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La RédactionLa Rédaction19 février 20183min0

Dans leur déclaration à l’issue de l’assemblée plénière extraordinaire tenue à Kinshasa du 15 au 17 février, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo dénoncent une campagne de dénigrement voire de diffamation de la part des politiciens « visant à affaiblir la force morale de l’Eglise et particulièrement de son Éminence le Cardinal Laurent Monsengwo » afin de détourner l’attention du peuple des vrais enjeux.

« Nous réaffirmons notre soutien et proximité au Cardinal Archevêque de Kinshasa. Inébranlable dans notre foi en Jésus Christ, Roi de l’univers, et fidèle à notre mission prophétique, nous n’abandonnerons jamais notre engagement pour l’avènement d’un État de droit en République démocratique du Congo », promettent les Évêques.

Cet engagement n’est pas fait de mèche avec un quelconque camps politique comme le laisse entendre les acteurs politiques de la MP. Elle a une vocation plutôt sociale et globale :

 » Corps du Christ, l’Eglise n’est inféodée par aucune organisation politique. Sa seule préoccupation c’est de contribuer au bien du peuple tout entier, à la sauvegarde et à la promotion de la dignité de la personne humaine, au respect de la vie, des libertés et des droits fondamentaux « , explique la déclaration.

Concrètement, la CENCO veut entre autre, le parachèvement des mesures de décrispation du climat politique, la redynamisation de la CENI, les dispositions relatives au CSAC, l’autorisation des manifestations publiques, la poursuite en justice des personnes qui se sont rendues coupables d’actes dilectueux à l’occasion des marches du CLC et mettre fin aux menaces contre les membres du CLC en clandestinité pour avoir organisé des marches pacifiques, un droit constitutionnel.

Dans cette lutte pour l’avènement d’un « État de droit en RDC », chacun doit jouer son rôle et la CENCO invite le peuple congolais de  » demeurer debout et vigilant, de prendre son destin en main notamment par la prière et des initiatives de nature à barrer pacifiquement la route à toute tentative de confiscation ou de prise de pouvoir par des voies non démocratiques et anticonstitutionnelles ».


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La RédactionLa Rédaction13 février 20181min0

Dans un message publié ce mardi 13 février, le par le parti politique de l’opposition Congo Na Biso (CNB) a annoncé sa participation à la marche organisée par le comité laïc de coordination (CLC) ce dimanche 25 février 2018. 

« Le parti politique « Congo na Biso » (CNB) soutient sans réserve l’appel des laïcs catholiques. Par son ralliement, le parti entend rappeler au gouvernement sa responsabilité de faire tenir les élections en 2018 comme annoncé pour que se matérialise, enfin, l’alternance démocratique vivement voulu par notre peuple »,  indique le communiqué signé par le président de CNB, Freddy Matungulu Ilankir.

Le message publié par ce parti ex-membre du Rassemblement de l’opposition déplore le précipice dans laquelle l’actuel régime a plongé le pays, rendant du « domaine de l’impossible » les conditions conditions de vie descente  auquel chaque congolais a pourtant droit.

Pour cela, cette manifestation, estime Congo Na Biso,  sera une nouvelle occasion pour le peuple congolais d' »hurler » une nouvelle fois son attachement à la construction en Afrique centrale d’un « Etat de droit fort », de « démocratie pluraliste », et de « progrès ».


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Aimé ZonveniAimé Zonveni20 janvier 20182min1

Le Vice-Gouverneur de la Ville de Kinshasa Clément Bafiba Zomba a interdit la marche planifiée par le Comité Laïc de Coordination (CLC) le 21 janvier. Il l’a fait en réponse à la correspondance lui adressée hier par le CLC.  Ce que le CLC rejette dans un communiqué émis ce soir où les organisateurs de la marche confirme la marche malgré l’interdiction.

L’autorité provinciale justifie cette interdiction par le fait que « l’enquête ouverte après les événements du 31 décembre 2017 n’a pas encore abouti et ses résultats risquent d’être faussés à la suite de l’organisation de votre seconde marche… ». 

Pour s’assurer du respect de l’interdiction, le Vice-gouverneur a enjoint la police nationale et les bourgmestres de la ville d’appliquer l »interdiction.

Réagissant à la mesure d’interdiction, la direction du CLC rappelle qu’elle avait saisi les autorités provinciales le 18 janvier pour les informer de la tenue de la deuxième marche et non pour obtenir d’elles l’ autorisation de marcher. Ce qui, d’après le CLC, permettra aux autorités de « prendre des dispositions utiles pour l’encadrement de la marche… ».   

