parties prenantes de la riposte contre Ebola.


le-dr-matshidiso-moeti-directeur-regionale-oms-afrique-c-google_2211739.jpg

Josue KashamaJosue Kashama16 février 20203min

La Directrice régional de De l’Organisation Mondiale de Santé(OMS) pour l’Afrique, le Docteur Matshidiso Moeti, en visite à Kinshasa, a déclaré au cours d’un point de presse tenu ce samedi 15 février, que la République démocratique du Congo peut faire face au Corona virus au regards des toutes les épidémies dont-il a fait face.

Pendant que toutes les nations du monde affûtent les armes pour empêcher l’entrée de la maladie à coronavirus, la patronne de L’OMS en Afrique pense que la RDC possède quelques atouts pour faire face à cette maladie qui se vit en Chine.

« La RDC fait face à plusieurs épidémies déjà. L’épidémie d’Ebola, il ya aussi la rougeole, assez grave, la polyomelite, le choléra. Le travail qui était fait pour faire face aux précédentes épidémie peut aider la RDC. Il y’a par exemple le travail sur des laboratoires. Le travail a été déjà fait pour améliorer la capacité de diagnostic. Ce sont le même équipement qui peuvent être utiliser pour la coronavirus  » , dit-elle

Le docteur Matshidiso reconnais d’un autre côté qu’il faut avoir des spécificité pour s’assurer de faire face à cette maladie

« Il faut seulement avoir des kits spécifique pour ce virus et avoir des experts de laboratoires former sur l’utilisation de ses kits et renforcer des capacités pour s’assurer des qualités de test et de la surveillance au niveau des point d’entrer du pays pour chercher les personnes qui manifestent les signes d’une manière ou d’une autre » , a t-elle indiqué

Au cours de ce point de presse elle a aussi mis une puce à l’oreille des plateformes de coordination et des raiponce aux épidémies, de mettre l’accent sur la communication pour permettre aux gens de savoir comment se protéger et comment éviter la contamination au cas où il serais proche d’une personne qui manifeste cette maladie.

Signalons que le premier cas de la maladie à Coronavirus en Afrique est repéré en Égypte. La victime est mise en quarantaine.


bdf27e59-1571-406b-9441-3a0618759ee0-269-0000001a08733e01.jpg

Richard MusafiriRichard Musafiri14 février 20203min

Le Directeur générale de L’OMS, Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré au cours de la conférence internationale de Kinshasa sur la couverture de la santé universelle en RDC (CIKCSU), tenue ce vendredi 14 janvier à l’hôtel du fleuve Kinshasa, que l’épidémie du virus EBOLA est sur le point d’être éradiqué en République démocratique du Congo.

Le premier Directeur général de l’OMS a indiqué que la lutte est de ne plus entendre parler de cette épidémie en RDC. .

 »Nous nous sommes joints à vous dans une compagne visant à étrangler le virus, à faire expulser sa source et son contenu. L’espoir est en vue, nous approchons vers la fin de l’épidémie d’Ebola », a-t-il affirmé lors de son allocution.

Le chef de l’OMS, a ajouté que la meilleure défense pour la lutte contre le virus Ebola est d’améliorer le système de santé universelle afin de ne plus parler finalement de ladite épidémie.

Il évoque que la surveillance permanent à la détection des cas, à la prévention des maladies, aux diagnostics, aux traitements et aux soins, sont les piliers d’un système de santé efficace.

Ebola prit comme une source d’expérience pour lutter conte d’autres épidémies

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a fait savoir que le défit est de tirer des leçons de l’épidémie d’Ebola et de mettre à profit des capacités acquises lors de cette épidémie afin d’orienter cette énergie et cette expertise dans une nouvelle direction pour le système de santé.

Il a renseigné à titre d’exemple que d’autres inventions utilisées pour soutenir la riposte à virus Ebola ont été utilisées pour déployer les vaccins contre le choléra.

Le DG de l’OMS, a cependant indiqué que l’ingrédient clé de ce succès sera la mobilisation de tous les secteurs du gouvernement et de la société autour de l’objectif de la santé pour tous.


Muyembe-ebola.jpg

La RédactionLa Rédaction15 décembre 20192min

Au cours d’un point de presse tenu ce samedi 14 décembre, le Dr Jean Jacques Muyembe Ntamfum, secrétaire technique du Comité multisectoriel de la riposte contre l’épidémie d’Ebola, a dressé un état des lieux de la maladie. Concernant les difficultés sécuritaires qui entachent la riposte, Muyembe se réserve de donner les prévisions sur la fin de l’épidémie.

