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La RédactionLa Rédaction27 février 20182min0

Après avoir répondu à l’invitation de la Commission Electorale Nationale Indépendante  (CENI) ce mardi 27 février 2018 pour l’expérimentation de la machine à voter, Delly Sesanga, coordonateur du regroupement des partis politique de l’opposition Alternance pour la République (AR)  s’est dit «opposé » à son utilisation pour les élections prévues en décembre prochain.

«L’état actuel de notre pays, les difficultés de notre population pour pouvoir s’approprier cette innovation, l’absence d’un protocole assez rigoureux pour le test et la validation de cette machine, nous ne sommes pas partisans du déploiement de la machine à voter au cours du scrutin avenir», a déclaré Delly Sesanga au sortir de sa visite à la Ceni.

Pour lui, il est possible aujourd’hui d’aller aux élections sans recourir à la machine à voter, de dans le délai, c’est-à-dire dans le respect du calendrier électoral publié par la Commission électorale.   Le coordonateur de l’AR a par ailleurs demandé au président de la Ceni :

«D’éviter des innovations qui vont amener davantage de complications dans un processus  qui selon lui est déjà lui même très complexe et compliqué».


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0rna Ngoma0rna Ngoma27 février 20183min0

La Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (MOE-SYMOCEL)  a exprimé dans un communiqué rendu public le lundi 26 février 2018, son inquiétude sur l’émergence et l’encrage de certaines questions sensibles sur les élections, notamment la machine à voter.  

Selon cette structure, ces questions sensibles dont la mauvaise gestion sont susceptibles non seulement de creuser un fossé plus grand entre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les parties prenantes au processus électoral en cours, mais aussi de désagréger la confiance de la population dans ledit processus.

La  MOE-SYMOCEL observe que face à la position de la CENI d’utiliser à “tout prix” la machine à voter dans laquelle “il n’y aura pas d’élections le 23 décembre 2018“, une véritable “levée de bouclier contre l’utilisation de cette machine à voter s’opère par une frange importante des parties prenantes”.

Par ailleurs, des voix s’élèvent de plus en plus pour décrier non seulement l’absence d’une base juridique convaincante pouvant justifier ce recours, mais également une large incompréhension populaire de ce choix. Une grande opinion tend à assimiler la machine à voter à une machine à tricher.

La MOE-SYMOCEL note qu’au moment où le processus électoral semble prendre une vitesse de croisière, le débat sur la « machine à voter », prend une place prioritaire sur la recherche d’un consensus impliquant les parties prenantes pour d’un processus électoral apaisé.

“Une telle situation, non seulement fragilise le processus électoral et les perspectives d’aboutir à une démocratie consolidée, mais encore comporte un risque de blocage du processus”, s’inquiète la SYMOCEL.

Au égard à ce qui précède, cette structure exhorte la CENI à rechercher plus de consesus avec toutes les parties prenantes, à tout faire pour préserver leur confiance dans le processus et à prendre en compte, dans les mesures d’application de loi électorale, les dispositions de la constitution et les principes directeurs encadrant les élections démocratiques.

La MOE-SYMOCEL est une structure d’observation électorale neutre. Son mandat est d’observer et d’analyser l’ensemble du processus électoral afin d’en réaliser une évaluation impartiale, neutre et objective. Elle bénéfice de l’assistance technique du Projet de renforcement de l’observation citoyenne des élections au Congo (PROCEC).


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Aimé ZonveniAimé Zonveni22 février 20181min0

Au sortir de son audience avec le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aubin Minaku ce 22 février 2018, l’ambassadeur du Canada en RDC, Simard Nicholas a exprimé à la presse les souhaits de son pays quant au processus électoral Congolais entamé il y a plusieurs mois.

L’ancien fonctionnaire de l’organisation internationale de la francophonie (OIF) a appelé les autorités congolaises à plus d’ouverture pour ces échéances à venir.

« Le Canada soutient le processus électoral en RDC et nous souhaitons que ce soit un processus le plus transparent, le plus inclusif et le plus participatif possible, que les élections se déroulent à la date prévue du 23 décembre 2018 », a indiqué le diplomate canadien, souhaitant la participation de toutes les forces politiques dans ce processus.