Le CLC souligne dans son communiqué que « …la marche du 21 janvier 2018 est bel et bien maintenue. Toute information contraire ne doit pas être prise en considération ». 

Notons que plusieurs organisations non-gouvernementales, mouvements confessionnels,  ainsi que les partis politiques de l’opposition ont marqué leur adhésion l’appel du CLC.

Tout comme l’interdiction de la première marche du CLC avait été ignorée,  la marche du 21 janvier suivra sans doute le même cours, avec risque de répression.

A titre préventif,   la Mission onusienne a dans un communiqué publié ce soir annoncé le déploiement de ses troupes à Kinshasa en observation pendant la marche.


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La RédactionLa Rédaction19 janvier 20181min0

Dans une correspondance adressée au Comité laïc de coordination, le vice-gouverneur de la province de Kinshasa Philémon Bafiba fait d’une pierre deux coups. Il accuse bonne réception de la lettre du CLC adressée au gouvernorat de Kinshasa pour lui signifier son intention de marcher ce 21 janvier et invite les organisateurs de la marche à une réunion de planification.

«Envie d’un examen approprié de cette requête, je vous invite à une séance de travail ce vendredi 19 janvier 2018 à 14 heures, dans la salle des réunions de l’Hôtel de ville de Kinshasa », écrit-il à ses invités.

L’examen va porter sur l’itinéraire de la marche. Dans sa correspondance, le CLC a indiqué que la marche partira des différentes paroisses, même itinéraire que celui de la marche du 31 décembre 2017 que le gouverneur de Kinshasa a jugé moins claire, pour ne pas prendre acte de cette marche et instruire la police de disperser tout attroupement de plus de 5 personnes.


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La RédactionLa Rédaction18 janvier 20182min0

Le comité laïc de coordination invite les congolais à participer massivement à la marche pacifique qu’il organise ce dimanche 21 janvier 2018 pour la sauvegarde de la nation congolaise.

La marche du dimanche prochain n’est plus qu’une question de catholique comme c’était le cas le 31 décembre de l’année passée. Cette fois-ci même le Comité de Laïc de Coordination y prendra part. Il l’a fait savoir dans un communiqué qu’il a rendu publique ce jeudi 18 janvier 2018.

Dans cette publication, le CLC a rappelé que cette marche sera pacifique. Des femmes, des hommes et des enfants y prendront part  en priant, en chantant des cantiques  avec  leurs chapelets, bibles et certains auront de rameaux.

Il a souligné que la réussite de cette marche dépendra de la coopération entre la police et la population. Les deux parties doivent se traiter en amis et non en ennemis.

La Police Nationale Congolaise et aux autres services de sécurité auront pour mission de les encadrer et de les protéger tout au long de cette marche.

Quant à la population, ce dernier est  appelé  à éviter toutes sorte de  violence. Pas de pneus brulés, pas de barricades, pas de propos violents, pas d’injures, pas de jets des pierres et armes projectiles, pas d’actes de vandalisme.

Jusqu’à présent, l’itinéraire n’est encore connu. Il est demandé à la population de commencer à marcher à partir de leur foyer «  là où ils seront ».Les autres précisions leur seront communiquées ultérieurement.


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La RédactionLa Rédaction28 décembre 20171min0

La plateforme dirigée par Samy Badibanga, ancien premier ministre issu de l’opposition a annoncé son adhésion à la marche organisée par le Comité laïc de coordination ce dimanche 31 décembre 2017, en vue du strict respect  de l’application de l’accord du 31 décembre 2016. 

Dans une communication rendue publique ce jeudi 28 décembre, les Progressistes ont affirmé que cette marche sera « l’occasion pour le peuple congolais longtemps marginalisé, de faire voir à la face du monde, le respect à sa dignité et surtout son désir du changement ».

Invitant les militants de ce regroupement politique à participer « massivement » à cette marche « pour libérer l’avenir du Congo », les progressistes insistent que les manifestants devraient s’abstenir de recourir à toute forme de violence, et les autorités à les encadrer dans le strict respect de la loi.

« Nous estimons qu’il est de notre devoir en tant que citoyens et leaders politiques de dénoncer toute situations portant atteinte à la constitution et à l’avancement de la Nation congolaise », précise le communiqué signé par samy badibanga.

 

 


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La RédactionLa Rédaction26 décembre 20172min0

Initiateur de la marche du 31 décembre 2017 pour « libérer l’avenir » et « sauver le Congo » le Comité laïc de coordination (CLC) a précisé à travers un communiqué rendu public un jour après la Noel les règles de conduite à suivre par tous les adhérents à la manifestation de ce dimanche.

