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Avatar2 juin 20172min0

La fièvre hémorragique d’Ebola, déclarée il y a de cela trois semaines passées dans la province du Bas-Uele au nord- est de la République démocratique du Congo, est maitrisée. C’est ce que vient d’annoncer le ministre congolais de la Santé publique.

« Nous pouvons dire maintenant que la propagation de l’épidémie a été maîtrisée. Aucun professionnel de la santé n’a développé la maladie et actuellement, nous comptabilisons sept cas, dont trois cas probables et quatre confirmés au laboratoire et quatre autres décédés», a indiqué le ministre congolais de la Santé, le Docteur Oly Ilunga, lors d’un point de presse.

Le ministre a rassuré qu’aucun contact des patients décédés n’a développé une fièvre virale hémorragique et que tous les tests réalisés sur les cas suspects sont négatifs à ce jour. S’agissant du vaccin, le Directeur général de l’Institut national biomédicale (Inrb), le professeur Jean Jacque Muyembe avait fait savoir ceci :

« Nous insistons bien pour dire que ce vaccin ne sera pas utilisé pour lutter contre l’épidémie actuelle, puisque cette épidémie a été contrôlée par les mesures simples de la santé publique comme nous avons toujours fait dans les épidémies antérieures. Donc, ce vaccin pour l’étude. On doit mener une étude pour savoir si ce vaccin est efficace. Il faut donc chercher l’efficacité de ce vaccin et l’innocuité. Ce vaccin n’est pas dangereux. Le grand problème est que sur le terrain, il faut conserver ce vaccin à des températures très basses, à moins de 80° et ces conditions ne sont pas si faciles à réaliser dans les conditions de terrain ».


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L’épidémie EVD en République démocratique du Congo notifiée à l’OMS par le ministère de la Santé le 11 mai 2017, fait ses premières victimes. Au 19 mai 2017, 34 cas EVD et quatre décès ont été rapportés. À ce jour, quatre décès ont été signalés, ce qui donne un taux de létalité de 12%.

Les cas déclarés proviennent de cinq zones de santé : Nambwa (12 cas et trois décès), Muma (trois cas et aucun décès), Ngayi (14 cas et un décès), Azande (deux cas et aucun décès) et Ngabatala (trois cas et aucun décès). La plupart des cas présentent une fièvre, des vomissements, une diarrhée sanglante et d’autres symptômes et signes saignants. L’épidémie reste actuellement limitée à la zone de santé de Likati.

Sur les cinq échantillons de sang analysés au laboratoire national de référence, Institut national de recherche biomédicale (INRB) à Kinshasa, deux ont été confirmés par l’ebolavirus du Zaïre. Des échantillons aliquotes ont été envoyés au Centre collaborateur de l’OMS pour les arbovirus et les fièvres hémorragiques virales au Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF), au Gabon, qui a confirmé les deux cas confirmés parmi les cinq échantillons initiaux. L’analyse séquentielle des gènes est en cours.

«Selon les informations disponibles à ce stade, aucun travailleur de la santé n’a été affecté», précise le rapport qui assure que «l’OMS, les agences des Nations unies, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales (ONG) et les partenaires continuent d’appuyer le ministère de la Santé en RDC pour enquêter rapidement sur l’apparition de la maladie du virus Ebola (EVD) dans la zone de santé de Likati, Bas Uele située dans le nord-est du pays».

La zone de santé de Likati partage ses frontières avec deux provinces en République démocratique du Congo et avec la République centrafricaine. Les zones touchées sont éloignées et difficiles à atteindre, avec des réseaux de communication et de transport limités


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Avatar16 mai 20173min0

Après s’être entretenue avec Oly Ilunga, le ministre de la Santé de RDC, Matshidiso Moeti, directrice de l’OMS pour l’Afrique, a fait part de son « espoir ». L’épidémie d’Ebola annoncée vendredi par les autorités de Kinshasa dans le nord-est de la République démocratique du Congo devrait pouvoir être contrôlée « rapidement », a déclaré samedi Matshidiso Moeti de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La directrice de l’OMS pour l’Afrique a félicité les autorités pour leur réponse rapide face à cette nouvelle épidémie, la huitième à laquelle le pays doit faire face depuis la découverte du virus Ebola, sur son sol, en 1976.

« Les actions sont déjà prises avec le gouverneur [de la province du Bas-Uélé] pour mobiliser le système de santé […], mobiliser les équipements » afin de lutter contre la maladie sur place, a-t-elle ajouté, citée par l’AFP. Elle a également
assuré le gouvernement de Kinshasa de l’« appui technique » de l’OMS.

