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La RédactionLa Rédaction1 mars 20184min0

 Le Coordonnateur de l’Ong «  Ucop + » déplore que la discrimination demeure encore un problème dans la communauté congolaise, alors que sa structure et plusieurs autres ne cessent de multiplier des campagnes de sensibilisation et conscientisation contre ce fléau à l’égard des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH).

D’après Ange Mavula, qui s’exprimait à l’occasion de la Cinquième «  Journée Zéro Discrimination »,  sous le thème : «  Et si… », la discrimination est un problème réel dans la société congolaise et connait un taux très élevé, même si parfois  elle parait sous forme cachée.

«  Nous continuons à sensibiliser, à conscientiser la population, parce que le problème demeure encore entier dans notre communauté, en famille, dans nos quartiers, dans les milieux professionnels, dans le milieu sanitaires surtout là, parce que c’est le  premier lieu de connaitre l’état sérologique de la personne»,  regrette cet activiste de lutte contre la pandémie du VIH en Rdc au  cours d’un échange eu avec le Réseau des Journalistes et Communicateurs pour la Population et le Développement (RCP).

Relativement au thème, le coordonnateur de l’Ucop + estime qu’il y a plusieurs regards que l’on peut porter sur la maladie  ou sur le malade du VIH.  Cependant, poursuit-il ; «  Cela dépend aussi de la capacité de la personne d’accepter son état sérologique. Parfois, On s’auto-accuse, on se culpabilise, parfois on se dit aussi c’est normal. Et si le résultat du dépistage  est positif, le bon sens veut que l’on puisse l’accepter même si c’est un choc. L’acceptation n’est pas aussi facile ».

Ainsi, pour lier son combat au thème retenu cette année, Ange M avula pense que le regard des uns et des autres doit changer sur la maladie.  Car, dit-il, le SIDA  doit être vu de près ; «A côté de vous, dans votre famille… », et non de loin.  « Et si c’était ton frère, qui est malade du VIH, ton mari, ta femme, ton papa, quel serait ton comportement ? », s’interroge-t-il sur le thème.

C’est à cette question ou encore réflexion que le coordonnateur de l’Ucop + exhorte la communauté à regarder le problème en face, à comprendre que le VIH/SIDA n’est pas seulement l’affaire des autres. C’était avant qu’il fustige le comportement de ces employeurs qui révoquent leurs employés, parce qu’ils sont malades du SIDA ou de la TUBERCULOSE. Autrefois comme aujourd’hui, rien ne peut justifier ce comportement.

Le Programme commun des Nations unies sur le SIDA (ONUSIDA) souligne  le droit de chacun d’être à  l’abri de la discrimination : «  Nul ne devrait faire l’objet  de discrimination en raison de sa séropositivité, de son âge, de son sexe, de son identité sexuelle, de son orientation sexuelle, de son handicap, de sa race,  de son origine ethnique, de sa langue, de sa situation géographique ou de son statut de migrant, ou  pour toute autre raison ».


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La RédactionLa Rédaction28 février 20184min0

Le Programme commun des Nations unies sur le (ONUSIDA) et tous les acteurs de la lutte contre le Sida célèbrent  demain jeudi, 1er Mars 2018, la cinquième Journée Zéro discrimination autour du thème : « Et si… ».

La discrimination, indique un communiqué du Bureau de l’ONUSIDA en Rdc, continue de saper les efforts déployés par la communauté internationale pour parvenir à un monde plus juste et plus équitable.

Pour cette année, précise l’ONU, la célébration de cette journée est l’occasion de souligner comment chacun peut participer à la transformation et prendre position en faveur d’une société plus juste et équitable.

L’enquête Index de Stigmatisation et de Discrimination des Personnes vivant avec le VIH de Novembre 2012 démontre qu’en République Démocratique du Congo, les manifestations de la discrimination les plus fréquentes sont le refus d’un emploi ou d’opportunité de travail à cause du statut sérologique, l’obligation de se soumettre à une procédure médicale dont le test VIH avant l’embauche, le  refus de prodiguer des soins de santé et surtout des soins dentaires à cause du statut sérologique, le renvoi, la suspension et l’interdiction d’accès à une institution d’enseignement à cause du statut sérologique de l’enfant ou de ses parents, etc…

En plus du statut sérologique, l’orientation sexuelle, le sexe, le milieu d’origine sont souvent des facteurs favorisant la discrimination.

« L’ONUSIDA s’engage, aux côtés du Gouvernement, de la Société civile, des autres Agences des Nations Unies et de tous les acteurs nationaux et internationaux à identifier les facteurs qui conduisent à la discrimination afin d’établir les conditions et les recommandations nécessaires à mettre en œuvre pour fournir un environnement propice où  chacun peut  bénéficier de tous les services dont il a besoin sans tenir compte de son âge, son statut, sa race, sa religion, sa profession ou son sexe », peut-on lire dans ce document.