D’entrée de jeu, les laïcs précisent qu’un « respect strict » de la non-violence doit être observé durant la marche, et tout acte de vandalisme doit être évité, insistant qu’aucun pneu ne doit être brûlé, aucune barricade ne doit être placée, pas de jet de pierre ni autre projectile.

« Nous invitons la population à ne pas considérer les policiers, les militaires et autres agents des services de sécurité comme ses ennemies; et réciproquement les policiers, les militaires et autres agents des services de sécurité à ne pas considérer celle-ci comme leur ennemis », exhortent les laïcs, qui invitent les agents de l’ordre à encadrer les chrétiens qui marcheront ce jour là dans toute la république.

Le communiqué signé par les professeurs Thiery Nlandu et Isidore Ndaywel martèle sur le caractère pacifique que revête cette manifestation, pendant laquelle les marcheurs seront munis de leurs bibles, crucifix, chapelets et rameaux de paix.

« L’histoire retiendra qu’au lieu de célébrer les festivités de fin d’année, nous peuple congolais, avons choisis de marcher pacifiquement ce 31 décembre 2017 pour revendiquer notre liberté, notre dignité et le prospérité à laquelle nous avons tous droit », lit-on dans ce message.


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La RédactionLa Rédaction13 décembre 20171min0

Dans une correspondance publiée ce mercredi 13 décembre, le Secrétaire général du parti d’opposition, Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean Marc Kabund a saisi le gouverneur de la ville province de Kinshasa quant à la marche pacifique du 19 décembre pour réclamer les élections conformément à l’accord du 31 décembre 2016.

« L’itinéraire de notre marche se présente de manière suivante : Rassemblement au niveau de l’échangeur de limite à 9h00’, en suivant les Boulvard Lumumba- Sendwe et triomphal jusqu’à la place triomphale à 15h00’ ou sera notre point de chute », indique la correspondance.

Rappelons que la marche du 30 novembre dernier, également convoquée par le Rassemblement, s’est plutôt soldée en une ville morte dans plusieurs coins du pays à cause d’un déploiement imposant des forces de l’ordre à Kinshasa et en province.


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La RédactionLa Rédaction11 décembre 20172min0

La marche pacifique des militants du mouvement citoyen Lucha RDC Afrique  a été étouffée ce matin à Goma par la police.

Ils étaient nombreux, tenant de banderoles où il était écrit « la liberté de manifester est consacrée par la constitution ».  Ils scandaient aussi de chants dénonçant la restriction de l’espace politique et l’usage disproportionné des forces de l’ordre à l’endroit des acteurs politiques, ceux de droits de l’homme ainsi que contre les populations pendant les manifestations.

Encadrés au début de la manifestation par la police, quelques instants plus tard l’ambiance va tourner au vinaigre. Un véhicule plein de policer surgit au coin de départ de la manifestation et c’est la confusion totale.

Les journalistes sont chassés, les militants de la Lucha qui se tenaient coude à coude sont violemment embarquer sous les coups de matraque dans le véhicule de la police. Ils ont tous étaient emmenés au cachot du bureau de renseignement de la police. On signale une dizaine de manifestants interpellés. Parmi eux, une fille.

Un des officiers de la police dans cette opération a déclaré gorge déployée que le mouvement de ces voyous n’a pas un soubassement juridique.

« Toutes les manifestations sont interdites dans la ville par le maire de Goma » déclare un responsable provincial de la police de Goma.

Cette marche cadrait avec la commémoration de la journée internationale des droits de l’homme célébrée chaque 10 décembre.


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La RédactionLa Rédaction30 novembre 20174min0

C’est devenu coutume désormais. Les appels à mobilisation de la rue lancés par les partis de l’opposition politique en République démocratique du Congo se sont transformés en occasion de faire naître un nouveau type de mouvement. Celui de la protestation virtuelle. Les actions de terrain se passent de plus en plus sur un terrain qui n’en est pas un. La toile.

Journalistes, influenceurs, utilisateurs lambdas des réseaux sociaux se ruent dorénavant sur les réseaux sociaux pour informer les publics pour certains, orienter l’opinion pour d’autres, ou encore raconter simplement le mouvement selon ce qui se passe autour d’eux, ou ce qu’ils… imaginent se dérouler dans un coin éloigné de leur milieu.

Entre réapparition des vielles photos, alertes d’enlèvement et critique d’une méthode surannée, même casaniers pour un jour, les internautes ont fait vivre à l’opinion ce 30 novembre 2017, chacun à sa manière.