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La RédactionLa Rédaction7 mai 20175min

Le Président national de l’UDA Originelle, parti politique membre de la Dynamique de l’opposition et du Rassemblement des forces acquises au changement, Claudel André Lubaya, analyse l’assaut diplomatique lancé par l’exécutif congolais sur le continent africain et décèle dans cet assaut, l’essoufflement total du pouvoir de Joseph Kabila qui annonce la chute très prochaine du Régime de Kinshasa.

La première semaine du mois de mai a été marquée par une tournée dans la Région des Grands-Lacs du ministre des affaires étrangères congolais, Léonard She Okitundu, pour solliciter le soutien des États voisins de la RDC à l’exécutif dirigé par le Président Joseph Kabila, dans sa lutte contre l’ « ingérence » occidentale dans le bras de fer qui l’oppose au Rassemblement des forces acquises au changement, principale coalition de l’opposition congolaise. Il a rencontré tour à tour, le Président Burundais, Pierre Nkurunziza, le Président Rwandais, Paul Kagame et le Président Ougandais, Yoweri Museveni.

Cette énième tournée diplomatique du pouvoir de Kinshasa après celle de Joseph Kabila qui s’est rendu en personne, chez Abdel Fatah Al-Sisi, en Égypte, au Gabon chez Ali Bongo, en avril dernier, trahi l’essoufflement du pouvoir de Kinshasa selon Claudel André Lubaya.

« Essoufflés, ils font le tour de certaines capitales africaines, sanctuaires de la tyrannie et références en matière de répression, pour solliciter le soutien ! S’exclame-t-il, en quel domaine ? », S’interroge le député national qui considère que « Kigali, Bata (ville portuaire de la Guinée équatoriale), Bujomumbura, le Caire, Ndjaména et Libreville n’ont rien de positif à nous (congolais) apprendre. C’est dans ces villes que règnent des pouvoirs corrompus, usés et rejetés par leurs peuples ».

En s’engageant sur cette voie, Claudel Lubaya trouve que le pouvoir de Joseph Kabila refuse de se rendre à l’évidence. Son mandat est fini et Joseph Kabila a violé l’accord du 31 décembre sur lequel reposait sa légitimité il ne lui reste plus qu’à quitter le pouvoir selon l’ancien Gouverneur du Kasaï occidental.

« Ils ont violé la constitution. Ils ont violé l’accord du 31 décembre 2016. Ils viennent de chiffonner l’arrangement particulier. Leur pouvoir n’a plus de base légale, il est sans assises, comme un tigre en papier », écrit-il sur son mur facebook.

Selon sa lecture du champ national et international actuels, les dirigeants congolais « sont isolés sur la scène internationale, ils ont déjà perdu, en interne, toute légitimité et tout appui objectif. Rejetés par le peuple, poursuit-il, le débauchage, le mensonge et la violence restent désormais leur seul rempart sur fond de maladresse et scandales à répétition. Violences au Kasaï, énumère-t-il, viols à l’Est, panama papers, lumumba papers et panama papers ».

En effet, en interne, le Rassemblement de l’opposition (principal interlocuteur du pouvoir dans les négociations du centre interdiocésain) dénonce le torpillage de l’accord du 31 décembre 2016 qui définit le fonctionnement des institutions de la transition en RDC, et dénie toute légitimité et légalité de président de la République, à Joseph Kabila.

En international, le Conseil de sécurité de l’ONU qui s’inscrit dans sa Résolution 2348, exige la nomination d’un premier ministre de transition accepté par tous et principalement par le Rassemblement conduit par Félix Tshisekedi. L’Union européenne pour sa part note la non application des engagements pris par le pouvoir, à travers les négociations avec l’opposition et menace de sanctionner certaines personnalités de l’actuel régime, ce 15 mai.


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La RédactionLa Rédaction22 avril 20175min

Le parti travailliste du député national Claudel-André Lubaya, l’Union démocratique africaine Originelle (UDA Originelle à, projette d’organiser une matinée politique à Kinshasa, ce lundi premier mai, journée internationale des travailleurs, pour d’une part « s’associer à la noble lutte des travailleurs, au bien être des travailleurs congolais martyrisés, paupérisés et oubliés dans les différents gouvernements (de la RDC) d’hier et d’aujourd’hui », comme le souligne le communiqué signé par le Secrétaire général du parti, le député national honoraire, Martin Mukonkole, et d’autre part « commémorer le quarante-neuvième anniversaire de l’illustre fondateur du parti, André Guillaume Lubaya, martyr de la démocratie, lâchement exécuté en compagnie de 5 autres de ses camarades de lutte, dans la nuit du premier au deux mai 1968 à Kinshasa », précise le communiqué.

Le Secrétaire général de l’UDA Originelle, Martin Mukonkole signifie dans ce communiqué qu’il ne sera nullement question de faire le deuil au cours de cette journée, il s’agira plutôt d’ « un moment de nostalgie constructive, de réflexion et de projection sur la marche du parti et d’appropriation de la ligne du parti et du combat de son fondateur », explique le document.

Les militants de l’UDA Originelle devront réfléchir au cours de cette journée, poursuit le communiqué, sur la marche du parti, en même temps qu’ils se projetteront dans l’avenir, en vue d’atteindre les objectifs pour lesquels André Guillaume Lubaya et ses compagnons ont payé de leurs vies.