Soulignons que la Journée Zéro discrimination rassemble, depuis 2014, tous ceux et celles qui veulent lutter contre la discrimination, où qu’elle se produise.

A cette occasion, l’ONUSIDA souligne le droit de chacun d’être à l’abri de la discrimination : Nul ne devrait faire l’objet de discrimination en raison de sa séropositivité, de son âge, de son sexe, de son identité sexuelle, de son orientation sexuelle, de son handicap, de sa race, de son origine ethnique, de sa langue, de sa situation géographique ou de son statut de migrant, ou pour toute autre raison. Malheureusement, la discrimination est considérée comme un obstacle majeur à la jouissance de ce droit. Chaque jour, les gens sont confrontés à la discrimination en fonction de leur identité ou de ce qu’ils font.


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La RédactionLa Rédaction3 novembre 20175min0

Le Directeur-Pays du Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) en République démocratique du Congo, salue l’opportunité de la tenue du Forum des médias  sur l’information concernant le « Plan de rattrapage du VIH/SIDA » et les objectifs de développement Durable (ODD) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, à Dakar au Sénégal.

Cet atelier de deux jours, qui réunit une trentaine de participants, a pour objectif de renforcer les capacités des professionnels des médias pour plaider et promouvoir le Plan de rattrapage VIH/SIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et l’initiative « Deux millions de
travailleurs communautaires de la santé ».

Pour  le Directeur-Pays de l’ONUSIDA, Marc Saba,  la formation des journalistes est vraiment capitale. Car, elle fait partie du quatrième pilier ou axe du Plan de rattrapage VIH, qui est le plaidoyer et la communication, à côté duquel, l’on trouve le leadership  politique,
la prestation des services, et le financement.

«Il est extrêmement important que les hommes et les femmes  des médias comprennent  pourquoi ce Plan a été formulé, mais également comprendre les dimensions liées au fait que ces régions africaines doivent rattraper les retard dans la lutte contre le VIH/SIDA.
L’engagement a été pris pour que le traitement  soit triplé au bout de trois ans.  C’est un atelier qui va permettre aux journalistes de comprendre le contenu de ce plan, les résultats attendus et sa mise en œuvre et bien sûr,  les principaux acteurs  impliqués qui doivent être mobilisés  pour que la mise en œuvre de ce plan soit un succès »,a indiqué Marc Saba lors d’un entretien.

Aussi, souligne-t-il, l’atelier vise à impliquer les  médias dans leur rôle d’accompagnement, de plaidoyer et de communication pour qu’il y ait une certaine visibilité  au tour de ce Plan, et en même temps, il y a un besoin de communication autour des acquis en termes des
résultats sur le terrain qui doit être fait.

«C’est tout un accompagnement qui doit être fait tout au long de la mise en œuvre de ce Plan, et nous estimons que les journalistes doivent être bien outillés pour une communication adéquate autour de ce plan et aussi à nous rappeler le rôle de chaque acteur. Car il y a des responsabilités et chacun devra jouer  sa partition pour que la
mise en œuvre  de ce plan soit un succès », a renchéri ce haut fonctionnaire des Nations unies.

Globalement, Marc Saba estime que la mise en œuvre du Plan de rattrapage se déroule assez bien, même s’il y a des spécificités d’un pays à l’autre. Il y a des pays qui sont en avance et d’autres en retard malheureusement pour ce qui concerne la couverture de
traitement antirétroviral, alors que l’idéal pour les Nations unies, est justement de rattraper, de combler ce retard dans les pays prioritaires, à savoir : la République démocratique du Congo, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, la RCA, le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée et le Benin, pour arriver à une couverture équilibrée
et équitable.

«Nous avons des couvertures qui  sont autour de 30, 32% alors qu’en Afrique du sud, on a des couvertures qui  atteignent 60, voire 70%,…Donc, il y a un sursaut que nous devrons avoir au niveau de la région de l’Afrique du Centre et de l’Ouest pour justement trouver les
meilleurs stratégies opérationnelles pour  rattraper ce retard. Voilà, ce qui motive  la formulation du Plan de rattrapage », conclut le Directeur-Pays de l’ONUSIDA en RDC.

Yassa/ Depuis Dakar


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La RédactionLa Rédaction2 novembre 20177min0

La problématique du financement de la lutte contre le VIH/SIDA est de plus en plus évoquée. Ce qui doit interpeller les Chef d’Etats et Gouvernements africains à exploiter plus des fonds domestiques afin de contribuer à l’élimination de cette pandémie. Ce, conformément à l’engagement pris lors du 29ème sommet de l’Union africaine.