Simard Nicholas a notamment lancé un appel au gouvernement congolais en vue d’ouvrir le dialogue pour que l’espace politique soit davantage ouvert, donnant aux différentes tendances la capacité de se réunir et d’exprimer leurs idées.


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don du ciel tolengadon du ciel tolenga16 février 20182min0

Le président du Front de libération nationale du Congo (FLNC),  Elie Kapend Kanyimbu, a tenue une conférence de presse au camp joli site, siège de ce parti de l’opposition. Au cours de ce face à face avec la presse, ne numéro, un du FLNC a passé en revue les questions faisant l’actualité de ces derniers jours en République démocratique du Congo, mettant un accent particulier sur le processus électoral en cours.

Malgré les assurances données par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Elie Kapend et son parti ne croient pas à la tenue des scrutins présidentiel, législatifs nationaux et provinciaux le 23 décembre 2018 comme le prévoit le calendrier électoral publié le 5 novembre dernier.

Par ailleurs, le président du FLNC a au cours de la même activité manifesté son indignation vis à vis de l’insistance des responsables de la Ceni quant à l’usage de la machine à voter que son parti et lui rejettent catégoriquement. Il a avancé comme argument l’expérience américaine avec l’usage de cette machine qui  avait «occasionné des contestations» jusqu’à ce qu’ils reprennent le comptage manuel des bulletins de vote.

«La galère de notre peuple résulte des résultats des élections de 2006 et de 2011. S’il nous faut aujourd’hui aller aux élections, il nous faudra crédibiliser d’abord le processus. Que la CENI arrête avec cette affaire de la machine à voter car cela ne va pas aider la population congolaise», a indiqué Elie Kapend Kanyimbu.

 


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La RédactionLa Rédaction7 février 20183min0

Réunis au Centre d’étude pour l’action sociale (Cepas), le 6 février 2018, les membres de la frange de la société civile signataire du Manifeste du Citoyen congolais sont revenus sur la nécessité d’une transition sans les actuels animateurs des institutions, phase importante pour espérer la tenue effective des élections prévues en décembre 2017, vu l’impossibilité sa tenue en 2016, et attendue le 23 décembre 2018. 

Selon les représentants des mouvements citoyens présents à cette rencontre, l’auteur principale de la crise politique persistante de ces dernières années en République démocratique du Congo, c’est le locataire actuel du palais de la nation, Joseph Kabila arrivé fin mandat en décembre 2016 et qui depuis « se maintient au pouvoir par la force ».

Pour eux, « une transition sans Kabila s’impose », car la tenue des élections est impossible tant que la Commission électorale indépendante (CENI) « non restructurée » et « dépourvue de toute indépendance »,  sera au service du pouvoir. Ils  en appellent ainsi à toutes les couches sociales à rester sur le qui-vive, et de répondre à tout appel à manifester « pacifiquement »,  pour exiger le retour de l’ordre constitutionnel, conformément  à de l’article 64 alinéa 2 de la loi fondamentale en vigueur.

« Nous ne fléchirons pas. (…) Nous continuerons sans relâche notre lutte contre la criminalisation de l’Etat par un régime qui gouverne par défi et ce, jusqu’à la restauration de l’ordre constitutionnel et démocratique dans notre pays », martèlent-ils, invitant toutes les organisations internationales et pays qui se disent amis du Congo à mettre fin à tout soutien au régime actuel de Kinshasa et se ranger du côté de la population congolaise.

Pour rappel, le « Manifeste du citoyen congolais » ou « Manifeste Esili » est un appel lancé de Paris en Août 2017 par des organisations de la société civile, mouvements citoyens et personnalités à l’endroit du peuple congolais, en vue d’obtenir principalement  le départ de l’actuel chef d’Etat par des moyens  pacifiques, et de mettre en place des animateurs des institutions désignés à la suite d’une concertation nationale, avec mission principale l’organisation des élections.