L’Union démocratique africaine Originelle est un parti politique fondé par André Guillaume Lubaya Ntalaja, père biologique du député national, Claudel-André Lubaya, en 1962, suite à l’assassinat du premier, premier Ministre de la RDC Patrice Emery Lumumba le 17 janvier 1961, pour poursuivre la lutte pour l’indépendance et l’émancipation du peuple congolais laissée inachevée par celui-ci. Dans leur lutte, Guillaume Lubaya Ntalaja et ses compagnons s’opposeront au coup d’Etat du 24 novembre 1965 perpétré par Joseph-Désiré Mobutu et à l’instauration de la dictature et du parti unique au Congo.

Le fondateur de l’UDA et ses compagnons seront assassinés en 1968, dans des conditions qui demeurent « un mystère » jusqu’à ce jour. Leurs dépouilles ne seront jamais retrouvées. Le parti fut dissout après la disparition de ses fondateurs.

L’UDA renaît le 18 janvier 2013, sur arrêté ministériel NO 048/2012, sous la dénomination « Union démocratique africaine Originelle » et sera dirigée par son Secrétaire Général, le député national, Martin Mukonkole, jusqu’en octobre 2016.

A près la démission, le 3 septembre, du fils biologique du fondateur de ce parti, Claudel-André Lubaya, du parti politique de Vital Kamerhe, l’Union pour la nation congolaise, UNC, où il exerçait les fonctions de Secrétaire général adjoint chargé de l’organisation et de suivi des fédérations, il rejoint l’Union démocratique africaine Originelle et est élu Président national de cette formation politique, au cours de la première convention nationale de l’UDA Originelle tenue à Kinshasa du 14 au 15 octobre 2016, depuis sa renaissance en 2013.

Sa démission est intervenue pour contester la décision du président national de l’UNC, Vital Kamerhe, de participer au dialogue de la cité de l’Union africaine, contrairement au refus de participer à ce dialogue, des plateformes auxquelles appartenait ce parti, notamment, la Dynamique de l’opposition et le Rassemblement des forces acquises au changement.

Le Président national de l’Union démocratique africaine Originelle, Claudel-André Lubaya a été tour à tour, Gouverneur du Kasaï occidental de 1999 à 2006, député national élu sous la première législature de la troisième République de la RDC, de 2006 à 2010, et réélu pour la deuxième législature en novembre 2011 qui est en cours en attendant l’organisation des élections législatives pour la troisième fois en RDC.


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La RédactionLa Rédaction1 mars 20174min

Dans une tribune publiée ce mercredi 1er mars, le président du part politique Union démocratique africaine originelle (UDAO) exprime son scépticisme, ainsi que ses craintes quant à l’aboutissement effectif du compromis politique signé le 31 décembre dernier par la Majorité présidentielle, l’Opposition et la Société civile, afin de mettre un terme la crise en République démocratique du Congo.

Claudel Lubaya s’inquiète que 59 jours après sa signature, aucune clause importante de l’accord ne soit mise en œuvre, soit deux mois entier passés.

«A la lumière de l’évolution de la situation, je suis tenté de croire (à moins d’être contredit par des faits probants) que la Majorité présidentielle a mis une croix sur l’accord de la Saint Sylvestre et ce, au lendemain même de sa signature, dictée en son temps par l’impératif de faire baisser la tension», s’indigne t-il dans ce texte intitulé « 59 jours après, la Majorité présidentielle n’y croit pas. Moi non plus ».

Le membre de la Dynamique de l’opposition justifie ses craintes par le fait que des prisonniers qui devaient recouvrer leur liberté selon l’accord de la Saint Sylvestre se trouvent jusqu’à présent derrière les barreaux, mais aussi des personnalités politiques coontraintes à l’exil, le maintien des doublons des partis politiques et la fermeture des médias proches de l’opposition.

«Comble de tout, la nomination du 1er Ministre peine à se réaliser et suscite un débat dans tous les sens, à la grande satisfaction des stratèges de la MP qui ont décidé de rouler le Rassemblement dans la farine en faisant une lecture à contre sens de la disposition relative à ce sujet», ajoute t-il.

Le député national affirme que la majorité présidentielle est «déterminée à bloquer par tous les moyens» l’application de l’accord du 31 décembre, accord auquel croient encore le peuple, les partenaires internationaux et la conférence épiscopale qui selon lui a laissé transpatraitre des signes d’essouflement.

«Les signes palpables sont là. Et c’est fort de ces indices sérieux que je me fais le devoir de soulever ce débat que je veux sans passion», clame Claudel Lubaya, concluant que le Rassemblement gagnerait en repensant la lutte au lieu de continuer à «rêver» de la mise en œuvre d’un accord à ce jour hypothétique.

Le scépticisme de l’ancien membre du parti de Vital Kamerhe concernant cet accord n’est pas nouveau. Deux jours avant sa conclusion, il prédisait déjà l’échec de ces discussions. «Prophétie» qui ne s’est pas réalisée heureusement (ou malheureusement pour lui). Ses doutes s’avereront-ils fondés cette fois-ci ? Les faits le demontreront dans un avenir proche. Peut-être très proche.



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