«Nos chefs d’Etats ont signé des engagements au niveau de l’Union africaine. C’est la feuille de route  pour la solidarité mondiale et la responsabilité partagée.  L’Afrique est actuellement vécue comme l’un des continents d’avenir, où il y a énormément des ressources  et on ne  pas comprendre que l’on soit encore en train de mettre en œuvre tous les programmes à 80 et 90% sur l’aide extérieure», a indiqué Clémence  Baré, chef régionale et conseillère en charge l’investissement durable de l’ONUSIDA, lors du  Forum des Médias sur l’information concernant le « Plan de rattrapage du VIH/SIDA » et les objectifs de développement Durable (ODD) pour l’Afrique de l’Ouest, tenu à Dakar au Sénégal.

D’après elle, la roue ne sera pas réinventée. Cependant, l’Afrique devra s’assumer, et les médias ainsi que la société civile devront accompagner cette vision d’aujourd’hui afin de parvenir à un changement. Car, les bailleurs ne sont pas toujours disponibles à débloquer des fonds. Et donc, pour ce faire,préconise-t-elle, seul le respect des engagements pris à ce sommet africain suffit pour booster les choses. Ce qui permettre à bon nombre de pays africains de financer eux-mêmes la lutte contre le VIH/SIDA, le Tuberculose et le paludisme.

Outre le recours aux fonds domestiques, Clémence Baré évoque l’idée des prêts qu’exploitent déjà certains pays africains afin de financer au niveau interne la lutte. C’est le cas du Niger, qui arrive à financer la lutte contre le VIH/SIDA jusqu’à la hauteur de 40% des fonds nécessaires, même s’il y a des pays qui vont même un peu plus haut.
A l’en croire, la Banque africaine de développement (BAD) est également prête à accompagner ce processus de manière transitoire. Parce que ce, souligne-t-elle ; «  ce que l’on doit préparer, c’est la sortie de financement des grands bailleurs, parce qu’en même temps qu’on les pousse, qu’on mène le plaidoyer pour qu’ils  restent dans
les dépenses, liées à ces trois maladies, il faut qu’on en finisse en dépit de tous les défis qu’on a sur la santé en général ».

Utilisation des fonds, la RDC parmi les exemplaires

S’attardant sur cette problématique, Clémence Bare a mis en exergue l’importance de la compétence du personnel au niveau du pays. Un critère très capital pour les bailleurs. «  Il faut recruter des personnes compétentes, qui seront payées à la hauteur du travail
accompli….Tout ça, c’est des critères  de performance des programmes pour les bailleurs.  Il y a des pays, où il y a des faiblesses de système de santé,  de faiblesse des structures de tous les systèmes.

On sait qu’il y a des pays qui ont  été en crise,  des pays qui ont des problèmes des ressources humaines, ce qui retentit malheureusement sur la gestion des programmes et sur la  consommation des financements »,a fait savoir le chef régionale et conseillère en charge l’investissement durable.

Elle déplore le fait que plusieurs financements sont retournés au Fonds mondial, parce que les pays bénéficiaires ne les ont pas consommés. Ces financements ne sont pas que des fonds liés au VIH/SIDA au contraire.

«Ce que je  dirai est que dans les derniers mois de cette année, comme on nous a prévenus que ces financements  ne seraient plus réallouer aux pays pour la phase de financement suivant , donc on ne peut plus prolonger la date d’utilisation, depuis deux mois, nous travaillons avec les pays pour faire des nouvelles priorités pour prendre en compte les aspects qui sont dans le plan d’urgence et faire des reprogrammations. Si au départ ce n’était pas prévu comme cela, maintenant que nous avons cette vision du Plan d’urgence, on  a demandé aux pays de retravailler. Le Fonds mondial a été ouvert», a-t-elle assuré.

Mme. Bare affirme que des reprogrammations ont été faites avec beaucoup de financements.  Et cela a permis à des pays comme la République démocratique du Congo, où l’on était, il y a même pas un an, à peu près à  40% du taux d’exécution des programmes performance, aujourd’hui on est à 95%.

«Ceci parce qu’il y a eu un effort, tout le monde s’est mis au tour de la table pour faire en sorte que ces financement ne soient pas perdus. Et malheureusement, il y a des pays, où le processus est beaucoup  très  lent et c’est là où il faut que les Gouvernement
sachent qu’il faut mettre vraiment des équipes de combats à la tête de ce programme d’urgence, des équipes de combats, des staffs qu’il faut, mais payés par les nationaux, parce que les bailleurs ne veulent plus financer les salaires », a fait savoir le chef régionale et conseillère en charge l’investissement durable de l’ONUSIDA.

Yassa, depuis Dakar



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