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Patrick PN MbalaPatrick PN Mbala7 février 20182min0

La crise diplomatique entre la République démocratique du Congo et le Royaume de Belgique ne cesse d’apporter sa goutte de plus dans la vase chaque jour qui passe.

Après sa décision de suspendre de la coopération bilatérale avec la RDC, la Belgique a vu son ancienne colonie répliquer en annonçant la fermeture de la maison Schengen qu’elle gère pour le compte d’une dizaine de pays européens, la fermeture de son agence d’aide au développement, mais également la réduction de nombre de vols hebdomadaires de la Compagnie Brussels Airlines.

Faisant le bilan de toutes ces mesures, le vice-ministre congolais de la coopération internationale, Freddy Kita qui exige «respect et considération» de la part du Royaume, affirme qu’étant membre de la communauté internationale tout comme la Belgique,  la RDC n’a rien à perdre dans ce «duel», laissant entendre que le partenariat entre les deux nations profitait plus à l’ancienne métropole.

Par ailleurs le ministre congolais a promis qu’en cas d’escalade, la RD Congo n’hésitera pas de prendre des nouvelles mesures à infliger à la Belgique.

«Nos partenaires belges ne comprennent pas que la RDC est un pays souverain. Et si d’aventure nos amis continuent, je crois que nous allons passer à la vitesse supérieure», a-t-il promis dans une interview accordée à Top Congo.


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Patrick PN MbalaPatrick PN Mbala31 janvier 20183min0

Faisant le tour de l’actualité sociopolitique  en République démocratique du Congo, l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito est revenu sur la question sur une éventuelle transition sans Joseph Kabila, tel que prôné par le Rassemblement de l’opposition aile Tshisekedi-Lumbi.

D’après le secrétaire permanent en charge des questions électorales du Parti Lumumbiste Unifié (Palu), faire partir Joseph Kabila n’est possible que par une démission volontaire de sa part, ou par la force. Quant à la première option, une procédure prévue par l’actuelle loi fondamentale devrait s’en suivre, avec une période de transition de 60 jours dirigée par le président du Sénat.

A LIRE : Alliance MP-Palu : prélude d’une rupture totale

Par contre, un départ de l’actuel chef de l’Etat «par la force», fera appel à l’instauration d’un  nouvel acte de transition, et par conséquent, l’actuelle constitution sera mise en veille, ce qui rendra M. kabila de nouveau éligible pour briguer un nouveau mandat.

«La Constitution actuelle, appelle le maintien de l’actuelle Loi fondamentale qui empêche Joseph Kabila de briguer un 3ème mandat. On ne peut pas réclamer l’application de l’Accord, qui maintient Kabila au pouvoir, et parler d’une transition sans Kabila. (…) Ceux qui soutiennent l’idée d’une «transition sans Kabila » veulent une période de transition qui sera régie par un Acte de transition, après lequel une nouvelle Constitution sera adoptée et celle-ci fera rebondir Joseph Kabila», a confié A. Muzito au JDC.

L’ancien chef du gouvernement pour qui «une transition sans Kabila égale Kabila après transition», affirme d’autre part que le calendrier électoral publié en novembre dernier par la Commission électorale demeure un projet tant que les contraintes liées à son application effectives ne seront pas balayées. Somme toute, sa famille politique affûte les armes pour se présenter aux scrutins attendus, à tous les niveaux. « En clair, notre parti présentera un candidat à l’élection présidentielle. »

 

 


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La RédactionLa Rédaction30 janvier 20183min0

Dans sa tribune intitulée «Soyons sérieux», Gilbert Kiakwama est revenu sur les récentes actions de rue initiées par le Comité Laïc de Coordination (CLC) de l’église catholiques, le 31 décembre 2017 et le 21 janvier 2018.

Le vice-président de et co-fondateur de la Convention démocrates chrétiens (CDC), parti politique l’opposition a rendu hommage aux victimes tombées «simplement parce qu’ils étaient patriotes et qu’ils ont cru en l’idéal démocratique», lors de ces manifestations. M. Kiakwama qui affirme avoir pris part avec ses fils présents aux pays aux deux dernières marches, a dans cette même communication félicité les «hauts dignitaires ecclésiastiques» pour leur courage et les «universitaire  congolais», plus précisément les membres du comité laïc pour leur engagement  «dans le combat pacifique de l’avènement de l’Etat de droit», ce, avec intelligence, humilité, pondération et hauteur de vue.