« Nous sommes prêts [à] mobiliser nos experts pour venir sur place en RDC », a-t-elle poursuivi.

Des défis logistiques posés L’épidémie s’est déclarée dans une zone enclavée de la province du Bas-Uélé. Des sources humanitaires notent que cette situation pose des défis logistiques pour l’acheminement du matériel, des médicaments, et
des équipes de lutte contre la maladie, mais qu’elle permet également de limiter la propagation de cette fièvre hémorragique hautement contagieuse. La durée d’incubation du virus Ebola est de 21 jours.

Vendredi, neuf cas suspects de personnes infectées par le virus avaient été signalés, et trois d’entre elles sont mortes, selon l’OMS.

« Des cinq échantillons de sang prélevés chez les cas suspects [et analysés en laboratoire], un s’est révélé positif au virus Ebola stérotype Zaïre », selon un communiqué du ministère de la Santé.

Rapidement circonscrite, la précédente épidémie d’Ebola au Congo, qui s’était déclarée dans une zone enclavée du Nord-Ouest, a fait officiellement 49 morts entre juillet et novembre 2014.


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Avatar12 mai 20172min0

L’épidémie de la fièvre hémorragique d’Ebola est de nouveau signalé dans le territoire congolais, précisément dans la zone de santé de Likati dans la province du Bas-Uele, située au nord- est de la République démocratique du Congo, a appris il y a peu KINSHASATIMES.CD.

Selon le ministre congolais de la Santé, le docteur Oly Ilunga, qui a confirmé la nouvelle présence de cette maladie, il s’agit de cinq échantillons de sang prélevés chez les cas suspects et analysés à (Institut national de recherche biomédical) qui s’est révélé positif au virus Ebola, sérotype Zaïre.

Toujours à Likati, précise le ministre, neuf cas de fièvre hémorragique dont deux décès ont été notifiés.

« Notre pays doit faire face à l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui constitue une urgence de santé publique de portée internationale », avant de souligner que son ministère a pris toutes les dispositions utiles pour riposter promptement et efficacement à cette nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola.

Déjà le bureau de l’Organisation mondiale pour la santé (Oms) Rdc, s’est déclaré disponible à travailler en étroite collaboration avec toutes les autorités tant nationales que provinciales, ainsi qu’avec l’appui du Bureau régional (Afro), du Siège (Genève) et de tous les autres partenaires pour faciliter le déploiement des matériels de
protection et du personnel sur le terrain afin de renforcer la surveillance épidémiologique et contrôler très rapidement l’épidémie.


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La RédactionLa Rédaction23 décembre 20163min0

Ebola ne tuera plus. C’est ce qu’a confirmé l’OMS après publication des résultats de l’essai clinique d’un vaccin canadien contre ce virus. L’efficacité de ce vaccin estimée à 100% marque un progrès remarquable  dans la lutte contre les épidémies comme celle qui a touché en 2013 plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, faisant plus de onze mille morts.

Le ravage causé par Ebola il y a quelques années touchant certains ressortissants des pays occidentaux de retour dans leur pays après un séjour en Afrique a marqué un tournant décisif dans la recherche de l’éradication de ce virus. Le problème de financement auquel étaient butés les scientifiques s’est vite résolu au vue de l’ampleur de ce fléau. Le monde scientifique a décuplé ses efforts durant ces quatre dernières années pour trouver une solution.
Pendant que le virus Ebola était en chute en Guinée, près de six mille guinéens se sont vu administrer ce vaccin pour le tester.

Ces personnes ont été vaccinées tout de suite après avoir été mis en contact avec une personne atteinte, ou vingt et un jours plus tard. Dans les dix jours suivants, ceux qui avaient reçu le vaccin sans délai n’avaient pas contracté le virus. Alors que parmi les cobayes vaccinés trois semaines plus tard, 23 sujets ont été contaminés par l’Ebola.

«Je crois vraiment que nous avons maintenant un outil qui nous permettra de contrôler une nouvelle éclosion d’Ebola de souche Zaïre », a déclaré la docteure Marie-Paule Kieny la sous-directrice générale de l’OMS et coauteure de l’étude.

Le virus Ebola a été découvert en 1976 au Zaïre (l’actuelle République démocratique du Congo), mais aucune de ses éclosions ne s’était révélée aussi ravageuse que celle survenue il y a trois ans en Afrique de l’Ouest.

AP/Kinshasa Times