« C’est difficile de faire des prévisions et de donner une date précise de la fin d’Ebola parce qu’il ne s’agit pas seulement des capacités scientifiques qui sont en jeu mais il y a beaucoup de facteurs qui ne dépendent pas de nous. Il y a le problème de la sécurité de nos équipes qui traitent les malades et qui circulent pour vacciner la population », a déclaré Jean Jacques Muyembe au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

Plusieurs zones de santé ne font plus signe d’Ebola, depuis 21 jours.

« 24 zones de santé sur plus de 29 n’ont plus déclaré la présence du virus, depuis plus de 21 jours. Normalement on déclare la fin de l’épidémie deux fois la période d’incubation, donc il faut 42 jours. Il est possible que nous demandions à l’OMS de faire des déclarations partielles de fin de l’Ebola dans les zones de santé qui ont fait 42 jours. Jusque-là, il y a deux points chauds où Ebola persiste encore, c’est Biakato et Lwemba, en Ituri. C’est au ministre de la Santé de faire cette déclaration de la fin de l’épidémie dans des zones spécifiques », a-t-il précisé.

Il appelle la population et les services de sécurité à collaborer pour aider à éradiquer totalement la maladie dans la partie est du pays. Depuis le début de la maladie en août 2018, 2 211 personnes sont décédées.


ebola.jpg

Aimé ZonveniAimé Zonveni3 septembre 20194min

Le ministère de la santé à travers son Programme National d’Hygiène aux Frontières ( PNHF) a organisé du 29 au 30 août une session de formation pour la remise à niveau de tous les formateurs œuvrant dans le cadre de la lutte contre la Maladie à Virus Ebola (MVE) avec l’appui de la Japan International Coopération Agency (JICA), et cela dans le but de former un noyau des formateurs qui accompagnent les activités de la riposte.

« Après une année de l’épidémie, il était important de revenir s’assoir et réfléchir sur les nouvelle pistes de solutions » a dit le Dr Billy Yumayine du PNHF.
Cette formation a mis un accent particulier sur les activités de surveillance et de prévention mais aussi un accent sur la communication de risque et l’engagement communautaire qui « restent un maillon clé pour la réussite de cette lutte ». Un autre aspect a été abordé sur la coordination et la collaboration tant au niveau central que provincial.
Deux points ont été retenus comme recommandations de la prochaine étape dans le cadre de la préparation de la riposte à la MVE à savoir, la formation de prestataires au niveau de chaque province ainsi que les exercices de simulation.
« Le besoin de former les prestataires au niveau opérationnel afin de réduire le risque de propagation à travers toutes les provinces qui ne sont pas encore touchées s’avère indispensable mais aussi le besoin d’organiser les exercices de simulation susceptibles de mettre en œuvre toutes les connaissances théoriques apprises. Cette maladie a été déclarée comme première urgence, il est donc important que chaque province puisse se préparer » a renchérit le Dr Billy.
Quelques orientations ont été données par la Direction de la préparation à la riposte. Après cette formation, les formateurs nationaux iront en appuis dans les provinces non touchées. Dans un premier temps, les deux provinces ciblées sont la Tshopo et la ville province de Kinshasa.
La JICA quant à elle a réitéré son engagement à soutenir les activités de la riposte.
« Je voudrais saisir l’occasion pour vous assurer la continuité de l’accompagnement de la JICA, dans la lutte contre la MVE. Nous allons de ce fait doter officiellement dès ce lundi 2 septembre un lot de 8000 équipements de protection individuelle (EPI) avec les accessoires au complet », a promis le représentant résidant de la JICA, Kazunao Shibata.

Signalons qu’après la déclaration par l’OMS du virus Ebola comme première urgence sanitaire de portée internationale, un protocole a été élaboré dans le cadre de protection des aéroports international notamment l’aéroport de Kinshasa, de Lubumbashi et de Goma, ce protocole sera signé d’ici là. Ainsi deux sessions seront « organisées à l’aéroport de Kinshasa pour renforcer la capacité des agents aéroportuaires cette semaine « .



A propos de nous

Nous sommes un média d’information générale avec une offre axée sur l’actualité politique, économique, sécuritaire, culturelle et sportive de la RDC. Notre traitement de l’information est
descriptif tout en privilégiant la profondeur. Ce qui permet de mieux cerner l’actualité, alliant le factuel à de l’analytique


Apt. 20, Immeuble Virunga 34, Blvd du 30 Juin, Gombe

+243 84 333 3600



Newsletter