Il regrette que les forces de l’ordre aient ouvert le feu sur des manifestants pacifiques alors que les consignes du CLC étaient bien clair sur le caractère strictement non-violent des marches du 31 décembre et 21 janvier derniers, et s’étonne de la présence militaires. «On ne déploie pas les soldats contre des civils pire contre ses propres compatriotes… »

Le numéro deux de la CDC promet d’aller à sa paroisse au prochain appel du Comité laïc de coordination, comme le 31 décembre et le 21 janvier, « pour réclamer la changement« , et invite par ailleurs tous ceux qui comme lui suivent les appels des laïcs catholiques d’être prêts à les rejoindre de nouveau. «Nous voulons un espoir en demain après 20 ans d’inertie».

«Vous, Messieurs les « Gouvernants » ces prochaines actions doivent vous inquiéter. Car les Congolais sont déterminés, et il n’y a, ni assez de balles, ni assez de prisons pour les arrêter tous. Quoiqu’il arrive, le peuple congolais aura ses élections, et comme il les veut ; libres, démocratiques, transparentes, ouvertes à tous. Il se sera assez battu pour ça. Il les aura méritées… A vous de prendre très urgemment conscience qu’il faut dire : « HALTE AU FEU ! »», enjoint-il aux dirigeants.

 


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Patrick PN MbalaPatrick PN Mbala19 janvier 20181min0

Dans une correspondance adressée au Comité laïc de coordination, le vice-gouverneur de la province de Kinshasa Philémon Bafiba fait d’une pierre deux coups. Il accuse bonne réception de la lettre du CLC adressée au gouvernorat de Kinshasa pour lui signifier son intention de marcher ce 21 janvier et invite les organisateurs de la marche à une réunion de planification.

«Envie d’un examen approprié de cette requête, je vous invite à une séance de travail ce vendredi 19 janvier 2018 à 14 heures, dans la salle des réunions de l’Hôtel de ville de Kinshasa », écrit-il à ses invités.

L’examen va porter sur l’itinéraire de la marche. Dans sa correspondance, le CLC a indiqué que la marche partira des différentes paroisses, même itinéraire que celui de la marche du 31 décembre 2017 que le gouverneur de Kinshasa a jugé moins claire, pour ne pas prendre acte de cette marche et instruire la police de disperser tout attroupement de plus de 5 personnes.


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Patrick PN MbalaPatrick PN Mbala18 janvier 20182min0

A moins de vingt jours de la date fixée pour la fin des opérations de révision du fichier électoral dans les derniers centres se trouvant sur le territoire national, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) est sorti encore une fois de son mutisme pour rassurer l’opinion du respect effectif de cette échéance qui prendra fin le 31 janvier 2018.

Selon les chiffres avancés par le rapporteur de la Commission électorale, Jean Pierre Kalamba, le nombre de congolais enrôlés sur l’ensemble du pays à ce jour s’élève à 45.891.424 millions de personnes enregistrées, soit un dépassement de 11,6 % par rapport aux prévisions de la centrale électorale.

Dans l’espace Kasaï, dernière étape de ces opérations,  plus de 3 millions de personnes ont déjà obtenu leur carte d’électeur. Quelques centres à l’instar de ceux de Kananga, Lomami, Dibaya ont même clôturé les opérations et fermé leurs portes.

«La date de clôture des opérations de révision du fichier électoral fixée au 31 sera respectée. Nous travaillons d’arrache-pied pour que ça soit ainsi», a rassuré le rapporteur de la Ceni à Top Congo.

Après les opérations d’enrôlement au Kasaï, la commission électorale procédera au toilettage du fichier, détections des doublons potentiels, consolidation des données et publication des statistiques des électeurs avant l’audit et mise à jour du fichier électoral au mois de mai, puis l’enrôlement des congolais de l’étranger dès juillet 2018.